ANGLE DOMINANT
Islamabad pèse d'abord l'impact économique d'une annonce que la Maison Blanche elle-même présente comme une plaisanterie, quand Téhéran répond avec fermeté que le détroit restera iranien.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Un responsable anonyme de la Maison Blanche a précisé, selon le Wall Street Journal, que Trump plaisantait en évoquant l'annexion d'Ormuz (ARY News).
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Le vice-ministre iranien Kazem Gharibabadi a répliqué sur X que « le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien, et restera iranien ».
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Le trafic maritime dans le détroit est tombé à neuf navires jeudi contre une moyenne mensuelle de douze, selon les données Kpler citées par l'Express Tribune.
ANALYSE
Islamabad, 16 août 2026. La presse pakistanaise traite avec prudence l'annonce de Donald Trump, prononcée vendredi lors d'un meeting à Garden City, dans l'État de New York : « Après que nous aurons fini de vaincre l'Iran... très bientôt, je déclarerai le détroit d'Ormuz territoire des États-Unis. » Dawn, l'Express Tribune, Geo News et ARY News reprennent tous la citation, mais soulignent l'incertitude qui l'entoure. ARY News rapporte qu'un responsable anonyme de la Maison Blanche a ensuite précisé, selon le Wall Street Journal, que le président plaisantait — un détail que les titres pakistanais jugent significatif tant l'écart entre rhétorique et politique officielle reste flou.
Téhéran, lui, ne rit pas. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a répliqué sur X que « le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien, et restera iranien », ajoutant qu'il « ne sera fermé et ouvert que sur ordre de l'Iran ». Depuis le lancement de l'offensive américano-israélienne le 28 février, Téhéran a établi un contrôle de fait sur une large partie du détroit, tandis que Washington maintient un blocus naval des ports iraniens. « Nous avons le blocus. Aucun navire ne passe sauf si nous le voulons », a lancé Trump.
Pour Islamabad, l'enjeu est d'abord économique. Environ un cinquième du pétrole et du GNL mondiaux transitent par Ormuz, et le Pakistan, gros importateur d'énergie, suit de près la flambée des prix : le Brent frôle 90 dollars le baril, l'essence américaine atteint 4 dollars le gallon. L'Express Tribune détaille, données Kpler à l'appui, la chute du trafic — neuf navires ont transité le détroit jeudi contre une moyenne mensuelle de douze — après l'attaque de deux pétroliers émiratis que Abou Dhabi impute à Téhéran. Dawn ajoute que Riyad, Abou Dhabi et Doha ont condamné les frappes et réclamé un retour à la libre navigation, tandis que les Houthis ont visé un site pétrolier saoudien et le port yéménite de Mocha, faisant huit morts. Aucun titre pakistanais ne relie l'annonce de Trump à un précédent juridique international ; la couverture reste centrée sur le risque immédiat pour le trafic maritime régional et les prix de l'énergie.
SOURCES (4)
- The Express TribuneMOYEN
- ARY NewsMOYEN
