ANGLE DOMINANT
Singapour mesure le risque de précédent que ferait peser sur le droit maritime international une revendication américaine de souveraineté sur le détroit d'Ormuz.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump, lors d'un meeting le 14 août dans l'État de New York : « pretty soon I'll be declaring the Hormuz Strait a territory of the United States »
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Un responsable de la Maison Blanche a ensuite indiqué au Wall Street Journal que Trump plaisantait
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Le vice-ministre iranien Kazem Gharibabadi a répliqué sur X : le détroit « a été iranien, est iranien, et restera iranien »
ANALYSE
Singapour, 16 août 2026. La presse locale a repris, sans l'amplifier, l'annonce de Donald Trump promettant de « bientôt » déclarer le détroit d'Ormuz territoire des États-Unis, une fois l'Iran « vaincu ». Le président américain a tenu ces propos le 14 août lors d'un meeting dans l'État de New York, en riant : « Après que nous aurons fini de vaincre l'Iran, très bientôt je déclarerai le détroit d'Ormuz territoire des États-Unis. C'est vrai », a-t-il ajouté. Un responsable de la Maison Blanche non identifié a ensuite précisé au Wall Street Journal que Trump plaisantait, rapportent Straits Times et Channel News Asia.
Téhéran n'a pas attendu cette clarification pour répliquer. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a écrit sur X : « Le détroit d'Ormuz a été iranien, est iranien, et restera iranien. Ce détroit ne sera fermé et ouvert que sous le commandement de l'Iran. » Les deux titres singapouriens rappellent que Téhéran contrôle de facto une large part du détroit depuis le déclenchement de la guerre fin février, tandis que la marine américaine y maintient de son côté un blocus des ports iraniens.
Pour la cité-État, dont l'économie repose sur le trafic maritime international, ce bras de fer autour d'un couloir stratégique par lequel transite une part majeure des hydrocarbures mondiaux touche à un principe sensible : la liberté de navigation. Les articles détaillent aussi les tensions persistantes dans la zone, avec une attaque contre un navire de la compagnie pétrolière émiratie ADNOC, qu'Abou Dhabi a attribuée à Téhéran, parlant d'« actes de piraterie » des Gardiens de la révolution. Un responsable iranien, Mohammad Bagher Zolghadr, a posé ses conditions pour une réouverture : fin de la « guerre et de l'agression » contre l'Iran et ses alliés, levée des sanctions, et compensation des dommages.
