ANGLE DOMINANT
Mexico consigne la revendication de Trump sur Ormuz et la réplique inflexible de Téhéran, sans reprendre à son compte la portée territoriale du geste.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump : « Aucun bateau ne passe à moins que nous le voulions », revendiquant un blocus des ports iraniens (La Jornada).
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Le vice-ministre iranien Kazem Gharibabadi affirme que le détroit d'Ormuz « était, est et sera iranien » et ne s'ouvrira que sous commandement iranien.
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Reforma et El Norte qualifient la déclaration de Trump de « sans précédent » sur l'une des principales routes maritimes du transport mondial de pétrole.
ANALYSE
Mexico, 16 août 2026. La presse mexicaine consacre l'essentiel de sa couverture à la déclaration de Donald Trump vendredi, selon laquelle il pourrait « très bientôt » déclarer le détroit d'Ormuz territoire des États-Unis, une fois la guerre contre l'Iran achevée. La Jornada rapporte les propos tenus par le président américain lors d'un meeting dans une académie de police de l'État de New York : « Aucun bateau ne passe à moins que nous le voulions », a-t-il lancé, revendiquant un blocus des ports iraniens et affirmant que Téhéran est « sévèrement vaincu ». Trump a refusé de s'excuser pour la hausse des prix du carburant liée à la guerre au Proche-Orient : « Un pays très malveillant ne peut pas avoir d'armes nucléaires (…) rappelez-vous-en quand vous devrez payer un peu plus cher l'essence. Je ne m'excuserai jamais. J'ai fait ce qu'il fallait », a-t-il déclaré.
La réplique iranienne, également relayée par le quotidien de gauche, est cinglante. Le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a rétorqué que « le détroit d'Ormuz ne peut être pris avec des tweets, des porte-avions, des décrets ou des discours électoraux », ajoutant que le détroit « était, est et sera iranien » et ne s'ouvrira que « sous commandement iranien ». Washington, selon lui, a déjà subi de « graves défaites stratégiques ».
Reforma et son édition régionale El Norte, plus sobres, qualifient la déclaration de « sans précédent » sur l'une des principales routes maritimes du transport mondial de pétrole, sans reprendre les échanges de menaces mais en soulignant la portée inédite du geste présidentiel.
La Jornada rappelle enfin que les Émirats arabes unis ont dénoncé comme des « actes de piraterie » l'attaque de jeudi contre deux pétroliers d'Abou Dabi dans le détroit, imputée à l'Iran, tandis que le Canada a imposé de nouvelles sanctions à cinq personnes liées aux autorités iraniennes. Pour la presse mexicaine, l'épisode illustre la surenchère rhétorique de Washington sur une infrastructure dont dépend un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz.
