ANGLE DOMINANT
Jakarta décrypte un capharnaüm diplomatique : Washington revendique des négociations que Téhéran dément, pendant que l'accord réel se joue avec Oman sur le détroit d'Ormuz.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le ministre iranien Abbas Araghchi affirme que les pourparlers avec Oman sur le détroit d'Ormuz « entrent dans leur phase finale »
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Trump donne à l'Iran « la dernière chance avant d'être décapités » de signer un accord, selon des propos tenus à la Maison Blanche
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Le porte-parole du CENTCOM, le capitaine Timothy Hawkins, confirme qu'un courriel a circulé pour solliciter des idées nouvelles de pression sur Téhéran
ANALYSE
Jakarta, 4 août 2026. La presse indonésienne décortique un scénario qui vire au capharnaüm diplomatique : Donald Trump affirme que des négociations avec l'Iran sont en cours, Téhéran le dément publiquement, et c'est en réalité avec Oman, non Washington, que la République islamique négocie l'avenir du détroit d'Ormuz.
CNN Indonesia rapporte que le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a annoncé dimanche que les pourparlers avec Mascate « sont en voie de finalisation et entrent dans leur phase finale ». Le porte-parole du ministère, Esmail Baghaei, a précisé que le détroit « ne reviendra en aucun cas à la situation d'avant-guerre » et que l'accord avec Oman ne signifie pas une réouverture totale de la voie maritime. Selon lui, un cinquième point du protocole signé avec les Etats-Unis en juin confie à Téhéran la gestion future du détroit, en consultation avec Oman et les pays riverains ; les 22 ou 23 premiers jours de mise en œuvre s'étaient déroulés sans incident, avant qu'une agression contre l'Iran n'interrompe le calendrier des 30 jours prévu pour un retour à la normale.
C'est dans ce contexte que Donald Trump a lancé lundi soir un ultimatum resté sans équivoque : « la dernière chance avant d'être décapités », a-t-il déclaré aux journalistes à la Maison Blanche, disant vouloir « leur donner toutes les chances de signer un bon document ». Le président assure avoir accepté de poursuivre les discussions à la demande de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et d'autres pays de la région, après avoir menacé la semaine dernière de frapper « très durement » les infrastructures énergétiques iraniennes, avant de retirer cette menace samedi.
Sur Truth Social, Trump a qualifié le régime iranien de « très hypocrite », l'accusant d'avoir demandé une rencontre, « certains disent même supplié », tout en niant publiquement toute négociation. Le porte-parole iranien Baghaei a répliqué : « nos négociations se font avec Oman pour sécuriser le passage par le détroit d'Ormuz », rien de plus.
CNN Indonesia relève un signal de faiblesse côté américain : un officier supérieur aurait envoyé un courriel à des analystes militaires pour solliciter des idées « créatives et non conventionnelles » afin de faire pression sur Téhéran, requête confirmée par le porte-parole du CENTCOM, le capitaine Timothy Hawkins. Sindonews note que l'annonce d'un possible accord avait fait chuter les cours du pétrole : le Brent avait reculé de 4,5 % à 83,98 dollars, le brut américain de 4,6 % à 80,74 dollars.
SOURCES (2)
- CNN IndonesiaMOYEN
- SindonewsMOYEN
