ANGLE DOMINANT
Londres décrypte avec scepticisme la « dernière chance » brandie par Trump face au démenti iranien
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz est tombé à huit navires dimanche et onze samedi, contre plus de cent par jour avant la guerre, selon l'analyste Matthew Wright (Kpler)
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Le porte-parole iranien Esmaeil Baghaei dément toute négociation avec Washington, affirmant que les seules discussions en cours portent sur Oman et le passage par le détroit d'Ormuz
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Un officier du renseignement du Commandement central américain a sollicité par courriel des idées « créatives et non conventionnelles » pour punir l'Iran, selon un rapport cité par CNN
ANALYSE
Londres, 4 août 2026. La presse britannique traite avec un scepticisme appuyé la dernière sortie de Donald Trump sur l'Iran. Le président américain affirme que Téhéran dispose d'une « dernière chance » de signer « un bon document » et assure que le détroit d'Ormuz pourrait rouvrir « littéralement demain ». Sur Truth Social, il qualifie la partie iranienne d'« incroyablement fourbe », l'accusant d'avoir « supplié » pour des discussions avant de nier publiquement leur existence. The Independent compare sa diatribe à « un texte de rupture amère ».
Côté iranien, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaeil Baghaei dément toute négociation avec Washington : « Nous ne négocions pas actuellement avec les États-Unis. Nos discussions se font avec Oman pour sécuriser le passage par le détroit d'Ormuz. » Trump affirme avoir annulé, ce week-end, ce qu'il présente comme « la plus grande attaque depuis la Seconde Guerre mondiale », à la demande de l'Arabie saoudite, des Émirats, du Qatar — et, selon lui, de l'Iran lui-même.
La BBC chiffre une dégradation concrète de la situation maritime : le trafic dans le détroit d'Ormuz est tombé à huit navires dimanche et onze samedi, contre plus de cent par jour avant la guerre, selon Matthew Wright, analyste chez Kpler. De nombreux navires coupent leur transpondeur pour traverser la zone sans être repérés, tandis que les attaques houthies sur des pétroliers saoudiens en mer Rouge aggravent une menace jugée « la pire » depuis le début du conflit.
L'Independent rappelle un schéma répété depuis le déclenchement de la guerre le 28 février : sept épisodes où Trump a menacé Téhéran avant de reculer, chaque cessez-le-feu s'étant jusqu'ici effondré en quelques jours. Le quotidien révèle aussi qu'un officier du renseignement du Commandement central américain a sollicité par courriel des idées « créatives et non conventionnelles » pour « punir » l'Iran, procédé jugé inhabituel par des responsables militaires cités par CNN.
SOURCES (3)
- The IndependentMOYEN
- Iran-US war latest: Trump says Tehran has 'last chance' to make deal and Strait of Hormuz could open tomorrow
- Trump's whiny Truth Social tirade against Iran reads like a bitter breakup text
- Trump's Iran desperation is revealed in crowd-sourcing memo seeking 'creative' ways to punish the enemy: report
- The seven times Trump threatened Iran before pulling back
- Daily MailMOYEN
