ANGLE DOMINANT
Washington assume la menace comme un outil de pression, y compris contre un allié du Golfe, pendant que le Congrès s'inquiète d'un usage débridé du pouvoir de guerre présidentiel.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump, dans un entretien téléphonique à Fox News le 17 août : « If Oman gets in the way, we'll bomb the s--- out of them. »
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Le sénateur Tim Kaine annonce une résolution de guerre pour interdire toute action militaire contre Oman à la rentrée du Sénat.
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Le trafic dans le détroit d'Ormuz est tombé à 3 navires dimanche, contre une moyenne de 130 par jour avant la guerre du 28 février (données Kpler).
ANALYSE
Washington, 18 août 2026. Donald Trump a menacé lundi de « bombarder » Oman si le sultanat « se met en travers » d'un règlement du dossier du détroit d'Ormuz, au moment précis où expirait le mémorandum de 60 jours censé encadrer la confrontation entre Washington et Téhéran. Dans un entretien téléphonique accordé à Trey Yingst, de Fox News, le président a lâché : « If Oman gets in the way, we'll bomb the s--- out of them. » Interrogé plus tard dans le Bureau ovale, il a maintenu la pression sans reculer : « Je ne pense pas qu'ils se soient très bien comportés, mais on réglerait ça très facilement. »
Oman, allié de longue date des États-Unis et médiateur discret entre Washington et Téhéran depuis l'accord nucléaire de 2015, négociait justement avec l'Iran la réouverture du détroit à la navigation commerciale. Le trafic s'y est effondré : trois navires seulement ont franchi le passage dimanche, contre une moyenne quotidienne de 130 avant le début de la guerre le 28 février, selon les données du cabinet Kpler citées par CNBC.
La sortie présidentielle a immédiatement suscité une riposte au Congrès. Le sénateur démocrate de Virginie Tim Kaine a annoncé qu'il déposerait, à la rentrée du Sénat, une résolution de guerre interdisant toute action militaire contre Oman, rappelant que le sultanat entretient « une solide relation diplomatique et un accord de libre-échange » avec les États-Unis. L'élu Ro Khanna a ironisé auprès d'Axios : « À ce stade, il faudra peut-être déposer des résolutions de pouvoir de guerre pour les 192 autres pays. »
Trump a par ailleurs confirmé l'existence d'un canal de discussion direct avec les Gardiens de la révolution iraniens, tout en exigeant le « drapeau blanc de la reddition » de Téhéran et en écartant toute prolongation du cessez-le-feu. La chronologie de la semaine — menace contre Oman, réduction unilatérale des exercices conjoints avec la Corée du Sud, tensions avec son propre vice-président sur les objectifs de la guerre — a conduit The Atlantic à parler d'une politique étrangère qui a « perdu son dernier lambeau de cohérence ». Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a par ailleurs promis, dans un message diffusé le 13 août, des mesures de pression économique « jamais vues dans l'histoire de l'isolement d'un pays », sans lien direct avec la menace contre Oman mais dans le prolongement de la même ligne dure.
SOURCES (5)
- CNBCMOYEN
- NBC News WorldMOYEN
- AxiosMOYEN
- The AtlanticMOYEN
