ANGLE DOMINANT
Islamabad mesure la menace de Trump contre Oman à l'aune de son nouveau pacte de défense collective avec l'Arabie saoudite et la Turquie, alors que Téhéran et Ankara le citent déjà comme médiateur potentiel dans la crise irano-américaine.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Trump, à Fox News : « If Oman gets in the way, we'll bomb the shit out of them » (17 août 2026)
- 02
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères affirme que « le Pakistan et le Qatar jouent déjà un rôle » dans les relations irano-américaines (Daily Times)
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Le Pakistan a signé le 7 août le Pacte de défense conjoint de La Mecque avec l'Arabie saoudite et la Turquie, où une attaque contre un membre vaut attaque contre tous
ANALYSE
Islamabad, 18 août 2026. La menace de Donald Trump de « bombarder » Oman si le sultanat « se met en travers » des efforts américains sur le détroit d'Ormuz résonne au Pakistan, cité ces derniers jours comme acteur potentiel de la crise irano-américaine. Lundi, dans un entretien à Fox News, le président américain a affirmé que Washington « bombarderait » Oman si Mascate gênait sa gestion du détroit, tout en réclamant la « reddition » de Téhéran, rapporte Geo News. Il a précisé n'être « pas pressé » de conclure un accord, à 60 jours de l'expiration du protocole signé en juin entre Washington et Téhéran.
The Express Tribune relate que ce mémorandum, censé acter une « cessation immédiate et permanente des opérations militaires », s'est effondré : Trump l'a déclaré « terminé » le 7 juillet, Téhéran l'a jugé « suspendu » une semaine plus tard. Oman, qui négocie séparément avec l'Iran la reprise du trafic commercial dans le détroit, se retrouve pris entre deux feux diplomatiques.
Le dossier touche directement Islamabad. Selon Daily Times, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que « le Pakistan et le Qatar jouent déjà un rôle » dans les relations irano-américaines — plaçant le pays parmi les médiateurs potentiels, aux côtés d'Oman et de la Turquie. Cette mention intervient dix jours après la signature, le 7 août, du Pacte de défense conjoint de La Mecque entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, salué par Trump comme une « première étape majeure ». Selon ARY News, Islamabad a présenté cet accord — une attaque contre un membre traitée comme une attaque contre tous — comme un renforcement de la « dissuasion collective ». Un constat similaire ressort d'un autre échange : Ankara a cité le Pakistan et le Qatar parmi les médiateurs actifs de la crise, aux côtés d'Oman, selon Geo News.
Pour Islamabad, la menace contre Oman illustre le risque que l'escalade autour d'Ormuz déborde sur les partenaires régionaux du Golfe, y compris ceux liés au Pakistan par ce nouveau pacte. Le détroit, par lequel transitait 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz avant la guerre, reste au cœur des tensions : Téhéran a averti qu'il était prêt à une action militaire pour briser le blocus naval américain si la diplomatie échouait, selon Geo News.
SOURCES (4)
- The Express TribuneMOYEN
- ARY NewsMOYEN
- Daily TimesMOYEN
