ANGLE DOMINANT
Jérusalem pèse la menace de Trump contre Oman comme un signal adressé à toute alliance régionale de Washington, au moment où Téhéran bascule vers une posture offensive.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Trump à Fox News : « Si Oman se met en travers, on va les bombarder », au sujet du détroit d'Ormuz (Haaretz)
- 02
Le chef d'état-major iranien Amir Hatami promet 30 000 dollars pour tout soldat américain tué ou capturé (Jerusalem Post)
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Huit pays musulmans, dont les Émirats, condamnent le rejet par Israël du plan Gaza de Trump, en parallèle de la crise sur Oman (Haaretz)
ANALYSE
Jérusalem, 18 août 2026. La presse israélienne scrute la sortie de Donald Trump menaçant de « bombarder » Oman si le sultanat « se met en travers » de la guerre américaine contre l'Iran, alors que le mémorandum d'entente de 60 jours encadrant la confrontation a expiré lundi. Haaretz rapporte les propos tenus par le président américain à Fox News : « Si Oman se met en travers, on va les bombarder », a-t-il lancé, en évoquant le conflit dans le détroit d'Ormuz. Oman négocie depuis des mois avec Téhéran un plan de transit des navires par le détroit ; le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Esmail Baghaei, a confirmé qu'« un accord a été trouvé sur la carte de l'itinéraire de transit », sans plus de détails.
Le Jerusalem Post replace la menace dans un contexte plus large : Trump a confirmé l'existence d'un canal secret avec les Gardiens de la révolution (IRGC), identifié par Axios comme passant par le président kurde irakien Nechirvan Barzani, tandis qu'il exhorte Téhéran à « lever le drapeau blanc ». Jared Kushner, en tournée régionale, insiste sur la pression économique plutôt que militaire, jugeant les discussions avec l'Iran « plus robustes que jamais » sans accord encore conclu.
Côté iranien, le ton s'est durci : un haut responsable, cité par Arutz Sheva, annonce le passage d'une posture « défensive à totalement offensive », fixant à Washington un délai de plusieurs semaines pour appliquer intégralement le mémorandum. Le chef d'état-major Amir Hatami promet par ailleurs 30 000 dollars pour tout soldat américain tué ou capturé, tout en dénonçant les velléités de Trump de faire d'Ormuz un « territoire américain ».
Cette poussée de tension intervient alors que les monarchies du Golfe, selon le Washington Post cité par le Jerusalem Post, expriment une frustration croissante envers la gestion de la crise par Trump — certaines envisageant de diversifier leurs partenariats de sécurité, comme l'illustre l'accord signé entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. Un diplomate occidental résume : « La nécessité [de la présence militaire américaine] est désormais mise en question. »
Sur un autre front, Haaretz relève que huit pays musulmans — dont les Émirats, alliés proches d'Israël — ont condamné le rejet par Jérusalem du plan Trump pour Gaza, ajoutant une pression diplomatique supplémentaire sur le gouvernement Netanyahou au moment même où Washington affiche sa fermeté envers l'Iran.
SOURCES (3)
- Jerusalem PostMOYEN
- Donald Trump confirms US has backchannel to IRGC, threatens to bomb Oman over Hormuz | The Jerusalem Post
- Jared Kushner says economic pressure key as US-Iran talks continue | The Jerusalem Post
- Iranian military chief places $30,000 bounty on killed, captured US soldiers | The Jerusalem Post
- Gulf states may be fed up with Trump's handling of the Middle East | The Jerusalem Post
- Arutz ShevaMOYEN
- Haaretz EnglishMOYEN
