ANGLE DOMINANT
Brasília scrute le repli américain sur le droit du sol, un principe que le Brésil applique lui-même sans restriction depuis sa Constitution de 1988.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Les décrets « définissent des politiques, mais ne sont pas juridiquement contraignants », précise l'Agência Brasil
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Stephen Miller, lors de la cérémonie : « ninguém no mundo tem mais permissão para obter um visto com esse propósito fraudulento »
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Trump évoque des « réseaux criminels organisés » faisant venir « des dizaines de milliers de personnes » accoucher aux États-Unis, selon le Jornal de Brasília
ANALYSE
Brasília, 7 août 2026. La presse brésilienne rapporte en détail la nouvelle offensive de Donald Trump contre le droit du sol, cinq semaines après le rejet par la Cour suprême, le 30 juin, de son décret initial. L'Agência Brasil souligne d'emblée une nuance juridique : les deux nouveaux décrets « définissent des politiques, mais ne sont pas juridiquement contraignants ». Le premier texte retire la citoyenneté automatique aux enfants nés sur le sol américain de deux parents non-citoyens dans plusieurs cas — membres d'organisations terroristes désignées, personnel diplomatique élargi au-delà des seuls ambassadeurs, fraude à la citoyenneté, ou naissance dans un territoire américain où la loi fédérale ne confère pas la nationalité. Le second vise le « turismo de parto » : restrictions de visa pour les étrangères enceintes venues accoucher aux États-Unis, et encadrement du recours à des mères porteuses déjà présentes sur le territoire.
Lors de la cérémonie au Bureau ovale, Stephen Miller, cité par l'Agência Brasil, a déclaré : « Cette pratique de tourisme de naissance est, depuis la signature de ce décret, interdite. Cela signifie que plus personne au monde n'est autorisé à obtenir un visa dans ce but frauduleux. » Devant les journalistes, Trump a justifié la mesure en évoquant des « réseaux criminels organisés » permettant à « des dizaines de milliers de personnes » de venir accoucher aux États-Unis dans le seul but d'obtenir la citoyenneté, propos rapportés par le Jornal de Brasília.
Les trois titres rappellent que le 14e amendement, vieux de 150 ans, garantit la citoyenneté à quasiment toute personne née en territoire américain, une clause adoptée après la guerre de Sécession pour protéger les enfants d'anciens esclaves. La Veja note que l'administration cherche ainsi à contourner les limites fixées par la Cour suprême sans toucher directement à l'amendement lui-même, tandis que le Jornal de Brasília rappelle, en citant Axios, que la loi américaine interdisait déjà l'octroi de visas touristiques dans ce but précis.
