ANGLE DOMINANT
Washington répond à son revers devant la Cour suprême par deux décrets ciblés, pariant sur des exceptions juridiques étroites plutôt que sur la suppression frontale du droit du sol.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le premier décret exclut de la citoyenneté automatique les enfants nés de parents relevant de quatre catégories : personnel diplomatique étranger, membres d'organisations terroristes désignées, fraude à l'immigration, et naissances dans certains territoires si le Congrès modifie la loi.
- 02
Stephen Miller a présenté le second décret comme la première interdiction du « tourisme des naissances » de l'histoire américaine, en invoquant la section 215(a) de l'Immigration and Nationality Act.
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Trump : « Notre pays en souffre, et nous y mettons fin autrement », qualifiant la décision de la Cour suprême du 30 juin de « très injuste ».
ANALYSE
Washington, 7 août 2026. Cinq semaines après avoir vu son décret du jour de l'investiture retoqué par la Cour suprême, le 30 juin, Donald Trump a signé jeudi, dans le Bureau ovale, deux nouveaux décrets visant à restreindre le droit du sol et à interdire le « tourisme des naissances ». L'administration soutient que l'arrêt de la haute cour, tout en bloquant la suppression pure et simple de la citoyenneté automatique, lui laisse la possibilité de la restreindre au titre d'exceptions historiquement reconnues.
Le premier texte prive de citoyenneté automatique les enfants nés aux États-Unis de deux parents non-citoyens dans quatre cas précis : personnel diplomatique étranger — catégorie élargie à d'autres employés non-citoyens travaillant pour un gouvernement étranger — membres d'une organisation terroriste étrangère désignée, personnes ayant obtenu leurs papiers par fraude, et naissances dans les territoires américains si le Congrès modifie la loi fédérale, disposition qui viserait surtout Porto Rico. Le décret ne s'applique qu'aux naissances futures.
Le second décret cible l'industrie du « birth tourism » : restriction d'entrée pour les femmes enceintes venues accoucher aux États-Unis dans le seul but d'obtenir la nationalité pour leur enfant, et pour les pères étrangers recourant à des mères porteuses déjà présentes sur le territoire. À la cérémonie, Stephen Miller, architecte du programme d'expulsions de l'administration, a présenté ce texte comme la première interdiction du tourisme des naissances « de toute l'histoire américaine », en s'appuyant sur la section 215(a) de l'Immigration and Nationality Act, qu'il a qualifiée de rempart contre une « fraude au système américain ».
Trump a jugé la décision de la Cour suprême « très injuste » et dit vouloir « des ajustements ». « Notre pays en souffre, et nous y mettons fin autrement », a-t-il déclaré, dénonçant une citoyenneté du sol « transformée en plaisanterie » et promettant de « grandes actions » contre le tourisme des naissances. Constitutionnalistes, associations de défense des droits civiques et responsables californiens jugent au contraire que les deux décrets contreviennent au 14e amendement — vieux de 150 ans — et à l'arrêt du 30 juin lui-même. De nouveaux recours judiciaires sont déjà attendus, dans un dossier où la Maison-Blanche mise sur des voies de contournement successives plutôt que sur une victoire frontale devant la Cour suprême.
SOURCES (3)
- LA Times WorldMOYEN
- Fox News LatestMOYEN
- AxiosMOYEN
