ANGLE DOMINANT
Londres retient la mécanique judiciaire de l'affaire — un président qui invoque l'arrêt même qui l'a désavoué — et traite le dossier comme une bataille constitutionnelle américaine, sans en rapatrier les effets sur ses propres ressortissants.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Deux décrets signés jeudi 6 août 2026, cinq semaines après le rejet par la Cour suprême, le 30 juin, du premier décret de Trump abolissant le droit du sol
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Stephen Miller, présent à la cérémonie, affirme que le 14e amendement « was passed exclusively in the aftermath of the Civil War, so that... the children of slaves would be citizens »
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Trump, sur le tourisme des naissances : « They're buying their way in, and we're not going to let it happen », et « We're making adjustments because it's very unfair »
ANALYSE
Londres, 7 août 2026. Donald Trump a signé jeudi, depuis le Bureau ovale, deux nouveaux décrets restreignant le droit du sol aux États-Unis, cinq semaines seulement après que la Cour suprême a retoqué, le 30 juin, sa première tentative d'y mettre fin purement et simplement. La presse britannique retient d'abord la mécanique judiciaire de l'affaire : le président affirme s'appuyer sur la décision même qui l'a désavoué pour élargir, cette fois, les catégories d'enfants privés de citoyenneté automatique — ceux nés de deux parents non-citoyens dont l'un appartient à une organisation terroriste étrangère, travaille pour un gouvernement étranger, a obtenu la citoyenneté par fraude, ou réside dans un territoire où elle n'est pas conférée par la loi fédérale. Le second décret vise le « tourisme des naissances », interdisant l'entrée de visiteuses enceintes venues accoucher pour offrir la nationalité américaine à leur enfant, et cible aussi les pères étrangers recourant à des mères porteuses déjà sur place.
Les médias britanniques soulignent la présence, lors de la cérémonie, de Stephen Miller, artisan du programme d'expulsions, qui a défendu une lecture restrictive du 14e amendement : celui-ci aurait été « adopté exclusivement au lendemain de la guerre de Sécession, pour garantir que les enfants d'esclaves soient citoyens », et non pour un usage plus large. Trump, lui, a justifié sa démarche en accusant le dispositif actuel d'avoir été transformé en plaisanterie : « We're making adjustments because it's very unfair », a-t-il déclaré, ajoutant à propos des familles visées : « They're buying their way in, and we're not going to let it happen. »
La couverture britannique traite l'affaire comme un dossier de droit américain, sans la rapporter au régime de nationalité du Royaume-Uni ni aux ressortissants britanniques installés aux États-Unis. Reste, notent les articles relayés, l'incertitude juridique : la mesure ne s'applique qu'aux naissances futures et devrait, selon toute attente, être de nouveau contestée devant les tribunaux.
