ANGLE DOMINANT
Téhéran renverse le récit : le général Rezaei qualifie de « gros mensonge » l'affirmation de Trump selon laquelle le détroit reste ouvert, pendant qu'un commentaire de Mehr News fait porter la facture économique de la crise à Washington plutôt qu'à l'Iran.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La moyenne mobile sur dix jours du trafic à Ormuz est tombée à dix navires marchands par jour dimanche, contre plus de quinze vendredi et près de treize samedi, selon Kpler cité par Reuters via Mehr News.
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Le général Rezaei a qualifié de « gros mensonge » l'affirmation de Donald Trump selon laquelle le détroit reste ouvert, disant que l'Iran voit et frappe les navires américains de contrebande.
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Le Canada s'est joint dimanche à l'effort mené par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni pour rouvrir le détroit, condamnant les « activités déstabilisatrices » de l'Iran.
ANALYSE
Téhéran, 7 septembre 2026. Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz est tombé dimanche à son plus bas niveau depuis mai, selon les données de la société Kpler citées par Reuters et reprises par Mehr News. La moyenne mobile sur dix jours s'établissait à dix navires marchands par jour, contre plus de quinze vendredi et près de treize samedi ; le relevé quotidien, distinct de cette moyenne, ne compte que deux navires ayant franchi le détroit samedi et six dimanche. Kpler précise qu'un très gros transporteur de brut et trois vraquiers sont entrés dans le détroit dimanche, et qu'aucun VLCC n'en est ressorti depuis mercredi.
Face à ce ralentissement, le général de division Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, a affirmé dimanche soir à la télévision nationale que l'affirmation de Donald Trump selon laquelle le détroit « reste ouvert » est « un gros mensonge ». Selon lui, l'Iran « voit et frappe » les navires américains de contrebande, et Washington tente d'en faire passer « cinq à six » moyennant de fortes dépenses. Rezaei a précisé que Téhéran a choisi de ne pas couler ces bâtiments « parce qu'ils transportent du pétrole, et que cela endommagerait l'environnement de la région », présentant la retenue iranienne comme un choix assumé.
Trois pétroliers, le VELOS AMBER, le BRAVO et le méthanier qatari AL SHEEHANIYA, ont changé de cap après un avertissement de la marine des Gardiens de la révolution, ce dernier faisant demi-tour après s'être engagé sur la route sud, rapporte Mehr News. Le commandement américain a par ailleurs annoncé que le pétrolier iranien M/T Kylo avait coulé dans le golfe d'Oman.
Sur le plan diplomatique, le Canada s'est rallié à l'effort mené par Washington, Paris et Londres pour rouvrir le détroit, condamnant les « activités déstabilisatrices » de Téhéran. Le Brent gagnait 0,54 % à 96,80 dollars en tout début de matinée, selon Reuters citée par Mehr News. Mais un commentaire publié par Mehr News retourne le raisonnement : la facture, écrit-il, se déplace vers Washington, avec un diesel américain en hausse de 55 % depuis le début du conflit, des marges de raffinage dépassant 108 dollars le baril, et une réserve stratégique de pétrole tombée à son plus bas niveau en plus de quarante ans.
SOURCES (2)
- Mehr News EnglishMOYEN
