ANGLE DOMINANT
Moscou relève la contradiction entre les déclarations de Donald Trump sur un détroit resté ouvert et les propres chiffres de son administration, qui confirment un trafic toujours inférieur au niveau d'avant-guerre.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Rezaei qualifie de « gros mensonge » l'affirmation de Trump sur un détroit resté ouvert et annonce une nouvelle zone interdite étendue depuis la ligne de blocus américaine (RT)
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Le CENTCOM dément auprès d'Interfax comme un « mensonge absolu » la revendication iranienne d'une frappe contre un navire de surface autonome américain, tout en confirmant la destruction du pétrolier Kylo au large d'Oman
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Le secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright indique à CNN, cité par TASS, que le transit par Ormuz atteint environ 9 millions de barils par jour, soit deux tiers ou plus du niveau d'avant-guerre ; le CENTCOM revendique 92 navires redirigés depuis mi-juillet contre 87 au 3 septembre
ANALYSE
Moscou, 7 septembre 2026. La bataille des chiffres et des mots se poursuit autour du détroit d'Ormuz. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaei, a qualifié dimanche soir de « gros mensonge » l'affirmation de Donald Trump selon laquelle le détroit reste ouvert, rapporte RT. Plus de cent navires le franchissaient chaque jour avant la guerre lancée fin février par Washington et Israël ; ils ne seraient plus que sept à huit désormais, selon lui. Rezaei affirme que les Américains « tentent de faire passer cinq à six navires à grands frais », des bâtiments « généralement frappés », et assure que Téhéran renonce à les couler pour ne pas nuire à l'environnement du Golfe. Il annonce une nouvelle « zone interdite », étendue de la ligne de blocus américaine jusque dans le Golfe arabo-persique : tout navire y pénétrant sera inscrit sur une liste de sanctions, avec conséquences sur son assurance et son passage futur.
Le tableau se complique côté américain. Le CENTCOM a qualifié auprès d'Interfax de « mensonge absolu » la revendication iranienne d'une frappe contre un navire de surface autonome américain près d'Ormuz — un démenti qui fait écho à celui adressé par Rezaei à Trump. Le commandement confirme avoir désactivé les pétroliers Downy, près de l'île de Kharg, et Stark 1, près de Jask, et avoir détruit au large d'Oman le pétrolier vide Kylo, frappé à plusieurs reprises après l'évacuation de son équipage.
TASS relaie les propos du secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright, tenus sur CNN : le transit par Ormuz atteint aujourd'hui plus de neuf millions de barils par jour, « deux tiers ou plus » du niveau d'avant-guerre — un aveu implicite que le détroit n'a pas retrouvé son rythme normal, malgré le discours présidentiel sur sa pleine ouverture. Wright se dit certain que d'autres pays rejoindront l'effort de Washington pour sécuriser le passage. Le CENTCOM revendique 92 navires commerciaux redirigés depuis la reprise du blocus naval mi-juillet, contre 87 au 3 septembre.
Téhéran négocie par ailleurs avec Mascate un corridor maritime temporaire par Ormuz, dont le mémorandum serait « en phase finale » d'enregistrement auprès de l'Organisation maritime internationale, selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Esmaeil Baghaei — quand bien même Oman aurait, selon Sputnik, rechigné à laisser Téhéran percevoir des frais de sécurité sur les navires.
