ANGLE DOMINANT
Paris arbitre entre aides ciblées et contrainte budgétaire pendant que le gazole record s'invite dans la campagne présidentielle et pousse Emmanuel Macron à chercher, depuis New York, des garanties d'approvisionnement
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le gazole a atteint 2,4097 euros le litre en moyenne dimanche, un nouveau record selon l'analyse de l'AFP fondée sur plus de 8 700 stations-service du site Prix-carburants.gouv.fr.
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Sébastien Lecornu préside lundi deux réunions à Matignon : l'une à 11h sur l'approvisionnement en carburants avec neuf ministres, l'autre à 15h30 sur l'accompagnement des Français.
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La prime « gros rouleurs » de 100 euros, prolongée au-delà du 30 septembre, n'a été demandée que par 1,5 million des 3 millions de bénéficiaires potentiels.
ANALYSE
Paris, 21 septembre 2026. Le gazole a battu un nouveau record en France dimanche, à 2,4097 euros le litre en moyenne, selon l'analyse de l'AFP à partir des prix affichés par plus de 8 700 stations-service sur le site du ministère de l'Économie, Prix-carburants.gouv.fr. Le sans-plomb 95 s'établit à 2,17 euros, le SP98 à 2,28 euros. Depuis le 11 septembre, la moyenne du gazole ne redescend plus sous 2,30 euros ; jeudi, près de 700 stations affichaient plus de 2,50 euros le litre, dont environ 70 au-delà de 2,70 euros.
Face à cette flambée, alimentée selon la presse française par les tensions au Moyen-Orient et les perturbations d'approvisionnement pétrolier, Sébastien Lecornu préside lundi deux réunions à Matignon : la première, à 11 heures, avec neuf ministres et des directeurs d'administrations centrales, consacrée à l'approvisionnement en carburants ; la seconde, à 15h30, dédiée à « l'accompagnement à court et moyen terme » des Français. Le gouvernement envisage d'étendre ou d'augmenter la prime « gros rouleurs » de 100 euros, prolongée au-delà du 30 septembre selon le ministre du Commerce Serge Papin, alors que seuls 1,5 million des 3 millions de bénéficiaires potentiels l'ont pour l'instant demandée.
La crise s'invite dans la campagne présidentielle. Manuel Bompard, de La France insoumise, fustige un « déni de réalité » gouvernemental et réclame un blocage des prix à la pompe. Marine Le Pen propose une TVA à 5,5 %, chiffrée entre 12 et 15 milliards d'euros, que le gouvernement juge « intenable ». Raphaël Glucksmann demande le triplement du chèque énergie à 500 euros. Emmanuel Macron, qui a reconnu que le marché mondial de l'énergie était « sous tension », doit être interviewé jeudi à 20 heures sur TF1 et France 2, après avoir profité de son déplacement à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, où il rencontre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, pour évoquer un G7 sur l'énergie et « sécuriser » les approvisionnements.
Sur le terrain, des automobilistes traversent les frontières : à Andorre, où le gazole affichait 1,677 euro mardi contre plus de 2 euros en France, les stations du Pas de la Case voient affluer les Français, à l'image d'Olivier Perramond, pour qui « l'affaire est entendue ». D'autres se rendent en Espagne ou en Belgique. Jeudi, des pêcheurs avaient bloqué des dépôts pétroliers en Méditerranée.
SOURCES (6)
- 20 MinutesMOYEN
- Sud OuestMOYEN
- HuffPost FranceMOYEN
- BFMTVMOYEN
- La TribuneMOYEN
- BFM BusinessMOYEN
