ANGLE DOMINANT
Athènes réplique à la flambée des carburants par des aides ciblées et réserve la baisse de taxe à un feu vert de Bruxelles qui tarde à venir.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Mitsotakis annonce un prix de départ du fioul domestique fixé sous 1,75 euro le litre, contre une projection à environ 2 euros sans intervention
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La subvention au gazole est prolongée pour tout le mois d'octobre, avec une hausse universelle de l'allocation chauffage pour toutes les sources d'énergie
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To Vima relève des prix déjà à 2,39 euros le litre dans les Cyclades, avec des relevés attendus autour de 2,50 euros dans les prochains jours
ANALYSE
Athènes, 21 septembre 2026. Kyriakos Mitsotakis a choisi la subvention ciblée plutôt que la baisse générale de taxe pour répondre à la flambée des carburants, dans son bilan hebdomadaire publié dimanche. Le Premier ministre annonce une « intervention significative du gouvernement et des raffineries » sur le fioul domestique, avec un prix de départ fixé sous 1,75 euro le litre, un niveau inférieur à celui de la fin de la saison précédente. Selon To Vima, l'objectif interne du ministère de l'Économie serait même plus ambitieux : faire démarrer la vente entre 1,50 et 1,60 euro le litre à l'ouverture du marché, le 15 octobre. Sans intervention, le prix se situerait autour de 2 euros.
Le gouvernement complète le dispositif par une « augmentation universelle » de l'allocation chauffage, étendue à tous les foyers quelle que soit leur source d'énergie, avec un ciblage renforcé vers les zones où le climat pèse le plus. La subvention au gazole de mobilité, elle, est prolongée pour tout le mois d'octobre.
Sur les carburants routiers, la pression reste vive : To Vima rapporte des prix déjà montés à 2,39 euros le litre dans les Cyclades selon l'Observatoire des prix, avec des relevés à venir attendus autour de 2,50 euros, un niveau jugé « inédit pour les données grecques ». Le journal estime que les aides annoncées « semblent faibles pour atténuer les effets sur l'inflation et l'économie grecque ».
Mitsotakis conditionne une baisse temporaire de la fiscalité des carburants à un feu vert de l'Union européenne, qui devrait autoriser des interventions nationales exceptionnelles sans qu'elles soient comptées dans les limites de dépenses. En attendant cette clarification bruxelloise, Athènes mise sur les aides directes.
Le Premier ministre adosse cette communication à la double amélioration de la note souveraine par Moody's et Scope, expliquant qu'une meilleure crédibilité permet d'emprunter moins cher, d'attirer l'investissement et de financer santé, éducation et protection sociale. Les annonces détaillées sur le fioul de chauffage et le gazole sont attendues « dans le courant de la semaine ou au plus tard fin septembre », selon To Vima.
To Vima souligne que ce niveau de prix, « inédit pour les données grecques », menace aussi bien les budgets des ménages que la trésorerie des entreprises, alors que les mesures préparées par l'équipe économique du gouvernement paraissent encore insuffisantes face à la poussée inflationniste.
SOURCES (2)
- Protothema ENMOYEN
- To VimaMOYEN
