ANGLE DOMINANT
Canberra rapproche ce procès californien de son propre bras de fer contre Meta, engagé au Parlement autour du financement de la presse australienne.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le procès, ouvert à Oakland devant la juge Yvonne Gonzalez Rogers, doit durer six à huit semaines et prévoit la comparution de Mark Zuckerberg.
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Les 29 États plaignants accusent aussi Meta d'avoir collecté les données d'enfants de moins de 13 ans sans consentement parental, en violation de la loi fédérale.
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Au même moment, le Parlement australien examinait le News Bargaining Incentive, une taxe de 2,5 % sur les revenus publicitaires numériques des plateformes qui refusent de rémunérer les médias locaux.
ANALYSE
Canberra, 19 août 2026. Le procès qui s'ouvre devant un tribunal fédéral de Californie n'est pas suivi comme une simple affaire américaine : il fait écho au bras de fer que le gouvernement Albanese mène de son côté contre Meta, sur le financement de la presse.
À Oakland, une coalition bipartisane de 29 États américains accuse Meta d'avoir conçu Facebook et Instagram pour rendre les jeunes utilisateurs dépendants tout en dissimulant les risques pour leur santé mentale. Dans sa déclaration liminaire, la procureure adjointe de Californie Megan O'Neill a résumé le modèle économique de l'entreprise : « accrocher les utilisateurs, les retenir aussi longtemps que possible, récolter leurs données, puis cacher la vérité au public ». Selon elle, « ça a particulièrement bien marché avec les enfants ». Les quatre États meneurs — Californie, Colorado, Kentucky, New Jersey — plaident que Meta a délibérément conçu ses plateformes pour créer une dépendance chez les mineurs, provoquant anxiété, dépression et parfois des passages à l'acte suicidaire. L'ensemble des 29 États accuse aussi Meta d'avoir violé la loi fédérale en collectant les données d'enfants de moins de 13 ans sans consentement parental. Meta conteste : son avocat Paul Schmidt a assuré devant le jury que l'entreprise et Mark Zuckerberg cherchent à améliorer leurs services, pas à les rendre dangereux. La juge Yvonne Gonzalez Rogers tranchera seule la responsabilité civile de Meta ; un jury consultatif de huit personnes ne rendra qu'un avis. Le procès doit durer six à huit semaines, avec la comparution attendue de Zuckerberg.
Pour Canberra, l'affaire résonne avec un dossier local qui se joue au même moment. Au Parlement, le Premier ministre Anthony Albanese défendait son News Bargaining Incentive, une taxe de 2,5 % sur les revenus publicitaires numériques visant les plateformes qui refusent de rémunérer les médias australiens. Meta avait déjà cessé de renouveler ses accords avec la presse du pays à leur expiration. Albanese a promis aux journalistes australiens : « nous vous soutenons ». Deux procédures distinctes, un même constat : les choix de conception et de rémunération d'un géant technologique échappent de moins en moins à l'arbitrage des pouvoirs publics.
SOURCES (3)
- PerthNowMOYEN
- SBS News AustraliaMOYEN
- ABC News PoliticsMOYEN
