ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur retient d'abord la formule employée aux Communes par Ed Miliband, qui reconnaît un « nettoyage ethnique » des Palestiniens en Cisjordanie, plus que le détail des mécanismes commerciaux de l'interdiction annoncée.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Ed Miliband a déclaré aux Communes : « le gouvernement britannique convient qu'il y a un nettoyage ethnique des Palestiniens dans des zones de Cisjordanie, perpétré par des colons terroristes »
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Le commerce entre le Royaume-Uni et les Territoires palestiniens occupés n'a représenté qu'environ 38 millions de livres (209 millions de RM) en 2025, rendant la mesure potentiellement symbolique
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Le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, partisan de l'annexion de toute la Cisjordanie, a réclamé l'expulsion de l'ambassadeur britannique en Israël
ANALYSE
Kuala Lumpur, mercredi 9 septembre 2026. Pour la presse malaisienne, qui reprend des dépêches AFP consacrées à l'annonce britannique, l'événement central est la formule prononcée par le ministre des Affaires étrangères Ed Miliband devant les Communes le mardi 8 septembre 2026 : « le gouvernement britannique convient qu'il y a un nettoyage ethnique des Palestiniens dans des zones de Cisjordanie, perpétré par des colons terroristes ». Cette qualification, reprise texto par The Sun Malaysia, est présentée comme le cœur du basculement de Londres, davantage que le détail des mécanismes commerciaux annoncés.
Les articles rapportent que Miliband a annoncé un « import ban » sur les biens des colonies illégales des territoires occupés, coordonné avec d'autres pays, ainsi que des sanctions contre des entreprises et individus fournissant construction, financement ou immobilier aux colonies, mesures dont la mise en place est annoncée « dans les six à neuf mois ». Londres a aussi suspendu plus de trente licences d'exportation d'armes vers Israël pendant la guerre à Gaza et refusera désormais toute nouvelle licence contribuant « matériellement » à l'occupation.
Le Malay Mail, citant l'AFP, relativise pourtant la portée économique de la mesure : le commerce entre le Royaume-Uni et les Territoires palestiniens occupés n'a représenté qu'environ 38 millions de livres (209 millions de RM) en 2025, ce qui « implique que la mesure pourrait rester largement symbolique ». Des critiques citées estiment aussi qu'il sera difficile de distinguer les biens venus de Cisjordanie de ceux du reste d'Israël.
Côté israélien, la presse malaisienne relaie les réactions les plus vives : l'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee a qualifié la décision d'« irrationnelle » et de discriminatoire envers « le gouvernement israélien » et « le peuple juif » ; le ministre des Finances Bezalel Smotrich, partisan de l'annexion de toute la Cisjordanie, a réclamé l'expulsion de l'ambassadeur britannique ; le président Isaac Herzog a averti que les sanctions « tomberaient du mauvais côté de l'histoire ». Le Premier ministre Andy Burnham, arrivé au pouvoir en juillet après le départ de Keir Starmer, est présenté comme plus offensif envers Israël que son prédécesseur, qui avait pourtant déjà sanctionné six entités et reconnu l'État palestinien en septembre dernier.
Les articles rappellent que plus de 500 000 Israéliens vivent dans des colonies jugées illégales, aux côtés d'environ trois millions de Palestiniens, et qu'un décompte AFP fondé sur le ministère palestinien de la Santé recense au moins 1 105 Palestiniens tués par les forces israéliennes ou des colons depuis le début de la guerre de Gaza.
