ANGLE DOMINANT
Islamabad rattache la fermeture du consulat de Jérusalem-Est à sa propre position de longue date : Israël n'a pas de souveraineté sur cette partie de la ville, bien avant d'y voir un différend commercial.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le commerce bilatéral Royaume-Uni-Israël atteint environ 6 milliards de livres (8,12 milliards de dollars) par an, mais les produits des colonies — dattes, agrumes, herbes, vin — n'en représentent qu'une fraction infime, selon Reuters.
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Miliband a annoncé que la nouvelle législation britannique n'entrerait en vigueur que dans six à neuf mois, tout en sanctionnant immédiatement plusieurs colons accusés de violences.
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Gideon Sa'ar a qualifié la démarche britannique de « moralement dévoyée » et d'« ingérence flagrante dans les affaires d'un État souverain et dans son processus électoral ».
ANALYSE
Islamabad, 9 septembre 2026. La presse pakistanaise relie la fermeture du consulat britannique de Jérusalem-Est à une position qu'Islamabad défend de longue date : Israël n'a pas de souveraineté sur cette partie de la ville. Un lien connexe repris par le Daily Times, « Pakistan says Israel has no sovereignty over East Jerusalem », place d'emblée l'épisode sous cet angle plutôt que sous celui d'un simple différend commercial.
Mardi 8 septembre, le Royaume-Uni, la France et le Canada ont annoncé l'interdiction d'importer des biens produits dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée. Le ministre britannique Ed Miliband a dit aux Communes que Londres ne pouvait plus se contenter de « dénoncer » l'injustice mais devait « agir » ; il a qualifié l'occupation d'illégale et affirmé que Londres croit à un « nettoyage ethnique » de Palestiniens en Cisjordanie. Selon Reuters, repris par ARY News et Business Recorder, la nouvelle législation britannique n'entrera en vigueur que dans six à neuf mois — Miliband a toutefois annoncé des sanctions immédiates contre plusieurs colons accusés de violences.
Sur le nombre de pays engagés, les dépêches reprises au Pakistan restent floues : ARY News évoque une déclaration soutenue par « les ministres des Affaires étrangères de dix autres pays, dont le Danemark, la Norvège, la Pologne, l'Espagne et la Suède », sans liste exhaustive.
La riposte israélienne est venue deux heures plus tard. Le ministre Gideon Sa'ar a annoncé la fermeture du consulat de Jérusalem-Est, accrédité auprès de l'Autorité palestinienne, le retrait britannique de la mission de coordination sur Gaza et l'interdiction d'entrée pour plusieurs ressortissants britanniques, dont l'ancien chef travailliste Jeremy Corbyn. Sa'ar a jugé la démarche britannique « moralement dévoyée » et « ingérence flagrante dans les affaires d'un État souverain et dans son processus électoral » — Israël vote le 27 octobre. Le ministre des Finances Bezalel Smotrich a réclamé l'expulsion de l'ambassadeur britannique.
Washington ne suit pas : Marco Rubio a averti d'un risque de déstabilisation, tandis que l'ambassadeur Mike Huckabee a jugé les sanctions « discriminatoires ». La presse pakistanaise souligne aussi la portée économique limitée : le commerce bilatéral Royaume-Uni-Israël représente environ 6 milliards de livres par an, et les produits des colonies — dattes, agrumes, herbes, vin — n'en constituent qu'une fraction infime.
SOURCES (3)
- ARY NewsMOYEN
- Daily TimesMOYEN
- Business RecorderMOYEN
