ANGLE DOMINANT
Londres assume la rupture avec Israël, conséquence directe du « reset complet » de sa politique voulu par Ed Miliband, tout en s'inquiétant à haute voix du coût pour la coopération sécuritaire et pour la communauté juive britannique.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Ed Miliband a annoncé aux Communes une interdiction d'importer les biens produits dans les colonies, ainsi que des sanctions contre les entreprises fournissant construction, financement ou immobilier aux colonies.
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Israël a répondu en fermant sous 30 jours le consulat britannique de Jérusalem-Est, en retirant sous 7 jours les diplomates de Ramallah et de la mission de coordination sur Gaza, et en interdisant l'entrée à douze Britanniques, dont Jeremy Corbyn et Diane Abbott.
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Le chef de file conservateur Tom Tugendhat a averti que la mesure pourrait nuire à la coopération en matière de renseignement avec Israël, tandis que le grand rabbin Ephraim Mirvis l'a qualifiée de « jour sombre » pour les juifs britanniques.
ANALYSE
Londres, 9 septembre 2026. Le gouvernement britannique assume la rupture ouverte mardi 8 septembre avec Israël, quelques heures après l'annonce par le ministre des Affaires étrangères Ed Miliband d'une interdiction d'importer les biens produits dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée. Devant les Communes, Miliband a présenté la mesure comme le « début d'une nouvelle approche » du conflit : « nous refusons d'être des spectateurs de nouvelles souffrances et de la destruction de la solution à deux États. » Il a rattaché sa décision à l'avis consultatif de 2024 de la Cour internationale de justice jugeant l'occupation illégale, et a affirmé que le gouvernement britannique estime qu'il y a « nettoyage ethnique » de Palestiniens perpétré par des colons, auquel les autorités israéliennes auraient « fermé les yeux ». L'annonce a été coordonnée avec la France et le Canada, puis, selon la formulation retenue par la BBC, élargie à neuf autres pays européens qui ont « confirmé leur intention d'introduire des restrictions nationales ou de soutenir des restrictions européennes ». Sa mise en œuvre concrète doit s'échelonner sur six à neuf mois.
La réplique israélienne est tombée en deux heures : fermeture sous 30 jours du consulat britannique de Jérusalem-Est, retrait sous 7 jours des diplomates de Ramallah et de la mission de coordination sur Gaza, fin de l'entraînement des forces de l'Autorité palestinienne, et interdiction d'entrée pour douze Britanniques, en majorité des parlementaires, dont Jeremy Corbyn et Diane Abbott. Le ministre Gideon Sa'ar a dénoncé une « ingérence flagrante » dans l'élection israélienne du 27 octobre.
À Londres, le débat interne domine une partie de la couverture. Le chef de file conservateur Tom Tugendhat a jugé la mesure « performative » et redouté un risque pour le renseignement partagé avec Israël. Le grand rabbin Ephraim Mirvis a parlé d'un « jour sombre » pour les juifs britanniques ; le Board of Deputies a exprimé un « profond regret ». Miliband, se disant « fier juif britannique », a récusé toute contradiction entre ce soutien et la sanction. Washington, par la voix de Marco Rubio, a refusé de suivre ; l'ambassadeur américain Mike Huckabee a jugé la mesure « irrationnelle » et « discriminatoire », tandis que l'élu de Floride Randy Fine a menacé les entreprises britanniques conformes de perdre l'accès aux marchés publics de son État.
SOURCES (3)
- The IndependentMOYEN
- Daily MailMOYEN
