
20 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Buenos Aires décrypte le refus de Trump comme une manœuvre calée sur le calendrier électoral américain plus que sur le fond de la proposition iranienne sur Ormuz.
2 sources
Canberra pèse le blocus naval comme le vrai levier de la crise, tandis que la mer Rouge s'embrase en parallèle près de Riyad.
4 sources
Budapest décrypte le renommage du détroit d'Ormuz en « Trump-szoros » comme une mise en scène qui recouvre un refus dont la justification, martelée par Washington, reste avant tout économique : le pétrole et l'affaiblissement financier de Téhéran.
4 sources
Brasília retient surtout la menace d'une reprise des bombardements américains après les élections de mi-mandat de novembre, plus que le simple rejet du plan de sept jours annoncé samedi 26 septembre 2026.
3 sources
Ottawa décrypte le refus de Donald Trump comme un calcul de calendrier électoral autant que diplomatique, à quelques semaines des élections de mi-mandat de novembre.
4 sources
Berlin mesure d'abord la dimension énergétique du refus américain, Tagesschau reliant le blocage prolongé du détroit d'Ormuz à la hausse mondiale des prix de l'énergie plutôt qu'aux termes diplomatiques de l'échange.
2 sources
Paris décrypte le refus de Donald Trump comme un coup d'arrêt calculé, qui referme sans totalement clore la piste qatarie ouverte par Téhéran.
5 sources
Jakarta scrute le hiatus procédural entre le rejet public de Donald Trump et l'absence de réponse officielle transmise par les médiateurs qataris.
2 sources
Jérusalem salue le refus américain comme la confirmation que la pression maximale sur Téhéran continue de payer, plutôt que comme un simple différend sur Ormuz.
2 sources
Téhéran dénonce des propos américains « contradictoires » après le rejet par Donald Trump de son plan en sept jours, réaffirme que ses conditions restent sur la table via les médiateurs qataris, et avertit Washington contre toute intervention dans le détroit d'Ormuz.
5 sources
Manille mesure l'impact du refus américain sur les prix du pétrole et le trafic maritime dont dépend l'archipel importateur d'énergie
2 sources
Islamabad mesure d'abord l'impact du refus américain sur les cours du pétrole et le trafic dans le détroit d'Ormuz, artère dont dépend une large part des importations énergétiques du pays.
2 sources
Lisbonne retient surtout l'offre de médiation lancée par Moscou dans la foulée du refus américain, plus que le contenu même du plan iranien pour Ormuz.
2 sources
Doha mesure le coup porté à sa médiation sans l'juger fatal : Téhéran affirme attendre encore une réponse officielle de Washington, transmise par les mêmes canaux qui avaient porté le plan en sept jours.
2 sources
Moscou décrypte le refus américain comme un nouvel épisode d'une médiation qui piétine, où Téhéran dit n'avoir toujours rien reçu des intermédiaires malgré la sortie publique de Trump.
4 sources
Riyad dissocie sa position du bras de fer américano-iranien : le royaume défend la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz tout en rappelant avoir lui-même subi des attaques iraniennes directes.
2 sources
Singapour pèse le refus américain d'abord à l'aune du pétrole et du fret maritime, plus qu'au fil d'un round diplomatique à l'ONU.
2 sources
Ankara décrypte le rejet américain comme le signe que la médiation qatarie, saluée pourtant comme « positive et constructive », n'a pas suffi à convaincre Donald Trump de tester la sincérité de Téhéran.
2 sources
Londres mesure le refus américain du plan iranien en sept jours d'abord à l'aune des marchés pétroliers, avant d'y voir une avancée diplomatique.
2 sources
Washington tranche net : le plan iranien de réouverture d'Ormuz en sept jours n'est pas acceptable, et le président transforme le refus en démonstration de force à cinq semaines des élections de mi-mandat.
4 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Donald Trump a annoncé samedi 26 septembre avoir rejeté la proposition iranienne de réouverture du détroit d'Ormuz, déclarant devant la presse « Je rejette leur proposition », un rejet rapporté par la quasi-totalité des corpus suivis, à l'exception notable de la presse saoudienne qui n'aborde pas cet échange.
Le plan iranien, présenté par le ministre Abbas Araghchi et transmis via des médiateurs qataris, prévoyait sept jours de cessation des hostilités suivis de la réouverture du détroit d'Ormuz, en échange de la levée du blocus naval américain, de la suspension des sanctions pétrolières et du dégel d'avoirs iraniens estimés à au moins 12 milliards de dollars.
Sur la question de savoir quel facteur a le plus pesé sur le moment choisi par Trump pour rejeter le plan, une partie de la couverture met en avant le calendrier des élections de mi-mandat de novembre, tandis qu'une autre retient prioritairement la pression économique exercée par le blocus naval sur les revenus pétroliers iraniens.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Sur la question de ce qu'implique le maintien du blocage du détroit, une partie de la couverture retient d'abord l'impact sur les prix mondiaux de l'énergie et le trafic pétrolier, tandis qu'une autre met en avant les risques sécuritaires régionaux, entre attaque houthie contre Riyad le même week-end, avertissement des Gardiens de la révolution et appel saoudien à la liberté de navigation.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Sur la question de ce que traduit l'échange de déclarations entre Washington et Téhéran, une partie de la couverture y voit la démonstration d'une position de force américaine, tandis qu'une autre met en avant la dénonciation par Téhéran de messages américains jugés incohérents.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires décrypte le refus de Trump comme une manœuvre calée sur le calendrier électoral américain plus que sur le fond de la proposition iranienne sur Ormuz.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 27 septembre 2026. La presse argentine lit le rejet, samedi 26 septembre, par Donald Trump de la proposition iranienne de réouverture du détroit d'Ormuz à l'aune d'un calendrier bien plus intérieur qu'international : celui des élections de mi-mandat américaines de novembre. Perfil le pose d'emblée : le conflit au Moyen-Orient « parece encaminarse hacia un recrudecimiento de la confrontación bélica, aunque condicionada por cuestiones políticas internas de Estados Unidos y sus elecciones de mitad de mandato ».
Devant la Maison-Blanche, samedi, le président américain a été catégorique : « Rechazo su propuesta ». Il a ajouté que les dirigeants iraniens « quieren llegar a un acuerdo para abrir el estrecho de inmediato porque están perdiendo terreno estrepitosamente ». Le plan, transmis par le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, prévoyait sept jours de cessation des hostilités - Liban compris, ce qui suppose que Washington convainque Israël d'arrêter son offensive contre le Hezbollah - contre la levée du blocus naval, la fin des sanctions pétrolières et le dégel d'au moins 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens.
Perfil détaille sept exigences transmises par des sources diplomatiques aux agences arabes, regrettant que « los medios internacionales occidentales suelen simplificar el conflicto enfocándose solo en cuestiones económicas ». Parmi elles : le retrait des forces aéronavales américaines des eaux iraniennes, une compensation pour les dommages économiques du conflit, et la fin de « la retórica hostil ».
Selon le Wall Street Journal, cité par Perfil, Trump se montrerait sceptique quant au respect par Téhéran de ses propres exigences et jugerait probable une reprise des bombardements. Vendredi 25 septembre, le ministre Araghchi avait pourtant affirmé : « Si se cumplen las condiciones necesarias, el estrecho puede abrirse nuevamente ... en siete días », tout en prévenant qu'« Irán no admite la coerción, las amenazas o la intimidación ».
Ámbito rappelle que les négociations sont au point mort depuis juillet, quand Trump avait mis fin au protocole d'accord conclu le mois précédent, après des attaques iraniennes contre des pétroliers à Ormuz. Washington affirme garder « el control total » du détroit malgré le blocus, avec 29 navires ayant transité la nuit précédente.
ANGLE DOMINANT
Canberra pèse le blocus naval comme le vrai levier de la crise, tandis que la mer Rouge s'embrase en parallèle près de Riyad.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 27 septembre 2026. Les rédactions australiennes retiennent d'abord un chiffre : sept jours, la durée que l'Iran proposait pour rouvrir le détroit d'Ormuz et suspendre les hostilités dans toute la région, Liban compris. Donald Trump a tranché samedi, quittant la Maison Blanche pour le Tennessee : « Je rejette leur proposition ... J'ai rejeté leur accord », a-t-il dit, ajoutant que Téhéran « veut ouvrir le détroit immédiatement parce qu'ils perdent si lourdement », faute de rentrées d'argent, l'essentiel des revenus iraniens transitant par Ormuz.
Selon PerthNow, le blocus naval américain vise précisément ce nerf financier : en réponse au blocage iranien du détroit, qui a « considérablement réduit » le trafic maritime, Washington maintient une pression économique que Trump revendique comme un levier, tout en affirmant garder le contrôle de la voie stratégique.
ABC News Australia détaille l'offre transmise par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi via le Qatar : reprise du protocole d'accord signé en juin, levée de sanctions, dégel d'au moins 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens, en échange de la levée du blocus naval. « Le choix revient désormais aux États-Unis », a déclaré Araghchi, précisant que l'accord était possible « si les conditions nécessaires sont réunies ». Trump a répondu en publiant sur Truth Social une carte du détroit rebaptisé « Trump Strait ». Un porte-parole des Gardiens de la révolution, Hossein Mohebi, cité par l'agence Tasnim, a averti que Téhéran ne cesserait pas de « punir » Washington tant que les sept conditions iraniennes ne seraient pas remplies.
ANGLE DOMINANT
Budapest décrypte le renommage du détroit d'Ormuz en « Trump-szoros » comme une mise en scène qui recouvre un refus dont la justification, martelée par Washington, reste avant tout économique : le pétrole et l'affaiblissement financier de Téhéran.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 27 septembre 2026. La presse hongroise revient en détail sur le rejet, samedi 26 septembre, par Donald Trump de la proposition iranienne de rouvrir le détroit d'Ormuz en sept jours. Index, HVG, 444 et Telex racontent le même enchaînement : vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi présente le plan à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, transmis par des médiateurs qataris ; le même jour, la Maison Blanche qualifie encore les discussions avec Téhéran de « positives et constructives ». Samedi matin, Donald Trump publie sur Truth Social une carte où le détroit d'Ormuz est rebaptisé « Trump-szoros » — « détroit Trump ». C'est, selon HVG, sa première réaction publique à l'offre iranienne.
Devant la Maison Blanche, le président américain confirme ensuite son refus aux journalistes. Sa justification, reprise par plusieurs titres hongrois, est d'ordre économique : l'Iran voudrait un accord rapide parce qu'il traverse de « graves difficultés économiques » et perd des revenus importants à cause de la fermeture du détroit. « Ils veulent conclure un accord, et je trouve ça normal, moi aussi j'aime conclure des accords. Mais je rejette leur proposition », cite 444. Trump ajoute que les États-Unis exercent déjà un « contrôle total » sur le détroit, par lequel transite selon lui une « quantité énorme de pétrole ».
ANGLE DOMINANT
Brasília retient surtout la menace d'une reprise des bombardements américains après les élections de mi-mandat de novembre, plus que le simple rejet du plan de sept jours annoncé samedi 26 septembre 2026.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 27 septembre 2026. Le rejet du plan iranien par Donald Trump, annoncé samedi 26 septembre devant la Maison Blanche, est présenté par la presse brésilienne comme un pas vers une reprise des hostilités plutôt que vers une désescalade. « Rejeito a proposta deles » (« Je rejette leur proposition »), a déclaré le président américain à des journalistes avant de se rendre à un match de football universitaire, jugeant que Téhéran veut « fermer un accord parce qu'il perd du terrain de façon spectaculaire ».
Le plan, transmis par le Qatar, prévoyait sept jours de cessation des hostilités dans toute la région, Liban compris, avant la réouverture du détroit d'Ormuz et la reprise des discussions nucléaires, en échange de la levée du blocus naval américain, de la fin des sanctions pétrolières et du dégel d'avoirs iraniens. « A escolha cabe agora aos Estados Unidos » (« Le choix revient maintenant aux États-Unis »), avait déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi depuis le siège de l'ONU à New York, précisant que les conditions reprenaient le protocole d'accord signé en juin. Le président Massoud Pezeshkian a assuré que le plan avait été élaboré « en coordination » avec le guide suprême, avec une équipe de six membres habilitée à décider.
ANGLE DOMINANT
Ottawa décrypte le refus de Donald Trump comme un calcul de calendrier électoral autant que diplomatique, à quelques semaines des élections de mi-mandat de novembre.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 27 septembre 2026. Le refus signifié samedi 26 septembre par Donald Trump à la proposition iranienne de rouvrir le détroit d'Ormuz est lu à Ottawa moins comme un geste diplomatique que comme un calcul de calendrier électoral. « Je rejette leur proposition... J'ai rejeté leur accord », a déclaré le président américain devant la Maison-Blanche avant de s'envoler pour le Tennessee, selon CBC News et le Globe and Mail. Le plan, présenté à l'Assemblée générale des Nations unies à New York et transmis par des médiateurs qataris, prévoyait sept jours de cessation des hostilités dans toute la région, Liban compris, en échange de la levée du blocus naval américain, de la suspension des sanctions sur le pétrole iranien et de la reprise des discussions sur le nucléaire, rapporte Global News.
Pour Trump, cité par la presse canadienne, l'offre trahit la faiblesse de Téhéran : « Ils veulent conclure un accord pour ouvrir immédiatement le détroit parce qu'ils perdent lamentablement », a-t-il lancé, ajoutant : « Nous gagnons énormément. » Le National Post souligne que le blocus naval américain exerce une pression économique croissante sur l'Iran, dont les revenus dépendent largement du trafic à travers Ormuz.
ANGLE DOMINANT
Berlin mesure d'abord la dimension énergétique du refus américain, Tagesschau reliant le blocage prolongé du détroit d'Ormuz à la hausse mondiale des prix de l'énergie plutôt qu'aux termes diplomatiques de l'échange.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 27 septembre 2026.
La chaîne publique Tagesschau et le quotidien économique Handelsblatt retiennent avant tout la dimension énergétique du bras de fer autour du détroit d'Ormuz, bloqué selon Tagesschau « depuis des mois, avec des conséquences pour l'économie ». Samedi 26 septembre, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtschi a confirmé à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, que Téhéran avait transmis à Washington, via le Qatar, un « plan en sept jours » : si les États-Unis l'acceptaient, l'Iran rouvrirait la voie maritime, en quatre ou cinq jours selon lui. Donald Trump a opposé une fin de non-recevoir devant la presse, à la Maison Blanche : « J'ai rejeté leur accord. » Il a justifié ce refus en rappelant, selon Handelsblatt, que le blocus naval américain prive déjà l'Iran de ses recettes pétrolières et maintient ainsi la pression économique sur Téhéran.
Les deux titres notent que Trump avait, la veille au soir, vendredi 25 septembre, publié sur Truth Social une carte du détroit rebaptisé « Trump Strait » — un geste que la presse allemande relève sans le commenter davantage. Selon le Wall Street Journal, cité par Tagesschau et Handelsblatt, Trump envisagerait une reprise des frappes contre l'Iran après les élections de mi-mandat au Congrès, le 3 novembre. Devant l'ONU, il avait pourtant évoqué la possibilité d'un accord après ce scrutin.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte le refus de Donald Trump comme un coup d'arrêt calculé, qui referme sans totalement clore la piste qatarie ouverte par Téhéran.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 27 septembre 2026. La presse française retient d'abord le mot du président américain : « Je rejette leur proposition. » Prononcée samedi 26 septembre devant la presse à la sortie de la Maison Blanche, cette phrase clôt provisoirement une semaine de tractations menées en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York. Selon les récits croisés du Monde, de L'Obs, de BFMTV et de Sud Ouest, l'Iran avait transmis vendredi, via des médiateurs qataris, un plan prévoyant la réouverture du détroit d'Ormuz sous sept jours, en échange de la levée du blocus naval américain, de la fin des sanctions pétrolières et du dégel d'avoirs d'au moins 12 milliards de dollars, des conditions déjà inscrites dans le protocole d'accord signé en juin. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait affirmé depuis le siège de l'ONU que « le choix appartient désormais » à Washington.
Le détroit est au cœur d'un conflit déclenché fin février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran ; avant la guerre, un cinquième des hydrocarbures mondiaux y transitait. Depuis, la République islamique en revendique le contrôle, tandis que Washington maintient en retour un blocus sur les ports iraniens, précisent Le Monde et BFMTV.
Ce que les rédactions françaises soulignent, c'est la mécanique de la décision côté iranien autant que le contenu du plan : le président Massoud Pezeshkian a précisé à la chaîne CBS que la proposition avait été élaborée « en coordination » avec le guide suprême Mojtaba Khamenei, « ultime arbitre » des décisions de la République islamique, et qu'une équipe de six membres, associant armée, Parlement et gouvernement, avait reçu pouvoir de décision.
ANGLE DOMINANT
Jakarta scrute le hiatus procédural entre le rejet public de Donald Trump et l'absence de réponse officielle transmise par les médiateurs qataris.
POINTS CLES
ANALYSE
Jakarta, 27 septembre 2026. La presse indonésienne retient d'abord le hiatus diplomatique entre la sortie publique de Donald Trump et le silence des canaux officiels. Selon CNN Indonesia, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a assuré dimanche que Téhéran n'avait « rien reçu d'officiel par la voie des médiateurs », malgré le rejet déjà exprimé par le président américain. « Nous avons entendu la première réaction du président américain, mais rien ne nous a été transmis officiellement par les médiateurs », a-t-il déclaré, cité par Anadolu. Araghchi affirme attendre la position finale transmise par les intermédiaires avant toute décision, ajoutant que les conditions iraniennes ont déjà été exposées lors de rencontres à New York.
Ces conditions, précise-t-il, ne dépassent pas ce qui figurait dans le protocole d'accord signé avec Washington en juin, un texte tombé en désuétude quelques semaines plus tard dans un regain de combats, y compris au Liban. Ce mémorandum prévoyait un allègement des sanctions, le dégel d'avoirs gelés et l'arrêt des opérations militaires.
Sur le fond du refus américain, CNN Indonesia relaie directement les propos de Donald Trump interrogé par des journalistes : « Je rejette leur proposition. Ils veulent conclure un accord pour rouvrir rapidement le détroit parce qu'ils subissent de lourdes pertes. » Le président américain ajoute apprécier « conclure des affaires », mais juge cet accord-là inacceptable en l'état.
ANGLE DOMINANT
Jérusalem salue le refus américain comme la confirmation que la pression maximale sur Téhéran continue de payer, plutôt que comme un simple différend sur Ormuz.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, 27 septembre 2026. Le refus opposé samedi par Donald Trump à la proposition iranienne de rouvrir le détroit d'Ormuz en sept jours est lu ici comme la confirmation que la pression maximale continue de payer. « Je rejette leur proposition. Je l'ai rejetée », a déclaré le président américain devant la Maison Blanche avant de s'envoler pour le Tennessee, ajoutant que Téhéran « veut conclure un accord pour rouvrir immédiatement le détroit parce qu'il perd très largement » la partie, quand « nous gagnons énormément ».
Le plan avait été présenté à l'Assemblée générale des Nations unies par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, transmis à Washington via des médiateurs qataris : sept jours de cessation des hostilités dans toute la région, suivis de la réouverture du détroit stratégique et d'un retour aux discussions sur le programme nucléaire, en échange de la levée du blocus naval américain et des sanctions pétrolières.
Dimanche, Araghchi a précisé que Téhéran avait perçu une réaction initiale de Trump mais attendait toujours une réponse officielle transmise par les médiateurs avant de trancher. Cette formulation prudente, relayée par la presse israélienne, est interprétée comme un aveu de faiblesse plutôt qu'un signal d'apaisement : l'Iran chercherait à gagner du temps sous blocus, sans obtenir la levée immédiate des sanctions ni le dégel des avoirs.
ANGLE DOMINANT
Téhéran dénonce des propos américains « contradictoires » après le rejet par Donald Trump de son plan en sept jours, réaffirme que ses conditions restent sur la table via les médiateurs qataris, et avertit Washington contre toute intervention dans le détroit d'Ormuz.
POINTS CLES
ANALYSE
Téhéran, 27 septembre 2026. Le rejet du plan iranien en sept jours par Donald Trump n'a rien d'une surprise pour la presse iranienne, qui documente depuis plusieurs jours les précautions prises par la diplomatie du pays pour encadrer sa proposition. Selon Mehr News, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a expliqué que l'axe central de ses entretiens à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, consistait à présenter des conditions « approuvées par le Conseil suprême de sécurité nationale » pour la réouverture du détroit d'Ormuz, transmises intégralement aux médiateurs puis relayées à la partie américaine. Une première réaction du président américain a suivi, précise-t-il, « mais rien n'est encore parvenu par les médiateurs ». Devant des journalistes iraniens, Araghchi a dénoncé des propos « contradictoires » venus de Washington et dit attendre une position « définitive » avant toute décision.
Le site YJC, citant le Wall Street Journal, rapporte que Trump a rejeté la proposition d'un cessez-le-feu de sept jours au terme duquel Ormuz serait rouvert et des pourparlers engagés, en échange d'une levée du blocus naval américain. Pour l'analyste Seyed Mohammad Marandi, cité par YJC, la pression de Netanyahou et de ses alliés pourrait avoir pesé sur ce refus ; il avertit qu'un premier ministre israélien redoutant une défaite électorale pourrait chercher dans l'escalade un moyen de retarder le scrutin.
ANGLE DOMINANT
Manille mesure l'impact du refus américain sur les prix du pétrole et le trafic maritime dont dépend l'archipel importateur d'énergie
POINTS CLES
ANALYSE
Manille, 27 septembre 2026. Aux Philippines, où l'économie insulaire dépend presque entièrement du pétrole importé, le refus de Donald Trump d'ouvrir la voie à une réouverture du détroit d'Ormuz est lu comme une nouvelle qui pèse directement sur la facture énergétique nationale. Samedi 26 septembre, le président américain a affirmé avoir écarté la proposition iranienne transmise par des médiateurs qataris : « Je rejette leur proposition (...) J'ai rejeté leur accord », a-t-il déclaré avant de s'envoler pour le Tennessee. Le plan iranien promettait sept jours de cessation des hostilités dans la région, au terme desquels Téhéran rouvrirait le détroit stratégique, par lequel transite une part majeure du pétrole mondial.
Pour Trump, l'urgence est du côté iranien, pas du sien : « Ils veulent conclure un accord pour rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz parce qu'ils perdent lourdement (...) Nous gagnons énormément », a-t-il lancé, ajoutant que Téhéran manque de liquidités puisque ses revenus dépendent justement du détroit. Washington maintient un blocus économique sur l'Iran pour faire pression sur le gouvernement iranien, en réponse au blocage du détroit par Téhéran, qui a considérablement réduit le trafic maritime dans la zone — une donnée suivie de près à Manille, où le fret et le carburant importés transitent en bonne partie par des routes maritimes sensibles aux chocs pétroliers. Un responsable américain avait pourtant jugé plus tôt les discussions menées avec l'Iran par médiateurs interposés « positives et constructives ».
ANGLE DOMINANT
Islamabad mesure d'abord l'impact du refus américain sur les cours du pétrole et le trafic dans le détroit d'Ormuz, artère dont dépend une large part des importations énergétiques du pays.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 27 septembre 2026. Pour la presse pakistanaise, le rejet américain de la proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz confirme la fragilité d'une route énergétique dont dépend une large part des approvisionnements pétroliers du pays. Selon Geo News, Donald Trump a déclaré samedi 26 septembre depuis la Maison Blanche : « Je rejette leur proposition... J'ai rejeté leur accord. » Il a justifié son refus en affirmant que Téhéran cherchait à rouvrir Ormuz « immédiatement parce qu'ils perdent très largement » alors que les États-Unis « gagnent énormément », ajoutant contrôler la voie maritime malgré le blocus naval imposé à l'Iran.
Le plan, présenté à l'Assemblée générale des Nations unies et transmis via des médiateurs qataris, prévoyait sept jours de cessation des hostilités dans l'ensemble de la région avant une réouverture du détroit et la reprise des discussions sur le nucléaire iranien, en échange de la levée du blocus naval, des sanctions pétrolières et du dégel d'avoirs estimés à au moins 12 milliards de dollars — des conditions reprises, précise Business Recorder, du protocole signé en juin.
Le président Massoud Pezeshkian a confié à CBS que la coordination avec le guide suprême Mojtaba Khamenei « a été effectuée », et qu'un comité de six membres, associant armée, parlement et gouvernement, dispose de « l'autorité de décider ». « Si les États-Unis l'acceptent et remplissent leurs obligations, nous ferons de même », a-t-il ajouté. Le ministre Abbas Araghchi a rappelé que les conditions du plan reprenaient celles du mémorandum de juin.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne retient surtout l'offre de médiation lancée par Moscou dans la foulée du refus américain, plus que le contenu même du plan iranien pour Ormuz.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 27 septembre 2026. La presse portugaise a suivi le rejet par Donald Trump, samedi 26 septembre, du plan iranien de réouverture en sept jours du détroit d'Ormuz — mais c'est une réaction venue de Moscou qui occupe la place centrale dans les comptes rendus de RTP et SAPO Notícias. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé, en marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, que « la Russie est disponible pour aider à stabiliser la situation dans le détroit d'Ormuz ». « Nous avons besoin de confiance dans les relations entre les États du Golfe, les États arabes et l'Iran. Nous avons besoin d'une architecture régionale stable », a-t-il ajouté, une déclaration reprise mot pour mot par les deux titres portugais.
Le rejet américain lui-même est relaté de façon factuelle : Donald Trump a annoncé avoir refusé la proposition transmise par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, qui prévoyait sept jours de cessez-le-feu au Moyen-Orient suivis de la réouverture du détroit, en échange de la levée du blocus naval américain, de la fin des sanctions pétrolières et du dégel d'avoirs iraniens. RTP cite une source de la Maison Blanche relayée par le Wall Street Journal, selon laquelle Donald Trump « se méfie de la capacité de Téhéran à respecter les exigences américaines ».
La couverture portugaise rappelle aussi l'enjeu économique du dossier : avant le conflit ouvert entre Washington et Téhéran, RTP évalue à environ un cinquième du pétrole mondial le trafic qui transitait par Ormuz. Côté iranien, le président Massoud Pezeshkian a assuré à CBS que son pays « respecterait tout accord conclu avec les États-Unis ».
ANGLE DOMINANT
Doha mesure le coup porté à sa médiation sans l'juger fatal : Téhéran affirme attendre encore une réponse officielle de Washington, transmise par les mêmes canaux qui avaient porté le plan en sept jours.
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 27 septembre 2026. Le rejet américain annoncé samedi par Donald Trump frappe en premier lieu le canal diplomatique que le Qatar met à disposition depuis des mois entre Washington et Téhéran. Le plan en sept jours, présenté par le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, avait transité par des médiateurs qataris avant d'être écarté par la Maison Blanche ; sa mise à l'écart ne clôt pas pour autant ce canal, à en juger par la réaction iranienne rapportée par Al Jazeera.
Le président américain qualifie l'offre d'« unacceptable » (inacceptable) et affirme que Téhéran ne l'a formulée que parce que « l'argent ne rentre plus » sous l'effet du blocus naval américain, ajoutant que l'Iran « perd si mal » qu'il cherche à négocier. En retour, le ministre iranien des Affaires étrangères répond que Téhéran « ne reculera pas » sur ses conditions.
Plutôt que d'acter une rupture, Abbas Araghchi choisit d'ignorer les déclarations de Trump et de laisser la balle dans le camp américain : selon Al Jazeera, l'Iran affirme attendre toujours une réponse officielle de Washington, transmise par les mêmes intermédiaires qui avaient porté le plan. C'est cette formulation - une attente plutôt qu'un constat d'échec - que Doha retient en priorité : le canal ouvert au moment de la signature du protocole d'accord entre Washington et Téhéran reste, selon Téhéran, d'actualité, même après un rejet public et sur les réseaux sociaux.
ANGLE DOMINANT
Moscou décrypte le refus américain comme un nouvel épisode d'une médiation qui piétine, où Téhéran dit n'avoir toujours rien reçu des intermédiaires malgré la sortie publique de Trump.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 27 septembre 2026. La presse russe restitue le fil des annonces contradictoires venues de Washington. Samedi 26 septembre, Donald Trump a confirmé avoir rejeté le plan iranien de réouverture du détroit d'Ormuz : « Ils ont fait une proposition, mais je l'ai rejetée », a-t-il déclaré aux journalistes à la Maison Blanche, rapporte RIA Novosti. Ce plan en sept jours, transmis par Téhéran « par l'intermédiaire de médiateurs » selon le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, prévoyait la reprise du trafic dans le détroit et des discussions nucléaires contre la levée du blocus naval américain et des sanctions pétrolières adoptées après l'effondrement du mémorandum signé en juin entre Washington et Téhéran.
Dimanche, Araghchi a précisé, sur Telegram, cité par Sputnik et RIA Novosti, que l'Iran n'avait encore reçu « aucune transmission » officielle des médiateurs malgré « la première réaction » publique du président américain, porteuse selon lui de « déclarations contradictoires ». « Nous attendons la position finale des intermédiaires, et nous déciderons sur cette base », a-t-il ajouté, subordonnant tout progrès à la satisfaction des conditions iraniennes.
ANGLE DOMINANT
Riyad dissocie sa position du bras de fer américano-iranien : le royaume défend la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz tout en rappelant avoir lui-même subi des attaques iraniennes directes.
POINTS CLES
ANALYSE
Riyad, 27 septembre 2026. Le rejet par Donald Trump du plan iranien de réouverture du détroit d'Ormuz en sept jours trouve un écho particulier en Arabie saoudite, où le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan, a pris la parole samedi devant la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies. Sans se prononcer sur le fond de l'échange entre Washington et Téhéran, le royaume a rappelé la nécessité de « préserver la liberté de navigation » dans les voies maritimes internationales, en citant nommément le détroit d'Ormuz, Bab-el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d'Aden.
Le chef de la diplomatie saoudienne a appelé à un retour aux conditions antérieures au 28 février, « sans imposition de redevances ni de restrictions », et a rejeté toute tentative d'utiliser ces voies vitales « comme outil de pression, de menace ou d'atteinte aux intérêts d'autres pays ». Une formule qui, sans nommer Téhéran, résonne avec le plan iranien transmis via le Qatar : sept jours de cessation des hostilités au Liban et dans la région, en échange de la levée du blocus naval américain, des sanctions pétrolières et du dégel d'au moins 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés.
Le prince Faisal ben Farhan est allé plus loin en évoquant « les attaques iraniennes directes contre l'Arabie saoudite et d'autres pays de la région », visant leur sécurité, leurs capacités et leurs infrastructures civiles et économiques. Le royaume a réaffirmé son « plein droit de protéger sa sécurité, sa souveraineté, ses citoyens, ses résidents et ses avoirs nationaux », tout en appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités face aux menaces contre la paix et la sécurité internationales. Pour Riyad, la sécurité du golfe est « indissociable » de celle de la région et du monde.
ANGLE DOMINANT
Singapour pèse le refus américain d'abord à l'aune du pétrole et du fret maritime, plus qu'au fil d'un round diplomatique à l'ONU.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 27 septembre 2026. Pour la presse de la cité-État, le refus opposé samedi 26 septembre par Donald Trump au plan iranien se lit d'abord à travers le prisme du pétrole et du trafic maritime, la ville étant l'un des grands carrefours du commerce énergétique mondial. Le Straits Times et Channel News Asia rapportent que le président américain a rejeté sans détour la proposition transmise par Téhéran via des médiateurs qataris en marge de l'Assemblée générale des Nations unies : « Je rejette leur proposition... J'ai rejeté leur accord. »
Le plan iranien promettait sept jours de cessation des hostilités au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d'Ormuz, verrou stratégique par lequel transite une part majeure du pétrole mondial, mais Téhéran refusait toute concession sur son programme nucléaire ou l'enrichissement d'uranium, précise le Straits Times. Donald Trump a justifié son refus par la situation financière de l'Iran, affirmant que Téhéran cherchait un accord « parce qu'ils perdent si lourdement » et « parce qu'ils n'ont plus d'argent qui rentre, puisqu'ils tirent leurs revenus du détroit d'Ormuz ». Il a ajouté : « Nous gagnons énormément », avant de s'envoler pour le Tennessee.
Le Straits Times relève que Washington maintient un blocus économique sur l'Iran pour faire pression sur Téhéran afin qu'il lève son propre blocus du détroit, ce qui a considérablement réduit le trafic maritime dans la zone, alors même que Trump a réaffirmé que les États-Unis en gardaient le contrôle. Le conflit, désormais dans l'impasse depuis près de sept mois malgré de nouveaux efforts de médiation cette semaine, continue de perturber les flux pétroliers et l'économie mondiale, tandis que l'Iran et ses alliés poursuivent leurs attaques dans la région malgré les tentatives diplomatiques infructueuses depuis février.
ANGLE DOMINANT
Ankara décrypte le rejet américain comme le signe que la médiation qatarie, saluée pourtant comme « positive et constructive », n'a pas suffi à convaincre Donald Trump de tester la sincérité de Téhéran.
POINTS CLES
ANALYSE
Ankara, 27 septembre 2026. Pour la presse turque, l'échange diplomatique autour du détroit d'Ormuz illustre moins un affrontement militaire qu'un bras de fer feutré, mené sous médiation qatarie et scruté depuis Ankara comme un test de la parole américaine. Selon Daily Sabah, le président iranien Massoud Pezeshkian et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi se sont rendus à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies et y ont présenté à l'administration Trump un plan censé mettre fin aux combats et rouvrir le détroit en sept jours, à condition que Washington lève son blocus naval sur les ports iraniens, débloque les avoirs gelés et suspende les sanctions pétrolières, des conditions déjà connues, reprises du protocole signé en juin. La nouveauté, note Daily Sabah, tient au calendrier resserré : Téhéran a laissé entendre qu'un accord rapide pourrait servir Donald Trump avant les élections de mi-mandat de novembre.
BBC News Türkçe rapporte les propos d'Araghchi aux journalistes de l'ONU : « Seçim artık ABD'ye ait » (« Le choix appartient désormais aux États-Unis »), et précise que la proposition avait transité par des médiateurs qataris. Un responsable américain a qualifié les échanges de « positifs et constructifs », selon la même source, tandis que le secrétaire d'État Marco Rubio a évoqué de « bonnes » discussions et une ouverture à poursuivre le dialogue.
ANGLE DOMINANT
Londres mesure le refus américain du plan iranien en sept jours d'abord à l'aune des marchés pétroliers, avant d'y voir une avancée diplomatique.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 27 septembre 2026. À la City comme à Westminster, le rejet par Donald Trump du plan iranien de réouverture du détroit d'Ormuz est lu d'abord à travers le prisme des marchés de l'énergie. Le président américain a écarté samedi la proposition transmise par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi en marge de l'Assemblée générale des Nations unies : « Je rejette leur accord », a-t-il déclaré, affirmant que Washington exerce un « contrôle total » sur le détroit, où transitent selon lui « des quantités massives de pétrole ».
Le plan iranien, calqué sur le protocole d'accord signé en juin, prévoyait sept jours de cessation des hostilités dans toute la région, Liban compris, contre la levée du blocus naval américain, la suspension des sanctions pétrolières et un dégel d'avoirs. Pour la presse britannique, l'enjeu dépasse la diplomatie : le détroit, par lequel transite environ un cinquième de l'offre mondiale de pétrole et de gaz, est fermé depuis le déclenchement du conflit en février, et sa réouverture conditionnerait directement les cours de l'énergie autant que la trajectoire de l'économie iranienne, dont la monnaie a atteint des planchers records et l'inflation s'envole.
À la Maison Blanche, Trump a jugé la proposition inacceptable, estimant que Téhéran cherchait un accord « parce qu'ils perdent si mal ». Abbas Araghchi a répliqué sur Telegram, accusant le président américain d'avoir tenu « de nombreuses déclarations contradictoires », tout en indiquant que l'Iran attend désormais une réponse officielle transmise par les médiateurs — Oman jouant ce rôle d'intermédiaire entre Washington et Téhéran. Les Gardiens de la révolution ont pour leur part promis de continuer à « punir » les États-Unis tant que leurs conditions ne seront pas satisfaites.
ANGLE DOMINANT
Washington tranche net : le plan iranien de réouverture d'Ormuz en sept jours n'est pas acceptable, et le président transforme le refus en démonstration de force à cinq semaines des élections de mi-mandat.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 27 septembre 2026. Le président Donald Trump a tranché samedi 26 septembre : la proposition iranienne de rouvrir le détroit d'Ormuz en sept jours « ne serait pas acceptable ». S'exprimant devant des journalistes en quittant la Maison Blanche, il a balayé l'offre transmise par Téhéran via le Qatar en marge de l'Assemblée générale des Nations unies : « J'aime aussi conclure un accord, mais... cet accord ne serait pas acceptable », a-t-il dit, selon NPR. Le président a aussitôt requalifié la démarche iranienne en signe de faiblesse : « Ils veulent conclure un accord pour rouvrir le détroit immédiatement parce qu'ils perdent si lourdement. »
Le plan, détaillé vendredi par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi devant la presse au Conseil de sécurité, prévoyait une réouverture du détroit six jours après acceptation américaine, puis la reprise des discussions sur le programme nucléaire iranien le septième jour, en échange de la levée du blocus naval, des sanctions pétrolières et du dégel d'avoirs iraniens — des conditions déjà inscrites, selon Araghchi, dans le protocole d'accord signé en juin et resté lettre morte après de nouvelles frappes. « Le choix revient désormais aux États-Unis », a-t-il insisté, selon NBC News.
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Derrière l'échange sec entre Washington et Téhéran, les couvertures nationales éclairent des pans du dossier restés hors du communiqué officiel : le détail des sept exigences iraniennes, l'historique d'un accord de juin resté lettre morte, et deux lectures opposées de ce que ce refus signifie pour le rapport de force régional.
Le rejet américain est resté sans réponse officielle : Téhéran maintient ses conditions et attend une position formelle de Washington transmise par les médiateurs.
Le plan transmis par Abbas Araghchi ne se limite pas aux quatre contreparties les plus citées. Selon des sources diplomatiques citées par le quotidien argentin Perfil, les sept exigences iraniennes incluent aussi le retrait des forces aéronavales américaines des eaux iraniennes, une compensation pour les dommages économiques du conflit, et la fin de ce que Téhéran appelle la « rhétorique hostile » de Washington.
Le Straits Times précise un point que peu d'autres couvertures détaillent : l'offre iranienne excluait toute concession sur le programme nucléaire ou l'enrichissement d'uranium, sujet resté hors de l'échange cette semaine entre les deux capitales.
Le plan reprend, selon plusieurs rédactions, les termes d'un protocole d'accord signé en juin — au Pakistan, précise le site hongrois 444 — et resté sans effet. L'argentin Ámbito situe l'échec de cet accord en juillet, après que Donald Trump y a mis fin à la suite d'attaques iraniennes contre des pétroliers dans le détroit ; 444 rapporte que les deux camps ont ensuite repris leurs frappes, l'Iran visant des navires ayant tenté de franchir Ormuz sans autorisation, les États-Unis frappant des installations iraniennes et des pétroliers.
Sur les vingt corpus nationaux suivis pour ce sujet, trois relient le moment choisi par Donald Trump au calendrier des élections de mi-mandat de novembre — Argentine, Brésil, Canada — tandis que sept autres retiennent d'abord la pression économique du blocus naval sur les revenus pétroliers iraniens — Allemagne, Hongrie, Philippines, Pakistan, Singapour, Royaume-Uni, Portugal. Ce compte mesure la manière dont chaque presse nationale cadre l'information, pas le poids réel de chacun de ces facteurs dans la décision américaine.
L'analyste iranien Seyed Mohammad Marandi, cité par le site YJC, avance une troisième hypothèse électorale, côté israélien cette fois : selon lui, un premier ministre redoutant une défaite pourrait chercher dans l'escalade un moyen de retarder un scrutin.
Le Straits Times et Channel News Asia, à Singapour, rapportent une autre nuance dans la position iranienne : citant Massoud Pezeshkian après sa rencontre avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, ils notent que Téhéran n'a « pas quitté la table des négociations », tout en disant ne plus faire confiance aux États-Unis compte tenu du passé.
L'édition arabophone d'Al Jazeera situe l'épisode dans une chronologie précise : 211 jours se sont écoulés depuis le déclenchement de la guerre fin février, et 102 jours depuis la signature du protocole d'accord entre Washington et Téhéran.
Depuis, selon la presse brésilienne, les États-Unis n'ont plus frappé le territoire iranien depuis le 1er septembre, date d'une série d'attaques ayant fait cinq morts et des dizaines de blessés lors d'un mariage dans le sud-est de l'Iran, même si des attaques contre des navires se poursuivent dans le détroit.
L'agence russe Interfax, citant l'organisme britannique UKMTO, ajoute un chiffre resté ignoré ailleurs : 26 des 43 incidents à tir recensés dans le détroit depuis le 26 juillet se sont produits sur la route sud, au large d'Oman. L'autorité maritime iranienne PGSA prévient que les navires empruntant des itinéraires non autorisés s'exposent à de « sérieuses restrictions ».
Pour la presse israélienne, qui cite Donald Trump affirmant que l'Iran « perd très largement » quand les États-Unis « gagnent énormément », ce refus confirme qu'une ligne de pression continue de payer face à Téhéran.
« Ce n'est pas nous qui avons commencé à fermer la route. C'est l'Amérique qui la ferme, et c'est Israël qui met la région en feu. »
La lecture iranienne porte sur la forme plus que sur le fond : Abbas Araghchi, cité par la presse russe, dénonce des propos américains jugés « contradictoires » et précise que Téhéran n'a reçu « aucune transmission » officielle des médiateurs, seulement une première réaction publique du président américain.
Le président Massoud Pezeshkian rejette, de son côté, toute responsabilité dans le blocage du détroit.
Outre le Qatar, Oman transmet aussi les échanges entre Washington et Téhéran, selon la presse britannique.
Le général Chekartchi avertit qu'une intervention américaine dans le détroit « recevra une gifle ».
Le prince Faisal ben Farhan demande, samedi 26 septembre à l'ONU, la liberté de navigation dans Ormuz, sans commenter Trump.
Sergueï Lavrov propose, samedi 26 septembre à l'ONU, l'aide de la Russie pour stabiliser la crise du détroit.
The Age et le Sydney Morning Herald replacent l'épisode dans un tableau régional plus large : le même week-end, les défenses saoudiennes ont intercepté deux drones et un missile balistique houthis visant Riyad et Khamis Mushait, avec des alertes déclenchées aussi à Abha et Jazan — une première du genre depuis mars-avril. Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a salué la coopération du Royaume-Uni, de la Turquie, d'Oman et des Émirats arabes unis dans l'effort de pression économique contre Téhéran, jugé fructueux.
Plusieurs titres australiens citent le Wall Street Journal, selon lequel Trump doute en privé que Téhéran tienne ses engagements et envisage une reprise des frappes après les élections de mi-mandat de novembre.
Les journaux rappellent les termes de l'offre iranienne : en échange de la levée du blocus naval américain sur les ports iraniens et des sanctions sur les exportations pétrolières, Téhéran rouvrirait Ormuz sous sept jours et reprendrait les discussions sur son programme nucléaire. Araghchi renvoie à l'accord en 14 points signé en juin au Pakistan, jamais entré en vigueur : les frappes ont repris depuis, l'Iran visant des navires ayant tenté de franchir le détroit sans autorisation, les États-Unis frappant des installations iraniennes et des pétroliers.
Le contexte remonte à mardi, lors de la 81e Assemblée générale de l'ONU : Index rappelle que Donald Trump y a accusé l'Iran de soutenir le terrorisme et juré de ne jamais laisser Téhéran se doter de l'arme nucléaire. Le président Massoud Pezeshkian a quitté New York après avoir rejeté la menace tout en laissant la porte ouverte à la diplomatie.
Telex note enfin que Trump a promis une « grande décision » sur l'Iran après les élections de mi-mandat, tandis que Pezeshkian, cité par Telex, a affirmé que l'Iran « n'a jamais été un agresseur » et reste attaché au dialogue.
Ce que la presse brésilienne retient surtout, c'est le calendrier militaire. Selon le Wall Street Journal, cité par Estadão et G1, Trump reste en privé sceptique quant au respect par l'Iran de ses engagements et juge probable une nouvelle campagne de bombardements après les élections législatives de mi-mandat de novembre. Washington n'a plus frappé le territoire iranien depuis le 1er septembre, date d'une série d'attaques ayant fait cinq morts et des dizaines de blessés lors d'un mariage dans le sud-est du pays, même si des attaques contre des navires se poursuivent dans le détroit.
Vendredi, avant sa déclaration, Trump avait publié sur Truth Social une carte rebaptisant Ormuz « Estreito Trump », voie par laquelle transitait autrefois 20 % des hydrocarbures mondiaux. Depuis les frappes américano-israéliennes de fin février, l'Iran en contrôle de facto l'accès et le trafic maritime y a fortement chuté. La presse brésilienne relève aussi qu'un missile a été intercepté par l'Arabie saoudite, attribué aux Houthis soutenus par l'Iran au Yémen, signe que la région reste sous tension malgré les pourparlers en cours à l'ONU.
C'est toutefois la mécanique électorale qui structure la lecture canadienne du dossier. Citant le Wall Street Journal et des responsables américains non identifiés, CBC News et le National Post rapportent que Trump juge probable une reprise de la campagne de bombardements contre l'Iran après les élections de mi-mandat de novembre, se disant sceptique quant à la volonté iranienne de satisfaire ses conditions. Interrogé sur une possible reprise des frappes, il a refusé de répondre, note le National Post, qui rappelle que l'accord esquissé ressemblait au protocole d'entente signé mi-juin, à l'origine d'un cessez-le-feu fragile effondré quelques semaines plus tard.
Le Globe and Mail relève par ailleurs que Téhéran a également sollicité son rival saoudien au sujet du détroit, signe des enjeux d'un conflit vieux de sept mois. Global News ajoute que l'Arabie saoudite dit avoir intercepté un nouveau missile attribué aux Houthis soutenus par l'Iran au Yémen, et que le président iranien Massoud Pezeshkian a quitté New York après le rassemblement onusien incluant des pourparlers indirects avec Washington.
Aucun média canadien du corpus ne relaie de déclaration directe des Gardiens de la révolution ni de version iranienne détaillée des échanges avec les médiateurs qataris : le récit reste construit presque exclusivement à partir des propos de Trump et de sources américaines anonymes citées par le Wall Street Journal.
Le plan iranien reprend les termes du protocole signé en juin : fin du blocus naval, levée des sanctions sur les ventes de pétrole iranien, et cessation des hostilités étendue au Liban. Tagesschau rappelle que la guerre a débuté fin février avec des frappes israélo-américaines contre l'Iran, suivies de représailles iraniennes contre des voisins du Golfe, et que Téhéran maintient depuis le blocage du détroit — un facteur, souligne la chaîne, de la hausse mondiale des prix de l'énergie. L'Arabie saoudite fait par ailleurs état de nouvelles attaques dans la région.
Pour la presse allemande, dépendante des approvisionnements énergétiques mondiaux, l'enjeu immédiat n'est donc pas tant diplomatique que la persistance d'un goulot d'étranglement pétrolier dont l'issue reste suspendue au calendrier électoral américain.
Le refus de Donald Trump est lu à l'aune du calendrier électoral américain. Le Wall Street Journal, cité par La Tribune, L'Obs et Sud Ouest, rapporte que le président juge probable une reprise des bombardements après les élections de mi-mandat de novembre, estimant Téhéran incapable de tenir ses engagements. Sa carte du détroit rebaptisé « Détroit Trump », publiée sur Truth Social avant même l'annonce officielle, est présentée comme un « signe de la défiance persistante » entre les deux capitales.
Dimanche, Abbas Araghchi a maintenu ses conditions, assurant que Téhéran n'avait « jamais fermé la porte » aux négociations, en l'absence à ce stade de transmission officielle, par les médiateurs qataris, des positions américaines définitives.
Tempo English resitue l'épisode dans la chronologie du conflit : après la signature du protocole en juin, les tensions sont reparties trois semaines plus tard, Washington accusant Téhéran d'avoir tiré sur des navires commerciaux dans le détroit. Les deux camps ont depuis repris leurs frappes, et le trafic maritime dans Ormuz reste, selon le média, à l'arrêt.
La presse indonésienne ne mentionne ni le calendrier électoral américain de mi-mandat en novembre, ni le rebaptême du détroit en « Trump Strait » évoqué sur Truth Social, deux éléments centraux d'autres couvertures internationales. Elle privilégie le suivi procédural : qui a dit quoi, par quel canal, et ce qui reste en suspens tant que Washington n'aura pas formellement répondu via les médiateurs.
Pour Jérusalem, le rejet américain valide la ligne dure défendue depuis des mois : aucune concession sur Ormuz tant que le programme nucléaire iranien n'est pas démantelé et que les Gardiens de la révolution poursuivent leurs opérations régionales, Liban compris. La probable reprise des frappes après les élections de mi-mandat de novembre, évoquée par Trump, est accueillie comme un signe de constance stratégique plutôt que d'escalade gratuite : la fenêtre de sept jours proposée par Téhéran est jugée insuffisante pour garantir un désarmement crédible.
La carte du détroit rebaptisé « Trump Strait », publiée sur Truth Social, est davantage commentée comme un geste de communication que comme un engagement diplomatique nouveau. Les avertissements des Gardiens de la révolution, qui promettent de continuer à punir Washington tant que leurs conditions ne sont pas remplies, confortent la lecture selon laquelle Téhéran négocie sous contrainte, sans avoir renoncé à ses capacités de nuisance régionale.
Le président Massoud Pezeshkian, dans un entretien à Al Jazeera relayé par Asr Iran, a rejeté toute responsabilité dans la fermeture du passage : « Ce n'est pas nous qui avons commencé à fermer la route. C'est l'Amérique qui la ferme, et c'est Israël qui met la région en feu. » Il juge le dossier soluble « par le dialogue, pas par la contrainte ».
Sur le terrain militaire, le porte-parole des forces armées, le général Chekartchi, a averti que toute intervention américaine dans le détroit « recevra une gifle », tandis que Tabnak fait état d'un drone MQ-1 américain revendiqué comme abattu par les Gardiens de la révolution — une affirmation dont, note le site lui-même, les détails techniques restent invérifiés de façon indépendante.
Le Wall Street Journal, cité par la presse philippine, rapporte que Trump juge en privé improbable que l'Iran respecte ses conditions et envisage une reprise des frappes après les élections de mi-mandat de novembre. Côté iranien, le président Massoud Pezeshkian a affirmé sur CBS que la République islamique honorerait ses engagements et que le plan avait été « coordonné avec le guide de la révolution », selon des extraits diffusés par l'agence officielle IRNA.
Pour un archipel qui importe l'essentiel de son énergie, la persistance du blocage du détroit d'Ormuz — et l'absence de toute perspective d'accord à court terme — entretient le risque d'une pression prolongée sur les prix mondiaux du brut, sans qu'aucune des deux parties ne semble pressée de céder.
Pour Islamabad, l'enjeu dépasse la diplomatie : Ormuz reste le passage obligé d'une grande partie du pétrole importé par le Pakistan, et le Wall Street Journal, cité par Geo News, rapporte que Trump juge probable une reprise des bombardements après les élections de mi-mandat de novembre — un scénario qui prolongerait l'incertitude sur les prix et les flux d'approvisionnement pour des économies déjà fragilisées comme la pakistanaise. Un responsable américain avait pourtant qualifié plus tôt les discussions via médiateurs de « positives et constructives ». La presse locale relève aussi que Téhéran a associé son rival saoudien aux discussions sur le détroit, signe des enjeux régionaux d'un conflit vieux de sept mois qui continue de perturber les flux pétroliers dans une voie maritime critique pour les importateurs d'énergie de la région.
Dans cette séquence, Lisbonne retient donc moins l'affrontement direct entre Washington et Téhéran que le geste diplomatique de Moscou, qui se positionne en médiateur potentiel au moment même où les Américains ferment la porte à la proposition iranienne — une lecture qui replace la Russie au centre de l'architecture de sécurité du Golfe, plutôt que le Qatar, pourtant décrit ailleurs comme le canal de transmission du plan.
L'édition arabophone d'Al Jazeera situe l'épisode dans la durée : cent deux jours depuis la signature du protocole d'accord entre les deux capitales, deux cent onze jours depuis le déclenchement de la guerre. Ce comptage, absent des dépêches en anglais consultées, rappelle la lenteur du dossier que la médiation qatarie accompagne depuis son origine, et le prix qu'aurait un nouvel échec pour la crédibilité de ce rôle.
Dans les dépêches consultées, ni Trump ni Araghchi ne sont interrogés directement sur le rôle qatari : le canal transite, mais les médiateurs eux-mêmes n'y apparaissent pas nommément. Ce silence, à ce stade, tranche avec l'exposition publique du dossier qu'ils portent depuis des mois entre les deux capitales.
Selon le Wall Street Journal, cité par Sputnik et Vedomosti, Trump doute que Téhéran accepte ses conditions et a confié à ses collaborateurs que de nouvelles frappes sont probables après les élections de mi-mandat de novembre ; Washington ne lèvera pas le blocus naval. Un responsable de la Maison Blanche a néanmoins assuré à CNN, selon Vedomosti, que les discussions via médiateurs restent « positives et constructives », les États-Unis se disant en position de force du fait de leur contrôle du détroit et donc « sans urgence ».
À la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, samedi, Sergueï Lavrov a inscrit la crise dans un cadre plus large : rétablir la confiance entre l'Iran et les pays arabes du Golfe est, selon lui, un préalable au règlement, et Moscou se dit prêt à y contribuer, alors que les reprises de combats pèsent sur le transport maritime et, par extension, sur l'économie mondiale.
Sur le terrain, l'UKMTO britannique, cité par Interfax, mesure l'ampleur du blocage : le trafic commercial dans le détroit reste inférieur de 75 % à son niveau d'avant-conflit, les pétroliers composant l'essentiel des navires engagés. La route sud, au large d'Oman, concentre 26 des 43 incidents à tir signalés depuis le 26 juillet. Téhéran, via son autorité PGSA, avertit que les navires empruntant des itinéraires non autorisés s'exposent à de « sérieuses restrictions ».
Le communiqué saoudien ne prend pas explicitement position sur le refus de Donald Trump ni sur la coordination du plan iranien avec le guide suprême, révélée par le président Massoud Pezeshkian sur CBS. Il place le dossier Ormuz dans un cadre plus large que le seul face-à-face américano-iranien : celui d'une région où la liberté de navigation reste, selon Riyad, la condition première de toute stabilité, et où les attaques passées contre le territoire saoudien pèsent autant que les négociations en cours entre Washington et Téhéran.
Channel News Asia note que le président iranien Massoud Pezeshkian, de retour de New York après avoir rencontré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a affirmé : « L'Iran n'a pas quitté la table des négociations, mais compte tenu du passé, il ne fait plus confiance aux États-Unis. » Plus tôt dans la semaine, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi s'était entretenu avec un émissaire de Donald Trump.
Pour Singapour, hub logistique et raffineur régional, la persistance du blocage à Ormuz pèse directement sur les coûts de fret et l'approvisionnement énergétique de l'Asie, plus que sur l'issue diplomatique elle-même.
Mais le Wall Street Journal, cité par les deux titres turcs, affirme que Donald Trump a en privé rejeté l'initiative, doutant que Téhéran tienne ses engagements, et a indiqué à son équipe juger probable une reprise des bombardements après le scrutin de novembre. Samedi, il a publié sur les réseaux une carte du détroit rebaptisé « Trump Strait », un geste que Daily Sabah relève sans le commenter davantage, tout en signalant que Pezeshkian rentrait à Téhéran au même moment, selon les médias d'État iraniens.
La presse turque rappelle aussi le climat verbal plus large : devant l'ONU, Trump avait menacé d'« annihiler » la République islamique, tandis que Pezeshkian promettait de se battre « jusqu'au dernier souffle » avant de rouvrir, en fin de discours, la porte à la diplomatie. Pour Ankara, cette proposition d'Ormuz s'inscrit dans cette même ambiguïté : une offre concrète, chiffrée, transmise par un médiateur régional que la Turquie connaît bien, mais suspendue à une décision américaine qui tarde à venir.
Le geste le plus commenté outre-Manche reste toutefois symbolique : dans la nuit de vendredi à samedi, Trump a publié sur Truth Social une carte rebaptisant la voie maritime « Trump Strait », un affront que la presse britannique décrit comme une provocation calculée plutôt qu'un geste diplomatique. Cette mise en scène, conjuguée au flou sur une possible reprise des bombardements après les élections de mi-mandat de novembre, alimente à Londres l'idée que le dossier reste avant tout gouverné par le calendrier électoral américain et les cours du pétrole, davantage que par une réelle volonté de désescalade régionale.
Côté américain, la Maison Blanche s'est bornée à évoquer des échanges « positifs et constructifs » avec les médiateurs, précisant ne pas être pressée de conclure. Quelques heures après le rejet de Trump, celui-ci a publié sur Truth Social une carte du détroit rebaptisé « Trump Strait », un geste qu'ABC News relie au calendrier électoral : l'offre iranienne, note l'agence, pourrait « aider Trump avant les élections de mi-mandat ».
De fait, la fermeture répétée du détroit — un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux avant la guerre — a posé « des problèmes politiques » au président et à son camp républicain à l'approche du scrutin de novembre, selon l'Associated Press. L'Iran avait fermé la voie maritime après les frappes américano-israéliennes du 28 février ; l'accord de juin, censé y mettre fin, s'était effondré sur un désaccord de formulation, notamment sur le contrôle du détroit. Washington affiche donc la fermeté publique, tout en laissant la porte entrouverte aux médiateurs qataris, sans fixer d'échéance ni de contre-proposition.