ANGLE DOMINANT
Buenos Aires décrypte le refus de Trump comme une manœuvre calée sur le calendrier électoral américain plus que sur le fond de la proposition iranienne sur Ormuz.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Devant la Maison-Blanche samedi 26 septembre, Trump a déclaré « Rechazo su propuesta » à propos du plan iranien sur Ormuz
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Le plan iranien prévoyait sept jours de cessation des hostilités contre la levée du blocus naval, la fin des sanctions pétrolières et le dégel d'au moins 12 milliards de dollars d'avoirs
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Selon le Wall Street Journal cité par Perfil, Trump se montrerait sceptique sur le respect iranien des conditions et jugerait probable une reprise des bombardements
ANALYSE
Buenos Aires, 27 septembre 2026. La presse argentine lit le rejet, samedi 26 septembre, par Donald Trump de la proposition iranienne de réouverture du détroit d'Ormuz à l'aune d'un calendrier bien plus intérieur qu'international : celui des élections de mi-mandat américaines de novembre. Perfil le pose d'emblée : le conflit au Moyen-Orient « parece encaminarse hacia un recrudecimiento de la confrontación bélica, aunque condicionada por cuestiones políticas internas de Estados Unidos y sus elecciones de mitad de mandato ».
Devant la Maison-Blanche, samedi, le président américain a été catégorique : « Rechazo su propuesta ». Il a ajouté que les dirigeants iraniens « quieren llegar a un acuerdo para abrir el estrecho de inmediato porque están perdiendo terreno estrepitosamente ». Le plan, transmis par le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, prévoyait sept jours de cessation des hostilités - Liban compris, ce qui suppose que Washington convainque Israël d'arrêter son offensive contre le Hezbollah - contre la levée du blocus naval, la fin des sanctions pétrolières et le dégel d'au moins 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens.
Perfil détaille sept exigences transmises par des sources diplomatiques aux agences arabes, regrettant que « los medios internacionales occidentales suelen simplificar el conflicto enfocándose solo en cuestiones económicas ». Parmi elles : le retrait des forces aéronavales américaines des eaux iraniennes, une compensation pour les dommages économiques du conflit, et la fin de « la retórica hostil ».
Selon le Wall Street Journal, cité par Perfil, Trump se montrerait sceptique quant au respect par Téhéran de ses propres exigences et jugerait probable une reprise des bombardements. Vendredi 25 septembre, le ministre Araghchi avait pourtant affirmé : « Si se cumplen las condiciones necesarias, el estrecho puede abrirse nuevamente ... en siete días », tout en prévenant qu'« Irán no admite la coerción, las amenazas o la intimidación ».
Ámbito rappelle que les négociations sont au point mort depuis juillet, quand Trump avait mis fin au protocole d'accord conclu le mois précédent, après des attaques iraniennes contre des pétroliers à Ormuz. Washington affirme garder « el control total » du détroit malgré le blocus, avec 29 navires ayant transité la nuit précédente.
