ANGLE DOMINANT
Brasília retient surtout la menace d'une reprise des bombardements américains après les élections de mi-mandat de novembre, plus que le simple rejet du plan de sept jours annoncé samedi 26 septembre 2026.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Donald Trump a déclaré samedi 26 septembre devant la Maison Blanche : « Rejeito a proposta deles » (« Je rejette leur proposition »)
- 02
Le plan iranien prévoyait sept jours de cessez-le-feu régional et la réouverture d'Ormuz contre la levée du blocus naval, la fin des sanctions pétrolières et le dégel d'avoirs iraniens
- 03
Selon le Wall Street Journal cité par Estadão, Trump juge probable une reprise des bombardements après les élections de mi-mandat de novembre ; les frappes du 1er septembre ont fait cinq morts lors d'un mariage dans le sud-est de l'Iran
ANALYSE
Brasília, 27 septembre 2026. Le rejet du plan iranien par Donald Trump, annoncé samedi 26 septembre devant la Maison Blanche, est présenté par la presse brésilienne comme un pas vers une reprise des hostilités plutôt que vers une désescalade. « Rejeito a proposta deles » (« Je rejette leur proposition »), a déclaré le président américain à des journalistes avant de se rendre à un match de football universitaire, jugeant que Téhéran veut « fermer un accord parce qu'il perd du terrain de façon spectaculaire ».
Le plan, transmis par le Qatar, prévoyait sept jours de cessation des hostilités dans toute la région, Liban compris, avant la réouverture du détroit d'Ormuz et la reprise des discussions nucléaires, en échange de la levée du blocus naval américain, de la fin des sanctions pétrolières et du dégel d'avoirs iraniens. « A escolha cabe agora aos Estados Unidos » (« Le choix revient maintenant aux États-Unis »), avait déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi depuis le siège de l'ONU à New York, précisant que les conditions reprenaient le protocole d'accord signé en juin. Le président Massoud Pezeshkian a assuré que le plan avait été élaboré « en coordination » avec le guide suprême, avec une équipe de six membres habilitée à décider.
Ce que la presse brésilienne retient surtout, c'est le calendrier militaire. Selon le Wall Street Journal, cité par Estadão et G1, Trump reste en privé sceptique quant au respect par l'Iran de ses engagements et juge probable une nouvelle campagne de bombardements après les élections législatives de mi-mandat de novembre. Washington n'a plus frappé le territoire iranien depuis le 1er septembre, date d'une série d'attaques ayant fait cinq morts et des dizaines de blessés lors d'un mariage dans le sud-est du pays, même si des attaques contre des navires se poursuivent dans le détroit.
Vendredi, avant sa déclaration, Trump avait publié sur Truth Social une carte rebaptisant Ormuz « Estreito Trump », voie par laquelle transitait autrefois 20 % des hydrocarbures mondiaux. Depuis les frappes américano-israéliennes de fin février, l'Iran en contrôle de facto l'accès et le trafic maritime y a fortement chuté. La presse brésilienne relève aussi qu'un missile a été intercepté par l'Arabie saoudite, attribué aux Houthis soutenus par l'Iran au Yémen, signe que la région reste sous tension malgré les pourparlers en cours à l'ONU.
SOURCES (3)
- G1 Globo MundoMOYEN
- VejaMOYEN
- EstadãoMOYEN
