ANGLE DOMINANT
Riyad dissocie sa position du bras de fer américano-iranien : le royaume défend la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz tout en rappelant avoir lui-même subi des attaques iraniennes directes.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le prince Faisal ben Farhan a appelé samedi à l'ONU à préserver la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, Bab-el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d'Aden.
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Riyad demande un retour aux conditions antérieures au 28 février, sans redevances ni restrictions sur ces voies maritimes.
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Le ministre saoudien a évoqué des attaques iraniennes directes visant la sécurité, les capacités et les infrastructures civiles et économiques du royaume et d'autres pays de la région.
ANALYSE
Riyad, 27 septembre 2026. Le rejet par Donald Trump du plan iranien de réouverture du détroit d'Ormuz en sept jours trouve un écho particulier en Arabie saoudite, où le ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan, a pris la parole samedi devant la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies. Sans se prononcer sur le fond de l'échange entre Washington et Téhéran, le royaume a rappelé la nécessité de « préserver la liberté de navigation » dans les voies maritimes internationales, en citant nommément le détroit d'Ormuz, Bab-el-Mandeb, la mer Rouge et le golfe d'Aden.
Le chef de la diplomatie saoudienne a appelé à un retour aux conditions antérieures au 28 février, « sans imposition de redevances ni de restrictions », et a rejeté toute tentative d'utiliser ces voies vitales « comme outil de pression, de menace ou d'atteinte aux intérêts d'autres pays ». Une formule qui, sans nommer Téhéran, résonne avec le plan iranien transmis via le Qatar : sept jours de cessation des hostilités au Liban et dans la région, en échange de la levée du blocus naval américain, des sanctions pétrolières et du dégel d'au moins 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés.
Le prince Faisal ben Farhan est allé plus loin en évoquant « les attaques iraniennes directes contre l'Arabie saoudite et d'autres pays de la région », visant leur sécurité, leurs capacités et leurs infrastructures civiles et économiques. Le royaume a réaffirmé son « plein droit de protéger sa sécurité, sa souveraineté, ses citoyens, ses résidents et ses avoirs nationaux », tout en appelant la communauté internationale à assumer ses responsabilités face aux menaces contre la paix et la sécurité internationales. Pour Riyad, la sécurité du golfe est « indissociable » de celle de la région et du monde.
Le communiqué saoudien ne prend pas explicitement position sur le refus de Donald Trump ni sur la coordination du plan iranien avec le guide suprême, révélée par le président Massoud Pezeshkian sur CBS. Il place le dossier Ormuz dans un cadre plus large que le seul face-à-face américano-iranien : celui d'une région où la liberté de navigation reste, selon Riyad, la condition première de toute stabilité, et où les attaques passées contre le territoire saoudien pèsent autant que les négociations en cours entre Washington et Téhéran.
