ANGLE DOMINANT
Islamabad mesure d'abord l'impact du refus américain sur les cours du pétrole et le trafic dans le détroit d'Ormuz, artère dont dépend une large part des importations énergétiques du pays.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Donald Trump a déclaré samedi 26 septembre : « Je rejette leur proposition... J'ai rejeté leur accord », depuis la Maison Blanche.
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Le plan iranien prévoyait sept jours de cessation des hostilités contre la levée du blocus naval, des sanctions pétrolières et le dégel d'au moins 12 milliards de dollars d'avoirs.
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Le président Massoud Pezeshkian a affirmé à CBS que la coordination du plan avec le guide suprême Mojtaba Khamenei « a été effectuée ».
ANALYSE
Islamabad, 27 septembre 2026. Pour la presse pakistanaise, le rejet américain de la proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz confirme la fragilité d'une route énergétique dont dépend une large part des approvisionnements pétroliers du pays. Selon Geo News, Donald Trump a déclaré samedi 26 septembre depuis la Maison Blanche : « Je rejette leur proposition... J'ai rejeté leur accord. » Il a justifié son refus en affirmant que Téhéran cherchait à rouvrir Ormuz « immédiatement parce qu'ils perdent très largement » alors que les États-Unis « gagnent énormément », ajoutant contrôler la voie maritime malgré le blocus naval imposé à l'Iran.
Le plan, présenté à l'Assemblée générale des Nations unies et transmis via des médiateurs qataris, prévoyait sept jours de cessation des hostilités dans l'ensemble de la région avant une réouverture du détroit et la reprise des discussions sur le nucléaire iranien, en échange de la levée du blocus naval, des sanctions pétrolières et du dégel d'avoirs estimés à au moins 12 milliards de dollars — des conditions reprises, précise Business Recorder, du protocole signé en juin.
Le président Massoud Pezeshkian a confié à CBS que la coordination avec le guide suprême Mojtaba Khamenei « a été effectuée », et qu'un comité de six membres, associant armée, parlement et gouvernement, dispose de « l'autorité de décider ». « Si les États-Unis l'acceptent et remplissent leurs obligations, nous ferons de même », a-t-il ajouté. Le ministre Abbas Araghchi a rappelé que les conditions du plan reprenaient celles du mémorandum de juin.
Pour Islamabad, l'enjeu dépasse la diplomatie : Ormuz reste le passage obligé d'une grande partie du pétrole importé par le Pakistan, et le Wall Street Journal, cité par Geo News, rapporte que Trump juge probable une reprise des bombardements après les élections de mi-mandat de novembre — un scénario qui prolongerait l'incertitude sur les prix et les flux d'approvisionnement pour des économies déjà fragilisées comme la pakistanaise. Un responsable américain avait pourtant qualifié plus tôt les discussions via médiateurs de « positives et constructives ». La presse locale relève aussi que Téhéran a associé son rival saoudien aux discussions sur le détroit, signe des enjeux régionaux d'un conflit vieux de sept mois qui continue de perturber les flux pétroliers dans une voie maritime critique pour les importateurs d'énergie de la région.
