ANGLE DOMINANT
Moscou décrypte le refus américain comme un nouvel épisode d'une médiation qui piétine, où Téhéran dit n'avoir toujours rien reçu des intermédiaires malgré la sortie publique de Trump.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Abbas Araghchi affirme que l'Iran n'a reçu « aucune transmission » officielle des médiateurs, malgré le rejet public annoncé par Donald Trump (Sputnik, RIA Novosti).
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Selon le Wall Street Journal, Trump doute que l'Iran accepte ses conditions et évoque avec ses collaborateurs de nouvelles frappes probables après les élections de mi-mandat de novembre ; Washington ne lèvera pas le blocus naval.
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L'UKMTO, cité par Interfax, mesure un trafic commercial toujours inférieur de 75 % à son niveau d'avant-conflit dans le détroit d'Ormuz, avec 26 des 43 incidents à tir recensés depuis le 26 juillet sur la route sud au large d'Oman.
ANALYSE
Moscou, 27 septembre 2026. La presse russe restitue le fil des annonces contradictoires venues de Washington. Samedi 26 septembre, Donald Trump a confirmé avoir rejeté le plan iranien de réouverture du détroit d'Ormuz : « Ils ont fait une proposition, mais je l'ai rejetée », a-t-il déclaré aux journalistes à la Maison Blanche, rapporte RIA Novosti. Ce plan en sept jours, transmis par Téhéran « par l'intermédiaire de médiateurs » selon le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, prévoyait la reprise du trafic dans le détroit et des discussions nucléaires contre la levée du blocus naval américain et des sanctions pétrolières adoptées après l'effondrement du mémorandum signé en juin entre Washington et Téhéran.
Dimanche, Araghchi a précisé, sur Telegram, cité par Sputnik et RIA Novosti, que l'Iran n'avait encore reçu « aucune transmission » officielle des médiateurs malgré « la première réaction » publique du président américain, porteuse selon lui de « déclarations contradictoires ». « Nous attendons la position finale des intermédiaires, et nous déciderons sur cette base », a-t-il ajouté, subordonnant tout progrès à la satisfaction des conditions iraniennes.
Selon le Wall Street Journal, cité par Sputnik et Vedomosti, Trump doute que Téhéran accepte ses conditions et a confié à ses collaborateurs que de nouvelles frappes sont probables après les élections de mi-mandat de novembre ; Washington ne lèvera pas le blocus naval. Un responsable de la Maison Blanche a néanmoins assuré à CNN, selon Vedomosti, que les discussions via médiateurs restent « positives et constructives », les États-Unis se disant en position de force du fait de leur contrôle du détroit et donc « sans urgence ».
À la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, samedi, Sergueï Lavrov a inscrit la crise dans un cadre plus large : rétablir la confiance entre l'Iran et les pays arabes du Golfe est, selon lui, un préalable au règlement, et Moscou se dit prêt à y contribuer, alors que les reprises de combats pèsent sur le transport maritime et, par extension, sur l'économie mondiale.
Sur le terrain, l'UKMTO britannique, cité par Interfax, mesure l'ampleur du blocage : le trafic commercial dans le détroit reste inférieur de 75 % à son niveau d'avant-conflit, les pétroliers composant l'essentiel des navires engagés. La route sud, au large d'Oman, concentre 26 des 43 incidents à tir signalés depuis le 26 juillet. Téhéran, via son autorité PGSA, avertit que les navires empruntant des itinéraires non autorisés s'exposent à de « sérieuses restrictions ».
SOURCES (4)
- SputnikMOYEN
- InterfaxMOYEN
- VedomostiMOYEN
- RIA NovostiMOYEN
