ANGLE DOMINANT
Manille mesure l'impact du refus américain sur les prix du pétrole et le trafic maritime dont dépend l'archipel importateur d'énergie
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trump a déclaré samedi 26 septembre avant de s'envoler pour le Tennessee : « Je rejette leur proposition (...) J'ai rejeté leur accord »
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Le plan iranien, transmis via des médiateurs qataris, prévoyait sept jours de cessation des hostilités avant la réouverture du détroit d'Ormuz
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Selon le Wall Street Journal, Trump juge en privé improbable que l'Iran respecte ses conditions et envisage une reprise des frappes après les élections de mi-mandat de novembre
ANALYSE
Manille, 27 septembre 2026. Aux Philippines, où l'économie insulaire dépend presque entièrement du pétrole importé, le refus de Donald Trump d'ouvrir la voie à une réouverture du détroit d'Ormuz est lu comme une nouvelle qui pèse directement sur la facture énergétique nationale. Samedi 26 septembre, le président américain a affirmé avoir écarté la proposition iranienne transmise par des médiateurs qataris : « Je rejette leur proposition (...) J'ai rejeté leur accord », a-t-il déclaré avant de s'envoler pour le Tennessee. Le plan iranien promettait sept jours de cessation des hostilités dans la région, au terme desquels Téhéran rouvrirait le détroit stratégique, par lequel transite une part majeure du pétrole mondial.
Pour Trump, l'urgence est du côté iranien, pas du sien : « Ils veulent conclure un accord pour rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz parce qu'ils perdent lourdement (...) Nous gagnons énormément », a-t-il lancé, ajoutant que Téhéran manque de liquidités puisque ses revenus dépendent justement du détroit. Washington maintient un blocus économique sur l'Iran pour faire pression sur le gouvernement iranien, en réponse au blocage du détroit par Téhéran, qui a considérablement réduit le trafic maritime dans la zone — une donnée suivie de près à Manille, où le fret et le carburant importés transitent en bonne partie par des routes maritimes sensibles aux chocs pétroliers. Un responsable américain avait pourtant jugé plus tôt les discussions menées avec l'Iran par médiateurs interposés « positives et constructives ».
Le Wall Street Journal, cité par la presse philippine, rapporte que Trump juge en privé improbable que l'Iran respecte ses conditions et envisage une reprise des frappes après les élections de mi-mandat de novembre. Côté iranien, le président Massoud Pezeshkian a affirmé sur CBS que la République islamique honorerait ses engagements et que le plan avait été « coordonné avec le guide de la révolution », selon des extraits diffusés par l'agence officielle IRNA.
Pour un archipel qui importe l'essentiel de son énergie, la persistance du blocage du détroit d'Ormuz — et l'absence de toute perspective d'accord à court terme — entretient le risque d'une pression prolongée sur les prix mondiaux du brut, sans qu'aucune des deux parties ne semble pressée de céder.
