
ANGLE DOMINANT
Doha condamne « dans les termes les plus fermes » le ciblage de l'oléoduc Est-Ouest et salue la retenue affichée par Riyad face à Bagdad, plaçant la crise sur le terrain diplomatique plutôt que militaire.
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 13 septembre 2026. Le ministère qatari des Affaires étrangères a condamné « dans les termes les plus fermes » le ciblage de l'oléoduc Est-Ouest saoudien, visé dans les régions de Riyad et Médine par plusieurs drones tirés depuis l'Irak, une attaque qui a fait des blessés et causé des dégâts matériels. Dans un communiqué relayé par Gulf Times, la diplomatie qatarie qualifie l'opération d'« acte répréhensible » et de « violation flagrante du droit international », y voyant « une escalade dangereuse susceptible de porter atteinte à la sécurité et à la stabilité de la région ».
Le texte doha-ien insiste moins sur l'origine de l'attaque — que Bagdad a confirmée samedi comme provenant de son propre territoire — que sur la réponse mesurée apportée par Riyad. Doha « salue l'approche responsable adoptée par le Royaume d'Arabie saoudite », qui a choisi de ne pas répliquer immédiatement pour laisser au gouvernement irakien « la possibilité de prendre les mesures nécessaires afin d'empêcher que des attaques ne soient lancées depuis le territoire irakien contre le Royaume et les pays voisins ». Le Qatar affirme sa « pleine solidarité » avec Riyad et son soutien à « toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa souveraineté, sa sécurité et ses installations ».
Cette lecture s'inscrit dans un front régional plus large : le Koweït, Oman et l'Égypte ont publié des condamnations quasi identiques dans les mêmes heures, un alignement qui, vu de Doha, vaut consolidation du bloc golfe autour de Riyad plutôt que confrontation directe avec Téhéran. L'oléoduc de 1 200 kilomètres, qui achemine entre 4 et 5 % de l'approvisionnement mondial en brut en contournant le détroit d'Ormuz, reste fermé après l'incendie provoqué par les drones dans la nuit de vendredi à samedi. Washington, par la voix de Donald Trump, a jugé l'Iran « probablement » responsable — une accusation que le communiqué qatari ne reprend pas, préférant renvoyer la responsabilité territoriale à Bagdad et saluer la voie diplomatique choisie par Riyad.
ANGLE DOMINANT
Berlin mesure d'abord l'impact sur les prix à la pompe : la fermeture de l'oléoduc saoudien ravive le débat budgétaire allemand, entre appel à un plan d'urgence de Die Linke et crainte d'une nouvelle flambée du brut.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 13 septembre 2026. Pour la presse allemande, la fermeture de l'oléoduc saoudien Est-Ouest se lit d'abord à la pompe. Le baril de Brent est repassé au-dessus de 100 dollars mercredi, rapporte ZEIT Online, une flambée qui ravive aussitôt le débat intérieur. La coprésidente de Die Linke, Ines Schwerdtner, a réclamé du chancelier Friedrich Merz un plan d'urgence contre le « choc des prix », l'accusant de vouloir attendre que l'essence et le diesel deviennent impayables avant de distribuer des aides qui finiraient par sécuriser les profits des groupes énergétiques ; elle demande un plafonnement de leurs marges. Les prix à la pompe et au chauffage, insiste-t-elle, se répercutent jusqu'à la caisse du supermarché.
Sur le fond, Tagesschau et DW rappellent que l'oléoduc, long de plus de 1 200 kilomètres, permet à Ryad de contourner le détroit d'Ormuz, déjà quasi bloqué depuis six mois de guerre entre Washington et Téhéran, pour acheminer jusqu'à sept millions de barils par jour vers la mer Rouge. Selon ZEIT Online, la conduite avait déjà été visée fin juillet par des alliés de l'Iran opérant depuis l'Irak, et achemine désormais du pétrole normalement destiné à des pétroliers qui patientent dans le Golfe persique. Les drones ont frappé les régions de Riyad et Médine ; le ministère saoudien des Affaires étrangères évoque des dégâts matériels et plusieurs blessés, sans désigner de responsable — un flou que la presse allemande relaie sans trancher.
ANGLE DOMINANT
Madrid chiffre le choc pétrolier : la presse espagnole retient d'abord la fermeture du seul oléoduc alternatif à Ormuz et la flambée du baril au-delà de 107 dollars, plus que la question de l'origine des drones.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 13 septembre 2026. La presse espagnole retient d'abord le prix du baril. Sous le titre « Arabia Saudí cierra su único oleoducto alternativo a Ormuz tras sufrir varios ataques », El Diario détaille la fermeture « préventive » de l'oléoduc Est-Ouest, dit Petroline, décidée vendredi 11 septembre par le ministère saoudien de l'Énergie après que l'infrastructure a été, selon le communiqué officiel, « objeto de múltiples ataques en la mañana del jueves 10 de septiembre de 2026 ». Le ministère, qui situe l'oléoduc dans les régions de Riyad et Médine, précise que « los ataques causaron varios heridos, quienes recibieron atención médica », sans désigner l'origine ni les auteurs de l'attaque.
Expansión insiste sur la portée financière de l'événement : son titre annonce que « el petróleo supera los 107 dólares y reactiva la escalada de la deuda ». Le quotidien économique rappelle que l'oléoduc, long de 1 200 kilomètres, relie les champs pétroliers de l'est du royaume, sur le golfe Persique, au port de Yanbu, en mer Rouge, avec une capacité maximale de sept millions de barils par jour. Sa fonction stratégique, soulignent les deux journaux, est de permettre à Ryad d'exporter son brut en évitant le détroit d'Ormuz. El Diario souligne, dans son titre même, qu'il s'agit du « único oleoducto alternativo a Ormuz » dont dispose le royaume, une route dont l'usage s'était intensifié « en el actual contexto de tensiones en el estrecho de Ormuz ».
ANGLE DOMINANT
Paris mesure l'ampleur du coup porté aux exportations saoudiennes, prises en tenaille entre la fermeture du Petroline et le verrouillage du détroit de Bab Al-Mandab par les houthistes.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, dimanche 13 septembre 2026. La presse économique et internationale française mesure ce week-end l'ampleur du coup porté aux exportations saoudiennes après la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest, le Petroline, unique voie permettant à Riyad d'exporter son brut sans passer par le détroit d'Ormuz. Le Monde souligne que « le royaume saoudien vient de perdre une infrastructure-clé pour acheminer son pétrole », rappelant que la conduite relie Abqaïq, près du Golfe, au port de Yanbou, sur la mer Rouge.
BFM Business détaille l'ampleur de l'enjeu : l'oléoduc affiche une capacité de sept millions de barils par jour, un volume que Ryad a mobilisé de façon croissante depuis le déclenchement, fin février, de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. France 24 précise que la conduite, longue de 1 200 kilomètres, acheminait ces derniers mois entre 4 et 5 millions de barils quotidiens, soit 4 % à 5 % de l'offre mondiale, épargnant jusqu'ici à l'Arabie saoudite le sort d'autres exportateurs du Golfe frappés par la guerre.
Les médias français relèvent la double contrainte qui pèse désormais sur Riyad : sur son flanc sud, les houthistes soutenus par l'Iran se sont emparés jeudi 10 septembre du détroit de Bab Al-Mandab, fermant l'autre issue vers l'océan Indien, selon Le Monde. La fermeture du Petroline prive ainsi le royaume de sa dernière voie de contournement d'Ormuz au moment même où l'autre débouché maritime lui est également coupé.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires décrypte la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien comme un choc de marché, plus que comme un épisode diplomatique régional.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 13 septembre 2026. À Buenos Aires, la fermeture de l'oléoduc saoudien Est-Ouest se lit d'abord à travers le prisme du marché pétrolier, plus que comme un épisode diplomatique régional. Selon Ámbito, l'Arabie saoudite a fermé « temporalmente » cette infrastructure, jugée « fundamental » pour soutenir ses exportations de brut face aux difficultés de navigation dans le détroit d'Ormuz, après que plusieurs points du réseau ont été attaqués jeudi. Le média souligne que la voie « puede transportar hasta 7 millones de barriles diarios hacia el mar Rojo » et qu'elle avait atteint son niveau maximal d'utilisation.
Infobae précise que le ministère saoudien de l'Énergie a annoncé une fermeture « preventiva », après des attaques survenues jeudi matin dans les régions de Riyad et de Médine. Le ministère indique que les incidents ont fait plusieurs blessés, tous transportés pour recevoir des soins médicaux, et que des équipes techniques et des unités d'urgence se sont déployées immédiatement pour vérifier l'état des infrastructures et leur sécurité, en coordination avec les organismes compétents. Le ministère a promis d'informer « oportunamente » de toute évolution.
Les deux articles insistent sur le rôle croissant de cet oléoduc depuis le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz : Infobae évalue à environ cinq millions de barils par jour le volume détourné via cette voie, qui relie les gisements de l'est du royaume au terminal d'exportation de Yanbu, sur la mer Rouge, évitant ainsi le passage par le golfe Persique.
ANGLE DOMINANT
Canberra mesure l'onde de choc pétrolière plutôt que la seule bataille militaire : la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien et la prise de l'île de Perim par les Houthis referment presque simultanément les deux grandes voies de contournement du Golfe.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 13 septembre 2026. Pour la presse australienne, la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien s'inscrit dans une crise qui referme presque simultanément les deux grandes voies de contournement du Golfe. Le Sydney Morning Herald et The Age rapportent que les rebelles houthis, alliés de l'Iran, ont atteint l'île stratégique de Perim, dans le détroit de Bab el-Mandeb, selon quatre sources gouvernementales yéménites, tandis que les forces soutenues par Riyad se retiraient aussi de la ville côtière de Dhubab, en face de l'île. Au même moment, l'oléoduc Est-Ouest, qui « a aidé à soulager l'engorgement du détroit d'Ormuz », a été fermé après une attaque de drones lancée depuis l'Irak, selon des responsables saoudiens cités par les deux titres.
Cette double fermeture inquiète les analystes du transport maritime : « Ces eaux ne sont pas sûres », résume Michelle Wiese Bockmann, de la société de renseignement maritime Windward, citée par le Sydney Morning Herald. Le journal rappelle que si les Houthis contrôlaient durablement Bab el-Mandeb, leur parrain iranien obtiendrait un avantage décisif dans sa guerre contre les États-Unis, réduisant l'accès à un second corridor majeur et poussant les prix à la hausse. Depuis le début du conflit fin février, au moins 22 marins ont été tués en mer, selon le New York Times relayé par la presse australienne.
ANGLE DOMINANT
Dhaka scrute la flambée du brut et le resserrement simultané des deux routes maritimes du Moyen-Orient, redoutant une facture énergétique alourdie pour une économie largement importatrice.
POINTS CLES
ANALYSE
Dhaka, 13 septembre 2026. Pour le Bangladesh, importateur net de brut dont l'économie reste vulnérable aux chocs énergétiques, la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien confirme la fragilité du système d'approvisionnement mondial après six mois de guerre entre les États-Unis et l'Iran. La presse locale rapporte que Riyad a fermé, à titre de précaution, cette conduite de 1 200 kilomètres qui achemine encore entre 4 et 5 millions de barils par jour, soit 4% à 5% de l'offre mondiale, après une attaque de drones dans la nuit de vendredi à samedi. Le pipeline permettait à l'Arabie saoudite de contourner l'engorgement du détroit d'Ormuz, où le trafic pétrolier a ralenti du fait de l'affrontement américano-iranien.
Pour Dhaka, dont la facture des importations énergétiques pèse déjà sur la balance commerciale, la remontée du baril au-dessus de 100 dollars annonce une pression supplémentaire sur les prix intérieurs des carburants et de l'électricité. Les médias locaux notent que le prix de détail du diesel a déjà dépassé un record de 6 dollars le gallon aux États-Unis, signe d'une contagion inflationniste susceptible de toucher aussi les économies importatrices d'Asie du Sud.
Sur le plan politique, la couverture bangladaise retient que Bagdad a confirmé samedi que les drones avaient été tirés depuis le territoire irakien, entraînant le limogeage du commandant militaire et du chef de la police de la province de Maysan, à la frontière iranienne, et la fermeture du principal poste-frontière local. Les Forces de mobilisation populaire, coalition de milices soutenues par l'Iran, ont nié toute implication. Riyad a indiqué qu'elle ne ripostera pas, préférant « donner à Bagdad l'occasion de prendre les mesures nécessaires ». Donald Trump a jugé Téhéran « probablement » responsable.
ANGLE DOMINANT
Ottawa mesure le risque d'escalade régionale que fait courir la frappe de drones contre l'oléoduc saoudien, resserré par l'avancée houthiste dans le détroit de Bab-el-Mandeb.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 13 septembre 2026. Dans la presse canadienne, l'attaque de drones qui a contraint l'Arabie saoudite à fermer son oléoduc Est-Ouest, dans la nuit de vendredi à samedi, est lue à travers le prisme de l'escalade régionale plutôt que du seul choc pétrolier. Le Globe and Mail et CBC News, qui reprennent une trame quasi identique, rapportent que Bagdad « courait » samedi pour contenir les retombées après que des milices irakiennes proches de l'Iran ont été accusées d'avoir mené la frappe. Un groupe faîtier de ces milices a nié toute implication, mais le gouvernement irakien a confirmé que les drones avaient été tirés depuis son territoire, limogé deux hauts responsables et promis une enquête.
La pression sur Bagdad pour désarmer les groupes armés non étatiques est présentée comme particulièrement aiguë : le gouvernement a fixé au 30 septembre la date limite pour rendre les armes, mais plusieurs des milices les plus puissantes ont déjà annoncé qu'elles ne s'y plieraient pas. Les deux titres relient explicitement cette urgence à l'avancée des rebelles houthistes, soutenus par l'Iran, le long de la côte ouest du Yémen, qualifiée de « revers majeur » pour la coalition soutenue par Riyad et susceptible d'élargir la guerre dans la région. Vendredi, les Houthis ont saisi une île dans le détroit de Bab-el-Mandeb, voie par laquelle transite environ 12 % du commerce mondial — un verrou qui, selon ces récits, pourrait faire s'envoler des prix du pétrole déjà gonflés par six mois de guerre entre l'Iran et les États-Unis, dans un contexte où le détroit d'Ormuz est déjà perturbé.
ANGLE DOMINANT
Accra mesure les répercussions de la fermeture de l'oléoduc saoudien Est-Ouest sur un marché pétrolier déjà tendu par la guerre en mer Rouge, redoutant une flambée durable des prix pour les économies importatrices d'Afrique de l'Ouest.
POINTS CLES
ANALYSE
Accra, 13 septembre 2026. GBC Ghana Online et MyJoyOnline reprennent samedi l'information venue de la péninsule Arabique : Riyad a fermé son oléoduc Est-Ouest, artère de 1 200 kilomètres qui achemine « entre 4 % et 5 % » de l'offre pétrolière mondiale en contournant le détroit d'Ormuz, après une attaque de drones ayant frappé des stations de pompage dans la nuit de vendredi à samedi. Le ministère saoudien de l'Énergie évoque une fermeture « à titre préventif » après des frappes ayant « causé un certain nombre de blessures ». Des images satellite montrent un sol calciné et des colonnes de fumée près des installations visées.
Les deux titres ghanéens insistent sur l'origine irakienne confirmée des projectiles : Bagdad a admis que les drones avaient été tirés depuis la province de Maysan, frontalière de l'Iran, et a limogé le commandant militaire de la zone tout en ouvrant une enquête. Le gouvernement irakien a condamné des attaques qui « portent atteinte à la sécurité et à la stabilité du Royaume » et nuisent aux « relations fraternelles » entre les deux pays.
Fait notable relevé par MyJoyOnline, Riyad a choisi la retenue : sollicité par le Premier ministre irakien, le royaume a annoncé qu'il ne « ripostera pas à ce stade », tout en réaffirmant se réserver « le droit de prendre toutes les mesures nécessaires » pour protéger ses installations et ses citoyens. La presse ghanéenne relie cet épisode à la percée des rebelles houthis, alliés de l'Iran, qui ont pris le contrôle de l'ensemble de la côte de la mer Rouge au Yémen, ajoutant une pression supplémentaire sur les routes maritimes pétrolières alors que la guerre entre les États-Unis et l'Iran entre dans son septième mois. Pour les rédactions d'Accra, l'enjeu dépasse la seule diplomatie régionale : le pipeline transportait, selon les chiffres relayés via Reuters et cités par les deux titres, plusieurs millions de barils par jour, et le baril est repassé au-dessus de 100 dollars. Une telle flambée, si elle persiste, renchérit les importations de carburant et de produits raffinés pour des économies ouest-africaines déjà confrontées à l'inflation, même lorsque, comme le Ghana, elles disposent d'une production pétrolière domestique. Aucun calendrier de réparation n'est avancé par les autorités saoudiennes, les équipes techniques évaluant toujours l'étendue des dégâts sur les stations de pompage touchées.
ANGLE DOMINANT
New Delhi pèse le risque d'un baril durablement au-dessus de 100 dollars, alors que la fermeture de l'oléoduc saoudien prive Riyad de sa dernière voie de contournement du détroit d'Ormuz.
POINTS CLES
ANALYSE
New Delhi, 13 septembre 2026. L'Inde, grand importateur de brut, pèse les conséquences de la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien après des attaques de drones survenues dans la nuit de jeudi à vendredi contre des stations de pompage dans les régions de Riyad et Médine, blessant plusieurs personnes. Selon le Times of India, le ministère saoudien de l'Énergie a présenté cette fermeture comme une «mesure de précaution», tandis que la diplomatie saoudienne a affirmé que les drones étaient entrés depuis l'Irak, où opèrent des milices soutenues par l'Iran.
La presse indienne souligne la portée de l'infrastructure visée : longue de 1 200 kilomètres, la conduite permettait à Riyad de contourner le détroit d'Ormuz, engorgé depuis la guerre entre les États-Unis et l'Iran, en acheminant vers la mer Rouge entre 4 et 5 millions de barils par jour, soit 4 à 5% de l'offre mondiale, selon les sociétés de suivi des tankers citées par The Hindu Business Line. Sa fermeture a fait repasser le baril au-dessus de 100 dollars.
Bagdad a réagi vite : le Premier ministre Ali al-Zaidi a ordonné une enquête sur le commandement opérationnel de la province de Maysan, frontalière de l'Iran, et limogé son responsable après avoir établi l'origine irakienne des tirs. Riyad a dit vouloir laisser à l'Irak «l'opportunité de prendre les mesures nécessaires» plutôt que de riposter.
ANGLE DOMINANT
Téhéran dément toute implication dans l'attaque de drones contre l'oléoduc saoudien et dénonce une accusation américaine sans preuve, en pointant plutôt le front yéménite ouvert par les forces alliées de Sanaa.
POINTS CLES
ANALYSE
Téhéran, 13 septembre 2026. Les autorités iraniennes rejettent toute responsabilité dans l'attaque de drones qui a contraint l'Arabie saoudite à fermer samedi son oléoduc Est-Ouest, la conduite de 1 200 kilomètres reliant ses champs pétroliers à la mer Rouge. Selon Iran International, des groupes irakiens visés par les accusations de Bagdad et de Riyad ont nié tout rôle dans l'opération, tout en affirmant qu'ils « seraient fiers » s'ils en avaient été les auteurs - une formule que la presse iranienne retient comme preuve que la revendication n'engage ni Téhéran ni ses relais.
La déclaration de Donald Trump, qui a jugé l'Iran « probablement » derrière l'attaque, est présentée comme une accusation sans fondement, dans la continuité de ses propos du 28 février, lorsqu'il avait promis aux Iraniens que « l'heure de votre liberté est proche » et les avait appelés à « prendre le contrôle » de leur gouvernement. Six mois plus tard, note Iran International, cette rhétorique n'a produit aucune politique concrète, et Trump a lui-même reconnu que le calendrier électoral de novembre pèse sur les décisions d'escalade contre Téhéran - un aveu que la presse iranienne retient comme la preuve que l'accusation répond d'abord à un agenda intérieur américain.
ANGLE DOMINANT
Rome décrypte la fermeture de l'oléoduc comme la première facture économique de la double pression exercée par les milices pro-iraniennes en Irak et l'avancée houthie sur Bab el-Mandeb, plus que comme un simple épisode militaire.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 13 septembre 2026. La presse italienne décrypte la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien moins comme un épisode militaire isolé que comme la première facture économique tangible de la poussée des milices pro-iraniennes dans la région. ANSA rappelle que Riyad a dû fermer provisoirement la conduite qui lui permet de contourner le détroit d'Ormuz, après une attaque de drones lancée depuis l'Irak, « terrain franc pour les milices pro-Téhéran qui font partie de l'Axe de la résistance iranien, comme les Houthis au Yémen ». Le raid a fait des blessés et causé des dégâts encore en cours d'évaluation ; il n'a pas été revendiqué.
Donald Trump, en déplacement en Irlande pour un tournoi de golf dans l'un de ses complexes, a mis en cause Téhéran, jugeant « probable » la responsabilité iranienne, tout en promettant que la guerre en Iran prendrait fin après les élections de mi-mandat, lorsque « les prix du pétrole s'effondreront ». Le président américain a par ailleurs laissé entendre qu'il n'interviendrait pas contre les rebelles yéménites malgré leur conquête du détroit de Bab el-Mandeb, affirmant que « les Houthis nous ont appelés et ne veulent pas se battre avec nous ». Une version aussitôt démentie par Hazem al-Assad, membre du bureau politique d'Ansarullah, qui a qualifié l'affirmation d'« infondée et fausse ».
ANGLE DOMINANT
Manille pèse d'abord la facture : la fermeture de l'oléoduc saoudien Est-Ouest et le baril repassé au-dessus de 100 dollars menacent un pays qui importe la quasi-totalité de son pétrole.
POINTS CLES
ANALYSE
Manille, 13 septembre 2026. La fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien, annoncée samedi après des attaques de drones venues d'Irak, résonne aux Philippines comme un signal d'alerte économique plus que militaire. Le pipeline de 1 200 kilomètres, qui relie Abqaiq au port de Yanbu sur la mer Rouge, acheminait ces derniers mois entre 4 et 5 millions de barils par jour, soit 4 à 5 % de l'offre mondiale, selon les données citées par GMA News. Sa fermeture, conjuguée au blocage persistant du détroit d'Ormuz, a fait repasser le brut au-dessus des 100 dollars le baril, un niveau que la presse locale scrute de près tant l'archipel dépend des importations pour couvrir l'essentiel de ses besoins énergétiques.
Le ministère saoudien de l'Énergie a présenté la fermeture comme une mesure de précaution après une attaque ayant fait des blessés dans les régions de Riyad et de Médine, selon l'Inquirer. Riyad a choisi de ne pas riposter dans l'immédiat, à la demande du Premier ministre irakien, tout en se réservant « le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa souveraineté, sa sécurité, ses installations et ses habitants ». Bagdad a de son côté limogé un commandant militaire en réponse à l'attaque.
La situation se double d'une tension en mer Rouge : des sources gouvernementales yéménites citées par Reuters affirment que les rebelles houthis se sont emparés vendredi de l'île stratégique de Perim, à l'entrée du détroit de Bab el-Mandeb. GMA News souligne que cette double poussée, sur l'oléoduc et sur l'île, pourrait marquer une escalade dangereuse alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre régionale restent au point mort. Riyad aurait par ailleurs demandé une aide militaire à Washington face aux Houthis, une hausse des prix du carburant qui pèse déjà, selon des sources, sur le crédit politique du président américain avant les élections.
ANGLE DOMINANT
Islamabad dénonce fermement les attaques de drones contre l'oléoduc saoudien Est-Ouest et réaffirme sa solidarité avec Riyad, faisant de la défense de la souveraineté du royaume une priorité diplomatique affichée.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, dimanche 13 septembre 2026. Le ministère pakistanais des Affaires étrangères (MoFA) a publié samedi un communiqué condamnant « fermement » les attaques de drones ayant visé l'oléoduc Est-Ouest saoudien dans les régions de Riyad et Médine, un geste qui traduit l'alignement diplomatique constant d'Islamabad sur Riyad dans la crise du Golfe.
Le texte, diffusé sous la référence PR No. 242/2026, réaffirme le soutien du Pakistan à « la souveraineté, l'intégrité territoriale, la sécurité et la prospérité » du royaume saoudien, et réitère « sa solidarité avec la direction, le gouvernement et le peuple » du pays. Pour le MoFA, cité par The Express Tribune et le Daily Times, cibler des infrastructures civiles constitue « une violation flagrante du droit international » et « une menace sérieuse pour la paix, la sécurité et la stabilité régionales ».
L'oléoduc visé, long de 1 200 kilomètres, relie Abqaiq au port d'Yanbu sur la mer Rouge et permettait à l'Arabie saoudite de contourner le détroit d'Ormuz, verrouillé par la guerre entre l'Iran et les États-Unis. Il acheminait ces derniers mois entre 4 et 5 millions de barils par jour, soit 4 à 5 % de l'offre mondiale, selon des données citées par Business Recorder et Geo News. Sa fermeture, décidée « par précaution » par le ministère saoudien de l'Énergie, a fait remonter le brut au-dessus de 100 dollars le baril.
ANGLE DOMINANT
Bucarest mesure l'onde de choc énergétique de l'attaque contre l'oléoduc saoudien, redoutant un hiver plus dur pour une Europe déjà fragilisée par la crise du gaz au Qatar.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 13 septembre 2026. La fermeture temporaire de l'oléoduc saoudien Est-Ouest, décidée après une série d'attaques de drones ayant visé les stations de pompage près de Médine, est lue à Bucarest moins comme un épisode militaire au Moyen-Orient que comme un nouveau coup porté à un marché de l'énergie déjà exsangue. Selon Mediafax, citant Reuters, cette conduite de 1 200 kilomètres, qui permet à l'Arabie saoudite d'acheminer entre 4 et 5 millions de barils par jour vers la mer Rouge en évitant le détroit d'Ormuz, transportait ces derniers mois « l'équivalent de 4 à 5% de l'offre mondiale de pétrole ». Sa mise à l'arrêt, décidée par le ministère saoudien de l'Énergie « par mesure de précaution », prive Riyad de sa principale voie de contournement, alors que le trafic par le détroit d'Ormuz est déjà réduit à des niveaux très bas par la guerre entre les États-Unis et l'Iran.
La presse roumaine relie cette fermeture à un tableau régional déjà sombre : la production saoudienne était tombée en août à 6 millions de barils par jour, « un niveau minimum depuis 30 ans », tandis que le Qatar, touché par une frappe iranienne sur le complexe gazier de Ras Laffan, a vu deux de ses quatorze unités de production endommagées, avec des réparations estimées entre trois et cinq ans. QatarEnergy négocie désormais des achats à long terme de gaz liquéfié américain, alors que le pays fournissait auparavant un cinquième de la production mondiale de GNL.
ANGLE DOMINANT
Moscou dissocie la revendication houthie de l'accusation visant des drones tirés depuis l'Irak, une divergence de versions que RT et TASS mettent en avant sans trancher.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 13 septembre 2026. La presse russe raconte un attentat aux versions concurrentes. RT et TASS rapportent que l'oléoduc saoudien Est-Ouest, conduite de 1 200 kilomètres qui achemine le brut de la Province orientale jusqu'au port de Yanbou sur la mer Rouge en contournant le détroit d'Ormuz, a été frappé jeudi par plusieurs drones dans les régions de Riyad et Médine. « Le pipeline Est-Ouest a été attaqué par plusieurs drones lancés depuis l'Irak, faisant des victimes », a déclaré le ministère saoudien des Affaires étrangères, cité par TASS. Le ministère de l'Énergie a évoqué des « blessures » et un arrêt de « précaution » des pompes touchées, avec des équipes d'urgence dépêchées pour sécuriser l'installation.
Mais l'origine de l'attaque reste disputée dans le récit russe. Le mouvement houthi yéménite Ansar Allah a revendiqué l'opération, note TASS, tandis que des sources du renseignement américain n'excluent pas des tirs de drones lancés depuis l'Irak par des groupes pro-iraniens. RT, de son côté, situe l'épisode « dans le cadre de la guerre américano-iranienne » et cite des responsables américains évoquant, selon CNN, au moins deux stations de pompage touchées, avec des images satellite montrant un panache de fumée s'étirant sur plus de 100 kilomètres à travers le désert.
ANGLE DOMINANT
Riyad affiche une retenue calculée : après la fermeture de son oléoduc Est-Ouest visé par des drones tirés depuis l'Irak, le royaume choisit de ne pas riposter, laisse Bagdad agir et met en avant le soutien massif du monde arabo-musulman.
POINTS CLES
ANALYSE
Riyad, 13 septembre 2026. Le royaume affiche une prudence calculée après les attaques de drones qui ont visé son oléoduc stratégique Est-Ouest dans les régions de Riyad et de Médine, causant des blessures et des dégâts matériels. Le ministère saoudien de l'Énergie a annoncé vendredi 11 septembre 2026 la fermeture de la conduite « par précaution », le temps que des équipes techniques sécurisent l'installation et évaluent son état selon les procédures d'urgence approuvées. La portée de cet arrêt tient à une donnée que la presse saoudienne rappelle systématiquement : depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis et l'Iran et la fermeture de fait du détroit d'Ormuz, Riyad achemine environ 5 millions de barils par jour normalement expédiés depuis le Golfe via cet oléoduc jusqu'au port de Yanbu, sur la mer Rouge — sa seule alternative stratégique à Ormuz.
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a fermement condamné le tir de plusieurs drones venus d'Irak, tout en précisant qu'« à la demande du premier ministre irakien, le royaume choisit de ne pas répondre à ce stade et de soutenir les efforts du gouvernement irakien » pour empêcher que le territoire irakien serve de base à des attaques contre le royaume et ses voisins. Riyad rappelle néanmoins qu'il se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger sa souveraineté, sa sécurité, ses installations, ses citoyens et ses résidents.
ANGLE DOMINANT
Singapour mesure la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest à l'aune de sa propre vulnérabilité de hub pétrolier, quand la dernière voie de contournement du détroit d'Ormuz cède à son tour aux drones.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 13 septembre 2026. Pour la place pétrolière et maritime qu'est Singapour, la fermeture de l'oléoduc saoudien Est-Ouest se lit d'abord en dollars et en barils. Le Straits Times rappelle que cette conduite de 1 200 kilomètres, reliant Abqaiq à Yanbu sur la mer Rouge, acheminait "4 million to 5 million barrels per day", soit 4 à 5 % de l'offre mondiale, et constituait la dernière échappatoire saoudienne au blocage du détroit d'Ormuz. Sa fermeture "as a precaution" après des tirs de drones venus d'Irak, dans la nuit de vendredi à samedi, a fait repasser le brut au-dessus de 100 dollars le baril, tandis que Channel News Asia relève que le diesel de détail aux États-Unis a "surged past a record US$6 a gallon".
La presse locale insiste sur la mécanique de l'escalade plus que sur ses acteurs : l'attaque a coïncidé avec la prise par les Houthis, alliés de l'Iran, de l'île stratégique de Perim, à l'entrée du détroit de Bab el-Mandeb, un double coup que le Straits Times qualifie de "dangerous escalation". Pour une économie qui vit du transit et du raffinage, cette convergence de deux goulots d'étranglement — Ormuz et Bab el-Mandeb — pèse plus lourd que l'identité de l'attaquant.
Sur le volet diplomatique, Singapour relaie les faits sans les commenter : Bagdad a confirmé que les drones provenaient de la province de Maysan et limogé son commandant, Riyad a dit ne pas vouloir répondre pour laisser à l'Irak le temps d'agir, et Donald Trump a jugé l'Iran "probably" responsable. Le Straits Times note aussi que Riyad a demandé une aide militaire à Washington face aux Houthis, signe que la fermeture de l'oléoduc s'inscrit dans un conflit régional plus large, pas seulement dans une frappe isolée.
ANGLE DOMINANT
Washington mesure la crise saoudienne au baril : la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest se lit avant tout comme un choc pour les prix du pétrole et du diesel américain, avant d'être une affaire de drones et de milices.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 13 septembre 2026. Pour la presse américaine, la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien se lit d'abord sur les écrans des marchés. CNBC rappelle que le baril a franchi la barre des 100 dollars pour la première fois depuis des mois, terminant la semaine avec un gain de plus de 8%, après que des drones lancés depuis l'Irak ont visé la conduite jeudi matin dans les régions de Riyad et Médine, provoquant incendies et blessés. Riyad a fermé « à titre préventif » cette artère de 1 200 kilomètres et 7 millions de barils/jour de capacité, qui achemine ces derniers mois entre 4% et 5% de l'offre pétrolière mondiale vers les terminaux de la mer Rouge, contournant le détroit d'Ormuz perturbé par la guerre Iran-États-Unis.
NBC News souligne que Riyad a choisi de ne pas riposter « pour l'instant », à la demande du Premier ministre irakien, tout en se réservant le droit de protéger sa souveraineté, sa sécurité et ses installations critiques. Bagdad a confirmé que les drones provenaient de son territoire, limogé le commandant militaire de la province de Maysan et fermé deux postes-frontière avec l'Iran, selon NBC et ABC News. Un groupe de milices liées à l'Iran a nié toute implication ; Bagdad maintient au 30 septembre l'échéance fixée aux groupes armés non étatiques pour rendre leurs armes.
ANGLE DOMINANT
Pretoria calcule déjà la facture énergétique d'une crise saoudienne qui s'ajoute à six mois de guerre Iran-États-Unis, avec le détroit de Bab-el-Mandeb sous menace houthie.
POINTS CLES
ANALYSE
Johannesburg, 13 septembre 2026. Pretoria calcule déjà la facture d'une crise qui se joue à des milliers de kilomètres mais qui remonte directement jusqu'à la pompe sud-africaine. L'oléoduc Est-Ouest saoudien, fermé après des attaques de drones dans la nuit de vendredi à samedi, transportait ces derniers mois entre 4 et 5 millions de barils par jour vers la mer Rouge, contournant le détroit d'Ormuz. Sa fermeture, conjuguée à la prise vendredi par les rebelles houthis d'une île stratégique du détroit de Bab-el-Mandeb — voie par laquelle transite environ 12% du commerce mondial —, a fait repasser le brut au-dessus de 100 dollars le baril.
Pour la presse économique sud-africaine, qui a repris quasi mot pour mot les dépêches, le fil conducteur est moins l'attaque elle-même que ses répercussions en cascade sur des prix déjà gonflés par « six mois de guerre Iran-États-Unis ». Le détroit de Bab-el-Mandeb, s'il tombe sous contrôle houthi, pourrait faire s'envoler les cours mondiaux, selon Business Day et TimesLIVE, qui reprennent le même article.
Bagdad a confirmé samedi que les drones avaient été tirés depuis le territoire irakien, limogé un commandant militaire et promis une enquête, tout en fixant au 30 septembre la date limite pour que les groupes armés non étatiques rendent leurs armes — un ultimatum que plusieurs des milices les plus puissantes du pays ont déjà dit ne pas vouloir respecter. Un groupe de milices proches de l'Iran a nié toute implication dans l'attaque, tout en saluant les « victoires continues sur le champ de bataille contre les forces saoudiennes » des Houthis.
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L'Arabie saoudite a fermé à titre préventif son oléoduc Est-Ouest, la conduite de 1 200 kilomètres qui relie le golfe Persique à la mer Rouge en contournant le détroit d'Ormuz et qui transportait ces derniers mois entre 4 et 5 millions de barils par jour, après des attaques de drones dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 septembre 2026 qui ont déclenché des incendies. Bagdad a confirmé samedi que les drones avaient été tirés depuis son territoire, limogé deux responsables et fermé des postes-frontière avec l'Iran. Le baril de brut est repassé au-dessus de 100 dollars. Riyad a annoncé ne pas vouloir riposter, tandis que Donald Trump a jugé l'Iran probablement responsable de l'attaque.
L'origine des drones reste contestée : les groupes irakiens visés nient, Riyad n'a pas désigné d'auteur, et Bagdad fixe au 30 septembre la date limite pour désarmer les groupes armés non étatiques.
Les Houthis ont saisi l'île de Perim vendredi, fermant l'autre voie de contournement saoudienne.
Qatar, Koweït, Oman et l'Égypte ont condamné l'attaque et exprimé leur solidarité avec Riyad.
Les milices accusées nient toute implication, affirmant qu'elles seraient fières si c'était le cas.
Elle était déjà tombée en août à 6 millions de barils/jour, son plus bas niveau en 30 ans.
Handelsblatt élargit le tableau régional : le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a chuté, sept navires seulement l'ayant franchi jeudi contre onze la veille, sur une moyenne de quinze sur dix jours ; les Houthis progressent au Yémen vers Bab al-Mandab, l'autre verrou stratégique de la mer Rouge.
Bagdad a confirmé que les drones avaient décollé de son territoire, fermé les postes-frontière d'al-Schalamdscha et al-Schaib avec l'Iran, et le Premier ministre Ali al-Saidi a annoncé une enquête et des poursuites. Ryad dit vouloir d'abord laisser à l'Irak la chance d'agir. ZEIT Online rapporte que CNN, citant des responsables américains, confirme l'origine irakienne du tir, information que le commandement Centcom a refusé de commenter. Pour Berlin, l'urgence reste moins géopolitique qu'économique : contenir la répercussion sur les prix de l'énergie, alors que le conflit iranien fragilise déjà, via Ormuz et Bab al-Mandab, les routes d'approvisionnement mondiales.
Les deux titres, publiés vendredi 11 septembre, reprennent quasi mot pour mot le communiqué du ministère saoudien : ils insistent sur le caractère « préventif » de la fermeture et sur la mobilisation immédiate des équipes techniques, intervenues « inmediatamente tras los ataques » pour sécuriser l'infrastructure « conforme a los procedimientos de seguridad aprobados ». Ni El Diario ni Expansión n'identifient l'origine des drones ni ne mentionnent l'Irak, Bagdad ou l'Iran : le récit espagnol reste centré sur la mécanique pétrolière — capacité de l'oléoduc, hausse du baril, endettement des États producteurs — plutôt que sur la chaîne de responsabilités régionale évoquée ailleurs. Pour la presse madrilène, l'événement se lit avant tout comme un choc sur les marchés de l'énergie, dans un royaume qui avait renforcé cette route alternative pour amortir les tensions du détroit d'Ormuz.
Le ministère saoudien de l'Énergie, cité par l'agence officielle SPA, a expliqué avoir fermé « par précaution » la conduite après des attaques de drones ayant visé les régions de Riyad et de Médine, faisant plusieurs blessés. La presse française rapporte que Bagdad a confirmé que les tirs provenaient du territoire irakien, limogé le commandant de la province de Missan, et que Riyad a choisi, « à la demande du premier ministre irakien », de « ne pas réagir à ce stade ». Le brut est reparti à la hausse, franchissant la barre des 100 dollars le baril, conséquence que la presse économique française rattache directement à la disparition de cette soupape d'exportation, dans un marché déjà tendu par le blocage prolongé du détroit d'Ormuz.
Aucun des deux textes ne nomme d'auteur ni de pays d'origine des attaques : le récit argentin reste centré sur l'infrastructure, les volumes et les conséquences pour l'approvisionnement mondial, sans développer la dimension diplomatique régionale qui domine ailleurs. Cette lecture reflète une préoccupation plus économique que géopolitique face à un choc perçu comme une nouvelle pression sur un marché déjà fragilisé par l'escalade au Moyen-Orient.
ABC News détaille la version saoudienne : le ministère des Affaires étrangères a condamné le ciblage de l'oléoduc « dans les régions de Riyad et Médine par plusieurs drones venus d'Irak », causant blessures et dégâts, une fermeture présentée comme une mesure de précaution après les attaques survenues vendredi. Riyad dit avoir choisi de ne pas répondre, à la demande du premier ministre irakien, tout en se réservant « le droit de prendre toutes les mesures nécessaires » pour sa souveraineté. Bagdad a condamné l'attaque et limogé un commandant militaire samedi. Le président iranien Masoud Pezeshkian, en marge d'un sommet des BRICS en Inde, a répliqué : « Nous n'avons pas besoin d'un policier régional. » Riyad aurait aussi sollicité une aide militaire de Washington, alors que la hausse des prix du carburant pèse sur Donald Trump avant les élections de mi-mandat de novembre. L'Iran doit rencontrer les États du Golfe à Oman lundi pour évoquer le détroit d'Ormuz.
La presse bangladaise relie cet épisode à la prise, vendredi, de l'île stratégique de Perim par les rebelles houthis à l'entrée de la mer Rouge, un double choc qui referme simultanément les deux routes maritimes contournant le Golfe. Pour un pays dont les échanges dépendent des routes maritimes du Moyen-Orient, ce resserrement combiné du détroit d'Ormuz et de Bab el-Mandeb nourrit l'inquiétude d'un renchérissement durable du fret et de l'énergie, sans qu'aucune issue diplomatique ne se dessine à ce stade.
Interrogé à Dublin, Donald Trump a jugé l'Iran « probablement » responsable de la frappe sur l'oléoduc, tout en cherchant à apaiser les inquiétudes : son administration aurait eu « des discussions » avec les Houthis, qui « ne veulent pas se battre » contre Washington, a-t-il affirmé, sans préciser la date de ces échanges. Ni Riyad ni Washington ne sont cités promettant une riposte immédiate dans ces deux textes, qui insistent surtout sur la fragilité du dispositif irakien face à des groupes armés qu'il abrite officiellement mais ne contrôle pas totalement.
Donald Trump, interrogé à Dublin, a jugé l'Iran «probablement» responsable de l'attaque. Il a précisé avoir échangé avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, et affirmé que les rebelles houthis du Yémen, alignés sur Téhéran, avaient fait savoir à son administration qu'ils ne souhaitaient pas une implication directe de Washington.
Les articles indiens relaient aussi l'aggravation parallèle en mer Rouge : selon des sources gouvernementales yéménites citées par Reuters, les Houthis ont saisi vendredi l'île stratégique de Perim, à l'entrée du détroit de Bab el-Mandeb, resserrant l'étau sur la dernière route de contournement disponible. Des responsables régionaux évoquent une coordination entre Houthis et milices irakiennes contre les installations pétrolières saoudiennes. Pour la presse économique indienne, la combinaison des deux fronts, Ormuz et Bab el-Mandeb, referme les issues maritimes du brut de la péninsule Arabique, avec un effet mécanique sur les prix qu'un grand importateur comme l'Inde ne peut ignorer.
Autre front mis en avant : le Yémen, où les forces armées yéménites ont revendiqué samedi une opération à missiles et drones contre une base militaire saoudienne à Sharoura, visant selon leur porte-parole Yahya Saree des dépôts d'armes et des centres de commandement « dirigeant l'agression contre le Yémen ». Cette frappe, distincte de celle visant l'oléoduc mais assumée sans ambiguïté, sert de contre-exemple à Téhéran : la preuve que ses alliés revendiquent leurs opérations quand ils en sont responsables, contrairement à l'attaque irakienne restée sans revendication.
Bagdad a fermé trois postes-frontière avec l'Iran et suspendu ses vols vers Téhéran ; la presse iranienne relève ces mesures sans les commenter frontalement, en soulignant qu'aucune preuve matérielle reliant l'Iran aux drones n'a été rendue publique.
La Repubblica déplace le regard vers la mécanique des prix : « il n'est pas nécessaire de fermer Bab el-Mandeb pour enflammer le prix du pétrole. Il suffit de le contrôler et d'instiller dans les marchés la crainte que le traverser soit devenu plus dangereux. » Le quotidien y voit la première conséquence économique de l'avancée des Houthis, plus lourde encore pour Riyad que pour les autres producteurs du Golfe, puisque l'oléoduc fermé était précisément la voie qui lui permettait d'échapper à la pression du détroit d'Ormuz.
Cette lecture italienne dessine une Arabie saoudite prise en étau entre deux fronts simultanés — les drones venus d'Irak au nord, l'avancée houthie sur la mer Rouge au sud — sans que la presse transalpine ne s'attarde sur les mesures prises par Bagdad, laissant l'Irak largement hors champ de son récit.
Pour Manille, l'enjeu immédiat reste la volatilité du baril et son impact potentiel sur les prix du carburant et du transport dans l'archipel, sans qu'aucun élément des dépêches disponibles ne détaille encore de mesures locales.
Bagdad a confirmé que les drones avaient été tirés depuis son territoire, dans la province de Maysan, et le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a limogé le commandant responsable de la zone. Riyad a indiqué, à la demande de Bagdad, avoir choisi « de ne pas répondre à ce stade », tout en se réservant « le droit de prendre toutes les mesures nécessaires » pour protéger sa souveraineté. Donald Trump, en déplacement à Dublin, a jugé l'Iran « probablement » responsable de l'attaque, sans que Téhéran ne soit formellement mis en cause par Riyad ou Islamabad.
Pour le Pakistan, cette condamnation prolonge une ligne diplomatique constante envers un partenaire économique et stratégique majeur, alors que la région reste exposée à une possible extension du conflit, les rebelles houthis ayant par ailleurs saisi l'île de Perim, au débouché du détroit de Bab-el-Mandeb.
C'est cette chaîne de conséquences qui inquiète Bucarest : la guerre au Moyen-Orient a déjà réduit d'environ 20% les livraisons mondiales de gaz liquéfié, une contraction jugée particulièrement grave pour l'Europe à l'approche de la saison de chauffe. Les réservoirs européens de gaz n'étaient remplis qu'à environ 67% de leur capacité début septembre, contre près de 80% un an plus tôt. Bagdad et Riyad affirment toutes deux que les drones sont partis du territoire irakien, où opèrent plusieurs groupes armés soutenus par l'Iran ; le gouvernement irakien a condamné l'attaque et ouvert une enquête, sans qu'il soit à ce stade établi qui a effectivement lancé les engins. Pour la presse roumaine, l'essentiel n'est pas de trancher entre Téhéran et les milices irakiennes, mais de mesurer combien ce nouvel accroc, ajouté aux dégâts qataris, pourrait encore renchérir les prix de l'énergie en Europe avant l'hiver.
Riyad a choisi la retenue. Selon TASS, le royaume a décidé de ne pas répondre à « l'incursion armée », à la demande du Premier ministre irakien Ali al-Zaidi, pour soutenir ses efforts de stabilisation du pays. Le communiqué saoudien précise toutefois que le royaume « se réserve le droit de prendre toutes les mesures pour protéger sa souveraineté, sa sécurité nationale et ses installations économiques ».
L'oléoduc, d'une capacité maximale de 7 millions de barils par jour dont environ 5 millions disponibles à l'export après approvisionnement des raffineries de l'ouest, reste à l'arrêt sur plusieurs tronçons, sans date de reprise annoncée. Ni RT ni TASS ne mentionnent de confirmation irakienne des tirs ni de mesures prises par Bagdad, la presse russe préférant relayer côte à côte les versions saoudienne et houthie sans arbitrer entre elles.
Bagdad a de son côté limogé, samedi 12 septembre 2026, le commandant des opérations de Maysan après avoir établi que les tirs provenaient de cette province du sud irakien, et ouvert une enquête.
La presse saoudienne insiste surtout sur l'ampleur du soutien international reçu : Pakistan, Égypte, Jordanie, Syrie, Soudan, Oman, Émirats, Qatar, Koweït, Bahreïn, Palestine, Liban, Libye, la Turquie, le Yémen et la Ligue arabe ont condamné l'attaque. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, a jugé que viser des oléoducs constitue une menace directe pour la sécurité énergétique régionale, tandis que le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jasem Albudaiwi, a exhorté Bagdad à prendre des « mesures nécessaires et décisives ».
Le récit américain relie l'attaque à une aggravation plus large : selon HuffPost et ABC News, les rebelles houthis ont profité de la confusion pour s'emparer de l'île de Mayoun, verrou du détroit de Bab-el-Mandeb par lequel transite environ 12% du commerce mondial, ouvrant un nouveau front dans la guerre régionale. Bloomberg Economics avertit qu'une perturbation prolongée pourrait resserrer davantage l'offre énergétique mondiale et ajouter une pression sur le pétrole et le diesel américain, signe que Washington regarde cette crise à travers sa propre facture énergétique. Donald Trump, interrogé sur ses échanges avec le prince héritier saoudien, a tenté de rassurer : « Tout va bien se passer. » Le patron d'Aramco, Amin Nasser, avait déjà souligné le mois dernier que cet oléoduc pèse plus lourd que les réserves stratégiques pour absorber les chocs liés à la guerre.
Interrogé samedi sur les prix mondiaux du pétrole et ses échanges avec le prince héritier saoudien, Donald Trump a tenté de rassurer les marchés : « Everything will work out just fine. It's all going to work out fine. » Une petite phrase, reprise telle quelle par les titres sud-africains, qui tranche avec l'inquiétude d'une économie importatrice nette de carburant, déjà sensible à chaque poussée du Brent sur les prix à la pompe et l'inflation intérieure.