ANGLE DOMINANT
Paris mesure l'ampleur du coup porté aux exportations saoudiennes, prises en tenaille entre la fermeture du Petroline et le verrouillage du détroit de Bab Al-Mandab par les houthistes.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'oléoduc Est-Ouest (le Petroline), long de 1 200 km et d'une capacité de 7 millions de barils/jour, acheminait ces derniers mois entre 4 et 5 millions de barils quotidiens, soit 4 % à 5 % de l'offre mondiale, selon France 24.
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Le brut est repassé au-dessus de 100 dollars le baril après la fermeture de la conduite.
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Les houthistes soutenus par l'Iran se sont emparés jeudi 10 septembre du détroit de Bab Al-Mandab, fermant l'autre voie de sortie saoudienne vers l'océan Indien, selon Le Monde.
ANALYSE
Paris, dimanche 13 septembre 2026. La presse économique et internationale française mesure ce week-end l'ampleur du coup porté aux exportations saoudiennes après la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest, le Petroline, unique voie permettant à Riyad d'exporter son brut sans passer par le détroit d'Ormuz. Le Monde souligne que « le royaume saoudien vient de perdre une infrastructure-clé pour acheminer son pétrole », rappelant que la conduite relie Abqaïq, près du Golfe, au port de Yanbou, sur la mer Rouge.
BFM Business détaille l'ampleur de l'enjeu : l'oléoduc affiche une capacité de sept millions de barils par jour, un volume que Ryad a mobilisé de façon croissante depuis le déclenchement, fin février, de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran. France 24 précise que la conduite, longue de 1 200 kilomètres, acheminait ces derniers mois entre 4 et 5 millions de barils quotidiens, soit 4 % à 5 % de l'offre mondiale, épargnant jusqu'ici à l'Arabie saoudite le sort d'autres exportateurs du Golfe frappés par la guerre.
Les médias français relèvent la double contrainte qui pèse désormais sur Riyad : sur son flanc sud, les houthistes soutenus par l'Iran se sont emparés jeudi 10 septembre du détroit de Bab Al-Mandab, fermant l'autre issue vers l'océan Indien, selon Le Monde. La fermeture du Petroline prive ainsi le royaume de sa dernière voie de contournement d'Ormuz au moment même où l'autre débouché maritime lui est également coupé.
Le ministère saoudien de l'Énergie, cité par l'agence officielle SPA, a expliqué avoir fermé « par précaution » la conduite après des attaques de drones ayant visé les régions de Riyad et de Médine, faisant plusieurs blessés. La presse française rapporte que Bagdad a confirmé que les tirs provenaient du territoire irakien, limogé le commandant de la province de Missan, et que Riyad a choisi, « à la demande du premier ministre irakien », de « ne pas réagir à ce stade ». Le brut est reparti à la hausse, franchissant la barre des 100 dollars le baril, conséquence que la presse économique française rattache directement à la disparition de cette soupape d'exportation, dans un marché déjà tendu par le blocage prolongé du détroit d'Ormuz.
SOURCES (3)
- L'Arabie saoudite ferme l'oléoduc Est-Ouest, voie de contournement au blocage du détroit d'Ormuz, après des attaques de drones tirés d'Irak
- L'Arabie saoudite ferme l'oléoduc Est-Ouest, voie de contournement au blocage du détroit d'Ormuz, après des attaques houthistes
- L'Arabie saoudite ferme le pipeline qui lui sert à contourner le détroit d'Ormuz après des frappes de drones en provenance d'Irak
- BFM BusinessMOYEN
