ANGLE DOMINANT
Islamabad dénonce fermement les attaques de drones contre l'oléoduc saoudien Est-Ouest et réaffirme sa solidarité avec Riyad, faisant de la défense de la souveraineté du royaume une priorité diplomatique affichée.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Le Foreign Office pakistanais (communiqué PR No. 242/2026 du 12 septembre) a condamné les attaques et réaffirmé son soutien à la souveraineté, l'intégrité territoriale, la sécurité et la prospérité de l'Arabie saoudite.
- 02
L'oléoduc Est-Ouest, long de 1 200 km entre Abqaiq et Yanbu, transportait 4 à 5 millions de barils par jour (4 à 5 % de l'offre mondiale) en contournant le détroit d'Ormuz.
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Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a limogé le commandant responsable de la province de Maysan après confirmation que les drones en étaient partis ; Riyad a dit renoncer à riposter à la demande de Bagdad.
ANALYSE
Islamabad, dimanche 13 septembre 2026. Le ministère pakistanais des Affaires étrangères (MoFA) a publié samedi un communiqué condamnant « fermement » les attaques de drones ayant visé l'oléoduc Est-Ouest saoudien dans les régions de Riyad et Médine, un geste qui traduit l'alignement diplomatique constant d'Islamabad sur Riyad dans la crise du Golfe.
Le texte, diffusé sous la référence PR No. 242/2026, réaffirme le soutien du Pakistan à « la souveraineté, l'intégrité territoriale, la sécurité et la prospérité » du royaume saoudien, et réitère « sa solidarité avec la direction, le gouvernement et le peuple » du pays. Pour le MoFA, cité par The Express Tribune et le Daily Times, cibler des infrastructures civiles constitue « une violation flagrante du droit international » et « une menace sérieuse pour la paix, la sécurité et la stabilité régionales ».
L'oléoduc visé, long de 1 200 kilomètres, relie Abqaiq au port d'Yanbu sur la mer Rouge et permettait à l'Arabie saoudite de contourner le détroit d'Ormuz, verrouillé par la guerre entre l'Iran et les États-Unis. Il acheminait ces derniers mois entre 4 et 5 millions de barils par jour, soit 4 à 5 % de l'offre mondiale, selon des données citées par Business Recorder et Geo News. Sa fermeture, décidée « par précaution » par le ministère saoudien de l'Énergie, a fait remonter le brut au-dessus de 100 dollars le baril.
Bagdad a confirmé que les drones avaient été tirés depuis son territoire, dans la province de Maysan, et le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a limogé le commandant responsable de la zone. Riyad a indiqué, à la demande de Bagdad, avoir choisi « de ne pas répondre à ce stade », tout en se réservant « le droit de prendre toutes les mesures nécessaires » pour protéger sa souveraineté. Donald Trump, en déplacement à Dublin, a jugé l'Iran « probablement » responsable de l'attaque, sans que Téhéran ne soit formellement mis en cause par Riyad ou Islamabad.
Pour le Pakistan, cette condamnation prolonge une ligne diplomatique constante envers un partenaire économique et stratégique majeur, alors que la région reste exposée à une possible extension du conflit, les rebelles houthis ayant par ailleurs saisi l'île de Perim, au débouché du détroit de Bab-el-Mandeb.
SOURCES (5)
- The Express TribuneMOYEN
- ARY NewsMOYEN
- Daily TimesMOYEN
- Business RecorderMOYEN
