ANGLE DOMINANT
Accra mesure les répercussions de la fermeture de l'oléoduc saoudien Est-Ouest sur un marché pétrolier déjà tendu par la guerre en mer Rouge, redoutant une flambée durable des prix pour les économies importatrices d'Afrique de l'Ouest.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'oléoduc Est-Ouest saoudien, long de 1 200 km, transportait entre 4 % et 5 % de l'offre pétrolière mondiale avant sa fermeture après l'attaque de drones.
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Bagdad a confirmé que les drones avaient été lancés depuis la province de Maysan, frontalière de l'Iran, et a limogé le commandant militaire de la région.
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Riyad a annoncé ne pas vouloir riposter « à ce stade », tout en se réservant « le droit de prendre toutes les mesures nécessaires » pour sa sécurité.
ANALYSE
Accra, 13 septembre 2026. GBC Ghana Online et MyJoyOnline reprennent samedi l'information venue de la péninsule Arabique : Riyad a fermé son oléoduc Est-Ouest, artère de 1 200 kilomètres qui achemine « entre 4 % et 5 % » de l'offre pétrolière mondiale en contournant le détroit d'Ormuz, après une attaque de drones ayant frappé des stations de pompage dans la nuit de vendredi à samedi. Le ministère saoudien de l'Énergie évoque une fermeture « à titre préventif » après des frappes ayant « causé un certain nombre de blessures ». Des images satellite montrent un sol calciné et des colonnes de fumée près des installations visées.
Les deux titres ghanéens insistent sur l'origine irakienne confirmée des projectiles : Bagdad a admis que les drones avaient été tirés depuis la province de Maysan, frontalière de l'Iran, et a limogé le commandant militaire de la zone tout en ouvrant une enquête. Le gouvernement irakien a condamné des attaques qui « portent atteinte à la sécurité et à la stabilité du Royaume » et nuisent aux « relations fraternelles » entre les deux pays.
Fait notable relevé par MyJoyOnline, Riyad a choisi la retenue : sollicité par le Premier ministre irakien, le royaume a annoncé qu'il ne « ripostera pas à ce stade », tout en réaffirmant se réserver « le droit de prendre toutes les mesures nécessaires » pour protéger ses installations et ses citoyens. La presse ghanéenne relie cet épisode à la percée des rebelles houthis, alliés de l'Iran, qui ont pris le contrôle de l'ensemble de la côte de la mer Rouge au Yémen, ajoutant une pression supplémentaire sur les routes maritimes pétrolières alors que la guerre entre les États-Unis et l'Iran entre dans son septième mois. Pour les rédactions d'Accra, l'enjeu dépasse la seule diplomatie régionale : le pipeline transportait, selon les chiffres relayés via Reuters et cités par les deux titres, plusieurs millions de barils par jour, et le baril est repassé au-dessus de 100 dollars. Une telle flambée, si elle persiste, renchérit les importations de carburant et de produits raffinés pour des économies ouest-africaines déjà confrontées à l'inflation, même lorsque, comme le Ghana, elles disposent d'une production pétrolière domestique. Aucun calendrier de réparation n'est avancé par les autorités saoudiennes, les équipes techniques évaluant toujours l'étendue des dégâts sur les stations de pompage touchées.
