ANGLE DOMINANT
Rome décrypte la fermeture de l'oléoduc comme la première facture économique de la double pression exercée par les milices pro-iraniennes en Irak et l'avancée houthie sur Bab el-Mandeb, plus que comme un simple épisode militaire.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'oléoduc Est-Ouest, qui permet à Riyad de contourner le détroit d'Ormuz, a été fermé provisoirement après une attaque de drones lancée depuis l'Irak ayant fait des blessés et des dégâts encore en cours d'évaluation (ANSA).
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Donald Trump a jugé « probable » la responsabilité iranienne tout en promettant que les prix du pétrole s'effondreraient après les élections de mi-mandat, sans vouloir intervenir contre les Houthis malgré leur avancée vers Bab el-Mandeb (ANSA).
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La Repubblica souligne qu'il suffit aux Houthis de contrôler le détroit de Bab el-Mandeb et d'instiller la peur pour faire grimper le prix du pétrole, sans avoir besoin de le fermer effectivement.
ANALYSE
Rome, 13 septembre 2026. La presse italienne décrypte la fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien moins comme un épisode militaire isolé que comme la première facture économique tangible de la poussée des milices pro-iraniennes dans la région. ANSA rappelle que Riyad a dû fermer provisoirement la conduite qui lui permet de contourner le détroit d'Ormuz, après une attaque de drones lancée depuis l'Irak, « terrain franc pour les milices pro-Téhéran qui font partie de l'Axe de la résistance iranien, comme les Houthis au Yémen ». Le raid a fait des blessés et causé des dégâts encore en cours d'évaluation ; il n'a pas été revendiqué.
Donald Trump, en déplacement en Irlande pour un tournoi de golf dans l'un de ses complexes, a mis en cause Téhéran, jugeant « probable » la responsabilité iranienne, tout en promettant que la guerre en Iran prendrait fin après les élections de mi-mandat, lorsque « les prix du pétrole s'effondreront ». Le président américain a par ailleurs laissé entendre qu'il n'interviendrait pas contre les rebelles yéménites malgré leur conquête du détroit de Bab el-Mandeb, affirmant que « les Houthis nous ont appelés et ne veulent pas se battre avec nous ». Une version aussitôt démentie par Hazem al-Assad, membre du bureau politique d'Ansarullah, qui a qualifié l'affirmation d'« infondée et fausse ».
La Repubblica déplace le regard vers la mécanique des prix : « il n'est pas nécessaire de fermer Bab el-Mandeb pour enflammer le prix du pétrole. Il suffit de le contrôler et d'instiller dans les marchés la crainte que le traverser soit devenu plus dangereux. » Le quotidien y voit la première conséquence économique de l'avancée des Houthis, plus lourde encore pour Riyad que pour les autres producteurs du Golfe, puisque l'oléoduc fermé était précisément la voie qui lui permettait d'échapper à la pression du détroit d'Ormuz.
Cette lecture italienne dessine une Arabie saoudite prise en étau entre deux fronts simultanés — les drones venus d'Irak au nord, l'avancée houthie sur la mer Rouge au sud — sans que la presse transalpine ne s'attarde sur les mesures prises par Bagdad, laissant l'Irak largement hors champ de son récit.
