ANGLE DOMINANT
Berlin décrypte la riposte de la FIFA comme un manuel moderne de survie politique, tout en actant que l'UEFA a confirmé elle-même le versement contesté à une proche de Gianni Infantino.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'UEFA a confirmé à l'agence SID le versement d'une indemnité à une ancienne collaboratrice proche de Gianni Infantino, datant de son mandat de secrétaire général de l'UEFA (2009-2016) (FAZ)
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La FIFA dénonce dans un communiqué samedi soir « des efforts ciblés et continus de certains acteurs pour saper la FIFA et son président » et met en garde contre des reportages « trompeurs » (FAZ)
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ZEIT Online qualifie le comportement d'Infantino de « manuel moderne » de gestion de crise inspiré de figures politiques comme Donald Trump : encaisser, communiquer, rester en poste (ZEIT Online)
ANALYSE
Berlin, 9 août 2026. La presse allemande combine confirmation factuelle et lecture politique acerbe de la crise qui secoue la FIFA. La FAZ rapporte que l'UEFA a confirmé à l'agence SID le versement d'une indemnité à une ancienne collaboratrice proche de Gianni Infantino, à l'époque où celui-ci était secrétaire général de l'instance européenne (2009-2016), après les révélations du Telegraph britannique évoquant une relation intime. La FIFA, dans un communiqué publié samedi soir, a répliqué en dénonçant « des efforts ciblés et continus de certains acteurs pour saper la FIFA et son président », mettant en garde contre des reportages jugés « trompeurs ». Elle a réaffirmé ne « soutenir, faciliter ni tolérer aucune procédure liée à l'élection du président de la FIFA » qui contreviendrait aux statuts, et rappelé qu'Infantino avait été « démocratiquement élu par les associations membres ».
ZEIT Online, dans une chronique, pousse l'analyse plus loin : sous le titre du « triple rittberger de l'agrippement au pouvoir », le texte relit le parcours récent d'Infantino - du projet de vente d'une part de la Coupe du monde à des investisseurs privés mené par l'Américain Joshua Kushner, retiré après un tollé, jusqu'au comité d'éthique vidé de sa substance - comme la démonstration d'un « manuel moderne » emprunté à des figures politiques telles que Donald Trump : encaisser le scandale, noyer l'affaire sous la communication, et rester en place tant que l'entourage tient. L'auteur oppose ce comportement à une nostalgie assumée pour des démissions plus « dignes » dans le football.
Les deux titres notent que la fracture dépasse le cas individuel : l'UEFA maintient sa menace de boycott de futurs tournois FIFA, tandis que la CAF et la CONMEBOL réitèrent leur soutien à Infantino. Aucun des deux articles allemands ne tranche sur la véracité de la relation alléguée ni sur le favoritisme évoqué par le Telegraph ; la presse locale s'en tient à la confirmation de l'UEFA sur le versement et à une lecture critique du discours de la FIFA, jugé emblématique d'une ère où le scandale se digère par la communication plutôt que par la responsabilité.
