ANGLE DOMINANT
Lisbonne pèse les versions contradictoires opposant la FIFA au Telegraph, sans reprendre à son compte les accusations de favoritisme visant Gianni Infantino.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La FIFA dénonce, selon le Jornal Económico, un « effort concerté et continu de certains pour affaiblir » l'organisation et son président.
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L'UEFA confirme à l'AFP avoir effectué un paiement incluant la prise en charge d'un MBA d'environ 50 000 euros, jugé conforme aux règles alors en vigueur.
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Infantino dément « avec véhémence », par la voix d'un porte-parole de la FIFA, toute conduite inappropriée, rapporte le SAPO Notícias.
ANALYSE
Lisbonne, 9 août 2026. La presse portugaise reprend avec prudence l'affaire qui secoue le football mondial : Gianni Infantino, président de la FIFA, est visé par des accusations de favoritisme remontant à son passage au secrétariat général de l'UEFA, entre 2009 et 2016. Le Jornal Económico rapporte que la FIFA a dénoncé samedi « un effort concerté et continu de certains pour affaiblir » l'organisation et son président, dans un communiqué qui ne précise pas à quelles allégations il fait référence. La fédération y affirme que « des informations publiées récemment contenaient des affirmations non fondées et des allégations manifestement fausses », ajoutant que « les spéculations et les insinuations ne doivent pas être présentées comme des faits » et que « la répétition d'une allégation ne la rend pas vraie ».
L'origine du dossier, selon le Jornal Económico, est une enquête du britannique The Telegraph publiée vendredi soir, qui affirme qu'Infantino, alors secrétaire général de l'UEFA, aurait usé de son pouvoir pour favoriser la promotion d'une employée avec laquelle il entretenait une relation intime. Cette dernière aurait reçu, à son départ, une « indemnisation à six chiffres » autorisée par Infantino, ainsi qu'une prise en charge d'environ 50 000 euros pour un MBA. Contactée par l'AFP, l'UEFA a reconnu « un paiement », accompagné de la prise en charge des frais du MBA, tout en précisant que ce versement « était conforme aux règles alors en vigueur pour le personnel quittant l'organisation ».
Le SAPO Notícias, citant la même enquête du Daily Telegraph, précise que Gianni Infantino a démenti « avec véhémence » les allégations de conduite inappropriée par la voix d'un porte-parole de la FIFA, tandis que l'UEFA n'a pas commenté d'éventuelle faute de son ex-secrétaire général, se limitant à confirmer le lien du paiement avec la formation MBA.
La presse portugaise s'en tient, pour l'heure, à la reconstitution factuelle des versions opposées — celle du Telegraph, celle de l'UEFA et celle de la FIFA — sans reprendre à son compte le terme de favoritisme. Le communiqué de la FIFA, qui revendique son ouverture à « toute analyse critique légitime » tout en refusant que celle-ci « déforme les faits », est présenté comme une défense ferme mais qui reste évasive sur le fond des accusations.
