ANGLE DOMINANT
Brasília relève la solidité du front sud-américain autour de Gianni Infantino, la CONMEBOL et la CAF réaffirmant leur soutien face à la menace de boycott européenne.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La FIFA a dénoncé samedi 8 août un « esforço coordenado e contínuo » visant à affaiblir l'institution et son président (G1, Jornal de Brasília).
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Le président de la CONMEBOL Alejandro Domínguez a rencontré Infantino vendredi à Cali, réaffirmant le soutien sud-américain (Jornal de Brasília).
- 03
Le projet FIFA Forward Enterprise visait à lever jusqu'à 4,2 milliards de dollars sur une valorisation de 20 milliards avant d'être retiré (Folha de S.Paulo, G1).
ANALYSE
Brasília, 9 août 2026. Alors que la crise à la FIFA s'intensifie, la presse brésilienne retient d'abord la solidité du front sud-américain autour de Gianni Infantino. Le G1 rapporte que la FIFA a dénoncé samedi un « esforço coordenado e contínuo » (effort coordonné et continu) visant à affaiblir l'institution et son président, en réaction aux accusations du Daily Telegraph sur un paiement fait par l'UEFA à une ex-employée liée à Infantino durant son passage comme secrétaire général de l'organisation européenne, entre 2009 et 2016. La FIFA a qualifié ces informations d'« afirmações infundadas e alegações comprovadamente falsas » et a averti qu'elle ne soutiendrait, ne faciliterait ni ne tolérerait « aucun processus » électoral non conforme à ses statuts et aux procédures démocratiques, selon le Jornal de Brasília.
Le même journal souligne que la crise, née une semaine plus tôt du projet — depuis retiré — de céder à des investisseurs privés une part de la Copa do Mundo pour lever jusqu'à 4,2 milliards de dollars via la FIFA Forward Enterprise, valorisée 20 milliards, a resserré les liens entre Infantino et ses alliés sud-américains. Le président de la CONMEBOL, Alejandro Domínguez, a été photographié aux côtés du dirigeant italo-suisse vendredi à Cali, en marge de la prise de fonction du président colombien Abelardo de la Espriella, un geste lu comme un signal de continuité du soutien continental. Domínguez a évoqué vouloir « continuer à renforcer les liens qui nous unissent par le football ».
La Folha de S.Paulo rappelle que cet appui s'étend à la CAF ainsi qu'aux fédérations d'Argentine et du Paraguay, tandis que l'UEFA — où Infantino fut secrétaire général — maintient sa menace de boycott des tournois FIFA, et que la fédération norvégienne a réclamé sa démission immédiate. Infantino, 56 ans, à la tête de la FIFA depuis dix ans, reste selon le quotidien pauliste en position fragile malgré ces soutiens, la FIFA n'ayant pour l'instant identifié aucun responsable précis de l'« effort concerté » qu'elle dénonce.
SOURCES (3)
- G1 Globo MundoMOYEN
- Jornal de BrasíliaMOYEN
