ANGLE DOMINANT
Quito défend Gianni Infantino au nom de la « bonne gouvernance », tout en laissant sa presse relayer le sévère reproche adressé par l'UEFA.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La FEF, par la lettre de son président Francisco Egas, a salué le retrait du projet FFE comme « la décision la plus juste et cohérente avec les principes de bonne gouvernance » (El Comercio).
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La FEF affirme partager l'appel de la Conmebol à préserver l'institutionnalité du football mondial et souligne une décennie de croissance du football équatorien grâce à l'appui de la FIFA (El Comercio).
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El Universo rapporte que l'UEFA a qualifié le projet FFE de « miteux, opaque et manigancé en coulisses » et dit avoir « perdu confiance » en Infantino malgré son retrait.
ANALYSE
Quito, 9 août 2026. La Federación Ecuatoriana de Fútbol (FEF) a réaffirmé son soutien à Gianni Infantino après le retrait, cette semaine, du projet de créer la FIFA Forward Enterprise (FFE), une filiale ouverte à des investisseurs privés pour gérer notamment la Coupe du monde. Dans une lettre publiée vendredi et relayée par El Comercio, le président de la FEF, Francisco Egas, a salué « la décision la plus juste et cohérente avec les principes de bonne gouvernance » et estimé que l'abandon du projet renforce l'institutionnalité du football mondial. Egas a appelé à l'unité entre fédérations et instance suprême, rappelant que le football équatorien a connu une décennie de croissance grâce, selon lui, à l'appui technique, humain et financier de la FIFA. La FEF a aussi indiqué partager l'appel de la Conmebol à préserver cette institutionnalité, positionnant le football sud-américain aux côtés d'Infantino. Mais la presse équatorienne relaie aussi, sans filtre, la charge inverse. El Universo rapporte samedi le « sévère reproche » adressé par l'UEFA à Infantino, l'instance européenne affirmant avoir « perdu confiance » en lui malgré le retrait du projet controversé, qualifié de « projet miteux, opaque et manigancé en coulisses ». Selon le quotidien, la confiance de « nombreux autres membres de la famille du football » a également été entamée. L'article rappelle qu'Infantino, ancien secrétaire général de l'UEFA, reste pour l'instant seul candidat à l'élection de mars 2027, et que l'UEFA avait menacé jeudi, à l'unanimité, de boycotter les prochaines compétitions de la FIFA, Mondial compris, si le projet aboutissait. L'organisme européen qualifie l'abandon de la FFE de « victoire pour tout le football », tout en maintenant sa défiance envers le président. Quito ne tranche donc pas entre les deux lectures : la fédération nationale choisit la loyauté institutionnelle et le bilan de croissance du football équatorien sous Infantino, quand les colonnes sportives locales n'occultent pas la sévérité du désaveu européen. Aucun article du pool équatorien ne mentionne directement les accusations de favoritisme liées à une indemnité de départ versée par l'UEFA, ni le communiqué de la FIFA dénonçant un effort concerté pour affaiblir son président.
SOURCES (2)
- El UniversoMOYEN
- El Comercio ECMOYEN
