ANGLE DOMINANT
Oslo pèse de tout son poids dans la fronde anti-Infantino, portée par la présidente de sa propre fédération, Lise Klaveness, qui exige son départ et exclut déjà de voter pour lui en 2027.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La présidente de la NFF Lise Klaveness a exigé vendredi la démission immédiate de Gianni Infantino (Aftenposten, VG)
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La Norvège, la Suède, la Serbie et le pays de Galles ont annoncé qu'ils ne voteraient pas pour Infantino à l'élection de 2027 (Aftenposten)
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La FIFA a dénoncé samedi « un effort concerté et continu de certains pour affaiblir la FIFA et son président » (Aftenposten, VG)
ANALYSE
Oslo, 9 août 2026. Pour la Norvège, la crise qui secoue la FIFA n'a rien d'un spectacle lointain : elle en est l'un des déclencheurs directs. Vendredi, la présidente de la Fédération norvégienne de football (NFF), Lise Klaveness, a exigé la démission immédiate de Gianni Infantino, rapportent Aftenposten et VG. Samedi, la FIFA a répliqué en dénonçant « un effort concerté et continu de certains pour affaiblir la FIFA et son président », rejetant des « affirmations non étayées et manifestement fausses » et rappelant que son président a été « démocratiquement élu par les associations membres ».
L'origine du conflit : le projet retiré de FIFA Forward Enterprise, qui aurait cédé 21 % des droits commerciaux de la FIFA à des investisseurs privés. L'UEFA dit avoir perdu confiance et maintient sa menace de boycott des tournois FIFA. Selon Aftenposten, la Norvège, la Suède, la Serbie et le pays de Galles ont annoncé qu'ils ne voteraient pas pour Infantino à l'élection de 2027 ; la NFF a demandé qu'il se retire. À l'inverse, la CAF, forte de ses 54 fédérations membres, n'a jamais vacillé dans son soutien, son président Patrice Motsepe ayant réaffirmé cette semaine la confiance du continent africain envers Infantino ; la CONMEBOL et la fédération mexicaine le soutiennent également.
S'y ajoutent les révélations du Telegraph, reprises par la presse norvégienne, selon lesquelles l'UEFA aurait versé une indemnité « à six chiffres » à une ancienne salariée avec laquelle Infantino aurait entretenu une relation lorsqu'il était secrétaire général de l'instance européenne.
Pour Oslo, cette fronde n'est pas nouvelle. The Local Norway rappelle que Klaveness, 45 ans, juriste et ancienne internationale (73 sélections), avait déjà attaqué Infantino dès 2022, peu après sa prise de fonction à la NFF, en critiquant depuis Doha l'attribution du Mondial au Qatar : « les droits humains, l'égalité, la démocratie, les intérêts fondamentaux du football n'étaient pas dans le onze de départ ». En 2023 déjà, la Norvège avait refusé de soutenir sa réélection. Une commentatrice de TV2, Mina Finsted Berg, la décrit comme la première à porter des critiques aujourd'hui partagées par d'autres fédérations.
Infantino, 56 ans, préside la FIFA depuis 2016 ; réélu en 2027, ce serait son dernier mandat en vertu de la limite fixée par l'instance. Il avait annoncé sa candidature au congrès de Vancouver ce printemps.
