ANGLE DOMINANT
Dakar mesure la solidarité africaine autour d'Infantino, entre soutien continental quasi unanime et accusations de favoritisme venues d'Europe non tranchées.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'UEFA a confirmé avoir versé une indemnité de départ « à six chiffres » à une employée liée à Infantino, ainsi que le remboursement des frais d'un MBA, jugés « conformes » aux règlements de l'époque (Dakaractu).
- 02
Le comité exécutif de la CAF a confirmé à l'unanimité son soutien à Infantino, et cinq des sept pays africains au Conseil de la FIFA (Égypte, Maroc, Niger, Mauritanie, Comores) l'ont déjà appuyé publiquement (Senego).
- 03
Fouzi Lekjaa (Maroc) a qualifié le retrait du projet Forward Enterprise de décision « sage », tandis que la Fecofa congolaise a assuré Infantino de son « plein soutien » au-delà de 2027 (Senego).
ANALYSE
Dakar, 9 août 2026. Face à la tempête qui secoue Gianni Infantino, la presse sénégalaise privilégie un angle : la solidarité africaine du football continental face à des accusations venues d'Europe. Dakaractu rapporte que l'UEFA a confirmé avoir versé des « indemnités de départ » à six chiffres à une employée ayant eu une relation présumée avec Infantino, alors secrétaire général de l'instance européenne de 2009 à 2016, ainsi que le remboursement des frais d'un MBA — versements que l'UEFA juge « conformes » aux règlements en vigueur à l'époque. Le journal souligne que cette révélation du Daily Telegraph intervient alors que la pression s'intensifie sur le président de la FIFA, déjà fragilisé par l'échec de son projet d'ouverture de la fédération à des investisseurs privés, la FIFA Forward Enterprise. Seul candidat déclaré à sa propre succession, Infantino se concentre désormais sur sa réélection prévue en mars 2027 ; Dakaractu note que le président canadien de la Concacaf, Victor Montagliani, est présenté par plusieurs médias internationaux comme un rival potentiel.
Senego, de son côté, documente la persistance du soutien africain malgré la controverse. Le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a confirmé à l'unanimité son appui à Infantino, tandis que cinq des sept pays africains siégeant au Conseil de la FIFA — Égypte, Maroc, Niger, Mauritanie et Comores — l'ont déjà soutenu publiquement. Ce soutien s'explique largement par le programme Forward, lancé en 2016, dont dépendent de nombreuses fédérations africaines pour financer leurs projets ; dès avril, les 54 fédérations du continent avaient affiché leur intention de voter pour Infantino en 2027, lors d'une réunion à Vancouver. Au Maroc, Fouzi Lekjaa a qualifié le retrait du projet Forward Enterprise de décision « sage » ; en Égypte, siège de la CAF, Hany Abo Rida maintient un soutien fort. La Fédération congolaise (Fecofa), dirigée depuis mai par Véron Mosengo-Omba, a elle aussi salué le retrait du projet et assuré Infantino de son « plein soutien » au-delà de 2027. Senego relève toutefois des attentes croissantes en matière de bonne gouvernance et de transparence, au-delà des seuls financements — signe que le soutien continental n'est pas inconditionnel.
