ANGLE DOMINANT
Buenos Aires défend Infantino et négocie déjà les dividendes de sa loyauté pour le Mondial 2030.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'AFA (Claudio « Chiqui » Tapia) et la CONMEBOL travaillent à porter le Mondial 2030 à 64 équipes, avec 18 matches de phase de groupes répartis en Argentine, Uruguay et Paraguay (Perfil).
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La CONMEBOL, dix membres affiliés à la FIFA dont l'Argentine et le Brésil, a réaffirmé son soutien à Infantino après le retrait du projet de privatisation de la Coupe du monde (Buenos Aires Times).
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Infantino, 56 ans, a été photographié à Cali aux côtés du président de la CONMEBOL Alejandro Domínguez lors de l'investiture du président colombien Abelardo de la Espriella (Buenos Aires Times).
ANALYSE
Buenos Aires, 9 août 2026. Tandis que l'UEFA maintient sa menace de boycott et que plusieurs fédérations européennes réclament la démission de Gianni Infantino, l'Argentine choisit le camp inverse. Le président de l'AFA, Claudio « Chiqui » Tapia, a confirmé cette semaine que son association travaille avec la CONMEBOL sur un projet visant à porter le Mondial 2030 à 64 sélections, avec une phase de groupes complète de 18 matches répartie entre l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay — au lieu des trois rencontres inaugurales commémoratives initialement prévues pour le centenaire de la compétition, selon Perfil. La presse argentine décrit un dirigeant en pleine reconstruction politique, réfugié « en Amérique du Sud et en Afrique » après le retrait, sous la pression, de son projet d'ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés, rapporte Perfil.
Vendredi, Infantino a atterri à Cali pour assister à l'investiture du président colombien d'extrême droite Abelardo de la Espriella. Des photos diffusées par la fédération colombienne le montrent souriant aux côtés du président de la CONMEBOL, Alejandro Domínguez, et du dirigeant colombien Ramón Jesurún, note le Buenos Aires Times. Interrogé par un journaliste de l'AFP sur la fin de la tempête traversée par la FIFA, le dirigeant italo-suisse de 56 ans a éludé la question ; il a préféré, devant des enfants réunis pour un festival de football, célébrer « la joie » et « l'unité » du sport.
La CONMEBOL, qui ne compte que dix membres affiliés à la FIFA mais rassemble des fédérations aussi lourdes que l'Argentine et le Brésil, a réaffirmé publiquement son appui à Infantino, qui briguera un quatrième et dernier mandat lors de l'élection de mars prochain à Rabat. Contrairement à la Norvège, la Suède, la Serbie ou le pays de Galles, aucune voix sud-américaine ne s'est jointe aux appels européens à la démission. Pour l'AFA, l'enjeu dépasse la solidarité continentale : la répartition des matches du Mondial 2030 se négocie précisément au moment où Infantino cherche des soutiens pour traverser la crise née des révélations sur une indemnité versée par l'UEFA à une ancienne employée. Plus la CONMEBOL pèse politiquement à la FIFA, plus l'AFA espère peser sur la physionomie du tournoi du centenaire, dont l'affluence dans les stades sud-américains conditionne l'image régionale du football.
