ANGLE DOMINANT
Canberra scrute la crise de gouvernance qui fragilise Gianni Infantino, entre allégations personnelles non établies et fracture ouverte entre confédérations du football mondial.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'UEFA confirme un versement de départ incluant des frais de MBA, équivalent à environ 86 000 dollars australiens selon SBS News
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Infantino qualifie les allégations de « catégoriquement fausses » et de « diffamatoires » (ABC News Australia)
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L'UEFA dit avoir perdu confiance et maintient sa menace de boycott, tandis que la CAF et le football sud-américain réaffirment leur soutien à Infantino (SBS News)
ANALYSE
Canberra, 9 août 2026. La crise de gouvernance qui secoue la FIFA depuis l'échec du projet de privatisation partielle de la Coupe du monde s'est aggravée ce week-end, avec la publication par le quotidien britannique The Telegraph d'allégations visant directement Gianni Infantino. Selon les informations relayées par ABC News, SBS News et The Age, le journal affirme que le président de la FIFA aurait entretenu une relation intime avec une employée de l'UEFA alors qu'il en était le secrétaire général, entre 2009 et 2016, et lui aurait obtenu une promotion pendant cette période.
L'UEFA a confirmé qu'« un versement de départ a été effectué à la personne concernée », incluant la prise en charge de frais de scolarité pour un MBA dans une école de commerce locale, pour un montant équivalent à environ 86 000 dollars australiens selon SBS News. L'instance européenne précise que ce versement « était conforme à la réglementation en vigueur pour le personnel sortant à l'époque », tout en reconnaissant que « cette réglementation a été renforcée depuis ». Contactée par l'AFP, la FIFA n'avait pas répondu samedi.
Infantino, cité par ABC News, qualifie les accusations de « catégoriquement fausses » et de « diffamatoires ». Ces révélations interviennent une semaine seulement après l'abandon du projet FIFA Forward Enterprise, qui visait à céder à des investisseurs privés une part des droits commerciaux de la Coupe du monde, sur la base d'une levée pouvant atteindre 4,2 milliards de dollars pour une valorisation de 20 milliards.
La presse australienne relève surtout la fracture qui s'ouvre entre confédérations. SBS News rapporte que l'UEFA, où Infantino a passé seize ans avant de rejoindre la FIFA en 2016, dit avoir perdu confiance et maintient sa menace de boycott des tournois FIFA, tandis que la présidente de la Fédération norvégienne, Lise Klaveness, a exigé sa démission immédiate : « Nous allons demander au président de la FIFA de démissionner maintenant. » À l'inverse, la Confédération africaine de football et les instances sud-américaines ont réaffirmé leur soutien à l'Italo-Suisse de 56 ans, qui brigue un quatrième et dernier mandat.
Pour les médias australiens, l'affaire ajoute une dimension personnelle à une controverse jusque-là centrée sur la gouvernance financière du football mondial, sans que les allégations de favoritisme n'aient à ce stade été établies au-delà des déclarations des parties.
SOURCES (3)
- ABC News AustraliaMOYEN
- The AgeMOYEN
- SBS News AustraliaMOYEN
