
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
L'opposition de gauche (sociaux-démocrates, Parti de gauche, Verts, Parti du centre) devance la coalition sortante d'Ulf Kristersson d'un écart resserré, autour de 176 sièges contre 173 sur les 349 du Riksdag.
Les Démocrates de Suède reculent pour la première fois depuis leur entrée au Riksdag en 2010, passant d'environ 20,5% des voix en 2022 à environ 17,5%, et perdent leur rang de deuxième parti du pays.
Le résultat définitif dépend du dépouillement des votes des Suédois de l'étranger, attendu mercredi 16 septembre 2026.
Une partie de la presse lit le repli des Démocrates de Suède comme la sanction populaire d'une politique migratoire et pénale jugée trop dure depuis 2022, tandis qu'une autre partie souligne un paradoxe : cette même politique a fait baisser la criminalité et l'immigration sans empêcher le recul électoral du parti qui la portait.
La presse américaine et turque présente comme une question ouverte l'effet du résultat sur la direction du plus récent membre de l'OTAN, tandis que la presse russe et finlandaise affirme que l'adhésion à l'Alliance, l'aide à l'Ukraine et la coopération de défense resteront inchangées quel que soit le bloc vainqueur.
Soutiennent cette lecture
La presse turque, finlandaise et française relève que la baisse de la criminalité et de l'immigration a déplacé la campagne vers la santé, l'éducation et le pouvoir d'achat, tandis que la presse italienne et chinoise continue de lire le scrutin essentiellement à travers le prisme migratoire.
ANGLE DOMINANT
Pékin retient d'abord l'angle migratoire du scrutin suédois, relayant les critiques sur les libertés civiles adressées au gouvernement sortant, avant de souligner l'équation quasiment ingouvernable qui attend le camp vainqueur.
POINTS CLES
ANALYSE
Pékin, 15 septembre 2026. La presse chinoise retient d'abord l'étroitesse du verdict suédois. Selon les résultats provisoires portant sur 93 % des bureaux relayés par CGTN, le bloc d'opposition — sociaux-démocrates, Parti de gauche, Verts et Parti du centre — obtiendrait 176 des 349 sièges du Riksdag, contre 173 pour le bloc mené par le Premier ministre conservateur Ulf Kristersson. L'écart en voix est tout aussi mince : 49,5 % contre 49,1 %. Les sociaux-démocrates restent le premier parti du pays avec 28,1 % des suffrages, devant les modérés à 19,9 %.
CGTN souligne surtout la difficulté qui attend la cheffe des sociaux-démocrates Magdalena Andersson pour transformer cette avance en gouvernement. Le Parti du centre exclut de siéger avec le Parti de gauche, préférant, selon la chaîne, provoquer une élection extraordinaire plutôt que de composer avec lui ; le Parti de gauche, à l'inverse, réclame des postes au gouvernement. La télévision publique suédoise, citée par CGTN, qualifie ce casse-tête d'« équation impossible ». Côté camp Kristersson, CGTN rapporte que le Premier ministre a promis de contacter les autres chefs de parti pour explorer une coalition viable, lors de la soirée électorale des Modérés.
Le South China Morning Post, publié à la veille du scrutin, choisit un autre angle : celui de l'immigration. Le journal hongkongais rappelle que Kristersson s'était engagé à associer au gouvernement les Démocrates de Suède, parti d'extrême droite, en cas de victoire de son camp, et relaie des critiques selon lesquelles la politique migratoire de son gouvernement pousse les immigrés à se conformer à la culture suédoise sous peine de devoir quitter le pays, par un mélange de mesures incitatives et de sanctions.
Les deux titres chinois convergent sur un point : ce scrutin serré n'offre à aucun camp de mandat clair, et la formation du prochain gouvernement suédois s'annonce longue, quel que soit le résultat définitif attendu après le dépouillement des votes de l'étranger, mercredi 16 septembre.
ANGLE DOMINANT
Budapest décortique l'arithmétique parlementaire suédoise, où trois sièges séparent les deux blocs, et retient que même une victoire de la gauche imposera à Magdalena Andersson de concilier un Parti de gauche revendicatif et un Parti du centre réticent à y siéger.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 15 septembre 2026. Depuis Stockholm, la presse hongroise détaille lundi 14 septembre 2026 un scrutin si serré qu'aucun camp n'ose encore revendiquer la victoire. Selon HVG, qui cite la BBC, l'autorité électorale suédoise créditait, après dépouillement de 94 % des bulletins, le bloc d'opposition mené par Magdalena Andersson de 176 sièges, contre 173 pour la coalition de droite du Premier ministre sortant Ulf Kristersson. Trois mandats séparent donc les deux camps dans un Riksdag de 349 sièges — un écart si mince que Kristersson lui-même reconnaissait lundi matin : « Les électeurs ont exprimé leur opinion, mais il n'y a pas encore de résultat définitif. » Andersson, elle, a demandé à ses partisans d'attendre le résultat définitif, tout en affirmant que si la tendance se confirmait, « la Suède aura un nouveau gouvernement ».
La presse hongroise retient un paradoxe : la gauche progresse en bloc, mais son principal parti recule. Selon HVG, les sociaux-démocrates d'Andersson, crédités de 28 % des voix lundi matin, réalisent leur pire score depuis plus d'un siècle. Index souligne, lui, que la coalition Tidö de Kristersson — Modérés, chrétiens-démocrates, libéraux, appuyés par les Démocrates de Suède — perd elle aussi du terrain : le parti d'extrême droite recule pour la première fois depuis son entrée au Parlement en 2010, passant de 20,6 % en 2022 à environ 17,2-17,5 % cette fois-ci.
ANGLE DOMINANT
Rome décrypte le scrutin suédois moins comme une alternance politique classique que comme le test grandeur réelle de la ligne dure sur l'immigration, dont le bilan chiffré paraît mitigé.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 15 septembre 2026. Le dépouillement des législatives suédoises confirme, aux yeux de la presse italienne, un basculement politique acquis à la marge la plus étroite possible : selon les projections de l'autorité électorale, le bloc d'opposition mené par la sociale-démocrate Magdalena Andersson devancerait la coalition sortante d'un seul siège, 175 contre 174, un écart si mince que le résultat définitif n'est attendu que mercredi ou jeudi, une fois comptés les quelque 220 000 votes anticipés et venus de l'étranger. Les premiers exit poll de SVT/Valu avaient pourtant annoncé un écart bien plus large, 183 sièges contre 166, avant que le dépouillement effectif ne resserre nettement la marge.
Mais ce qui retient surtout l'attention à Rome, c'est le sort des Démocrates de Suède : le parti de Jimmie Åkesson, qui avait conditionné la politique migratoire du gouvernement d'Ulf Kristersson depuis 2022, recule pour la première fois depuis son entrée au Riksdag en 2010, passant d'environ 20,5% à 17,5-18,5% des voix selon les estimations. La revue Internazionale met ce repli en regard d'un bilan jugé décevant : les « subventions au retour » lancées par Stockholm en 2022 et revalorisées cette année - jusqu'à 31 000 euros par personne, 45 000 pour un couple, 53 000 pour une famille - n'ont convaincu que 171 personnes début 2026, malgré une campagne d'affichage ciblant explicitement les étrangers.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires retient d'abord l'arithmétique des blocs et le possible retour au pouvoir de la social-démocratie suédoise, plus que le recul de l'extrême droite en tant que tel.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 15 septembre 2026. La presse argentine retient d'abord un chiffre : selon les sondages sortie des urnes cités par Ambito et Perfil, le bloc de centre-gauche mené par Magdalena Andersson obtiendrait 51% à 51,3% des voix dimanche 13 septembre, contre 46,8% à 47% pour le bloc gouvernemental du premier ministre conservateur Ulf Kristersson. Ambito détaille la répartition : le Parti social-démocrate arrive en tête avec 28,4%, devant les Conservateurs (18,1%) et les Démocrates de Suède (17,2%), qui perdent leur statut de deuxième force politique du pays pour la première fois depuis leur entrée au Riksdag en 2010.
Le média souligne que les socialdémocrates, "la force politique la plus votée dans toutes les élections générales des cent dernières années" en Suède, pourraient ainsi retrouver le pouvoir - malgré un recul de près de deux points par rapport à 2022. Perfil rappelle de son côté que l'extrême droite, en progression constante depuis son entrée en lice en 1988, subit ici son premier reflux électoral.
La couverture insiste aussi sur le resserrement de la campagne : les sondages donnaient une confortable avance à la coalition de gauche pendant des mois, avant qu'un rattrapage rapide dans les derniers jours ne transforme le scrutin en quasi-match nul. Perfil cite la députée des Démocrates de Suède Julia Kronlid : "Por supuesto, es un poco decepcionante dejar de ser el segundo partido más grande en estas encuestas. Pero aún no se ha terminado el recuento, todavía puede cambiar", rappelant qu'en 2022 déjà le résultat avait basculé pendant la nuit.
ANGLE DOMINANT
Canberra retient de ce scrutin serré une leçon d'arithmétique parlementaire : le recul historique de l'extrême droite ne suffit pas à garantir à la gauche suédoise un gouvernement stable.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 15 septembre 2026. Pour la presse australienne, ce scrutin suédois se lit d'abord comme une leçon d'arithmétique électorale plus que comme une victoire nette. Selon SBS News Australia, avec plus de la moitié des bulletins dépouillés dimanche soir, les quatre partis d'opposition menés par la sociale-démocrate Magdalena Andersson devançaient l'alliance du Premier ministre conservateur Ulf Kristersson de 49,3 % à 49,1 % des voix — un écart si mince que les correspondants évoquent une course qui pourrait se jouer jusqu'au bout.
Le fait marquant que retiennent les deux titres australiens consultés est le recul, inédit depuis leur entrée au Riksdag en 2010, des Démocrates de Suède. Le parti anti-immigration, qui soutenait la coalition minoritaire de M. Kristersson depuis quatre ans en échange d'une influence sur les politiques migratoires, tombe à 17,7 % selon SBS, contre 20,5 % en 2022 — perdant au passage son rang de deuxième force politique du pays. Crikey, qui publie un dispatch depuis Stockholm, situe l'estimation à 17,5 % après une projection de sortie des urnes à 17,2 %, soit un repli de 3,3 points.
Les deux publications rapportent la déception mesurée d'une élue du parti, Julia Kronlid, citée par l'AFP : « C'est un peu une déception de ne plus être le deuxième parti dans ces sondages. Mais ce n'est pas encore terminé, ça peut encore changer. »
ANGLE DOMINANT
Bruxelles décrypte un scrutin suédois à l'issue suspendue, où l'avance socialiste d'à peine trois sièges ouvre une négociation gouvernementale à haut risque plutôt qu'une victoire nette.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 15 septembre 2026. La presse belge relate une nuit électorale suédoise à suspense, où l'écart entre les deux blocs a fondu heure après heure. La Libre Belgique évoque « une des surprises de la soirée » : selon la télévision publique SVT, les partis de gauche recueillaient dimanche soir 49,4% des voix et 175 sièges, contre 49,1% et 174 mandats pour l'alliance sortante entre la droite et l'extrême droite, au pouvoir depuis 2022. Lundi matin, avec 94% des bureaux dépouillés, 7sur7 rapporte un écart resserré à 176 sièges contre 173. Le verdict définitif attend le décompte des voix de l'étranger, prévu mercredi 16 septembre.
Pour les quotidiens belges, l'élément marquant reste le recul, inédit depuis leur entrée au Parlement en 2010, des Démocrates de Suède, jusque-là deuxième formation du pays et partenaire clé du Premier ministre sortant Ulf Kristersson. La Libre cite un témoin de la soirée électorale sociale-démocrate, « très heureux » de ce score. Kristersson, 62 ans, avait pourtant promis de faire entrer cette formation au gouvernement en cas de victoire, après avoir défendu quatre ans de fermeté sur l'immigration et la criminalité : « Autrefois, nous étions surtout connus pour nos fusillades et nos meurtres quotidiens. Aujourd'hui, nous sommes reconnus pour nos entrepreneurs à la réussite fulgurante », avait-il plaidé pendant la campagne.
En face, la sociale-démocrate Magdalena Andersson, 59 ans, chassée du pouvoir en 2022, s'est dite « prête » à gouverner : « Pour l'instant, nous sommes en tête. Et si cela se confirme, alors la Suède aura un nouveau gouvernement. » Les médias belges relèvent toutefois la fragilité de ce bloc, composé de quatre partis « du centre à l'extrême gauche » : le Parti de gauche réclame d'entrer au gouvernement, tandis que le Parti du centre refuse d'y siéger à ses côtés. Kristersson, lui, s'accroche : « La question de savoir quel gouvernement dirigera la Suède dans les années à venir reste ouverte. » La campagne, rappellent les articles, avait été dominée par les questions de santé et de pouvoir d'achat.
ANGLE DOMINANT
Brasília décortique un basculement parlementaire suédois où l'opposition de gauche ne devance la coalition sortante que d'un siège, alors que l'entrée programmée de l'extrême droite au gouvernement, promise par Ulf Kristersson avant le vote, reste désormais en suspens.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, mardi 15 septembre 2026. La presse brésilienne détaille un scrutin suédois d'une extrême étroitesse. Selon la projection de l'autorité électorale citée par la Folha de S.Paulo, le bloc d'opposition de centre-gauche, mené par la sociale-démocrate Magdalena Andersson, obtiendrait 175 des 349 sièges du Riksdag, contre 174 pour la coalition gouvernementale de droite du Premier ministre Ulf Kristersson — une avance d'un seul siège, calculée sur 4 853 des 6 312 circonscriptions dépouillées et plus de 6 millions des environ 8 millions de votes attendus. Le taux de participation dépasse 80 %, un niveau que le G1 illustre par la photo d'un bulletin déposé dans une urne à la mairie de Malmö, dimanche.
Le G1 arrive à une lecture proche à partir des sondages sortie des urnes de SVT et TV4 : 51,3 % pour la gauche contre 46,8 % (SVT) ou 47 % (TV4) pour la droite. Le fait que les deux titres brésiliens mettent en avant est le recul des Démocrates de Suède (SD), le parti d'extrême droite né de mouvements néonazis : il perdrait pour la première fois depuis son entrée au Parlement en 2010, et cesserait d'être la deuxième force politique du pays. Une élue du parti, Julia Kronlid, concède à l'AFP, citée par le G1 : « Claro que é um pouco decepcionante deixar de ser o segundo maior partido nessas pesquisas. Mas ainda não terminou, isso ainda pode mudar. Nas últimas eleições, houve mudanças mais tarde durante a noite », a-t-elle ajouté — un rappel que le résultat définitif reste suspendu, selon les deux titres, au dépouillement des votes de l'étranger prévu mercredi 16 septembre.
ANGLE DOMINANT
Ottawa mesure dans ce résultat suédois un rare coup d'arrêt donné à la vague populiste, un scrutin que la presse canadienne relie explicitement à son propre débat sur l'immigration et la montée de la droite dure.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 15 septembre 2026. Le scrutin législatif suédois de dimanche occupe une place inédite dans la presse canadienne, qui y lit moins un match nul électoral qu'un test pour les démocraties occidentales confrontées à la montée des partis populistes. Selon le dépouillement partiel de l'autorité électorale suédoise, cité par CBC News, le bloc d'opposition mené par la sociale-démocrate Magdalena Andersson obtiendrait 175 sièges sur les 349 du Riksdag, contre 174 pour la coalition du Premier ministre conservateur Ulf Kristersson, au pouvoir depuis 2022 grâce à l'appui externe des Démocrates de Suède. Le résultat définitif ne sera connu qu'après le décompte des votes de l'étranger, attendu mercredi.
Le Globe and Mail insiste sur l'enjeu inédit que représente ce scrutin pour l'extrême droite suédoise : pour la première fois, les Démocrates de Suède visaient des postes ministériels, Kristersson ayant promis de les intégrer formellement à son gouvernement en cas de victoire. Le journal note que la campagne a été « fragmentée et incohérente », les débats de fond cédant la place à la seule question de la coalition gagnante. Le sociologue Zeth Isaksson, de l'Université de Stockholm, résume : « La criminalité a baissé, l'inflation a baissé. Ces sujets ne sont donc pas vraiment ce dont les gens discutent. Les gens discutent de qui va gouverner. »
ANGLE DOMINANT
Berne mesure combien l'issue reste ténue : 176 sièges contre 173 sur 349, un recul inédit des Démocrates de Suède, et la question de savoir si Magdalena Andersson pourra tenir ensemble un Parti de gauche qui exige d'entrer au gouvernement et un Parti du centre qui s'y refuse.
POINTS CLES
ANALYSE
Berne, 15 septembre 2026. Le scrutin suédois de dimanche laisse la presse suisse face à une élection qui se solde à un souffle : 176 sièges contre 173 sur 349, un total qui ne sera définitif que mercredi, une fois dépouillés les votes des Suédois de l'étranger.
Selon les projections de la télévision publique SVT relayées par la SRF, les quatre partis qui soutiennent Magdalena Andersson — sociaux-démocrates, Parti de gauche, Verts et Parti du centre — totalisent 176 sièges, contre 173 pour la coalition du premier ministre sortant Ulf Kristersson, adossée depuis 2022 à l'accord dit « Tidö » avec les Démocrates de Suède. Fait notable pour la presse suisse : c'est le premier recul de la formation d'extrême droite depuis son entrée au Riksdag en 2010, à environ 17,5% des voix contre 20,5% en 2022, et sa perte du rang de deuxième parti du pays. « Une onde de choc traverse sans doute les rangs des Démocrates de Suède, ils ne s'y attendaient pas », relève le politologue Tommy Möller, cité par l'agence TT et repris par la SRF.
La presse suisse insiste sur la fragilité de la majorité obtenue par Magdalena Andersson, qui devra désormais concilier deux alliés aux exigences opposées : le Parti de gauche réclame un siège au gouvernement, tandis que le Parti du centre refuse de gouverner à ses côtés. Le Temps rapporte les mots de l'ancienne cheffe de gouvernement (2021-2022), qui avait posé le choix dès le matin du vote : « Voulons-nous un gouvernement entièrement dominé par les Démocrates de Suède, ou voulons-nous un gouvernement dirigé par moi, qui conduira la Suède dans un nouvel esprit de coopération ? »
ANGLE DOMINANT
Berlin mesure l'arithmétique fragile du basculement suédois, où quatre sièges d'avance ne garantissent encore rien avant le décompte final de mercredi.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 15 septembre 2026. La presse allemande couvre le scrutin suédois du dimanche 13 septembre comme une élection sans vainqueur net, où la formation d'un gouvernement s'annonce d'emblée compliquée. Tagesschau résume l'ambiance : « Es wird ein spannender Herbst » (« ce sera un automne palpitant »), citant le Premier ministre sortant Ulf Kristersson, qui promet de « le prendre calmement » avant d'engager des discussions. Selon l'Autorité électorale, après dépouillement de 94% des voix, le bloc d'opposition mené par Magdalena Andersson obtiendrait 176 sièges sur 349, contre 173 pour la coalition sortante et ses soutiens. DW et Tagesschau rappellent que ce résultat reste provisoire : le vainqueur définitif ne sera connu que mercredi 16 septembre, après le décompte des votes de l'étranger et des bulletins postaux tardifs.
Le recul des Démocrates de Suède occupe une place centrale dans les commentaires. Le parti d'extrême droite tombe à environ 17,5% des voix, contre 20,5% en 2022, perdant sa deuxième place au profit des Modérés de Kristersson. La FAZ souligne que ce recul survient alors même que Kristersson avait rompu un tabou en annonçant vouloir intégrer, pour la première fois, les Démocrates de Suède directement au gouvernement plutôt que de se contenter de leur soutien parlementaire. Le Handelsblatt rappelle qu'environ huit millions de Suédois étaient appelés aux urnes et que l'avance de l'opposition, donnée nettement plus large dans les sondages avant le vote, s'est resserrée dans les derniers jours de la campagne. Selon la FAZ, Kristersson ne s'est pas exprimé immédiatement sur le résultat ; le quotidien suédois Aftonbladet rapporte qu'il chercherait malgré tout à rassembler une majorité, en tentant éventuellement d'attirer le Parti du centre dans le camp du Tidö, une option que celui-ci exclut catégoriquement.
ANGLE DOMINANT
Copenhague décrypte le scrutin suédois non comme un verdict mais comme une arithmétique suspendue, où le calendrier de dépouillement compte autant que les 176 sièges revendiqués par l'opposition face aux 173 du bloc sortant.
POINTS CLES
ANALYSE
Copenhague, 15 septembre 2026. Deux jours après le scrutin législatif suédois, la presse danoise ne retient pas un verdict mais une arithmétique suspendue : selon les projections rapportées par Berlingske, les quatre partis d'opposition — sociaux-démocrates, Parti de gauche, Verts et Parti du centre — totaliseraient 176 sièges au Riksdag, contre 173 pour les quatre partis alliés au Premier ministre sortant Ulf Kristersson. Aucun camp ne s'est encore déclaré vainqueur, rappelle Berlingske, qui détaille par le menu le calendrier des prochaines semaines.
Ce calendrier, minutieusement reconstitué par le quotidien, structure toute la lecture danoise de l'événement. Lundi 14 septembre, les autorités régionales suédoises (länsstyrelserna) ont entamé le dépouillement définitif, après un comptage communal jugé provisoire dimanche. Mercredi 16 septembre suivra l'« onsdagsräkning », le recomptage des votes postaux et de l'étranger arrivés tardivement : en 2022, cette opération avait porté sur 224 000 voix, suffisant pour faire basculer des mandats. Le résultat définitif n'est attendu que le week-end du 19 au 20 septembre, avant que le nouveau Riksdag ne se réunisse le 28 septembre, avec un possible vote de confiance dès le 29.
ANGLE DOMINANT
Madrid décrypte le scrutin suédois comme le miroir de ses propres équilibres fragmentés, où trois sièges d'écart et des alliés minoritaires indispensables rappellent les tractations de coalition que connaît l'Espagne.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 15 septembre 2026. La presse espagnole ouvre son édition sur un chiffre : trois sièges. C'est l'écart, selon El Diario et HuffPost España, qui sépare le bloc d'opposition mené par les sociaux-démocrates de Magdalena Andersson (176 sièges) de la coalition sortante du conservateur Ulf Kristersson (173), sur les 349 que compte le Riksdag. Avec plus de 98% des bureaux dépouillés dimanche soir, le bloc de centre-gauche totalise 49,5% des voix contre 49,1% pour les partis qui soutiennent le gouvernement, écart si mince qu'El Diario rappelle qu'« apenas 20.000 votos separan actualmente a ambos bloques », selon la télévision publique SVT. Le résultat définitif attendra le dépouillement du vote extérieur, prévu mercredi.
Pour les quotidiens espagnols, la victoire sociale-démocrate est « agridulce » : avec 28,1% des voix, Magdalena Andersson signe le pire score du parti depuis 1928, deux points de moins qu'en 2022. Le bloc ne conserve son avantage que grâce à ses trois alliés, Gauche, Verts et Centre, tous en progression. De l'autre côté du tableau, la nouvelle jugée la plus marquante par HuffPost España est le recul, pour la première fois, des Démocrates de Suède : à 17,6%, le parti d'extrême droite perd près de trois points et cède sa place de deuxième force au profit du Parti modéré de Kristersson, remonté à 19,9%.
ANGLE DOMINANT
Helsinki relativise le clivage gauche-droite du scrutin suédois : pour la Finlande, la vraie question n'est pas la couleur du futur gouvernement de Stockholm mais sa capacité à négocier, notamment sur le prix européen du carbone.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 15 septembre 2026. Depuis la capitale finlandaise, le scrutin suédois de dimanche est lu à travers un prisme pragmatique : peu importe qui gouvernera à Stockholm, ce qui compte pour la Finlande est qu'un gouvernement fonctionnel finisse par émerger. Selon Yle, les quatre partis d'opposition - sociaux-démocrates, Parti de gauche, Verts et Parti du centre - obtiendraient 176 sièges contre 173 pour les partis qui soutiennent le Premier ministre sortant Ulf Kristersson, une avance d'une seule voix qui contraint la candidate au poste de Première ministre, la sociale-démocrate Magdalena Andersson, à la prudence : « Si ce résultat se maintient, la Suède aura un nouveau gouvernement », a-t-elle dit dans la nuit, sans se déclarer vainqueure. Kristersson, lui, a annoncé vouloir ouvrir ses propres discussions avec les autres chefs de parti quelle que soit l'issue. Le résultat définitif, retardé par les votes envoyés depuis l'étranger, n'est attendu que mercredi 16 septembre.
Les Démocrates de Suède reculent pour la première fois depuis leur entrée au Parlement en 2010, tombant à environ 17,7 % contre 20,5 % en 2022 et perdant onze sièges à l'échelle nationale, cédant leur rang de deuxième force aux modérés de Kristersson. Mais côté finlandais, l'accent est mis ailleurs. Pour Sanna Salo, chercheuse senior à l'Institut finlandais des affaires internationales, la Suède reste « le partenaire le plus important » de la Finlande, et les deux pays partagent un large consensus sur la politique de défense qui, selon elle, resterait inchangé quel que soit le futur exécutif suédois - seule une victoire du bloc de gauche pourrait, dit-elle, réorienter légèrement Stockholm vers l'aide au développement et le droit international.
ANGLE DOMINANT
Paris scrute l'arithmétique électorale suédoise avec prudence, retenant surtout un fait inédit : le recul des Démocrates de Suède, mis en miroir avec la percée de l'AfD en Allemagne.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 15 septembre 2026. La presse française suit le dénouement électoral suédois comme un scrutin à suspense arithmétique. Selon les résultats préliminaires cités par L'Express et Sud Ouest, après dépouillement de 6 195 des 6 312 districts, le bloc de centre-gauche mené par Magdalena Andersson obtient 176 sièges sur 349, contre 173 pour la coalition sortante d'Ulf Kristersson, alliée aux Démocrates de Suède. L'écart, de trois sièges seulement, ne sera confirmé que mercredi 16 septembre, une fois dépouillés les bulletins des 220 000 Suédois de l'étranger, "traditionnellement favorables à la droite", précise Le Monde.
Le fait saillant retenu côté français n'est pas tant le basculement possible du pouvoir que le recul, inédit depuis 2010, des Démocrates de Suède : passés de 20,5 % des voix en 2022 à environ 17,5 %, ils perdent leur rang de deuxième parti du pays. BFMTV et 20 Minutes rapportent les cris de joie et le slogan "pas de racistes dans nos rues" scandé au QG social-démocrate. Plusieurs titres, dont HuffPost France, relient ce recul au contexte européen, survenant "dans le contexte de la montée de l'AfD en Allemagne", après la victoire du parti dans le Land de Saxe-Anhalt le 6 septembre.
Sur le plan intérieur, les médias français insistent sur la fragilité de la future coalition de gauche. Magdalena Andersson, qui se dit "prête" à gouverner, devra composer avec un bloc "morcelé", selon Sud Ouest, où le Parti de gauche exige d'entrer au gouvernement tandis que le Parti du centre s'y refuse. Un politologue de l'université de Lund, cité par Sud Ouest, prévient : "Cela va prendre pas mal de temps, ils ne vont pas tomber d'accord tout de suite." Côté droite, Ulf Kristersson n'a pas concédé la défaite et pourrait, en cas de maintien, ouvrir pour la première fois des postes ministériels aux Démocrates de Suède.
ANGLE DOMINANT
Norvège décrypte le recul des Démocrates de Suède comme la preuve qu'une ligne dure sur l'immigration et la délinquance ne garantit plus, à elle seule, l'adhésion des électeurs, même quand les résultats sont visibles sur le terrain.
POINTS CLES
ANALYSE
Oslo, 15 septembre 2026. À Oslo, la presse scrute le verdict serré des urnes suédoises en s'attardant surtout sur le sort des Démocrates de Suède (SD), partenaire de la coalition Kristersson depuis 2022. Selon VG, le parti d'extrême droite obtient 17,6 % des voix, contre plus de 20 % en 2022, un recul de trois points qui lui fait perdre sa place de deuxième force du pays. Le constat surprend d'autant plus que SD avait obtenu, via l'accord de Tidö conclu avec les Modérés, les chrétiens-démocrates et les libéraux, un net durcissement de la politique migratoire : regroupement familial restreint, seuil de salaire relevé pour les travailleurs immigrés, expulsions facilitées pour les personnes sans titre de séjour valide. Les fusillades et règlements de comptes entre gangs, à l'origine de l'expression des « conditions suédoises », ont nettement reculé, rapporte VG.
Pour les experts cités par le quotidien, ce succès sur le terrain n'a pourtant pas été récompensé dans les urnes : SD aurait perdu un soutien particulièrement marqué chez les primo-votants, selon des chiffres provisoires. Le parti devra désormais redéfinir son rôle dans la vie politique suédoise, écrit VG, qui titre sur un Jimmie Åkesson présenté comme « victime de son propre succès ».
ANGLE DOMINANT
Varsovie scrute l'arithmétique serrée du scrutin suédois, où un seul siège séparerait les deux blocs, et retient surtout le casse-tête d'une coalition de gauche déjà divisée avant même sa formation.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 15 septembre 2026. À Varsovie, la presse retient d'abord l'extrême étroitesse du verdict suédois plus que le sens de l'alternance elle-même. Selon le sondage sortie des urnes diffusé par SVT et repris par Gazeta Prawna, le bloc des quatre partis d'opposition - sociaux-démocrates, Parti de la gauche, Verts et Parti du centre - recueillerait 51,3% des suffrages contre 46,8% pour la coalition sortante du premier ministre conservateur Ulf Kristersson, soutenue par les Démocrates de Suède. Les sociaux-démocrates de Magdalena Andersson arrivent seuls en tête avec 28,4%, loin devant le Parti modéré de coalition de Kristersson, crédité de 18,1%.
RMF24 souligne que les toutes premières estimations, publiées dès la fermeture des bureaux, donnaient une avance nette de 183 sièges à l'opposition, avant que les projections affinées de SVT ne resserrent l'écart à 175 sièges pour l'opposition contre 174 pour le camp gouvernemental - un écart si mince qu'aucun dirigeant de parti n'a commenté les résultats dans la soirée. Le dépouillement, entamé après 20 heures, ne devait produire ses premières données officielles que vers 21 heures, rappelle Gazeta Prawna, qui insiste : ce ne sont encore que des estimations, pas des résultats définitifs. Un journaliste de SVT, cité par RMF24, a résumé l'ambiance : beaucoup ne dormiront pas cette nuit.
La presse polonaise insiste surtout sur le désaccord programmatique qui sépare déjà les vainqueurs supposés. Le Parti de la gauche réclame des postes ministériels, condition que refuse le Parti du centre, rendant incertaine la composition d'un futur gouvernement dirigé par Magdalena Andersson. RMF24 rappelle que l'allié le plus naturel des sociaux-démocrates reste le Parti de l'environnement-Verts, avec lequel ils avaient déjà gouverné entre 2014 et 2021.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne retient de la chute des Démocrates de Suède moins un basculement de majorité qu'un désaveu de quatre années de durcissement pénal et migratoire mené par le gouvernement Kristersson.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 15 septembre 2026. La presse portugaise a suivi la soirée électorale suédoise du dimanche 13 septembre 2026 comme un basculement historique : selon les premières projections de la télévision publique SVT, diffusées à 20h00 (19h00 à Lisbonne), heure de la fermeture des bureaux de vote, l'opposition — « majoritairement de gauche, mais incluant aussi le Parti du Centre » — obtiendrait 51,3 % des voix contre 46,8 % pour le bloc de droite. De quoi, écrit le Jornal Económico, faire de Magdalena Andersson « la première femme élue première ministre » de Suède, après quatre ans dans l'opposition.
Le fait marquant pour les rédactions portugaises n'est cependant pas tant l'alternance que la chute des Démocrates de Suède. Fondé en 1980, le parti nationaliste avait obtenu son meilleur résultat en 2022, avec 20,5 % des voix, devenant alors la première force de droite au Parlement. Selon les projections SVT, il retombe à 17,2 %, cédant sa deuxième place. SAPO Notícias évoque une « déception » pour cette droite radicale, contrastant avec la « jubilation » des sociaux-démocrates réunis dans un hôtel du centre de Stockholm, où les Verts, crédités de 7,4 % des voix, ont eux aussi célébré un possible partenariat de coalition.
ANGLE DOMINANT
Moscou retient qu'une éventuelle victoire de Magdalena Andersson ne remettrait pas en cause l'adhésion suédoise à l'OTAN ni l'aide militaire à Kiev, deux dossiers déjà actés sous la coalition sortante d'Ulf Kristersson.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 15 septembre 2026. Les agences russes couvrent avec attention le scrutin législatif suédois de dimanche 13 septembre 2026, où le bloc d'opposition mené par les sociaux-démocrates de Magdalena Andersson devance de peu la coalition sortante du Premier ministre conservateur Ulf Kristersson. Selon TASS, citant les sondages sortie des urnes de SVT et TV4, les quatre partis d'opposition recueilleraient 51,3% des voix contre 46,8% à 47% pour les partis au pouvoir. Interfax, relayant The Guardian, avance des chiffres proches - 51,3% et 183 sièges pour l'opposition contre 47% et 166 sièges pour la coalition sortante - et souligne que le seul parti d'Andersson recueille 28,4% des suffrages.
RT cite ensuite les résultats préliminaires de l'Autorité électorale suédoise publiés lundi : 176 sièges pour l'opposition contre 173 pour la coalition menée par les Modérés de Kristersson et leurs partenaires d'extrême droite, les Démocrates de Suède, sur les 349 que compte le Riksdag - 175 étant nécessaires pour former un gouvernement. La chaîne rappelle que ce scrutin est le premier depuis que Stockholm a renoncé à sa neutralité historique pour rejoindre l'OTAN en 2024, invoquant des préoccupations de sécurité liées au conflit ukrainien.
Point relevé par RT : avant le vote de 2022, remporté de justesse par Kristersson, les sociaux-démocrates d'Andersson étaient perçus comme le principal obstacle à l'adhésion suédoise à l'Alliance atlantique - ce qui n'a pas empêché Stockholm, sous la coalition sortante, de fournir à Kiev près de 16 milliards de dollars d'aide militaire et autre. La presse russe retient donc qu'un retour de la gauche au pouvoir ne remettrait probablement pas en cause cette ligne, ni le tour de vis migratoire opéré par Kristersson, qui a fait de la Suède l'un des pays aux règles d'asile les plus strictes d'Europe. RT souligne que la question migratoire pèse lourd dans ce scrutin, avec environ 17% des électeurs suédois, soit 1,34 million de personnes, nés hors du pays.
ANGLE DOMINANT
La Suède pèse un basculement à peine perceptible : 176 sièges contre 173, une majorité rouge-verte qui tient à environ 28 600 voix et à la débâcle inédite des Démocrates de Suède, avant le verdict des voix de l'étranger mercredi.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 15 septembre 2026. Au lendemain d'une nuit électorale à suspense, la Suède ignore encore qui gouvernera. Selon l'Autorité électorale, avec 99 % des bureaux dépouillés, les quatre partis d'opposition — sociaux-démocrates, Verts, Centre et Vänsterpartiet — devancent la coalition sortante de 176 sièges contre 173, un écart de seulement 0,45 point de pourcentage, soit environ 28 600 voix, selon le calcul du quotidien Dagens Nyheter. En 2022, l'écart entre les deux blocs était presque double, à 0,72 point. Le résultat définitif n'est attendu que mercredi, une fois comptées les « voix du mercredi » — bulletins de vote anticipé arrivés tardivement et suffrages de l'étranger, qui avaient ajouté environ 251 000 bulletins en 2022.
Le fait marquant de la soirée reste le recul des Démocrates de Suède, en tête des sondages depuis des mois avant le vote : le parti d'extrême droite tombe à 17,7 % des voix, contre 20,5 % en 2022, sa première baisse depuis son entrée au Riksdag en 2010. Les Modérés du Premier ministre Ulf Kristersson en profitent pour redevenir le premier parti de droite. Une élue du parti, Julia Kronlid, a reconnu auprès de l'AFP : « C'est un peu une déception de ne plus être le deuxième parti. » Le politologue Erik Wångmar (Linnéuniversitetet) attribue la vague rouge-verte aux grandes villes : sur les 33 mandats de la commune de Stockholm, 21 iraient à l'opposition, un basculement qu'il juge déterminant « à la marge ».
ANGLE DOMINANT
Ankara relie le scrutin suédois à son propre vote d'adhésion : le Parlement turc avait approuvé l'entrée de la Suède dans l'OTAN par les voix de l'AKP, du MHP et du CHP, et mesure si le repli inédit des Démocrates de Suède change la donne pour l'Alliance.
POINTS CLES
ANALYSE
Ankara, 15 septembre 2026. À deux jours du scrutin suédois de dimanche 13 septembre, la presse turque revient sur un résultat resté flou jusqu'au bout. Selon les décomptes cités par Bianet, le bloc d'opposition mené par Magdalena Andersson — sociaux-démocrates, Verts, Parti de gauche et Parti du centre — l'aurait emporté avec 176 sièges sur 349, contre 173 pour la coalition sortante du Premier ministre Ulf Kristersson, adossée depuis 2022 au soutien externe des Démocrates de Suède. Le résultat définitif reste suspendu au dépouillement des votes de l'étranger, attendu mercredi 16 septembre.
L'agence Anadolu souligne que ce scrutin s'est joué sur un terrain différent des deux précédents : « les niveaux de migration ont nettement baissé en Suède ... et le taux de violence criminelle, très élevé il y a quatre ans, ne l'est plus autant aujourd'hui », relève Nicholas Aylott, de l'université Södertörn, cité par Anadolu. Selon PerOla Oberg, de l'université d'Uppsala, ce sont la santé, l'éducation et la prise en charge des personnes âgées qui ont dominé la campagne. Les sociaux-démocrates ont proposé une hausse des impôts sur les banques et les hauts revenus pour financer l'hôpital et l'école, et soutenir les ménages frappés par la hausse du coût de la vie.
ANGLE DOMINANT
Washington pèse d'abord l'enjeu atlantique : le flou électoral suédois retarde la désignation de qui dirigera pour quatre ans le plus récent membre de l'OTAN, avant les questions d'immigration ou de budget.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 15 septembre 2026. Les dépêches de l'Associated Press, reprises par ABC News et HuffPost, cadrent le scrutin suédois moins comme une bascule idéologique que comme une question de gouvernabilité pour « le membre le plus récent de l'OTAN ». Lundi 14 septembre, avec plus de 94 % des bureaux dépouillés, l'Autorité électorale suédoise créditait les quatre partis d'opposition de 176 des 349 sièges du Riksdag, contre 173 pour les partis qui soutiennent le gouvernement du conservateur Ulf Kristersson, au pouvoir depuis 2022. L'AP souligne que le résultat définitif « peut ne pas être clair avant mercredi », quand seront comptés les votes anticipés et ceux de l'étranger.
Les agences américaines rappellent que Kristersson dirige depuis 2022 une coalition tripartite de centre-droit, appuyée de l'extérieur par les Démocrates de Suède, parti aux racines d'extrême droite qui s'était rapproché du courant politique dominant. Ce parti devait, en cas de victoire, obtenir cette fois des postes ministériels — une première. Son recul, à environ 17,5 % contre 20,5 % en 2022, tempère ce scénario. Magdalena Andersson, ex-Première ministre sociale-démocrate battue en 2022, revendique la tête d'une coalition de gauche mais fait face, selon l'AP, à « une tâche compliquée » pour transformer une majorité de sièges en gouvernement, du fait des tensions internes à ce bloc.
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Les Suédois ont voté dimanche 13 septembre pour renouveler les 349 sièges du Riksdag. Selon l'Autorité électorale suédoise, après dépouillement de la quasi-totalité des bureaux, les quatre partis d'opposition emmenés par Magdalena Andersson obtiendraient 176 sièges, contre 173 pour les partis qui forment ou soutiennent le gouvernement du Premier ministre Ulf Kristersson, au pouvoir depuis 2022 avec l'appui des Démocrates de Suède. Ce parti d'extrême droite recule pour la première fois depuis son entrée au Parlement en 2010, passant d'environ 20,5% des voix en 2022 à 17,5%, et perd son rang de deuxième parti du pays. Le résultat définitif dépend du dépouillement des bulletins des Suédois de l'étranger, prévu mercredi 16 septembre.
Le gouvernement reste à former : le Parti de gauche exige des postes ministériels, ce que refuse le Parti du centre, sans qui l'opposition n'a pas de majorité alternative stable.
Fondé en 1988, le parti est issu de mouvances néonazies suédoises.
Crédité de 7,1% des voix (+0,3 point), il refuse de siéger avec le Parti de gauche, à 8,2%.
À 8,2%, sa cheffe Nooshi Dadgostar dit accepter le risque de nouvelles élections pour des ministères.
220 000 bulletins de Suédois expatriés, traditionnellement favorables à la droite, restent à dépouiller.
Pour Index, l'enjeu dépassait la simple alternance : le scrutin devait dire si la Suède, 10,6 millions d'habitants, « poursuit son virage à droite ou revient au libéralisme qui a longtemps fait sa réputation ». La campagne s'est jouée sur la gestion de la migration, la criminalité des bandes et le durcissement du droit pénal, thèmes qui ont porté la droite au pouvoir en 2022 et qui restent, selon les deux titres, au cœur du scrutin.
La presse hongroise insiste enfin sur la fragilité de toute majorité de gauche : même vainqueur, le bloc d'Andersson devra concilier un Parti de gauche qui réclame des portefeuilles ministériels et un Parti du centre qui refuse de gouverner avec lui. Le résultat définitif, rappelle HVG, n'est attendu qu'après le dépouillement du vote à l'étranger, mercredi 16 septembre 2026.
Le quotidien Libero Quotidiano avait pourtant anticipé, jusqu'à la veille du vote, un possible maintien de la ligne dure, jugeant que l'adhésion aux politiques anti-immigration de Kristersson n'était « plus une utopie » alors que les sondages créditaient les Démocrates de Suède de 18 à 19% des voix.
Sur les alliances, ANSA souligne la difficulté qui attend Andersson : concilier le Parti de la gauche, qui réclame un rôle gouvernemental, et le Parti du centre, réticent à toute coalition avec lui. Le secrétaire social-démocrate Tobias Baudin s'est dit « assolutamente convinto » qu'un compromis serait trouvé, tout en reconnaissant qu'une formation de gouvernement pourrait prendre des semaines, voire des mois. Kristersson, de son côté, a averti que « quale governo guiderà la Svezia nei prossimi anni è una questione ancora aperta ».
Détail révélateur du lectorat visé : Ambito convertit l'heure de fermeture des bureaux de vote suédois en heure argentine (20h à Stockholm, 15h à Buenos Aires), signe d'une actualité suivie en direct plutôt que relayée à distance. Perfil, lui, relaie l'ambiance de victoire chez les partisans d'Andersson, qui lui ont chanté "Mamma Mia" d'ABBA à l'annonce des sondages.
Aucun des deux titres ne s'attarde sur les tensions attendues entre futurs partenaires de coalition - le Parti de gauche, qui réclame un poste au gouvernement, et le Parti du centre, qui refuse d'y siéger avec lui. Le résultat définitif reste suspendu au dépouillement du vote à l'étranger, attendu mercredi 16 septembre.
Côté opposition, l'ambiance est à la prudence plus qu'à la célébration. SBS cite une analyste syndicale, Emilia Wikstrom Melin, présente à la soirée électorale des sociaux-démocrates : « Je suis confiante que Magdalena est une négociatrice habile [...] Cela prendra peut-être du temps, mais nous aurons un gouvernement dirigé par Magdalena. » Car, souligne SBS, une victoire de la gauche ouvrirait une période de négociations difficiles entre quatre partis idéologiquement éclatés pour former un gouvernement. Crikey résume le défi dans son titre : le chemin de la gauche vers un gouvernement stable sera ardu.
La presse australienne, qui n'envoie pas de correspondant permanent à Stockholm, s'appuie largement sur les dépêches AFP pour ce dossier, davantage traité comme un indicateur du reflux européen de l'extrême droite que comme une affaire suédoise en soi.
La Folha rappelle l'enjeu institutionnel : avant le vote, Kristersson avait accepté d'intégrer des membres du SD à son cabinet en cas de reconduction, une composition qu'il jugeait nécessaire à la stabilité de son gouvernement — un scénario que la courte avance de gauche pourrait désormais bloquer. La presse brésilienne relève aussi la fragmentation du camp victorieux, quatre partis qui discordent plus qu'ils ne s'accordent, notamment sur la taxation des milliardaires et la construction de nouvelles centrales nucléaires, ce qui complique la formation d'un gouvernement même en cas de victoire confirmée.
Andersson, 59 ans, surnommée « Magda » en Suède, tente un retour au pouvoir après l'avoir quitté en 2022. Les résultats définitifs, précise la Folha, dépendent encore du dépouillement des votes de l'étranger.
Pour la presse canadienne, l'intérêt dépasse la seule Suède. Le Globe and Mail relie ce vote à un débat intérieur : sa propre tribune d'opinion s'interroge sur la montée du populisme de droite « partout dans le monde » et se demande pourquoi ce mouvement ne prend pas racine « au Canada ». Beaucoup d'électeurs de droite suédois, rapporte le journal, voient dans une éventuelle victoire de Kristersson la validation de politiques ayant réduit la violence des gangs et freiné l'immigration ; d'autres jugent que l'invitation faite à l'extrême droite est allée trop loin.
La ministre suédoise des Affaires étrangères, Maria Malmer Stenergard, du Parti modéré de Kristersson, prévenait dès dimanche soir que « ce sera une longue nuit », les résultats définitifs pouvant attendre mercredi. Le maintien de l'appartenance de la Suède à l'OTAN et de son orientation pro-Ukraine ne devrait pas, selon CBC News, être remis en cause quel que soit le vainqueur ; c'est la trajectoire migratoire, durcie sous Kristersson, qui reste le véritable point de bascule entre les deux blocs de quatre partis.
Côté SD, la députée Julia Kronlid a relativisé le recul auprès de l'AFP : « C'est un peu décevant de ne plus être le deuxième plus grand parti [...] mais ce n'est pas encore terminé. » La SRF replace ce résultat dans la durée : l'accord de Tidö, prix payé par Kristersson pour accéder au pouvoir en 2022 à quelques milliers de voix près, avait ouvert la porte à une première entrée des nationalistes au gouvernement. Le scrutin de dimanche referme cette perspective, au moins temporairement.
La campagne, dominée par la santé et le pouvoir d'achat selon Le Temps, mais aussi par la criminalité des gangs selon la SRF, avait vu Kristersson revendiquer un recul des fusillades. Les résultats définitifs, attendus mercredi, décideront si l'écart de trois sièges suffit à Andersson pour gouverner.
Mais les journaux allemands insistent aussi sur la fragilité du camp arrivé en tête. Andersson devra concilier le Parti de gauche, qui exige un poste au gouvernement, et le Parti du centre, qui refuse catégoriquement de siéger avec les socialistes. Le Handelsblatt rappelle que la campagne s'est jouée sur l'immigration, la criminalité des bandes et le durcissement des peines, le camp conservateur revendiquant une baisse des fusillades comme bilan de son mandat.
Pour les commentateurs allemands, le résultat ne change rien à l'orientation pro-occidentale et pro-ukrainienne de la Suède, mais il tranchera la question de savoir si le pays poursuit son virage vers une politique migratoire plus dure engagé depuis 2022.
Politiken insiste sur un autre facteur de flou : la logistique postale elle-même. PostNord a averti que la livraison des votes anticipés — un record de 3,6 millions, en hausse proche de 20 % contre 5 à 10 % habituellement — serait retardée jusqu'à quatre heures dans la région de Stockholm, selon son porte-parole Anders Porelius, cité par l'agence TT.
Sur le fond politique, Politiken relève la position à double tranchant de Magdalena Andersson, qui devrait négocier entre un Parti de gauche réclamant un siège au gouvernement et un Parti du centre qui refuse d'y siéger avec lui — un « kludetæppe » (patchwork) que le journal juge capable de retarder d'un mois la formation d'un gouvernement, voire d'imposer de nouvelles élections. Du côté du bloc sortant, le discours du chef des Démocrates de Suède Jimmy Åkesson, en recul pour la première fois depuis 2010, est qualifié de « bittersød » : la presse danoise y voit moins un aveu de défaite qu'une gestion prudente de la déconvenue électorale.
Au-delà des chiffres, une partie de la presse espagnole retient un détail formel : la manière dont la télévision suédoise a mis en scène l'annonce des sondages, façon Eurovision, en filmant les réactions des candidats réunis en studio. HuffPost España y consacre un article entier, soulignant que « muchos han ironizado con que en España se tendrían que presentar así los resultados de las elecciones generales ». L'anecdote nourrit un parallèle avec la situation espagnole, où la stabilité gouvernementale dépend elle aussi d'alliés minoritaires. Les dépêches consultées s'arrêtent toutefois sur les résultats bruts et détaillent peu les tractations à venir entre le Parti de gauche, qui réclame d'entrer au gouvernement, et le Parti du centre, qui s'y refuse.
Même lecture économique du côté du patronat : Juho Mäki-Lohiluoma, directeur de la Confédération finlandaise des industries (EK), juge que la couleur du gouvernement suédois n'affecte pas les relations commerciales entre les deux pays. La vraie question pour la Finlande, dit-il, est de savoir si Stockholm dispose à l'automne d'un gouvernement capable de négocier : la Suède est le principal partenaire de la Finlande dans les discussions européennes sur un nouveau système d'échange de quotas carbone, où les deux pays défendent une ligne plus ambitieuse que l'Allemagne. La Suède demeure par ailleurs le premier investisseur étranger en Finlande.
Mediapart présente le scrutin comme une occasion pour l'opposition de faire tomber "l'union des droites", tandis que L'Express souligne que l'issue ne devrait pas modifier la ligne pro-européenne et pro-ukrainienne de Stockholm, quel que soit le vainqueur. La presse française retient enfin que ce scrutin, mené sur fond de campagne dominée par la santé et le pouvoir d'achat, s'annonce déjà "historique" au regard du score de l'extrême droite suédoise.
Le décompte des sièges reste, lui, disputé : Aftenposten rapporte que le bloc rouge-vert obtiendrait 176 sièges sur 349, contre 173 pour les partis alliés à Ulf Kristersson, un écart d'à peine trois sièges susceptible d'évoluer avec le dépouillement des votes de l'étranger attendu mercredi 16 septembre. Le journal souligne aussi que plusieurs bureaux de vote sont restés ouverts jusque vers 22 heures dimanche, deux heures après l'heure officielle de fermeture, en raison de files d'attente que l'administration électorale juge « très regrettables », évoquant la difficulté à retrouver le bon bulletin parmi les 103 listes proposées dans chaque isoloir.
VG note enfin que Magdalena Andersson, même en position de redevenir cheffe du gouvernement, devra composer avec un Parti de gauche qui réclame d'entrer au gouvernement et un Parti du centre qui s'y refuse, un attelage jugé d'ores et déjà fragile.
Autre fait relevé par les deux médias polonais : la campagne 2026 s'est jouée sur l'économie et le social bien plus que sur l'immigration, thème qui dominait le scrutin précédent - un déplacement qui accompagne le recul des Démocrates de Suède.
Gazeta Prawna rappelle enfin que Magdalena Andersson, pressentie pour redevenir cheffe du gouvernement, avait rompu en 2022 avec la ligne historique de son parti en décidant du dépôt de la candidature suédoise à l'OTAN - un précédent que Varsovie, elle-même engagée dans le renforcement du flanc nord-est de l'Alliance, ne manque pas de relever.
À l'entrée de la soirée électorale, Magdalena Andersson a réaffirmé son ouverture « à la collaboration avec tous les partis, sauf les Démocrates de Suède ». Elle a résumé son programme : « faire redémarrer l'économie, que les gens ordinaires aient plus d'argent en poche, et que la crise dans l'éducation et la santé prenne fin. »
C'est le Jornal Económico qui creuse le plus l'angle sécuritaire et migratoire : le scrutin intervenait, rappelle le journal, une semaine après la victoire de l'AfD en Saxe-Anhalt, et il citait John Stauffer, directeur juridique de Civil Rights Defenders, selon qui les quatre années de gouvernement Kristersson-Démocrates de Suède ont produit « des changements énormes dans les politiques de lutte contre la criminalité et l'immigration », au point de menacer la réputation de la Suède comme défenseure des droits humains. Ce recul électoral de l'extrême droite, pour la presse portugaise, se lit d'abord comme un désaveu de ce virage, plus que comme un simple calcul arithmétique de sièges au Riksdag, où chaque parti doit franchir 4 % des voix pour entrer au Parlement.
RT cite Andersson affirmant, dimanche soir : « Si ce résultat se confirme, la Suède aura un nouveau gouvernement », tandis que Kristersson dit vouloir « prendre les choses calmement » jusqu'aux résultats définitifs, attendus mercredi 16 septembre après le dépouillement des votes de l'étranger.
Même en cas de victoire confirmée, Magdalena Andersson devra composer avec un attelage fragile : le Vänsterpartiet exige des ministres, ce que refuse catégoriquement le Parti du Centre, qui a pourtant progressé de 0,3 point à 7,1 %, derrière les 8,2 % du Vänsterpartiet. Kristersson, lui, n'a pas renoncé : il a annoncé chercher une majorité « non socialiste » alternative, y compris sans ministres démocrates-de-suède, en visant précisément le Centre. La presse suédoise rappelle qu'en 2018, un scénario comparable avait débouché sur 37 jours de tractations avant l'investiture d'un gouvernement, en janvier.
Cette incertitude a un coût concret pour certains résidents : le média anglophone The Local souligne qu'un gouvernement caretaker dirigé par Ulf Kristersson pourrait rester en fonction plusieurs mois, retardant d'éventuelles règles transitoires sur la naturalisation ou l'arrêt d'expulsions liées au Brexit et de mineurs, promises par la gauche en cas de victoire.
Pour la presse turque, le fait marquant reste le recul inédit, depuis leur entrée au Riksdag en 2010, des Démocrates de Suède, qui espéraient au contraire passer du soutien extérieur à une participation directe au gouvernement. Bianet rappelle un enjeu propre à la Turquie : le Parlement turc (TBMM) avait approuvé l'adhésion de la Suède à l'OTAN par les voix conjointes de l'AKP, du MHP et du CHP — un dossier qui avait longtemps opposé Ankara à Stockholm sur la question kurde. Les médias turcs ont aussi relayé, avant le vote, un message adressé aux sociaux-démocrates par Selahattin Demirtaş, ancien coresponsable du HDP emprisonné en Turquie.
Reste, pour Andersson, la difficulté déjà identifiée par Bianet avant le vote : consolider une majorité où le Parti de gauche réclame d'entrer au gouvernement, tandis que le Parti du centre s'y refuse.
Fox News, seule voix à s'écarter du fil AP, place le vote sous l'angle migratoire : « années de violence des gangs, extrémisme islamiste, chômage persistant » ont, selon l'universitaire Daniel Schatz cité par Fox, nourri le débat sur l'intégration, dans la foulée de la victoire de l'AfD lors d'un scrutin régional allemand. Un sociologue de l'université de Stockholm, cité par ABC, relativise : « la criminalité a baissé, l'inflation a baissé », l'élection se jouant surtout sur la question de qui gouvernera.
Kristersson, cité par SVT et repris par ABC, a averti que « si toutes les lignes rouges restent en place, alors la Suède n'aura pas de gouvernement du tout », tout en disant vouloir « explorer un certain nombre de possibilités ». La presse américaine retient enfin que la Suède, 10,6 millions d'habitants, membre de l'Union européenne et de l'OTAN depuis peu, verra son alliance militaire attendre la clarification d'un scrutin toujours suspendu au dépouillement de mercredi 16 septembre.