ANGLE DOMINANT
Bruxelles décrypte un scrutin suédois à l'issue suspendue, où l'avance socialiste d'à peine trois sièges ouvre une négociation gouvernementale à haut risque plutôt qu'une victoire nette.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon SVT, la gauche recueillait dimanche soir 175 sièges (49,4%) contre 174 (49,1%) pour l'alliance sortante droite-extrême droite
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Lundi à 5h, avec 94% des bureaux dépouillés, 7sur7 rapporte un score resserré à 176 sièges contre 173
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Les Démocrates de Suède, deuxième formation du pays depuis 2010, reculent pour la première fois depuis leur entrée au Parlement
ANALYSE
Bruxelles, 15 septembre 2026. La presse belge relate une nuit électorale suédoise à suspense, où l'écart entre les deux blocs a fondu heure après heure. La Libre Belgique évoque « une des surprises de la soirée » : selon la télévision publique SVT, les partis de gauche recueillaient dimanche soir 49,4% des voix et 175 sièges, contre 49,1% et 174 mandats pour l'alliance sortante entre la droite et l'extrême droite, au pouvoir depuis 2022. Lundi matin, avec 94% des bureaux dépouillés, 7sur7 rapporte un écart resserré à 176 sièges contre 173. Le verdict définitif attend le décompte des voix de l'étranger, prévu mercredi 16 septembre.
Pour les quotidiens belges, l'élément marquant reste le recul, inédit depuis leur entrée au Parlement en 2010, des Démocrates de Suède, jusque-là deuxième formation du pays et partenaire clé du Premier ministre sortant Ulf Kristersson. La Libre cite un témoin de la soirée électorale sociale-démocrate, « très heureux » de ce score. Kristersson, 62 ans, avait pourtant promis de faire entrer cette formation au gouvernement en cas de victoire, après avoir défendu quatre ans de fermeté sur l'immigration et la criminalité : « Autrefois, nous étions surtout connus pour nos fusillades et nos meurtres quotidiens. Aujourd'hui, nous sommes reconnus pour nos entrepreneurs à la réussite fulgurante », avait-il plaidé pendant la campagne.
En face, la sociale-démocrate Magdalena Andersson, 59 ans, chassée du pouvoir en 2022, s'est dite « prête » à gouverner : « Pour l'instant, nous sommes en tête. Et si cela se confirme, alors la Suède aura un nouveau gouvernement. » Les médias belges relèvent toutefois la fragilité de ce bloc, composé de quatre partis « du centre à l'extrême gauche » : le Parti de gauche réclame d'entrer au gouvernement, tandis que le Parti du centre refuse d'y siéger à ses côtés. Kristersson, lui, s'accroche : « La question de savoir quel gouvernement dirigera la Suède dans les années à venir reste ouverte. » La campagne, rappellent les articles, avait été dominée par les questions de santé et de pouvoir d'achat.
SOURCES (2)
- La Libre BelgiqueMOYEN
- 7sur7MOYEN
