ANGLE DOMINANT
Brasília décortique un basculement parlementaire suédois où l'opposition de gauche ne devance la coalition sortante que d'un siège, alors que l'entrée programmée de l'extrême droite au gouvernement, promise par Ulf Kristersson avant le vote, reste désormais en suspens.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Selon la projection de l'autorité électorale citée par la Folha, le bloc de centre-gauche obtiendrait 175 des 349 sièges contre 174 pour la coalition de droite, sur la base de 4 853 des 6 312 circonscriptions dépouillées.
- 02
Les sondages sortie des urnes de SVT (51,3 % contre 46,8 %) et TV4 (51,3 % contre 47 %), cités par le G1, convergent vers une avance de la gauche.
- 03
Les Démocrates de Suède (SD) reculeraient pour la première fois depuis leur entrée au Parlement en 2010 et perdraient leur statut de deuxième parti du pays, selon le G1.
ANALYSE
Brasília, mardi 15 septembre 2026. La presse brésilienne détaille un scrutin suédois d'une extrême étroitesse. Selon la projection de l'autorité électorale citée par la Folha de S.Paulo, le bloc d'opposition de centre-gauche, mené par la sociale-démocrate Magdalena Andersson, obtiendrait 175 des 349 sièges du Riksdag, contre 174 pour la coalition gouvernementale de droite du Premier ministre Ulf Kristersson — une avance d'un seul siège, calculée sur 4 853 des 6 312 circonscriptions dépouillées et plus de 6 millions des environ 8 millions de votes attendus. Le taux de participation dépasse 80 %, un niveau que le G1 illustre par la photo d'un bulletin déposé dans une urne à la mairie de Malmö, dimanche.
Le G1 arrive à une lecture proche à partir des sondages sortie des urnes de SVT et TV4 : 51,3 % pour la gauche contre 46,8 % (SVT) ou 47 % (TV4) pour la droite. Le fait que les deux titres brésiliens mettent en avant est le recul des Démocrates de Suède (SD), le parti d'extrême droite né de mouvements néonazis : il perdrait pour la première fois depuis son entrée au Parlement en 2010, et cesserait d'être la deuxième force politique du pays. Une élue du parti, Julia Kronlid, concède à l'AFP, citée par le G1 : « Claro que é um pouco decepcionante deixar de ser o segundo maior partido nessas pesquisas. Mas ainda não terminou, isso ainda pode mudar. Nas últimas eleições, houve mudanças mais tarde durante a noite », a-t-elle ajouté — un rappel que le résultat définitif reste suspendu, selon les deux titres, au dépouillement des votes de l'étranger prévu mercredi 16 septembre.
La Folha rappelle l'enjeu institutionnel : avant le vote, Kristersson avait accepté d'intégrer des membres du SD à son cabinet en cas de reconduction, une composition qu'il jugeait nécessaire à la stabilité de son gouvernement — un scénario que la courte avance de gauche pourrait désormais bloquer. La presse brésilienne relève aussi la fragmentation du camp victorieux, quatre partis qui discordent plus qu'ils ne s'accordent, notamment sur la taxation des milliardaires et la construction de nouvelles centrales nucléaires, ce qui complique la formation d'un gouvernement même en cas de victoire confirmée.
Andersson, 59 ans, surnommée « Magda » en Suède, tente un retour au pouvoir après l'avoir quitté en 2022. Les résultats définitifs, précise la Folha, dépendent encore du dépouillement des votes de l'étranger.
