ANGLE DOMINANT
Pékin retient d'abord l'angle migratoire du scrutin suédois, relayant les critiques sur les libertés civiles adressées au gouvernement sortant, avant de souligner l'équation quasiment ingouvernable qui attend le camp vainqueur.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon des résultats provisoires portant sur 93 % des bureaux, le bloc d'opposition obtiendrait 176 sièges sur 349 contre 173 pour le bloc au pouvoir, soit 49,5 % des voix contre 49,1 % (CGTN)
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Le Parti du centre exclut de gouverner avec le Parti de gauche, quitte à provoquer une élection extraordinaire, tandis que celui-ci réclame des postes ministériels — un casse-tête que la télévision publique suédoise qualifie d'« équation impossible » (CGTN)
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Le South China Morning Post rappelle que Kristersson s'était engagé à faire entrer les Démocrates de Suède au gouvernement en cas de victoire, et relaie des critiques accusant sa politique migratoire de forcer les immigrés à se conformer à la culture suédoise sous peine d'expulsion
ANALYSE
Pékin, 15 septembre 2026. La presse chinoise retient d'abord l'étroitesse du verdict suédois. Selon les résultats provisoires portant sur 93 % des bureaux relayés par CGTN, le bloc d'opposition — sociaux-démocrates, Parti de gauche, Verts et Parti du centre — obtiendrait 176 des 349 sièges du Riksdag, contre 173 pour le bloc mené par le Premier ministre conservateur Ulf Kristersson. L'écart en voix est tout aussi mince : 49,5 % contre 49,1 %. Les sociaux-démocrates restent le premier parti du pays avec 28,1 % des suffrages, devant les modérés à 19,9 %.
CGTN souligne surtout la difficulté qui attend la cheffe des sociaux-démocrates Magdalena Andersson pour transformer cette avance en gouvernement. Le Parti du centre exclut de siéger avec le Parti de gauche, préférant, selon la chaîne, provoquer une élection extraordinaire plutôt que de composer avec lui ; le Parti de gauche, à l'inverse, réclame des postes au gouvernement. La télévision publique suédoise, citée par CGTN, qualifie ce casse-tête d'« équation impossible ». Côté camp Kristersson, CGTN rapporte que le Premier ministre a promis de contacter les autres chefs de parti pour explorer une coalition viable, lors de la soirée électorale des Modérés.
Le South China Morning Post, publié à la veille du scrutin, choisit un autre angle : celui de l'immigration. Le journal hongkongais rappelle que Kristersson s'était engagé à associer au gouvernement les Démocrates de Suède, parti d'extrême droite, en cas de victoire de son camp, et relaie des critiques selon lesquelles la politique migratoire de son gouvernement pousse les immigrés à se conformer à la culture suédoise sous peine de devoir quitter le pays, par un mélange de mesures incitatives et de sanctions.
Les deux titres chinois convergent sur un point : ce scrutin serré n'offre à aucun camp de mandat clair, et la formation du prochain gouvernement suédois s'annonce longue, quel que soit le résultat définitif attendu après le dépouillement des votes de l'étranger, mercredi 16 septembre.
