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ELON MUSK VISE UNE INTRODUCTION RECORD DE SPACEX À WALL STREET
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Madrid perçoit dans l'introduction en Bourse de SpaceX une opportunité industrielle et financière directe, avec la présence de Banco Santander dans le syndicat bancaire de l'opération comme symbole d'intégration de l'économie espagnole aux grands cycles technologiques américains.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
Madrid, 21 mai 2026. Pendant que Wall Street se prépare au plus grand baptême boursier de l'histoire, Madrid retient un détail révélateur : Banco Santander, la banque que préside Ana Botín, a réussi à s'imposer dans le syndicat bancaire de l'introduction en Bourse de SpaceX. L'institution espagnole figure au troisième niveau du montage, aux côtés d'Allen & Company, Société Générale, BTG Pactual, ING ou encore Mizuho, derrière les cinq coordinateurs globaux — Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America, Citi et JPMorgan — et un second rang composé de Barclays, Deutsche Bank, RBC, UBS et Wells Fargo. Cette présence dans une opération de cette ampleur est interprétée par la presse économique espagnole comme un signal fort de la capacité du groupe à s'inscrire dans les transactions technologiques structurantes.
La mécanique de l'opération est désormais connue. SpaceX a déposé auprès de la SEC un prospectus préliminaire S-1 de 277 pages et espère lever jusqu'à 75 milliards de dollars lors de son entrée sur le Nasdaq — prévue pour le 12 juin sous le symbole SPCX —, pour une valorisation pouvant atteindre 1,75 billion de dollars. Ce chiffre écraserait le record de Saudi Aramco, qui avait levé 25 milliards de dollars en 2019. Elon Musk conservera les rênes : actionnaire de classe B (10 voix par action contre 1 pour les actions de classe A mises sur le marché), il détiendra 85 % du pouvoir de décision et le droit exclusif d'élire 51 % du conseil d'administration.
Mais c'est la structure financière du groupe qui retient l'attention des analystes espagnols. En 2025, SpaceX a affiché un chiffre d'affaires de 18,67 milliards de dollars, en hausse de 33 %, mais enregistré une perte nette de 4,94 milliards de dollars. Au premier trimestre 2026, la dynamique persiste : 4,69 milliards de revenus pour une perte nette de 4,28 milliards. La raison est identifiée sans ambiguïté : xAI, la division d'intelligence artificielle intégrant X (ex-Twitter) et ses 550 millions d'utilisateurs actifs mensuels, a généré 3,2 milliards de revenus en 2025 tout en absorbant 6,36 milliards de pertes opérationnelles.
Face à cette hémorragie, un seul moteur tire le groupe vers le haut : Starlink. Le service d'internet par satellite a dégagé 11,39 milliards de dollars de revenus en 2025, soit une progression de 50 %, et un bénéfice opérationnel de 4,42 milliards — plus du double de l'exercice précédent. Sans Starlink, l'édifice s'effondrerait.
Cadrage national-financier : la couverture espagnole priorise la participation de Santander dans le syndicat bancaire, angle absent ou mineur dans la presse internationale
Préférence pour l'analyse comptable : les médias espagnols détaillent pertes nettes, capex et structure de dette plus que les promesses technologiques ou la mission spatiale
Faible couverture des risques réglementaires : les questions de gouvernance à vote inégal (classe A/B) et les risques antitrust liés à la concentration des pouvoirs de Musk sont peu développés
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