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Devant le palais présidentiel de Belgrade, les partisans d'Aleksandar Vučić scandent son nom dimanche soir. Sa propre explication de la contestation qui l'a poussé vers la sortie, liée selon lui au refus serbe de sanctionner la Russie, diverge de celle que retient une partie de la presse européenne. En Serbie, pouvoir et opposition se répondent déjà sur le sens de son départ.
Le vainqueur de la séquence n'est pas encore connu : Vučić doit remporter les législatives du 25 octobre avant de pouvoir briguer Matignon.
Dimanche 27 septembre au soir, des partisans rassemblés devant le palais présidentiel de Belgrade agitent des drapeaux et scandent le nom d'Aleksandar Vučić, rapportent la presse suisse et lituanienne. Le président leur lance : « c'est ma dernière soirée dans ce bâtiment ».
« Demain matin, je remettrai mon mandat au président de l'Assemblée nationale »
Il ajoute avoir « servi fidèlement mon peuple et ma patrie, la Serbie », se disant fier du bilan de ses mandats, selon la presse lituanienne. Il annonce vouloir transmettre ses pouvoirs dès le lendemain à la présidente du Parlement, rapporte la presse suisse.
Devant ses partisans, il justifie aussi son choix par l'équité de la campagne : il veut se présenter « comme un homme ordinaire, comme un membre du peuple », une formule reprise aussi bien par la presse qatarie que hongroise.
Sur ce qui a nourri la contestation des deux dernières années, les couvertures divergent selon la source retenue. Dimanche, sur la télévision publique RTS, Vučić attribue lui-même le mouvement, à plus de 70 %, au refus de la Serbie d'imposer des sanctions à la Russie depuis la décision du Conseil de sécurité nationale serbe de mars 2022, rapporte RIA Novosti.
« à plus de 70 % la véritable raison »
Il rappelle avoir soutenu quatre des treize points d'une résolution de l'ONU condamnant les actions russes en Ukraine, sans adopter de sanctions ni de saisies de biens d'entreprises russes, selon la même agence. Samedi 26 septembre, il s'est entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine, le remerciant de « quatorze ans de coopération », rapportent RIA Novosti et Vedomosti.
La presse allemande, hongroise et lituanienne retient une autre explication : la catastrophe ferroviaire de 2024 et les accusations de corruption qui ont suivi. Le Temps et Gulf Times y voient les plus importantes manifestations en Serbie depuis la chute de Slobodan Milošević en 2000, ayant rassemblé jusqu'à plusieurs centaines de milliers de personnes.
En Serbie même, la presse restitue deux lectures opposées de la démission. Selon Blic, Ana Brnabić devient, en assurant l'intérim, la première personnalité serbe à avoir occupé les trois plus hautes fonctions du pays : première ministre, présidente du Parlement, puis présidente par intérim.
Au sein du SNS, le vice-président Marko Đurić loue, selon Politika, « la trace politique la plus profonde » de Vučić : une Serbie qu'il dit désormais « assez forte pour décider seule de son destin ». La Liste serbe, qui représente les Serbes du Kosovo, évoque de son côté des écoles, des dispensaires et des emplois financés grâce à lui.
Dans le camp opposé, la candidate Marinika Tepić qualifie la démission de « capitulation » et réclame, selon Politika et N1, « responsabilité pénale, saisie des biens et lustration », appelant à un front anti-Vučić avant le 25 octobre. Ana Brnabić rejette le terme, accusant l'opposition de tenir des propos contradictoires d'un jour à l'autre.
La Liste étudiante « Studenti pobeđuju » a décliné à trois reprises l'invitation de la RTS à un débat télévisé, exigeant de connaître au préalable le thème, le format et les autres intervenants, selon Beta. Elle insiste sur le fait de ne pas être bâtie « autour du nom d'un seul homme ».
Vučić affirme vouloir que la Serbie poursuive son intégration européenne « sans rompre » ses liens avec ses « partenaires traditionnels de l'Est », une formule reprise par la presse hongroise (Index, HVG, Telex).
La Serbie est candidate à l'adhésion à l'Union européenne depuis 2012. Elle n'a pas rejoint le dispositif de sanctions occidentales visant la Russie, tout en maintenant des liens économiques et diplomatiques avec Moscou, selon l'analyse comparative des couvertures rassemblées sur ce dossier.
L'issue du scrutin du 25 octobre, puis de la présidentielle qui doit suivre, pèsera sur cet équilibre entre partenaires occidentaux et partenaire russe de Belgrade, selon cette même analyse.
Ministre sous Milošević (1998-2000), puis Premier ministre de 2014 à 2017 avant la présidence.
Le cardiologue Ilija Srdanović mène la coalition « Liste étudiante » face à lui.
La démission a été signée en vertu de l'article 116, alinéa 5, de la Constitution serbe.
Le scrutin, prévu initialement en décembre 2027, a été avancé début septembre 2026.
11 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Bruxelles décrypte la manœuvre : un président qui troque son fauteuil pour un poste plus puissant, à la veille d'un scrutin législatif anticipé marqué par la contestation étudiante.
2 sources
Berne décrypte la démission d'Aleksandar Vučić moins comme un retrait que comme une manœuvre pour consolider son pouvoir face à la contestation étudiante, en briguant un poste de premier ministre jugé plus puissant que la présidence.
2 sources
Berlin décrypte la démission d'Aleksandar Vučić comme un contournement habile de la limite constitutionnelle des deux mandats présidentiels, plutôt que comme un retrait du pouvoir.
3 sources
Paris décrypte la démission d'Aleksandar Vučić comme une manœuvre pour contourner la limite du troisième mandat présidentiel en briguant un poste de Premier ministre jugé plus puissant, sur fond de contestation étudiante.
4 sources
Budapest décrypte dans la démission d'Aleksandar Vučić un repositionnement tactique plus qu'un retrait : la presse hongroise retient surtout la promesse de poursuivre l'intégration européenne serbe sans rompre avec les partenaires de l'Est.
4 sources
Vilnius décrypte la démission d'Aleksandar Vučić comme un transfert de pouvoir calculé, de la présidence vers un poste de Premier ministre constitutionnellement plus fort, en pleine contestation étudiante.
2 sources
Doha décrypte la démission d'Aleksandar Vučić comme une manœuvre pour prolonger son emprise sur le pouvoir serbe, en changeant de fauteuil plutôt qu'en quittant la scène.
2 sources
Bucarest décrypte la démission d'Aleksandar Vučić comme une manœuvre tactique : quitter la présidence pour rebondir au poste de Premier ministre, plus puissant, sans jamais lâcher les rênes de la Serbie.
2 sources
Belgrade tranche en deux lectures inconciliables la démission d'Aleksandar Vučić : pour le pouvoir, un stratège qui change de fauteuil sans lâcher le jeu ; pour l'opposition, une « capitulation » qui l'expose enfin comme un candidat ordinaire.
4 sources
Moscou retient de la démission de Vučić la confirmation que le refus serbe de sanctionner la Russie a nourri la contestation intérieure, plus qu'un simple remaniement institutionnel à Belgrade.
7 sources
Kyiv décrypte le départ d'Aleksandar Vučić de la présidence comme une manœuvre institutionnelle : contraint par la limite des deux mandats, il vise un poste de Premier ministre jugé plus puissant que la présidence qu'il quitte.
2 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Aleksandar Vučić a démissionné de la présidence dimanche 27 septembre 2026 pour conduire la liste du Parti progressiste serbe (SNS) aux législatives anticipées du 25 octobre et briguer le poste de Premier ministre.
Ana Brnabić, présidente du Parlement, assure l'intérim de la présidence en attendant l'organisation d'une élection présidentielle.
Sur ce qui a nourri la contestation politique précédant la démission, une partie de la couverture relaie l'explication de Vučić attribuant le mouvement au refus serbe de rejoindre le dispositif de sanctions contre la Russie, tandis qu'une autre partie relie la mobilisation à des accusations de corruption et à la tragédie de Novi Sad.
Sur la manière de caractériser le mandat de Vučić, une partie de la couverture le qualifie directement de dirigeant en partie autocratique, tandis qu'une autre partie retient le bilan économique et infrastructurel qu'il revendique, sans reprendre ce qualificatif.
Sur les conséquences du scrutin pour la trajectoire diplomatique serbe, une partie de la couverture retient la promesse de Vučić de poursuivre l'intégration européenne aux côtés des partenaires orientaux, tandis qu'une autre partie place l'épisode dans le cadre d'une distance avec le dispositif de sanctions occidentales visant la Russie.
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles décrypte la manœuvre : un président qui troque son fauteuil pour un poste plus puissant, à la veille d'un scrutin législatif anticipé marqué par la contestation étudiante.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 28 septembre 2026. La démission d'Aleksandar Vučić, annoncée dimanche 27 septembre devant le palais présidentiel de Belgrade, est lue à Bruxelles comme une manœuvre de pouvoir plus qu'un retrait. « Je démissionne de mes fonctions de président », a déclaré le chef de l'État serbe devant ses partisans, avant d'ajouter : « Demain matin, je remettrai mon mandat au président de l'Assemblée nationale. » À 56 ans, et après deux mandats présidentiels que la Constitution serbe lui interdisait de renouveler, Vučić ne quitte pas la scène : il prend la tête de liste de son Parti progressiste serbe (SNS) pour les élections législatives anticipées du 25 octobre, avec l'objectif déclaré de redevenir Premier ministre, un poste jugé formellement plus puissant que la présidence.
L'intérim reviendra dès ce lundi à Ana Brnabić, présidente du Parlement et alliée proche de Vučić, en attendant l'organisation d'une élection présidentielle dans un délai maximal de trois mois. Quelques minutes avant d'annoncer son départ, le président sortant a encore usé de ses prérogatives constitutionnelles pour gracier 49 personnes, dont 23 étudiants et sympathisants de son parti poursuivis pour des faits liés aux manifestations qui secouent le pays depuis près de deux ans.
Le scrutin du 25 octobre se tient dans un climat de contestation inédit pour Vučić, président puis désormais candidat Premier ministre, en position dominante depuis 2014. Le mouvement, porté principalement par des étudiants, est né après l'effondrement d'un auvent à la gare de Novi Sad en 2024, qui avait fait 16 morts et nourri, depuis, des accusations de corruption et de mauvaise gestion des institutions. Le SNS y affrontera deux blocs distincts : un mouvement issu directement des mobilisations étudiantes contre la corruption, et une coalition de partis d'opposition pro-européens qui espère profiter de l'usure du pouvoir en place.
Pour la presse belge, l'enjeu tient moins à la forme institutionnelle du pouvoir qu'à sa continuité : en changeant de fauteuil, Vučić cherche à préserver son influence politique sans affronter la limite constitutionnelle des deux mandats présidentiels qu'il a déjà épuisés. La candidature européenne de la Serbie, évoquée en fin d'article mais non développée par les sources belges, reste en arrière-plan d'un récit centré avant tout sur la mécanique électorale interne et sur le bras de fer avec la rue.
ANGLE DOMINANT
Berne décrypte la démission d'Aleksandar Vučić moins comme un retrait que comme une manœuvre pour consolider son pouvoir face à la contestation étudiante, en briguant un poste de premier ministre jugé plus puissant que la présidence.
POINTS CLES
ANALYSE
Berne, 28 septembre 2026. La presse suisse retient de la démission d'Aleksandar Vučić, annoncée dimanche 27 septembre 2026, moins un retrait qu'une manœuvre pour prolonger son emprise sur la Serbie. Le Temps rapporte les mots du président devant le palais présidentiel, où ses partisans scandaient son nom : «Je démissionne de mes fonctions de président», suivi d'un «Demain matin, je remettrai mon mandat au président de l'Assemblée nationale». Élu en 2017 puis réélu en mai 2022, Vučić, 56 ans, a écourté un mandat de cinq ans que la loi ne l'obligeait pourtant pas à quitter, pour se présenter en tête de liste du Parti progressiste serbe (SNS) aux législatives anticipées du 25 octobre, avec l'ambition de devenir premier ministre - fonction jugée plus puissante que la présidence. La Constitution lui interdisait de toute façon un troisième mandat à la tête de l'État. «Je veux me présenter comme un homme ordinaire, comme l'un des membres du peuple», a-t-il assuré.
La radiotélévision alémanique SRF qualifie Vučić de dirigeant «en partie autocratique» et voit dans cette démission une manœuvre de consolidation du pouvoir. Elle rappelle son parcours : ministre de l'Information sous Slobodan Milošević de 1998 à 2000, ministre de la Défense de 2012 à 2013, premier ministre de 2014 à 2017, avant deux mandats présidentiels consécutifs. Milošević, rappelle la SRF, avait été inculpé de génocide par le tribunal pénal international de La Haye et était mort en détention avant tout verdict. La présidente du Parlement, Ana Brnabić, alliée politique du président sortant, assure désormais l'intérim.
Les deux titres relient la manœuvre à la contestation étudiante née après l'effondrement, en novembre 2024, de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a fait 16 morts et a été largement attribué à la corruption. Le Temps y voit les plus importantes manifestations depuis la chute de Milošević en 2000, la tenue d'élections anticipées ayant constitué l'une des revendications centrales du mouvement, réclamée de longue date sans qu'une date n'ait été fixée jusqu'à début septembre. La SRF note que Vučić, avant de quitter ses fonctions, a gracié 49 personnes ou fait cesser leurs poursuites, dont 23 visées dans le cadre des mobilisations étudiantes - dernier geste d'un président sortant sous forte pression intérieure.
ANGLE DOMINANT
Berlin décrypte la démission d'Aleksandar Vučić comme un contournement habile de la limite constitutionnelle des deux mandats présidentiels, plutôt que comme un retrait du pouvoir.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 28 septembre 2026. La presse allemande lit la démission d'Aleksandar Vučić comme une manœuvre de pouvoir plutôt que comme un retrait. Selon Tagesschau, le président serbe a démissionné dimanche, six mois avant la fin de son mandat, pour se présenter comme tête de liste de son Parti progressiste (SNS) aux élections législatives anticipées du 25 octobre, avec l'objectif de redevenir Premier ministre, poste qu'il a déjà occupé entre 2014 et 2017. La Constitution lui interdisait un troisième mandat présidentiel consécutif ; son second mandat se serait achevé l'an prochain.
ZEIT Online souligne que Vučić a annoncé sa démission à la télévision d'État RTS, déclarant : « Heute ist der Tag, an dem ich zurücktrete » (« Aujourd'hui est le jour où je démissionne »), avant de s'adresser à ses partisans devant le siège présidentiel à Belgrade : « Dies ist mein letzter Abend in diesem Gebäude » (« C'est ma dernière soirée dans ce bâtiment »). Le quotidien qualifie Vučić de politicien « en partie autocratique » et rappelle que l'opposition l'accuse, lui et ses alliés, de violences contre des opposants politiques, de corruption généralisée, de liens avec le crime organisé et de répression de la liberté de la presse — accusations que Vučić rejette.
L'intérim présidentiel revient à Ana Brnabić, présidente du Parlement et membre du SNS, ancienne Première ministre sous Vučić. Une élection présidentielle doit se tenir dans un délai constitutionnel de trois mois ; Handelsblatt indique que le premier tour pourrait avoir lieu avant fin décembre, selon Vučić lui-même.
Les trois journaux relient la démission à la pression du mouvement étudiant né après l'effondrement, le 1er novembre 2024, de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a tué 16 personnes. Handelsblatt évoque des « groupes de défense des droits humains » accusant Vučić d'un « style de gouvernement de plus en plus autoritaire », ce que le gouvernement rejette. Tagesschau note que la liste du mouvement étudiant, qui dénonce la corruption gouvernementale et la négligence administrative, pourrait constituer le principal concurrent du SNS lors du scrutin.
La presse allemande souligne enfin la position internationale ambiguë de la Serbie : candidate à l'adhésion à l'Union européenne, mais entretenant aussi des relations étroites avec la Russie et la Chine.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte la démission d'Aleksandar Vučić comme une manœuvre pour contourner la limite du troisième mandat présidentiel en briguant un poste de Premier ministre jugé plus puissant, sur fond de contestation étudiante.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 28 septembre 2026. La presse française lit la démission d'Aleksandar Vučić comme un coup tactique plus qu'un retrait. Dimanche 27 septembre, devant le palais présidentiel de Belgrade où ses partisans scandaient son nom, le chef de l'État serbe a lancé : « Je démissionne de mes fonctions de président. Demain matin, je remettrai mon mandat au président de l'Assemblée nationale. » L'objectif affiché est de conduire la liste de son Parti progressiste serbe (SNS) aux élections législatives anticipées du 25 octobre, pour ensuite briguer le poste de Premier ministre — une fonction jugée formellement plus puissante que la présidence.
Les rédactions françaises rappellent que la Constitution serbe interdisait à Vučić, président depuis 2017 et réélu en mai 2022, un troisième mandat, lequel devait de toute façon s'achever en mai prochain. Le Monde souligne que « la loi ne l'obligeait pas à démissionner » : le geste est présenté comme un choix stratégique, non une contrainte légale. En fonction, comme président ou Premier ministre, depuis 2014, l'homme fort du SNS entend rester aux commandes en changeant de titre.
Le fil des articles insiste sur l'origine du scrutin anticipé : une revendication portée depuis près de deux ans par le mouvement étudiant né après l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a tué 16 personnes le 1er novembre 2024 et a été largement attribué à la corruption. RFI et France 24 rappellent que ces manifestations comptent parmi les plus importantes en Serbie depuis la chute de Slobodan Milošević en 2000, ayant rassemblé jusqu'à plusieurs centaines de milliers de personnes. Le scrutin, initialement prévu en décembre 2027, a été avancé début septembre, Vučić invoquant alors « d'importantes turbulences sur la scène politique intérieure ».
Sur le fond, les articles notent que le président sortant a gracié 49 personnes, dont 23 condamnées en lien avec les manifestations, l'un de ses derniers actes avant de quitter ses fonctions. Il dit vouloir se présenter « comme un homme ordinaire, comme l'un des membres du peuple ». La présidence reviendra par intérim à la présidente du Parlement, Ana Brnabić, en attendant une élection présidentielle. Pour la presse française, cette séquence dessine moins une alternance qu'un réaménagement du pouvoir personnel de Vučić, désormais suspendu au verdict des urnes du 25 octobre face à une opposition étudiante toujours mobilisée.
ANGLE DOMINANT
Budapest décrypte dans la démission d'Aleksandar Vučić un repositionnement tactique plus qu'un retrait : la presse hongroise retient surtout la promesse de poursuivre l'intégration européenne serbe sans rompre avec les partenaires de l'Est.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 28 septembre 2026. La démission d'Aleksandar Vučić, annoncée dimanche 27 septembre à Belgrade, occupe la presse hongroise sous un angle précis : moins celui d'un départ que celui d'un repositionnement institutionnel. Index, HVG, 444 et Telex rapportent tous que le président serbe a quitté ses fonctions pour se présenter comme tête de liste du Parti progressiste serbe (SNS) et de ses alliés, sous la bannière « Aleksandar Vučić – Serbie unie », aux législatives anticipées du 25 octobre, avec l'objectif assumé de redevenir Premier ministre.
Selon HVG et 444, Vučić a justifié sa démission par l'équité de la compétition électorale : « Egyszerű emberként, a nép egyik tagjaként akarok versenyezni » (« Je veux concourir en homme ordinaire, comme un membre du peuple »), a-t-il déclaré, ajoutant qu'il aurait pu rester en poste pendant la campagne mais jugeait « plus honnête » de partir d'abord. Il a signé sa lettre de démission en public et doit remettre les fonctions présidentielles lundi matin à Ana Brnabić, présidente du Parlement, qui assurera l'intérim pendant au maximum quatre-vingt-dix jours, selon 444.
La presse hongroise relaie longuement le bilan que Vučić a dressé de son mandat : une croissance « jamais vue » du PIB, un demi-million d'emplois déclarés supplémentaires depuis 2012 et 686 kilomètres d'autoroutes et de voies rapides construits en treize ans, chiffres cités par HVG et 444. Il a fixé pour priorités la paix, la stabilité, les intérêts nationaux et la protection des Serbes du Kosovo, tout en affirmant que la Serbie doit poursuivre son intégration européenne « sans rompre » ses liens avec ses « partenaires traditionnels de l'Est » — une formule reprise par Index, HVG et Telex.
Telex rappelle le contexte de contestation : depuis l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a tué seize personnes en 2024, des manifestations anti-Vučić se poursuivent, les protestataires dénonçant une corruption généralisée. Le média note aussi que Vučić avait annoncé dès juin son intention de démissionner « dans quelques semaines ». La Constitution serbe limitant à deux le nombre de mandats présidentiels, son second mandat aurait de toute façon expiré en 2027.
Le récit hongrois rapporte peu de jugement propre sur Vučić : il restitue ses mots, y compris ses accusations contre une opposition qui « refuserait le dialogue » tout en diffusant, selon lui, des contre-vérités à son sujet.
ANGLE DOMINANT
Vilnius décrypte la démission d'Aleksandar Vučić comme un transfert de pouvoir calculé, de la présidence vers un poste de Premier ministre constitutionnellement plus fort, en pleine contestation étudiante.
POINTS CLES
ANALYSE
Vilnius, 28 septembre 2026. Dimanche 27 septembre, le président serbe Aleksandar Vučić a annoncé sa démission depuis le palais présidentiel de Belgrade, devant des centaines de partisans agitant des drapeaux. « C'est ma dernière soirée dans ce bâtiment », leur a-t-il lancé quelques minutes avant de quitter ses fonctions, avant d'ajouter : « J'ai servi fidèlement mon peuple et ma patrie, la Serbie. Je suis fier de ce que nous avons accompli ensemble. »
La presse lituanienne, qui relaie le dossier depuis Belgrade, souligne que la manœuvre a un objectif précis : conduire, le 25 octobre, la liste du Parti progressiste serbe (SNS) aux législatives anticipées, pour ensuite briguer le poste de Premier ministre — constitutionnellement plus puissant que la présidence qu'il occupait depuis sa réélection de mai 2022. La Constitution lui interdisait de toute façon un troisième mandat présidentiel.
En attendant l'élection d'un nouveau chef de l'État, l'intérim revient à la présidente du Parlement, Ana Brnabić : Vučić a précisé lui transmettre ses fonctions « demain matin ». Le scrutin présidentiel doit se tenir dans les 90 jours, avec une campagne de 30 à 60 jours ; il a évoqué un premier tour « d'ici fin décembre ». Il avait annoncé son intention de démissionner dès l'été, avant de fixer la date du scrutin au début du mois, invoquant « de grands troubles sur la scène politique du pays ».
Selon les récits lituaniens, le calendrier d'octobre répond à l'une des principales revendications du mouvement né après l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en novembre 2024, qui a fait 16 morts et déclenché, selon ces mêmes journaux, les plus grandes manifestations en Serbie depuis la chute de Slobodan Milošević en 2000 — parfois des centaines de milliers de personnes dans la rue. Face au SNS et à ses alliés, le mouvement « Les étudiants gagnent » et la coalition d'opposition « Serbie européenne » doivent encore désigner leurs candidats à la présidentielle.
Vučić, élu président en 2017 et reconduit en 2022, justifie son choix en assurant vouloir « se battre comme un homme ordinaire, comme un membre du peuple ». Quelques minutes avant sa démission, il a également usé de ses prérogatives constitutionnelles pour accorder des grâces, un geste que la presse lituanienne relie directement aux poursuites nées de la contestation étudiante.
ANGLE DOMINANT
Doha décrypte la démission d'Aleksandar Vučić comme une manœuvre pour prolonger son emprise sur le pouvoir serbe, en changeant de fauteuil plutôt qu'en quittant la scène.
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 28 septembre 2026. La presse qatarie suit avec attention le tournant institutionnel serbe : dimanche 27 septembre, Aleksandar Vučić a annoncé sa démission de la présidence pour conduire la liste de son Parti progressiste serbe (SNS) aux élections législatives anticipées du 25 octobre et briguer le poste de Premier ministre. Al Jazeera souligne que la Constitution lui interdisait un troisième mandat présidentiel — son second mandat devait s'achever en mai prochain — et note qu'il est désormais « seeking to extend his hold on power through the parliamentary vote ». La chaîne rappelle qu'il domine la vie politique serbe, comme président ou Premier ministre, depuis 2014.
Selon Gulf Times, Vučić a prononcé son discours de démission depuis le palais présidentiel de Belgrade, où des soutiens rassemblés dehors scandaient son nom. « Je démissionne de la présidence, a-t-il déclaré. Demain matin, je remettrai mes fonctions à la présidente du Parlement. » Ana Brnabić, alliée proche, assurera l'intérim présidentiel dans l'attente d'une élection. Le quotidien précise que rien dans la loi ne l'obligeait à démissionner, et cite sa formule : « I want to compete as an ordinary man, as one of the people. »
Les deux titres relient ce basculement au mouvement étudiant né après l'effondrement, le 1er novembre 2024, de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui avait tué 16 personnes. Al Jazeera évoque certaines des plus grandes manifestations de l'histoire du pays, mobilisant des centaines de milliers de personnes autour d'accusations de corruption, de manque de transparence et d'ingérence politique dans les institutions — accusations que Vučić et ses alliés rejettent. Gulf Times ajoute que la tragédie a déclenché les plus grandes protestations depuis la chute de Slobodan Milošević en 2000, le président ayant fini par céder à la demande d'élections anticipées en évoquant une « turbulence majeure sur la scène politique intérieure ».
Minutes avant d'officialiser son départ, Vučić a usé de ses pouvoirs constitutionnels pour gracier 49 personnes, dont des étudiants et des fidèles de son parti soupçonnés d'infractions liées aux manifestations. « J'ai décidé de gracier 49 personnes, dont 23 en lien avec les terribles événements que nous avons traversés depuis un an et demi », a-t-il précisé. Pour la presse qatarie, cette démission calculée illustre une stratégie de conservation du pouvoir plus qu'un retrait politique.
ANGLE DOMINANT
Bucarest décrypte la démission d'Aleksandar Vučić comme une manœuvre tactique : quitter la présidence pour rebondir au poste de Premier ministre, plus puissant, sans jamais lâcher les rênes de la Serbie.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 28 septembre 2026.
La presse roumaine a suivi de près la démission d'Aleksandar Vučić, annoncée dimanche 27 septembre, sept mois avant la fin prévue de son second mandat présidentiel, selon Digi24, qui cite Reuters et Euractiv. La Constitution serbe lui interdisant un troisième mandat consécutif, le chef de l'État sortant a choisi de démissionner pour se présenter, à la tête du Parti progressiste serbe (SNS), aux élections législatives anticipées du 25 octobre — avec l'objectif, souligné par Mediafax, de devenir Premier ministre, une fonction jugée « formellement plus puissante » que celle qu'il quitte. Pour Mediafax, la démission ne signifie donc pas un retrait de la vie politique, mais au contraire l'entrée de Vučić dans la course pour diriger le futur gouvernement.
Selon Digi24, la loi serbe impose l'organisation d'un scrutin présidentiel dans les trois mois suivant la démission du président ; Vučić a lui-même indiqué que le premier tour pourrait se tenir avant la fin décembre. Les électeurs serbes devront donc se rendre deux fois aux urnes cette année : pour les législatives du 25 octobre, puis pour la présidentielle anticipée. En attendant, c'est Ana Brnabić, présidente du Parlement dissous et cadre du SNS, qui assure l'intérim à la tête de l'État, précisent les deux articles roumains.
Mediafax rappelle que Vučić, douze ans durant Premier ministre puis président, affronte depuis près de deux ans un vaste mouvement de contestation anticorruption, né après l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en novembre 2024, qui avait fait 16 morts. Avant l'annonce officielle, des centaines de partisans s'étaient rassemblés devant le siège de la présidence à Belgrade ; Vučić leur a dit que c'était sa dernière soirée dans le bâtiment, se disant fier du bilan de son mandat à la tête de l'État.
Sur la chaîne publique RTS, avant de déposer sa démission, il avait appelé à une concentration absolue sur la victoire aux législatives, affirmant qu'elles détermineront la voie que suivra la Serbie. Il avait annoncé son intention de quitter la présidence dès un meeting tenu à Belgrade fin juin, mais a attendu trois mois avant d'officialiser son départ, selon Digi24. Les deux titres roumains attribuent l'essentiel de leurs informations à des agences et médias étrangers, Reuters, Euractiv, TVP World et News.ro, plutôt qu'à des correspondants sur place à Belgrade.
ANGLE DOMINANT
Belgrade tranche en deux lectures inconciliables la démission d'Aleksandar Vučić : pour le pouvoir, un stratège qui change de fauteuil sans lâcher le jeu ; pour l'opposition, une « capitulation » qui l'expose enfin comme un candidat ordinaire.
POINTS CLES
ANALYSE
Belgrade, 28 septembre 2026. Dimanche soir, au siège de la Présidence, Aleksandar Vučić a annoncé sa démission, expliquant vouloir participer « sans fonction » à la campagne des législatives anticipées du 25 octobre, qu'il conduit en tête de la liste « Aleksandar Vučić – Serbie unie ». Il a dit vouloir sillonner le pays « comme un simple citoyen », avant de briguer, en cas de victoire, le poste de Premier ministre, constitutionnellement plus étendu que celui qu'il quitte.
La présidente de l'Assemblée, Ana Brnabić, assure l'intérim ; la Constitution impose une élection présidentielle dans les trois mois. Blic souligne qu'elle devient la première personnalité serbe à avoir occupé les trois plus hautes fonctions du pays : présidente par intérim, Première ministre, présidente du Parlement.
Avant de partir, Vučić a annoncé avoir grâcié 49 personnes, dont 23 liées aux manifestations des deux dernières années : douze membres du « groupe de Novi Sad », malgré l'avis contraire des services de sécurité, et onze personnes impliquées dans des incidents contre les « bloqueurs ». Il a qualifié ce geste d'« acte de clémence », tout en reconnaissant que la décision mécontenterait une partie de ses propres partisans.
Au SNS, le vice-président Marko Đurić loue « la trace politique la plus profonde » de Vučić : une Serbie « assez forte pour décider seule de son destin », bâtie selon lui sur quinze ans de priorité donnée au PIB, aux investissements et à l'emploi. La Liste serbe, qui représente les Serbes du Kosovo, y ajoute sa propre gratitude, évoquant écoles, dispensaires et emplois financés « au nom de la survie du peuple serbe » sur ses terres ancestrales.
L'opposition lit l'épisode à l'inverse. La candidate Marinika Tepić qualifie la démission de « capitulation » et réclame « responsabilité pénale, saisie des biens et lustration », appelant à un front anti-Vučić avant le 25 octobre. Brnabić rejette le terme, accusant l'opposition de dire aujourd'hui le contraire d'hier et de refuser tout débat télévisé avec Vučić par crainte de devoir répondre à ses arguments.
La Liste étudiante « Studenti pobeđuju » a décliné à trois reprises l'invitation de la RTS à un face-à-face, exigeant de connaître au préalable thème, format et intervenants ; elle insiste sur le fait de ne pas être bâtie « autour du nom d'un seul homme », contrairement à la liste de Vučić. Sur N1, une candidate de cette même liste a résumé le basculement : désormais simple candidat, Vučić serait « égalisé » avec ses adversaires électoraux.
ANGLE DOMINANT
Moscou retient de la démission de Vučić la confirmation que le refus serbe de sanctionner la Russie a nourri la contestation intérieure, plus qu'un simple remaniement institutionnel à Belgrade.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 28 septembre 2026. La démission d'Aleksandar Vučić, annoncée dimanche 27 septembre depuis le palais présidentiel de Belgrade, est décryptée par la presse russe à travers le prisme des sanctions occidentales contre la Russie. En vertu de l'article 116, alinéa 5, de la Constitution serbe, Vučić a signé sa démission en direct à la télévision, précisant qu'il transférerait ses pouvoirs lundi à la présidente du Parlement, Ana Brnabić, qui assurera l'intérim jusqu'à une élection présidentielle devant se tenir avant le 27 décembre, selon TASS et Interfax.
Mais c'est surtout l'explication que Vučić donne lui-même de la contestation qui retient l'attention à Moscou. Dimanche, sur la télévision publique RTS, il a affirmé que le refus de Belgrade d'imposer des sanctions à la Russie depuis la décision du Conseil de sécurité nationale serbe de mars 2022 était, selon ses mots, « à plus de 70 % la véritable raison » des tentatives de « révolution de couleur » qui secouent le pays depuis près de deux ans, rapporte RIA Novosti. Il a rappelé que Belgrade avait soutenu quatre des treize points de la résolution de l'ONU condamnant les actions russes en Ukraine, sans pour autant adopter de sanctions ni de saisies de biens d'entreprises russes.
Vučić a aussi fait état, samedi, d'un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, le remerciant de « quatorze ans de coopération » et espérant que les futurs présidents serbes maintiennent un équilibre « entre tous les facteurs de la scène internationale », selon RIA Novosti et Vedomosti.
Sur le plan électoral, Vučić, président depuis 2017 et réélu en 2022, conduira la liste du Parti progressiste serbe aux législatives anticipées du 25 octobre pour briguer le poste de premier ministre, face au cardiologue de Novi Sad Ilija Srdanović, tête de la coalition « Liste étudiante », selon TASS. RT décrit des partisans rassemblés devant le palais présidentiel, scandant des remerciements et saluant en lui un « génie politique ».
La chaîne serbe N1, citée par Interfax, confirme le départ effectif de Vučić dimanche. Meduza replace la décision dans le contexte de près de deux ans de mobilisation nés de l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a fait 16 morts le 1er novembre 2024, et rappelle que les Serbes devront voter deux fois : aux législatives du 25 octobre, puis à une présidentielle possible dès le 1er novembre.
ANGLE DOMINANT
Kyiv décrypte le départ d'Aleksandar Vučić de la présidence comme une manœuvre institutionnelle : contraint par la limite des deux mandats, il vise un poste de Premier ministre jugé plus puissant que la présidence qu'il quitte.
POINTS CLES
ANALYSE
Kyiv, 28 septembre 2026. La presse ukrainienne retranscrit l'annonce faite dimanche 27 septembre 2026 par Aleksandar Vučić : le président serbe quitte ses fonctions après neuf ans à la tête de l'État pour se porter candidat au poste de Premier ministre lors des législatives anticipées du 25 octobre. TSN, citant Deutsche Welle, rappelle que Vučić est devenu président le 31 mai 2017, puis a été réélu en avril 2022 pour un second mandat qui devait s'achever mi-2027 — la Constitution serbe interdisant à une même personne d'occuper la présidence plus de deux mandats consécutifs.
Selon le récit ukrainien, Vučić avait évoqué pour la première fois l'hypothèse d'un départ dès août 2025, sans alors relier cette perspective à une candidature au poste de chef du gouvernement. Le basculement s'est précisé début septembre, quand il a annoncé la dissolution de la Narodna skupština, le Parlement monocaméral serbe, et convoqué des élections anticipées pour le 25 octobre. Le comité principal du Parti progressiste serbe (SNS) a confirmé qu'il conduirait la liste « Serbie unie » ; en cas de victoire, il briguera la fonction de Premier ministre, présentée par les médias ukrainiens comme formellement plus puissante que la présidence.
Le mécanisme de succession retient particulièrement l'attention à Kyiv : après sa démission, Vučić transmet ses pouvoirs à Ana Brnabić, présidente du Parlement, qui assurera l'intérim à la tête de l'État en attendant l'organisation d'une élection présidentielle rendue nécessaire par ce départ anticipé. NV Ukraine, reprenant France 24, résume l'opération en une phrase : après avoir renoncé à la présidence qu'il occupait depuis 2017, Vučić prépare sa campagne pour les législatives et vise le poste de chef du gouvernement.
Kyiv décrypte cette séquence comme une manœuvre institutionnelle plutôt que comme un retrait politique : contraint par la limite constitutionnelle des deux mandats, Vučić change de fauteuil sans quitter le pouvoir, en misant sur un poste de Premier ministre dont la presse ukrainienne souligne qu'il concentre davantage de prérogatives que la présidence qu'il abandonne. La couverture, construite à partir de dépêches occidentales, insiste sur le calendrier électoral et le jeu des partis plus que sur les racines de la contestation qui agite la Serbie depuis deux ans.
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