ANGLE DOMINANT
Kyiv décrypte le départ d'Aleksandar Vučić de la présidence comme une manœuvre institutionnelle : contraint par la limite des deux mandats, il vise un poste de Premier ministre jugé plus puissant que la présidence qu'il quitte.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Vučić a annoncé sa démission dimanche 27 septembre 2026, avant la fin de son second mandat présidentiel (prévue mi-2027), pour se porter candidat au poste de Premier ministre aux législatives anticipées du 25 octobre.
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Après sa démission, le pouvoir revient à Ana Brnabić, présidente du Parlement, qui assure l'intérim à la tête de l'État en attendant une élection présidentielle.
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Vučić, président depuis le 31 mai 2017 et réélu en avril 2022, conduira la liste « Serbie unie » du SNS, confirmée par le comité principal du parti.
ANALYSE
Kyiv, 28 septembre 2026. La presse ukrainienne retranscrit l'annonce faite dimanche 27 septembre 2026 par Aleksandar Vučić : le président serbe quitte ses fonctions après neuf ans à la tête de l'État pour se porter candidat au poste de Premier ministre lors des législatives anticipées du 25 octobre. TSN, citant Deutsche Welle, rappelle que Vučić est devenu président le 31 mai 2017, puis a été réélu en avril 2022 pour un second mandat qui devait s'achever mi-2027 — la Constitution serbe interdisant à une même personne d'occuper la présidence plus de deux mandats consécutifs.
Selon le récit ukrainien, Vučić avait évoqué pour la première fois l'hypothèse d'un départ dès août 2025, sans alors relier cette perspective à une candidature au poste de chef du gouvernement. Le basculement s'est précisé début septembre, quand il a annoncé la dissolution de la Narodna skupština, le Parlement monocaméral serbe, et convoqué des élections anticipées pour le 25 octobre. Le comité principal du Parti progressiste serbe (SNS) a confirmé qu'il conduirait la liste « Serbie unie » ; en cas de victoire, il briguera la fonction de Premier ministre, présentée par les médias ukrainiens comme formellement plus puissante que la présidence.
Le mécanisme de succession retient particulièrement l'attention à Kyiv : après sa démission, Vučić transmet ses pouvoirs à Ana Brnabić, présidente du Parlement, qui assurera l'intérim à la tête de l'État en attendant l'organisation d'une élection présidentielle rendue nécessaire par ce départ anticipé. NV Ukraine, reprenant France 24, résume l'opération en une phrase : après avoir renoncé à la présidence qu'il occupait depuis 2017, Vučić prépare sa campagne pour les législatives et vise le poste de chef du gouvernement.
Kyiv décrypte cette séquence comme une manœuvre institutionnelle plutôt que comme un retrait politique : contraint par la limite constitutionnelle des deux mandats, Vučić change de fauteuil sans quitter le pouvoir, en misant sur un poste de Premier ministre dont la presse ukrainienne souligne qu'il concentre davantage de prérogatives que la présidence qu'il abandonne. La couverture, construite à partir de dépêches occidentales, insiste sur le calendrier électoral et le jeu des partis plus que sur les racines de la contestation qui agite la Serbie depuis deux ans.
