
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
La Cour suprême des États-Unis a rejeté lundi soir 14 septembre la demande d'urgence de l'administration Trump dans l'affaire United States Postal Service contre Californie, laissant en place le blocage judiciaire des nouvelles règles postales sur le vote par correspondance à sept semaines des midterms du 3 novembre.
Seuls les juges Samuel Alito et Clarence Thomas se sont publiquement opposés à la décision majoritaire.
Le juge Brett Kavanaugh a joint une opinion concordante estimant que l'application des nouvelles règles serait prématurée avant le scrutin de 2026, sans exclure leur validité pour une élection future.
À la question de savoir si ce rejet représente un véritable coût politique pour Donald Trump, une partie de la presse répond que la colère publique du président et le vote de juges qu'il a lui-même nommés en font un revers réel, tandis que la presse allemande répond que la défaite juridique ne compromet pas l'objectif politique visé.
Sur la question du nombre de juges ayant voté contre l'administration Trump, la majorité des perspectives qui donnent un chiffre rapportent 7 voix contre 2, tandis que la presse espagnole rapporte une majorité conservatrice de 6 voix contre 3.
Soutiennent cette lecture
La critiquent
À la question de ce que révèle avant tout la décision, une partie de la presse y lit la preuve que les contre-pouvoirs judiciaires résistent à l'exécutif, tandis qu'une autre partie centre son récit sur l'épisode personnel de la réaction de Donald Trump plutôt que sur la dimension institutionnelle.
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La critiquent
ANGLE DOMINANT
Berlin distingue la défaite juridique de Trump de sa victoire politique plus large : la Cour suprême bloque ses nouvelles règles sur le vote par correspondance, mais la presse allemande y voit un revers sans coût pour un président dont l'objectif réel serait d'installer le doute sur la fiabilité du scrutin de novembre.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 16 septembre 2026. La Cour suprême des États-Unis a débouté lundi soir l'administration Trump, qui réclamait en urgence l'application immédiate de nouvelles règles fédérales pour le vote par correspondance, sept semaines avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Selon la Tagesschau, les juges ont estimé, dans une motivation succincte, qu'il était « peu probable que le gouvernement obtienne gain de cause » en contestant l'injonction d'un tribunal inférieur. Conséquence concrète : les États continuent d'envoyer leurs bulletins par correspondance selon les normes en vigueur, comme cela a déjà commencé par endroits, tandis que les primaires se poursuivent dans les 50 États, lancées le 3 mars en Arkansas, en Caroline du Nord et au Texas, et s'achevant le 15 septembre dans le Delaware — 36 États renouvelant aussi leur gouverneur.
La FAZ va plus loin dans la lecture politique de l'épisode. Le plan de la Maison Blanche visait, écrit le quotidien, à transformer le service postal en une sorte d'autorité fédérale de tutelle sur un système électoral que la Constitution veut décentralisé, un dessein qualifié d'« autoritaire » par le journal, qui rappelle que deux des neuf juges ont exprimé un dissentiment détaillé en sa faveur. Mais pour la FAZ, la défaite juridique ne coûte rien à Trump : son objectif réel n'était pas la sécurité du scrutin mais l'incertitude qu'il installe dans l'opinion. Le récit d'une fraude massive par correspondance reste, selon le quotidien, dépourvu de fondement dans les études sérieuses — mais son effet politique, lui, est déjà acquis auprès d'électeurs qui doutent désormais du résultat de novembre.
Le journal relève aussi le soulagement, jusque dans des États dirigés par des républicains, où les responsables électoraux n'auront pas à réorganiser en urgence un scrutin déjà engagé. Le ministère de la Justice, note la FAZ, continue néanmoins de multiplier les poursuites contre des États, signe que l'exécutif ne renonce pas à peser sur l'organisation du vote malgré ce revers devant la plus haute juridiction.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires retient surtout le règlement de comptes interne provoqué par le revers : trois juges nommés par Trump lui-même ont voté contre sa propre administration, déclenchant une fureur présidentielle inédite contre ses propres nominations.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 16 septembre 2026. La presse argentine retient d'abord la portée politique intérieure du revers infligé lundi soir à Donald Trump par la Cour suprême, plus que le seul débat juridique. Clarín souligne que la haute juridiction a « dissipé une grande partie de l'incertitude » qui pesait sur les préparatifs des élections de mi-mandat, en rejetant la tentative présidentielle de faire jouer au service postal un rôle central dans la détermination de qui pourrait recevoir un bulletin par correspondance. Le plan, issu d'un décret signé en mars, exigeait des États qu'ils adoptent un modèle uniforme d'enveloppe et qu'ils transmettent les listes d'électeurs éligibles sur un portail en ligne encore en construction ; le service postal aurait pu refuser de livrer les bulletins aux États non conformes. Un rapport de lanceur d'alerte cité par Clarín avertissait que ces exigences risquaient d'empêcher l'envoi de millions de bulletins, privant de fait de nombreux électeurs de leur droit de vote en pleine élection.
La décision est présentée comme « une victoire pour le statu quo » : les milliers de bureaux électoraux du pays pourront envoyer les bulletins comme prévu, sans se soumettre à de nouvelles règles postales imposées à la dernière minute. La secrétaire d'État démocrate de Californie, Shirley Weber, dont l'État envoie un bulletin par correspondance à chaque électeur, s'est félicitée : « nous pouvons enfin avancer et revenir à ce que nous faisons de mieux : mener nos élections sans un nuage sombre au-dessus de nous. »
ANGLE DOMINANT
Canberra retient surtout la charge inédite de Donald Trump contre sa propre Cour suprême, plus que le détail juridique de l'arrêt qui bloque ses restrictions au vote par correspondance.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 16 septembre 2026. La presse australienne consacre l'essentiel de sa couverture non pas au contenu de l'arrêt de la Cour suprême américaine, mais à la réaction, jugée inédite, du président Donald Trump contre les juges qu'il a lui-même nommés. ABC News et SBS News rapportent en détail l'attaque publiée sur Truth Social, où M. Trump qualifie ses propres nominés de « shell of their original selves » (une coquille vide d'eux-mêmes) et accuse la Cour d'avoir cédé à la « Radical Left ». Pour les médias australiens, l'épisode illustre la fragilité du contre-pouvoir judiciaire américain face à la pression présidentielle, même lorsque celui-ci a été façonné par le président en exercice lui-même.
L'arrêt, non signé et bref, comme c'est l'usage pour les requêtes d'urgence, maintient le blocage des nouvelles règles imposées au service postal américain (USPS) pour le vote par correspondance avant les midterms du 3 novembre. ABC détaille le dispositif rejeté : les États auraient dû transmettre les listes d'électeurs inscrits au vote postal et utiliser des enveloppes approuvées par l'agence, traçables par codes-barres. Seuls deux juges conservateurs, Samuel Alito et Clarence Thomas, ont exprimé leur désaccord publiquement — que M. Trump a salués comme des « legends, both ». La majorité conservatrice qu'il a lui-même bâtie (Gorsuch, Kavanaugh, Barrett, 6-3 depuis 2020) n'apparaît donc pas unanime, mais aucun des articles australiens ne détaille les motifs des deux dissidents ni l'opinion distincte déposée séparément. L'administration a par ailleurs indiqué pouvoir présenter des règles similaires pour l'élection de 2028, ce qui, selon la presse australienne, limite la portée pratique de cette victoire démocrate au seul scrutin de novembre.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles retient d'abord le revers politique infligé à Donald Trump, sept semaines avant des midterms où sa majorité est déjà fragile, plus que la stricte question de droit électoral.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 16 septembre 2026. La presse belge retient d'abord un mot : « revers ». Lundi soir, la Cour suprême des États-Unis a rejeté la demande d'urgence de l'administration Trump visant à imposer de nouvelles règles au service postal pour le vote par correspondance, laissant en place les décisions de tribunaux inférieurs du Massachusetts et du district de Columbia qui bloquaient ce plan pour les élections de mi-mandat du 3 novembre. Selon DH, quatre des six juges conservateurs de la Cour, « dont son président, John Roberts », ainsi que les trois juges progressistes, ont rejeté la demande, estimant que « le gouvernement a peu de chances de l'emporter » sur le fond et qu'il n'a « pas démontré la nécessité » de suspendre la décision de première instance. La Libre Belgique rappelle que ce vote concerne désormais « entre un tiers et la moitié des électeurs américains » et que la Cour, en statuant ainsi, cherche avant tout à éviter « la confusion, voire le chaos » d'ici au 3 novembre, sans trancher le fond du litige — ce qui, note le journal, ne dissipe « pas toutes les inquiétudes » sur le bon déroulement du scrutin, « loin s'en faut ».
La Libre Belgique souligne que la majorité a tranché pour des raisons pratiques : impossible d'appliquer les changements réclamés dans les délais, alors que des États ont déjà commencé à envoyer les bulletins, voire que « les électeurs ont même déjà voté ». Clarence Thomas et Samuel Alito, eux, ont exigé « l'application immédiate de la réforme » malgré ce risque de confusion.
ANGLE DOMINANT
Ottawa mesure dans ce rejet un nouvel épisode du bras de fer entre Donald Trump et la Cour suprême, à quelques semaines d'un scrutin qui décidera du contrôle du Congrès.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 16 septembre 2026. La Cour suprême des États-Unis a refusé lundi 14 septembre 2026, en fin de soirée, de laisser le service postal appliquer les nouvelles règles de l'administration Trump sur le vote par correspondance, à moins de sept semaines des élections de mi-mandat du 3 novembre qui décideront du contrôle du Congrès. Les juges ont laissé en place l'ordonnance de la juge fédérale Indira Talwani, à Boston, qui bloque la mesure tant que les recours des États et des groupes de défense du droit de vote sont en cours. Dans une brève ordonnance d'un paragraphe, la majorité a jugé que « le gouvernement a peu de chances de l'emporter sur le fond ». La Cour, à majorité conservatrice de 6 contre 3, n'a donné aucune autre justification, comme il est d'usage sur son registre d'urgence.
Le juge Brett Kavanaugh, dans une opinion concordante, a estimé que les restrictions ne devaient pas entrer en vigueur pour ce scrutin, mais pourrait trancher en faveur de l'administration si le dossier revenait devant la Cour. Samuel Alito, rejoint par Clarence Thomas, a dissenté : comparant certains arguments des plaignants à une « passe de la dernière chance » peu susceptible de réussir, il a rappelé que « le service postal dispose d'un large pouvoir pour réglementer le courrier ».
ANGLE DOMINANT
La Suisse mesure ce revers judiciaire de Trump à l'aune de sa propre pratique du vote par correspondance, présentée par un expert cité outre-Sarine comme aussi sûre que n'importe quel autre mode de scrutin.
POINTS CLES
ANALYSE
Berne, 16 septembre 2026. La Cour suprême des Etats-Unis a rejeté lundi 14 septembre au soir la demande d'urgence de l'administration Trump visant à imposer de nouvelles règles au service postal pour le vote par correspondance, dans l'affaire USPS contre Californie. Une majorité inhabituelle, chiffrée par la SRF à 7 voix contre 2, a laissé en place la suspension prononcée par un juge fédéral pour le scrutin de mi-mandat du 3 novembre. Le juge conservateur Brett Kavanaugh a joint une opinion concordante estimant que les nouvelles règles, même valides sur le fond, seraient «arbitraires» à appliquer si près du vote. Samuel Alito et Clarence Thomas ont exprimé leur désaccord.
Le décret présidentiel, signé fin mars, imposait aux Etats de transmettre à la Poste la liste de leurs électeurs inscrits au vote par correspondance, d'installer des imprimantes spécifiques et d'appliquer un système d'enveloppes à codes-barres. Washington justifiait la mesure par la lutte contre la fraude électorale - un phénomène dont, relève la SRF, les preuves d'une fraude généralisée restent rares. Le recours avait été porté par le procureur général californien Rob Bonta et vingt-deux autres Etats démocrates ; l'administration affirme pouvoir soumettre de nouvelles règles pour 2028.
ANGLE DOMINANT
Madrid retient de ce nouveau revers judiciaire infligé à Trump la preuve que les contre-pouvoirs américains résistent, à sept semaines d'un scrutin où près d'un tiers du pays vote par correspondance.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 16 septembre 2026. La presse espagnole retient de la décision de la Cour suprême des États-Unis un nouveau désaveu judiciaire infligé à Donald Trump, à sept semaines des élections de mi-mandat du 3 novembre. Le tribunal, à majorité conservatrice de 6 voix contre 3, a rejeté lundi 14 septembre la demande d'urgence de l'administration républicaine, qui voulait imposer de nouvelles règles au Service postal (USPS) pour le vote par correspondance. ElDiario.es évoque un « nouveau revers du Supremo à Trump » qui met fin, selon le quotidien, à une série d'actions judiciaires entremêlées avec les préparatifs du scrutin, déjà en cours dans plusieurs États à cinquante jours du vote.
Le plan de la Maison Blanche obligeait les États à transmettre au service postal la liste des électeurs inscrits au vote à distance, à acquérir des imprimantes spécifiques et à appliquer un nouveau système de vérification par codes-barres, susceptible selon Expansión de mettre en péril des lots entiers de bulletins pour une seule erreur d'identification. La décision confirme les blocages prononcés auparavant par la juge fédérale de Boston Indira Talwani, puis par un juge de Washington ce week-end.
La presse espagnole détaille les opinions divergentes. Le juge Brett Kavanaugh, dans une opinion concordante citée par El País, estime que « les responsables électoraux locaux n'ont pas suffisamment de temps pour appliquer raisonnablement la règle avant les élections », tout en laissant entendre qu'il pourrait se prononcer en faveur du gouvernement à l'avenir. Samuel Alito et Clarence Thomas, eux, ont exprimé leur désaccord : selon ElDiario.es, Alito estime que le Service postal « dispose d'une large autorité pour réglementer le courrier » et possède probablement la faculté d'appliquer les restrictions proposées par Trump.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte ce revers judiciaire comme la preuve qu'une coalition transpartisane de juges, conservateurs et progressistes confondus, borne le pouvoir exécutif de Donald Trump à l'approche des midterms.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 16 septembre 2026. La Cour suprême des États-Unis a rejeté, lundi 14 septembre 2026, la demande d'urgence de l'administration Trump visant à imposer de nouvelles règles au service postal pour le vote par correspondance, à l'approche des élections de mi-mandat du 3 novembre. La presse française insiste sur la composition de la majorité qui a scellé ce revers : quatre des six juges conservateurs de la Cour, dont son président John Roberts, se sont joints aux trois juges progressistes pour rejeter la demande, selon Le Monde, RFI et France 24. Les juges estiment, dans une brève décision, que « le gouvernement a peu de chances de l'emporter quand l'affaire sera jugée sur le fond » et qu'il n'a pas démontré la nécessité de suspendre la décision de première instance. Ce résultat, sept voix sur neuf selon 20 Minutes, est présenté comme la preuve que le désaccord dépasse le clivage partisan habituel de la haute juridiction. Seuls Samuel Alito et Clarence Thomas ont exprimé leur dissidence ; Alito estimant que le service postal « a une large autorité pour réguler le courrier » et dispose probablement du pouvoir d'appliquer les restrictions, selon France 24. Brett Kavanaugh a joint une opinion concordante, tout en laissant la porte ouverte à un retour du dossier devant la Cour après les midterms.
ANGLE DOMINANT
Londres retient de ce revers judiciaire une confirmation des garde-fous institutionnels américains, sept semaines avant un scrutin sous tension.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 16 septembre 2026. La Cour suprême des États-Unis a rejeté lundi soir la demande d'urgence de l'administration Trump visant à imposer de nouvelles règles au service postal pour le vote par correspondance, dans l'affaire United States Postal Service contre Californie. Pour la presse britannique, ce revers, survenu à sept semaines des élections de mi-mandat du 3 novembre, illustre la résistance des contre-pouvoirs judiciaires face à un exécutif qui cherche à centraliser le contrôle de l'organisation du scrutin.
Les juges ont laissé en place l'ordonnance d'un juge fédéral bloquant, pour cette élection, un plan qui obligeait les États à transmettre au service postal la liste de leurs électeurs inscrits au vote par correspondance, à acquérir des imprimantes spécifiques et à appliquer un nouveau système de codes-barres. Trump justifiait cette réforme par la lutte contre la fraude électorale, affirmant que le vote par courrier serait propice aux abus et permettrait à des non-citoyens de voter ; les recours déposés estimaient au contraire que la mesure empiétait sur le droit constitutionnel des États à organiser leurs propres élections. Le juge conservateur Brett Kavanaugh, nommé par Trump, a rejoint la majorité tout en laissant la porte ouverte à l'avenir : il estime qu'il existe « au moins une perspective raisonnable que la règle finale relève de l'autorité légale du service postal », mais qu'« appliquer la règle lors des élections 2026 serait arbitraire et capricieux ».
ANGLE DOMINANT
Washington encaisse un revers politique cinglant pour la Maison Blanche : à sept semaines des midterms, la Cour suprême, par 7 voix contre 2, refuse de faire appliquer les nouvelles restrictions de Trump sur le vote par correspondance, et Donald Trump dénonce une « grande défaite pour les Républicains ».
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, mercredi 16 septembre 2026. La Cour suprême des États-Unis a rejeté lundi soir, par 7 voix contre 2, la demande d'urgence de l'administration Trump visant à faire appliquer de nouvelles restrictions au vote par correspondance avant les midterms du 3 novembre. Dans l'affaire United States Postal Service contre Californie, les neuf juges laissent en place l'ordonnance d'une juge fédérale qui bloque le plan, jugé « peu susceptible de l'emporter sur le fond ».
Le projet de la Maison Blanche imposait aux États de transmettre à l'USPS la liste de leurs électeurs inscrits au vote par correspondance, d'adopter des enveloppes à code-barres et de faire valider leurs modèles par le service postal avant envoi. Porté par un décret présidentiel de mars, ce dispositif avait déjà été suspendu par la juge fédérale Indira Talwani à Boston, décision maintenue par la cour d'appel du 1er circuit le jeudi 10 septembre, puis par un second juge fédéral, Carl Nichols, à Washington, nommé par Trump lui-même.
Le juge Brett Kavanaugh, nommé par Trump, a rédigé une opinion concordante nuancée, cosignée par la juge Ketanji Brown Jackson : il estime qu'il existe « une perspective raisonnable » que la règle relève bien de l'autorité légale de l'USPS, mais que l'appliquer dès 2026 serait « arbitraire et capricieux », les responsables électoraux locaux n'ayant « pas assez de temps » pour s'y conformer. Les juges Samuel Alito et Clarence Thomas ont exprimé leur désaccord, jugeant que le Congrès a bien habilité l'agence postale à fixer ces règles et qualifiant de « sibyllins » les arguments de préjudice avancés par les plaignants.
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La Cour suprême des États-Unis a rejeté lundi 14 septembre 2026 au soir la demande d'urgence de l'administration Trump dans l'affaire United States Postal Service contre Californie, à sept semaines des élections de mi-mandat du 3 novembre. Les neuf juges ont laissé en place l'ordonnance d'un juge fédéral qui bloque un dispositif imposant aux États de transmettre au service postal la liste des électeurs inscrits au vote par correspondance et d'appliquer un nouveau système de codes-barres. Le décret contesté avait été signé fin mars par le président. Le recours avait été porté par le procureur général de Californie Rob Bonta et vingt-deux autres États dirigés par des démocrates. L'administration indique pouvoir présenter de nouvelles règles pour l'élection de 2028.
La décision ne porte que sur l'urgence : la Cour n'a pas tranché le fond du litige, que l'administration a annoncé vouloir rouvrir avant l'élection de 2028.
Quatre juges conservateurs, dont John Roberts, ont rejoint les trois juges progressistes.
L'ordonnance de la juge fédérale Indira Talwani, à Boston, restait en vigueur avant l'arrêt de la Cour.
Une semaine avant, la Cour avait déjà tranché contre l'administration sur les cartes électorales du Missouri.
Le ministère de la Justice continue de multiplier les poursuites contre des États sur l'organisation du vote, selon la FAZ.
Mais c'est surtout la fracture politique révélée par le vote qui retient l'attention de Perfil. Le média rapporte que la défaite a déclenché « la fureur du président » contre trois des juges qu'il a lui-même nommés lors de son premier mandat — Amy Coney Barrett, Brett Kavanaugh et Neil Gorsuch — qui ont soutenu le blocage de sa demande, tandis que seuls Clarence Thomas et Samuel Alito s'y sont opposés. Sur son réseau, Trump a écrit que ces juges « ne sont plus que le squelette de ce qu'ils étaient à l'origine ». Le journaliste Norman Powell, cité par Perfil, résume : « la Cour a estimé qu'il serait trop tard désormais pour tout changement concernant le vote par correspondance, puisque les élections sont le 3 novembre. »
La couverture australienne relève aussi la gestion politique de l'exécutif : le procureur général Todd Blanche, ancien avocat personnel de M. Trump, a défendu la sortie présidentielle devant la presse en expliquant qu'il était « very frustrated », tout en confirmant que l'administration se conformerait à la décision pour ce scrutin. The Age, dans son fil d'actualités du jour, range l'épisode parmi les nouvelles internationales à suivre en une ligne, sans analyse propre — à la différence des sujets intérieurs traités plus longuement le même jour, des taux d'intérêt à la commission anticorruption de Nouvelle-Galles du Sud.
Pour DH, l'enjeu dépasse la procédure : « près d'un tiers des électeurs américains ont voté par correspondance en 2024 », selon l'organisation States United, alors que « la droite américaine pourrait perdre sa fine majorité à la Chambre, voire au Sénat, au profit des démocrates ». L'ACLU y voit une « grande victoire pour le droit de vote, l'intégrité des élections et la démocratie ».
Donald Trump, lui, a qualifié mardi la décision d'« horrible » et « hautement politique », fustigeant « ces démocrates dérangés et dépravés » et des juges qu'il dit « pétrifiés », incapables selon lui de « sauver notre Amérique ». Il y voit une « lourde défaite pour les républicains et pour l'Amérique ». Les journaux belges relaient cette colère présidentielle tout en rappelant que la Cour ne s'est prononcée que sur l'urgence, pas sur le fond du dossier, qui pourrait resurgir avant 2028.
Le plan de l'administration aurait obligé les États à transmettre au service postal la liste de leurs électeurs inscrits au vote par correspondance, à adopter un format d'enveloppe uniforme et à soumettre ces listes à un portail en ligne ; le service postal aurait pu refuser d'acheminer les bulletins des États non conformes. Des responsables électoraux ont jugé toute refonte irréalisable dans les semaines restantes : l'Alabama, la Caroline du Nord et le Wisconsin envoyaient déjà des bulletins avant la décision.
Les médias canadiens notent l'enjeu partisan : restreindre le vote par correspondance, utilisé par près d'un tiers du pays, favoriserait les républicains, les électeurs démocrates y recourant de façon disproportionnée. Mardi 15 septembre 2026, Donald Trump s'en est pris publiquement à la Cour, qualifiant les juges défavorables — dont trois de ses propres nominations — de gens qui ne sont « pas ceux que j'ai interviewés », et saluant Alito et Thomas comme des « légendes ». Il a inscrit cet épisode dans une liste de revers judiciaires plus large, citant aussi les dossiers de la citoyenneté de naissance et des tarifs douaniers. L'administration indique pouvoir revenir avec de nouvelles règles pour 2028.
Pour l'expert interrogé par la radio publique germanophone, Stephan Bierling, la manœuvre relève avant tout d'un calcul politique : les démocrates utilisant davantage le vote par correspondance, notamment chez les minorités noires et hispaniques, Donald Trump chercherait à affaiblir leur camp avant des midterms qui s'annoncent difficiles. Bierling rappelle un point qui résonne en Suisse, où le vote par correspondance est une pratique courante depuis des décennies : selon lui, ce mode de scrutin est aussi sûr que n'importe quel autre aux Etats-Unis, tout comme en Allemagne ou en Suisse. A ses yeux, le président cherche surtout à construire un épouvantail sur lequel projeter ses frustrations après sa défaite, pourtant nette, de 2020.
Le Temps relaie de son côté le soulagement de la presse américaine, citant le New Yorker : «Avec trois phrases fades et technocratiques, la Cour suprême a sauvé les élections de mi-mandat.» Reste, pour les rédactions suisses, une question de fond : la bataille judiciaire n'est que suspendue, l'administration se réservant la possibilité de revenir à la charge d'ici la présidentielle de 2028.
Les médias espagnols soulignent l'enjeu démographique du dossier : près d'un tiers du pays vote par correspondance, et la décision permet aux États de continuer à envoyer les bulletins selon les procédures utilisées depuis des années. L'Alabama, la Caroline du Nord et le Wisconsin avaient déjà commencé à expédier leurs bulletins la semaine dernière, avant même l'entrée en vigueur du système contesté. Depuis sa défaite de 2020 face à Joe Biden, rappelle Expansión, Trump agite le fantasme de la fraude électorale sans apporter de preuves. L'administration a indiqué pouvoir présenter de nouvelles règles pour l'élection de 2028.
Les médias français relaient la colère du président américain, qui a qualifié la décision d'« horrible » et de « hautement politique » sur Truth Social mardi, accusant certains juges d'être « pétrifiés » par les démocrates et incapables de « sauver notre Amérique », selon BFMTV. Le ministre de la Justice Todd Blanche a néanmoins assuré que l'exécutif « va se conformer à la décision de la Cour suprême ». Les titres soulignent la portée pratique : les 50 États peuvent conserver leurs procédures actuelles, qui ont concerné près d'un tiers des électeurs en 2024 selon States United, alors que l'envoi des premiers bulletins avait déjà commencé dans certains États. Le recours émanait du procureur général de Californie Rob Bonta et de vingt-deux autres États démocrates. Pour la presse française, l'épisode illustre moins un enjeu électoral immédiat qu'une limite institutionnelle posée à l'exécutif : la Cour rappelle que les règles du jeu ne peuvent être changées à la dernière minute, sans trancher le fond du droit, que l'administration a déjà annoncé vouloir rouvrir avant 2028.
Les juges Samuel Alito et Clarence Thomas, également conservateurs, ont exprimé leur désaccord, qualifiant le recours de « Hail Mary pass » peu susceptible de prospérer sur le fond et rappelant que « le service postal dispose d'une large autorité pour réglementer le courrier ».
La Maison Blanche n'a pas immédiatement réagi à la décision elle-même, mais le président a explosé sur son réseau Truth Social : « Cette Cour suprême est intimidée et manipulée par la gauche radicale dans des décisions qui ont fait reculer l'Amérique d'au moins un siècle », a-t-il écrit, qualifiant les juges qu'il a lui-même nommés de « coquille vide de ce qu'ils étaient à l'origine ».
Londres relève qu'environ 30 % des électeurs, majoritairement démocrates, avaient voté par courrier lors du précédent scrutin général, et que la bataille sur ces règles est loin d'être tranchée : l'administration a d'ores et déjà annoncé pouvoir présenter de nouvelles dispositions pour l'élection de 2028.
Le recours avait été déposé par le procureur général de Californie Rob Bonta, rejoint par vingt-deux homologues démocrates, qui redoutaient « chaos et confusion » si le dispositif entrait en vigueur si près du scrutin. Bonta a salué une « victoire pour notre démocratie ». La décision intervient une semaine après un autre revers pour les Républicains devant la même Cour, sur les cartes électorales du Missouri.
Donald Trump a réagi mardi sur Truth Social, qualifiant la décision de « grande défaite pour les Républicains » et visant ses propres nommés à la Cour, les décrivant comme une « simple coquille de ce qu'ils étaient ». L'administration indique pouvoir soumettre de nouvelles règles pour l'élection de 2028.