ANGLE DOMINANT
Madrid retient de ce nouveau revers judiciaire infligé à Trump la preuve que les contre-pouvoirs américains résistent, à sept semaines d'un scrutin où près d'un tiers du pays vote par correspondance.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Le Tribunal Supremo, à majorité conservatrice de 6 voix contre 3, a rejeté lundi 14 septembre la demande d'urgence de l'administration Trump (ElDiario.es).
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Le plan de la Maison Blanche exigeait des États la liste des électeurs inscrits au vote par correspondance, des imprimantes spécifiques et un nouveau système de codes-barres (Expansión).
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Près d'un tiers du pays vote par correspondance, et l'Alabama, la Caroline du Nord et le Wisconsin avaient déjà commencé à expédier leurs bulletins la semaine dernière (El País English).
ANALYSE
Madrid, 16 septembre 2026. La presse espagnole retient de la décision de la Cour suprême des États-Unis un nouveau désaveu judiciaire infligé à Donald Trump, à sept semaines des élections de mi-mandat du 3 novembre. Le tribunal, à majorité conservatrice de 6 voix contre 3, a rejeté lundi 14 septembre la demande d'urgence de l'administration républicaine, qui voulait imposer de nouvelles règles au Service postal (USPS) pour le vote par correspondance. ElDiario.es évoque un « nouveau revers du Supremo à Trump » qui met fin, selon le quotidien, à une série d'actions judiciaires entremêlées avec les préparatifs du scrutin, déjà en cours dans plusieurs États à cinquante jours du vote.
Le plan de la Maison Blanche obligeait les États à transmettre au service postal la liste des électeurs inscrits au vote à distance, à acquérir des imprimantes spécifiques et à appliquer un nouveau système de vérification par codes-barres, susceptible selon Expansión de mettre en péril des lots entiers de bulletins pour une seule erreur d'identification. La décision confirme les blocages prononcés auparavant par la juge fédérale de Boston Indira Talwani, puis par un juge de Washington ce week-end.
La presse espagnole détaille les opinions divergentes. Le juge Brett Kavanaugh, dans une opinion concordante citée par El País, estime que « les responsables électoraux locaux n'ont pas suffisamment de temps pour appliquer raisonnablement la règle avant les élections », tout en laissant entendre qu'il pourrait se prononcer en faveur du gouvernement à l'avenir. Samuel Alito et Clarence Thomas, eux, ont exprimé leur désaccord : selon ElDiario.es, Alito estime que le Service postal « dispose d'une large autorité pour réglementer le courrier » et possède probablement la faculté d'appliquer les restrictions proposées par Trump.
Les médias espagnols soulignent l'enjeu démographique du dossier : près d'un tiers du pays vote par correspondance, et la décision permet aux États de continuer à envoyer les bulletins selon les procédures utilisées depuis des années. L'Alabama, la Caroline du Nord et le Wisconsin avaient déjà commencé à expédier leurs bulletins la semaine dernière, avant même l'entrée en vigueur du système contesté. Depuis sa défaite de 2020 face à Joe Biden, rappelle Expansión, Trump agite le fantasme de la fraude électorale sans apporter de preuves. L'administration a indiqué pouvoir présenter de nouvelles règles pour l'élection de 2028.
SOURCES (3)
- El País EnglishMOYEN
- ElDiario.esMOYEN
- ExpansiónMOYEN
