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Plus divergent que 54 % des sujets récents comparables (référence : 90 sujets récents mesurés par la même méthode).
À Penonomé, une tour de la cathédrale s'est effondrée et l'arrière d'un hôtel est tombé sur des véhicules, selon un reportage de l'agence Efe. Les premiers textes publiés vendredi 9 octobre ne signalaient pourtant aucun dégât : le tableau s'est précisé au fil des dépêches.
Aucun décès n'est confirmé dans les bilans provisoires, l'alerte au tsunami est levée et le trafic du canal de Panama est signalé comme normal.
Selon l'agence Efe, reprise par El Nacional (Venezuela), une des deux tours de la cathédrale San Juan Bautista s'est effondrée alors que l'évêque Edgardo Cedeño et des prêtres s'y trouvaient. Un flanc du siège de la gouvernance est tombé, de même que l'arrière de l'hôtel Dos Continentes sur des véhicules ; les occupants ont eu le temps de sortir. Lors de ce reportage mené avec les secours, ni mort ni blessé n'était signalé.
« Nous avons peur. Nous ne sommes que deux vieux ici. La maison est fissurée. »
Les descriptions de la cathédrale varient selon la source. CBS et NBC, qui citent Omar Smith, de la Protection civile, parlent d'une cathédrale fissurée. La Tagesschau et El Nacional évoquent une tour effondrée. Ámbito (Argentine) précise que l'effondrement de l'hôtel a touché le rez-de-chaussée et le premier étage, sans détruire tout l'édifice.
Ailleurs, Primicias (Équateur) rapporte que quatre personnes prises au piège dans un hôtel de Tonosí ont été secourues par les pompiers. Politiken et VG citent le ministre de la Santé, Fernando Boyd : Herrera, Coclé et Los Santos sont les zones les plus touchées, et Los Santos n'est plus joignable par la route habituelle. Les autorités cherchent à y accéder par avion. La Repubblica (Italie) relève que, selon l'organisme de l'eau Idaan, la principale usine de potabilisation de la capitale fonctionne à 20 % de ses capacités.
Les bilans datent de moments différents. 20 Minutes écrit que, d'après la dépêche de l'AFP, aucune victime ni aucun dégât n'avait été signalé « pour l'instant ». G4Media (Roumanie) note qu'aucun dégât immédiat n'avait été rapporté. Plus tard, l'AFP cite René García, chef du Centre des opérations d'urgence : deux personnes piégées sous des bâtiments effondrés à Veraguas, aucun mort « jusqu'à présent ».
« Nous faisons face à une catastrophe majeure »
Le décompte le plus détaillé vient du Sinaproc, rapporté par EFE puis Infobae et RPP. Il compte environ 300 évacués et plus de 400 édifices touchés : 142 logements, 188 établissements scolaires, 20 installations sanitaires, 13 églises et neuf ponts. La ministre de Gouvernement, Dinoska Montalvo, cite pour sa part des dommages dans des écoles, des centres de santé, des églises, des hôtels et des voiries, selon La Tercera (Chili).
Sur l'ampleur des dégâts, les titres donnent des réponses différentes. Selon SBS (Australie), José Raúl Mulino a parlé d'une « catastrophe majeure » ; VG (Norvège) rapporte « une grande catastrophe » et des routes « effondrées complètement » ; RFI cite un « grand désastre ». CBC écrit que le pays « semble avoir échappé » à une destruction généralisée. Le correspondant de RFI juge les dégâts matériels limités, en comparant avec le séisme de Colombie du 10 août.
Cette comparaison repose sur un bilan qui n'est pas chiffré de la même façon partout. Pour la Colombie, RFI donne au moins 321 morts, les autorités colombiennes 335 selon la presse espagnole et vénézuélienne, The Age et le Globe and Mail au moins 289, VG au moins 280. L'épicentre est lui aussi situé de plusieurs façons : Pitaloza Arriba dans la plupart des textes, Tonosí dans HuffPost España et Expansión, Panama City dans la brève d'Arutz Sheva.
Onze presses du corpus (Suisse, Chili, Allemagne, Finlande, Mexique, Norvège, Pologne, Roumanie, Suède, Turquie, États-Unis) ouvrent sur les mesures de l'USGS et sur l'alerte au tsunami. Ce décompte mesure l'angle d'ouverture des articles retenus pour l'analyse, pas l'attention de leurs lecteurs.
Au Chili, La Cuarta et Publimetro situent à 15 h 07 le premier bulletin du SHOA, puis un état de précaution pour l'île de Pâques, avec une arrivée possible des vagues à 22 h 41 heure insulaire. Le SHOA a annulé la menace à 16 h 18 pour Rapa Nui et l'ensemble des côtes. En Équateur, Expreso rapporte que la secrétaire à la Gestion des risques, Carolina Lozano, a annoncé la levée à 14 h 03 sur X, après le bulletin n° 3 de l'Inocar. La Marine péruvienne a écrit que le séisme « ne génère pas de tsunami sur le littoral péruvien », selon Diario Correo.
Les sources ne donnent pas la même durée ni le même nombre de pays. Vanguardia (Mexique) indique que le risque était passé environ une heure après, RMF24 (Pologne) moins de deux heures plus tard, le Daily Mail environ trois heures plus tard, et VG une levée à minuit. Sveriges Radio titre sur dix pays, Bianet et Berlingske sur neuf, Daily Sabah sur cinq.
Plusieurs gouvernements ont réagi. Selon El Universo, Daniel Noboa a écrit que l'Équateur est prêt à apporter son aide ; El Comercio (Équateur) relève que son message ne précise pas la nature de cette aide. Delcy Rodríguez a écrit « ¡Panamá no está sola! » en offrant l'assistance du Venezuela, sans préciser laquelle (El Nacional). El Comercio (Pérou) attribue la même formule au président colombien Abelardo de la Espriella. Contrapunto rapporte l'annonce par Marco Rubio d'une mobilisation de moyens américains à la demande du Panama.
L'assistance aux ressortissants occupe une place nette dans la presse de plusieurs pays. La SRE mexicaine indique qu'aucun Mexicain n'est affecté (Vanguardia), la Chancellerie colombienne ouvre un WhatsApp d'urgence (Semana), l'Équateur compte environ 3 000 résidents au Panama (Expreso), et l'Uruguay a diffusé trois numéros, après un appel d'Yamandú Orsi à Mulino (Montevideo Portal, El Observador). Aux États-Unis, l'ambassade a écrit sur X qu'elle évaluait les dégâts potentiels, selon NBC et Fox News.
Côté transports, l'Aerocivil colombienne a désigné sept aéroports alternes : San Andrés, Cartagena, Barranquilla, Santa Marta, Cali, Rionegro et Montería. Portafolio relève que le principal défi sera le retour des appareils déroutés après la reprise des vols de Copa Airlines. Selon la presse vénézuélienne (Descifrado, Contrapunto), la compagnie propose des changements sans frais jusqu'au 31 octobre.
L'USGS a annoncé 8,0, puis 7,6, puis 7,7 ; l'Université du Panama a mesuré 7,2 selon plusieurs médias.
Venezuela : au moins 6 509 morts au 24 août ; Colombie : séisme du 10 août, 335 morts.
Coupures d'électricité dans six provinces selon Naturgy ; deux lignes de métro suspendues ; sept vols déroutés vers le Costa Rica.
Situé à environ 200 km de l'épicentre, il fonctionne normalement ; environ 90 navires attendent à ses deux extrémités.
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Un séisme de magnitude comprise entre 7,6 et 7,7 selon l'USGS a frappé le Panama le vendredi 9 octobre, à environ 10 km de profondeur, près de Pitaloza Arriba (province de Herrera).
Une alerte au tsunami visant plusieurs pays du Pacifique, du Panama au Mexique, a été émise puis levée dans les heures qui ont suivi.
Des bâtiments ont été endommagés ou se sont effondrés dans le centre du pays, notamment à Penonomé (cathédrale, hôtel), selon les dépêches d'agence reprises.
Question : quelle magnitude donner au séisme principal ? Une partie de la presse retient 7,7 (USGS révisée), d'autres 7,6, et plusieurs citent aussi 7,2 mesurée par l'Institut de géosciences de l'Université du Panama.
Question : où situer l'épicentre ? La plupart des articles citent Pitaloza Arriba (Herrera), un article espagnol évoque Tonosí, un article argentin cite aussi Tonosí, et Arutz Sheva parle de Panama City.
Question : les dégâts sont-ils limités ou majeurs ? CBC, RFI, Reuters via ARY évoquent un pays qui a évité la destruction généralisée ; VG, Svenska Dagbladet, Politiken rapportent la formule « catastrophe » de Mulino et des routes et édifices effondrés.
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
Ce que la couverture de chaque pays laisse de côté, alors que d’autres le mettent en avant.
États-Unis
Chili
Aperçu : 3 lectures sur 30 perspectives médiatiques. Synthèses des médias analysés — pas des citations directes. Méthode et limites
Londres s'attache au bilan humain immédiat du séisme panaméen : bâtiments effondrés, habitants sous les décombres, témoignages de sinistrés, avant toute lecture économique ou politique.
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Buenos Aires mesure l'ampleur du séisme panaméen à travers les images de panique et le décompte des dégâts, de l'hôtel effondré de Penonomé au bilan officiel de 27 blessés légers.
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Canberra mesure le séisme panaméen à l'aune du commerce mondial : la presse australienne met en avant le canal épargné et la fourchette de pertes de l'USGS, entre 1 % et 10 % du PIB du Panama.
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ANGLE DOMINANT
Londres s'attache au bilan humain immédiat du séisme panaméen : bâtiments effondrés, habitants sous les décombres, témoignages de sinistrés, avant toute lecture économique ou politique.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 10 octobre 2026. La presse britannique traite le séisme qui a frappé le Panama vendredi 9 octobre comme une catastrophe aux premiers dégâts visibles, encore sans bilan établi. La BBC parle d'un séisme « massif » de magnitude 7,7, dont l'épicentre se trouvait à environ 10 km de Pitaloza Arriba, et cite l'USGS selon lequel quelque 4,6 millions de personnes ont ressenti des secousses modérées à fortes. Elle relève que la profondeur, d'à peine 12 km, accroît le risque d'effets sévères en surface.
Le récit s'organise autour des images. La BBC mentionne des vidéos qui semblent montrer des immeubles effondrés à Penonomé et Soná, dont un homme appelant d'éventuelles victimes prises sous les gravats, une cathédrale dont un côté et une flèche se sont écroulés, et un hôtel presque entièrement détruit. Elle précise qu'aucune victime n'avait été signalée à ce stade et que l'ampleur des dégâts restait incertaine, des répliques importantes compliquant la situation. Le Daily Mail évoque des personnes piégées sous les décombres, dont un hôtel tombé sur une voiture occupée, et des routes fendues.
L'Independent donne la parole aux sinistrés. Il montre des personnes âgées en larmes dans la rue et cite Ricardo Brown, 74 ans, à Las Minas : « Nous avons peur. Nous ne sommes que deux vieux ici. La maison est fissurée. » Il rapporte aussi l'évaluation d'Omar Smith, chef de la protection civile, qui signale des impacts à Chitré et dans la province de Los Santos.
Le Guardian s'arrête sur la communication de crise. Le président José Raúl Mulino a demandé à un ministre d'appeler au calme et écrit sur X que l'événement « ne devait pas servir à générer alarme et désordre ». Le quotidien cite le journal local La Prensa sur les évacuations d'écoles et de logements, et publie une photo d'une autoroute sectionnée à l'ouest de la capitale. Son chiffre initial, 7,6, diffère de celui des autres titres.
Sur le plan régional, le Daily Mail et l'Independent rappellent que le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique a d'abord visé neuf pays, du Mexique à la Colombie, avant de lever la menace environ trois heures plus tard. L'Independent souligne que le canal de Panama, voie commerciale essentielle, n'a pas été touché, et que les séismes de cette force sont rares dans le pays. Le Daily Mail ajoute une tonalité plus alarmiste en renvoyant à un risque de mégaséisme sur la ceinture de feu du Pacifique.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires mesure l'ampleur du séisme panaméen à travers les images de panique et le décompte des dégâts, de l'hôtel effondré de Penonomé au bilan officiel de 27 blessés légers.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 10 octobre 2026. Pour la presse argentine, le séisme qui a frappé le Panama vendredi 9 octobre à 12h56 heure locale (14h56 en Argentine, précise La Nación) se raconte d'abord par l'image. La Nación consacre un article aux vidéos « captées par des citoyens et des touristes », devenues virales, qui montrent des immeubles effondrés, des routes coupées en deux et des chutes de gravats. À Penonomé, dans la province de Coclé, un témoin filmé depuis sa voiture s'exclame : « L'hôtel Dos Continentes est tombé. La moitié de l'hôtel est tombée. »
Les médias détaillent la chronologie des mesures. Perfil et Ámbito rappellent que l'USGS a d'abord estimé la magnitude à 8,0, puis l'a ramenée à 7,6 et enfin à 7,7 ; l'épicentre se trouvait à environ 10 kilomètres de profondeur près de Pitaloza Arriba, dans la province de Herrera, à quelque 240 kilomètres de la capitale. Ámbito, qui titre encore sur 7,6, précise que l'effondrement de l'hôtel a touché le rez-de-chaussée et le premier étage sans détruire tout l'édifice, et que la cathédrale San Juan Bautista et le siège du gouvernement provincial ont aussi été endommagés.
L'alerte au tsunami occupe une place importante. La Nación énumère les pays visés (Panama, Colombie, Équateur, Pérou, Nicaragua, Guatemala, Salvador, Mexique, Chili et Hawaï) puis note que l'alerte a été levée quelques heures plus tard. Ámbito titre sur l'alerte « dans 9 pays ».
Les conséquences pratiques sont suivies de près. Infobae relève que la fermeture temporaire de l'aéroport de Tocumen a fait dérouter sept vols vers Juan Santamaría, au Costa Rica, dont l'exploitant AERIS assure que l'activité y est « totalement normale ». Perfil évoque des évacuations préventives à Panama et la crainte de répliques.
Le bilan le plus complet vient d'une dépêche EFE reprise par Infobae : au moins 27 blessés légers, environ 300 évacués et plus de 400 édifices touchés (142 logements, 188 établissements scolaires, 20 installations sanitaires, 13 églises, neuf ponts), sans victime mortelle ni disparu selon le Sinaproc. La dépêche signale aussi que l'Institut de géosciences panaméen ramène la magnitude à 7,5 et que plus d'une centaine de répliques ont été enregistrées. Les premiers récits, eux, restaient prudents : La Nación écrivait que les autorités « ne rapportaient pas encore de victimes ni de dégâts matériels ».
ANGLE DOMINANT
Canberra mesure le séisme panaméen à l'aune du commerce mondial : la presse australienne met en avant le canal épargné et la fourchette de pertes de l'USGS, entre 1 % et 10 % du PIB du Panama.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 10 octobre 2026. Dans la presse australienne, le séisme de magnitude 7,7 qui a frappé le Panama vendredi 9 octobre est d'abord présenté comme un événement rare et puissant dont le canal est sorti indemne. SBS titre sur un séisme « rare » qui « épargne » le canal. Le texte indique que les secousses ont fait s'effondrer des bâtiments et des routes dans le centre du pays, mais qu'elles ont épargné « la voie commerciale critique » qu'est le canal. ABC News précise que celui-ci se trouve à environ 200 kilomètres de l'épicentre et « fonctionne normalement ». La chaîne ajoute qu'environ 90 navires, dont des vraquiers, étaient concernés.
L'ABC reprend aussi l'estimation de l'USGS, selon laquelle les pertes économiques pourraient représenter entre 1 et 10 % du produit intérieur brut panaméen. Cette fourchette donne à la couverture sa colonne vertébrale chiffrée.
Le volet humain suit, porté par des témoignages recueillis par les agences. Ricardo Brown, 74 ans, à Las Minas, dans la province de Herrera, dit : « La maison s'est fissurée, et nous avons peur qu'elle nous tombe dessus. » À Panama, Salomon Andion, 46 ans, a évacué deux fois son immeuble de 15 étages après des répliques. Le chef des opérations d'urgence, Rene Garcia, a déclaré à l'AFP qu'aucun décès n'était signalé, mais que des personnes étaient piégées dans des structures effondrées, près d'une église du Veraguas et dans un hôtel du Coclé. PerthNow mentionne la tour d'un bâtiment historique effondrée à Penonomé, deux lignes de métro suspendues et la fermeture de toutes les écoles.
The Age et le Sydney Morning Herald, qui publient la dépêche de l'Associated Press, replacent le séisme dans une série noire régionale : deux séismes de 7,2 et 7,5 au Venezuela en juin, plus de 6 500 morts ; un séisme de 7,4 en Colombie en août, au moins 289 morts. Ils citent le président José Raúl Mulino, qui demande le calme : « Ce qui s'est passé ne doit pas servir à semer l'alarme ou le désordre. » SBS rapporte aussi ses mots : « Nous faisons face à une catastrophe majeure ».
Sur le plan scientifique, l'ABC cite Nestor Luque, directeur de l'institut de géosciences du Panama : le séisme vient d'un système de failles actif où les contraintes s'accumulent avant de se libérer. Les chiffres divergent selon les titres : profondeur de 10 km pour l'USGS dans The Age, 12,6 km dans l'ABC et PerthNow. L'alerte au tsunami est levée.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles raconte le séisme du Panama par ses victimes : témoins sous le choc, bâtiments et routes effondrés, secours en cours dans le centre du pays.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 10 octobre 2026. La presse belge rend compte d'un séisme de magnitude 7,7 survenu vendredi 9 octobre au Panama, à 12h56 heure locale selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS), avec un épicentre à 10 km de Pitaloza Arriba, dans la province de Herrera (centre-sud). La Libre Belgique, dépêche AFP à l'appui, ouvre sur la panique dans la capitale, l'effondrement de bâtiments et de routes et un bilan préliminaire d'au moins deux blessés, sans mort signalé.
Le récit francophone passe par les témoins. Juana Alveo, 38 ans, caissière à Penonomé, à environ 130 kilomètres de l'épicentre, confie : « C'était horrible, nous n'avions jamais vécu ça. Ma fille est restée coincée à l'école. » Luis Poveda, employé d'usine à Santiago de Veraguas, se dit sous le choc et sans nouvelles de sa famille. L'enseignant Ariel Apolayo décrit une secousse qui s'est fait sentir « plus fort, et encore plus fort », au point que « les voitures tanguaient ». Les journalistes de l'AFP ont observé plusieurs édifices effondrés et une cathédrale endommagée à Penonomé, ainsi que des dégâts dans le village de pêcheurs de Santa Catalina, en province de Veraguas.
Le chef du Centre des opérations d'urgence, René García, indique qu'aucune personne tuée n'a été signalée « jusqu'à présent » et que deux personnes sont restées piégées sous des bâtiments effondrés à Veraguas.
Du côté néerlandophone, VRT NWS situe la secousse au large de la côte sud, ressentie jusque dans la capitale, et énumère les dégâts : cathédrale et bâtiments de Penonomé, église historique de San Atanasio, dans la province de Los Santos, qui serait effondrée, fissures dans les routes, panne d'électricité dans six provinces. L'aéroport international de la capitale a suspendu ses activités avant de rouvrir progressivement, tandis que le trafic par le canal est resté normal.
VRT mentionne aussi la réplique de magnitude 6,6 selon l'USGS, les dizaines de secousses secondaires et l'alerte au tsunami lancée pour plusieurs pays de la côte ouest de l'Amérique centrale et du Sud. Le média replace l'événement sur la ceinture de feu du Pacifique, longue de 40 000 kilomètres, où les séismes sont fréquents.
Aucun des deux textes ne rapporte de réaction du président Mulino ni de bilan définitif ; la couverture belge reste centrée sur les dégâts et les personnes touchées.
ANGLE DOMINANT
Brasília décrypte le séisme panaméen par la mesure : magnitude révisée de 8,0 à 7,7, faible profondeur, comparaison avec les plus grands séismes de l'histoire, et alerte au tsunami levée.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 10 octobre 2026. Pour la presse brésilienne, le séisme qui a frappé le Panama vendredi 9 octobre se lit d'abord comme un objet à expliquer. G1 a publié un décryptage intitulé « entenda o que significa a magnitude 7,7 » : un séisme de 7,0 à 7,9 est « de grande taille » et peut provoquer des dommages graves, mais la magnitude seule ne dit pas tout, puisque profondeur, distance de l'épicentre et type de sol comptent. Le média insiste sur la profondeur d'environ 12 kilomètres, qui accroît l'intensité ressentie en surface.
La révision de la magnitude revient dans presque tous les textes : l'USGS a d'abord annoncé 8,0, puis 7,6, puis 7,7. Un autre article de G1 replace l'événement dans l'histoire : Valdivia (Chili, 1960, magnitude 9,5, environ 1 655 morts), l'Alaska en 1964 (9,2) et le Chili en 2010 (8,8, 523 morts). Selon ce texte, le tremblement panaméen reste « distant du pouvoir destructeur » des plus grands séismes enregistrés.
Les dégâts sont rapportés par des images et des témoins. Veja et Estadão décrivent un hôtel partiellement effondré à Penonomé, la cathédrale San Juan Bautista touchée et des coupures d'électricité dans six provinces. Veja cite le président José Raúl Mulino : « O desastre que estamos enfrentando é grande », avec des routes « totalmente destruídas ». Folha rapporte aussi son appel au calme sur X : « Não se deve usar o ocorrido para gerar alarme e desordem ». Selon le bulletin de la protection civile cité par G1, aucun décès n'était confirmé, mais des blessés avaient été conduits à l'hôpital.
L'angle national passe par les Brésiliens sur place. G1 donne la parole à Roque Freitas, guide installé depuis 16 ans dans la capitale, qui décrit des auvents tombés dans le Casco Antiguo et des immeubles évacués, et à la journaliste Laís Gomes, évacuée d'un restaurant : « Todos começaram a gritar ».
Sur le plan économique, le canal est mentionné de façon factuelle. Agência Brasil et Jornal de Brasília reprennent l'Autorité du canal, qui parle d'opérations normales ; Veja précise que la voie voit passer 5 % du commerce maritime international. Les médias relaient enfin l'alerte au tsunami : le système américain visait les côtes du Panama, de la Colombie, du Costa Rica, de l'Équateur, du Pérou, du Nicaragua, du Guatemala, du Salvador et du Mexique, puis a retiré l'alerte. Jornal de Brasília rappelle que les séismes ne sont pas courants dans la capitale panaméenne, plutôt exposée dans la province de Chiriquí.
ANGLE DOMINANT
Ottawa nuance le bilan du séisme panaméen : la presse canadienne met en avant des dégâts matériels réels mais l'absence, dans les premières heures, de morts et de blessés, à l'inverse des secousses meurtrières du Venezuela et de la Colombie.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 10 octobre 2026. Le Globe and Mail et CBC News couvrent le séisme du Panama sous l'angle d'une catastrophe qui aurait pu être pire. Selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS), deux secousses de magnitude 7,7 et 6,6, suivies de répliques, ont frappé le pays vendredi 9 octobre en après-midi. Le premier séisme, ressenti jusqu'en Colombie, était centré à environ 10 kilomètres au sud-ouest de la localité isolée de Pitaloza Arriba, dans la province centrale de Herrera. L'USGS l'avait d'abord évalué à 8, puis à 7,6, avant de le fixer à 7,7.
Le Globe and Mail insiste sur les images : des immeubles effondrés près de l'épicentre, de profondes fissures dans les routes, des évacuations dans tout le pays. Des sismologues de l'Université du Panama ont enregistré plus de 45 répliques, dont plusieurs de magnitude 5,8, 5,5 et 5,2. Le quotidien recueille le témoignage de Rosendo Domínguez, 60 ans, originaire de Herrera : « Tout le monde est dehors, effrayé », a-t-il dit à l'Associated Press. Le président José Raúl Mulino a appelé au calme sur X : ce qui s'est passé ne doit pas servir à « causer de l'alarme ou du désordre ».
CBC News adopte un ton plus rassurant. Le pays « semble avoir échappé » à une destruction généralisée, écrit le diffuseur public : aucun décès ni blessé n'était signalé dans l'immédiat, le canal de Panama et la mine de cuivre Cobre Panamá fonctionnaient normalement et l'aéroport de Tocumen a levé sa suspension des vols. Mulino s'est rendu à Penonomé, à mi-chemin entre l'épicentre et la capitale, où des immeubles se sont effondrés et une église a été endommagée. À Panama, des employés de bureau évacués se demandaient comment rentrer chez eux dans les embouteillages.
Les deux médias replacent l'événement dans une série régionale : deux séismes de magnitude 7,2 et 7,5 ont frappé l'État de La Guaira, au Venezuela, en juin, faisant plus de 6 500 morts selon le Globe and Mail, et celui de 7,4 en Colombie, en août, a tué au moins 289 personnes. CBC évoque pour sa part plus de 300 morts en Colombie. Cette comparaison structure la lecture canadienne : la crainte d'un nouveau bilan lourd, tempérée par des premiers constats moins sombres.
ANGLE DOMINANT
Berne mesure le séisme panaméen à l'aune des chiffres et de l'alerte au tsunami : magnitudes révisées, côtes menacées puis menace levée, avant le bilan des dégâts.
POINTS CLES
ANALYSE
Berne, 10 octobre 2026. La presse suisse traite le séisme panaméen du vendredi 9 octobre sous l'angle de la mesure et de l'alerte plus que de la destruction. SRF News ouvre sur la « Tsunami-Warnung » : un séisme de magnitude 7,7 a frappé la côte sud du Panama à 12 h 56, heure locale, selon l'USGS, avec un épicentre à une dizaine de kilomètres de Pitaloza Arriba, à dix kilomètres de profondeur, dans le centre-sud du pays.
Les rédactions insistent sur les écarts de mesure. L'USGS a d'abord chiffré la magnitude à 7,6 avant de la porter à 7,7, tandis que le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique, à Honolulu, avait annoncé 8,0 et 33 kilomètres de profondeur. Le Temps, qui s'appuie sur l'AFP, note de même une première estimation à 8, révisée à 7,6 puis à 7,7. Cette instabilité des chiffres structure le récit, comme la chronologie de l'alerte : SRF énumère les côtes visées (Panama, Colombie, Costa Rica, Équateur, Pérou, Nicaragua, Guatemala, Salvador, Mexique), puis précise que la menace a été levée.
Le bilan humain reste au second plan. SRF écrit que, selon les premiers rapports, il n'y avait « keine Toten und keine grössere Zerstörung », et Le Temps relève qu'aucune victime n'a été signalée. Les dégâts cités sont ponctuels : la cathédrale San Juan Bautista de Penonomé endommagée, d'après « La Prensa », un hôpital évacué où une infirmière s'occupe de patients, des coupures de courant dans plusieurs provinces. Le gouvernement a suspendu les cours de l'après-midi dans tout le pays et l'aéroport de Tocumen a interrompu son activité.
Les témoignages sont brefs. SRF cite Rosendo Domínguez, 60 ans, de la province de Herrera, joint par l'Associated Press : des objets sont tombés dans la cuisine, « tout le monde est dehors et a peur ». Le Temps rapporte que des centaines de personnes ont évacué des immeubles à Panama, d'après l'AFP.
Le contexte sismique est rappelé par Le Temps : les secousses dans la capitale sont inhabituelles, la sismicité se concentrant surtout dans la province de Chiriquí, à l'ouest. Le quotidien mentionne plusieurs répliques importantes, dont une de magnitude 6, et des autorités qui évaluent les dégâts à Herrera, Azuero, Veraguas et Los Santos. Les deux articles ne traitent ni du canal ni des conséquences économiques.
ANGLE DOMINANT
Santiago décortique le séisme panaméen à travers le prisme du risque de tsunami : l'alerte du SHOA pour l'île de Pâques, levée en un peu plus d'une heure, prime sur le bilan des dégâts au Panama.
POINTS CLES
ANALYSE
Santiago, 10 octobre 2026. Au Chili, le séisme du Panama est d'abord lu à l'aune du dispositif d'alerte national. La Cuarta et Publimetro situent la secousse à 14h56, heure chilienne, vendredi 9 octobre, avec une magnitude de 7,7 et une profondeur de 12,6 km selon l'USGS, après une première estimation à 8,0. À 15h07, le Service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOA) a émis un premier bulletin d'« état informatif » pour tout le littoral, puis un état de précaution pour l'île de Pâques, avec une arrivée possible des vagues à 22h41, heure insulaire.
Le biministre de l'Intérieur et porte-parole du gouvernement, Claudio Alvarado, a rappelé cet horaire lors d'un point de presse, selon Cooperativa. Le Senapred a établi l'état de précaution et, d'après La Cuarta et Publimetro, l'évacuation du bord de mer de l'île a été envisagée. À 16h18, le SHOA a annulé la menace pour Rapa Nui et l'ensemble des côtes : « de acuerdo a modelaciones efectuadas por el SNAM y PTWC », le séisme ne réunissait pas les conditions d'un tsunami au Chili. Le SHOA précise que la surveillance se poursuit et que ce bulletin est le dernier, sauf nouvelle information.
La Tercera consacre un second volet au Panama. Le président José Raúl Mulino y parle d'un « désastre grand » avec des routes « totalement effondrées » ; la ministre de Gouvernement, Dinoska Montalvo, évoque des dommages dans des écoles, centres de santé, églises, hôtels et voiries, sans victime déclarée à ce stade. L'Institut de géosciences de l'Université du Panama a révisé la magnitude à 7,5 dans l'après-midi, ce qui explique les chiffres divergents (7,5, 7,6, 7,7) que publient les médias chiliens.
Cooperativa donne la parole à deux Chiliens. Jorge Urbano Gatica, installé au Panama depuis 2011, estime que « uno lo toma con más calma » que les gens non habitués aux secousses, mais ajoute que « nadie acá estaba preparado psicológicamente ». Guillermo Sepúlveda, passager d'un vol en approche de l'aéroport de Tocumen, raconte que l'appareil a été dérouté vers Carthagène des Indes, l'aéroport étant fermé et évacué.
Le traitement reste factuel et centré sur l'expérience nationale : savoir si la menace concerne le territoire, comment le protocole de la Marine a fonctionné, comment des compatriotes ont vécu l'événement. Les enjeux économiques du canal ou la politique intérieure panaméenne n'apparaissent pas dans les articles du pool.
ANGLE DOMINANT
Bogotá mesure le séisme panaméen à ses retombées pratiques : vols déroutés vers sept aéroports colombiens, canal en service, assistance aux ressortissants et absence de menace de tsunami sur le Pacifique colombien.
POINTS CLES
ANALYSE
Bogotá, 10 octobre 2026. La presse colombienne traite le séisme du vendredi 9 octobre au Panama d'abord par la proximité. Selon El Colombiano, la secousse a été ressentie à Cartagena, Medellín et dans le Chocó. Le Service géologique colombien a d'abord publié une magnitude de 8,0 à 33 km de profondeur ; l'USGS a ensuite ramené la valeur à 7,7, avec un épicentre à 10 km de Pitaloza Arriba, rapporte Semana, qui mentionne aussi une première estimation de 8 puis une de 7,6.
Le volet aérien occupe une place centrale. L'aéroport de Tocumen, « important centre de connexion aérienne d'Amérique latine » selon Semana, a fermé temporairement. L'Aerocivil a désigné sept aéroports alternes (San Andrés, Cartagena, Barranquilla, Santa Marta, Cali, Rionegro et Montería) et a offert la capacité technique de la Colombie au Panama. Portafolio relève que Copa Airlines a repris ses vols après la réouverture de Tocumen, prévient de retards et propose des changements sans pénalité ; le principal défi sera le retour des appareils déroutés.
Le canal est traité sous l'angle commercial. Semana cite l'Autorité du canal : les opérations « continuent avec normalité », les protocoles d'urgence sont activés et les installations inspectées. Elle rappelle que 5 % du commerce maritime international y transite. La République note des pannes de téléphonie mobile chez plusieurs opérateurs, et un article distinct détaille l'assurance gratuite que Panama offre aux touristes pendant dix jours, en précisant qu'un événement lié à un séisme reste soumis aux exclusions de la police.
Le versant consulaire est mis en avant : la Chancellerie a ouvert un WhatsApp d'urgence et une adresse électronique pour les Colombiens au Panama, et indique qu'aucun ressortissant affecté n'est signalé. Selon l'UNGRD, la Dimar exclut toute menace de tsunami sur la côte Pacifique colombienne.
Les dégâts panaméens sont rapportés de seconde main : partie d'un hôtel effondrée à Penonomé, église endommagée, fissures dans des immeubles, sans décès annoncé à ce stade selon les autorités panaméennes. El Colombiano recueille le témoignage d'une Colombienne au 23e étage à Panama, qui évoque métro inspecté, gaz et eau coupés par précaution ; El Tiempo raconte le cas d'une Calénienne qui revit le séisme du 10 août à Cali.
ANGLE DOMINANT
Berlin mesure le séisme panaméen à l'aune du risque sismique et de l'alerte au tsunami, avec une couverture d'agence centrée sur les données de l'USGS et sa magnitude révisée.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 10 octobre 2026. La presse allemande traite le séisme du Panama comme un événement géophysique d'abord, humain ensuite, en s'appuyant largement sur l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS).
La Tagesschau, titrant « Schweres Erdbeben erschüttert Panama », retient une magnitude de 7,7. Le foyer se trouvait à environ dix kilomètres de profondeur, à dix kilomètres au sud-ouest de la localité isolée de Pitaloza Arriba, dans la province centrale de Herrera. Elle note que des dizaines de répliques ont suivi, que les immeubles ont tremblé à Panama-Ville, où les habitants sont sortis dans les rues, et que les secousses ont été ressenties jusqu'en Colombie.
Le Handelsblatt, dont le texte date de la première heure, souligne l'incertitude des premières mesures : la magnitude avait d'abord été donnée à 8,0 avant d'être ramenée à 7,6 par l'USGS. Il évoque une alerte au tsunami pour de larges parties de l'Amérique centrale et du Sud et cite les côtes pacifiques du Mexique, du Guatemala, du Salvador, du Nicaragua, du Costa Rica, de la Colombie, de l'Équateur et du Pérou. Il s'appuie sur des témoins de Reuters pour décrire les secousses à Panama-Ville et au Costa Rica, et précise que les premiers rapports ne faisaient pas état de dégâts.
La Tagesschau, plus tardive, détaille ensuite les dommages signalés par les médias panaméens : une tour de la cathédrale San Juan Bautista de Penonomé, dans la province de Coclé, un hôtel et le siège de l'administration provinciale, ainsi que des dégâts à la cathédrale de Santiago, dans la province de Veraguas. Elle indique que le gouvernement a suspendu les cours de l'après-midi dans tout le pays et que des habitants ont quitté par précaution commerces, écoles et bâtiments.
Sur l'alerte, la chaîne rapporte que le centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique, à Honolulu, a levé la menace pour les neuf pays : « Die Gefahr gefährlicher Wellen sei vorüber ». Elle précise qu'aucune indication sur d'éventuels blessés n'était disponible à ce stade.
Les deux sources s'en tiennent aux faits mesurés et attribués aux agences américaines, sans éditorialiser, sans citer le président Mulino ni aborder la situation du canal ou de l'aéroport.
ANGLE DOMINANT
Copenhague relaie le séisme panaméen par la dépêche d'agence : d'abord l'alerte au tsunami, puis le constat de routes et de bâtiments détruits et d'une province isolée.
POINTS CLES
ANALYSE
Copenhague, 10 octobre 2026. La couverture danoise suit le rythme des agences : trois médias, Berlingske, DR Nyheder et Politiken, reprennent Reuters et l'AFP, et le récit évolue au fil de la soirée de vendredi.
Le premier temps est celui de l'alerte. Berlingske titre sur le « tsunamivarsel i ni lande » : un séisme de magnitude 7,7 a déclenché des avertissements en Amérique centrale et du Sud, levés « knap to timer » plus tard, vers 22 h heure danoise, selon le système américain d'alerte aux tsunamis. DR, dans un bref texte appuyé sur Reuters, énumère les pays visés par la NOAA (Costa Rica, Équateur, Pérou, Nicaragua, Guatemala, Salvador, Mexique) et note que la secousse, survenue dans la province de Herrera, a été ressentie à Panama et à San José. Berlingske détaille aussi les révisions de la magnitude, d'abord 8,0, puis 7,6, enfin 7,7, et un foyer situé à 12,6 kilomètres de profondeur, ce qui, écrit le quotidien, « kan medføre større skade » qu'un séisme plus profond. Il rappelle que les séismes sont « relativt sjældne » au Panama.
Le second temps, porté par Politiken, est celui des dégâts. Le journal, citant l'AFP, écrit que bâtiments et routes sont détruits, que les secousses ont duré environ une minute selon la protection civile et qu'aucun décès n'est encore signalé. À Panama, des habitants ont fui les gratte-ciel dans la panique ; un résident de 46 ans, Salomon Andion, dit avoir quitté son immeuble de 15 étages : « Jeg var bange ». Le président José Raúl Mulino déclare : « Vi står over for en omfattende katastrofe », et précise que certaines routes se sont effondrées. Le ministre de la Santé, Fernando Boyd, désigne Herrera, Coclé et Los Santos comme zones les plus touchées ; Los Santos n'est plus joignable par la route et les autorités cherchent à y accéder par avion.
Politiken ajoute que l'aéroport international de la capitale a été fermé temporairement et que des vols ont été déroutés. Berlingske, plus tôt dans la soirée, indiquait que le trafic restait normal dans le canal de Panama, dont des techniciens vérifiaient l'état.
La couverture reste factuelle et sans envoyé spécial : les chiffres, les témoignages et les citations officielles viennent des agences. Les textes ne contiennent pas de bilan humain, faute de décès ou de blessés confirmés, et ne s'attardent ni sur la préparation du pays ni sur le contexte régional.
ANGLE DOMINANT
Quito mesure le séisme panaméen à l'aune de sa propre côte : l'alerte au tsunami levée par l'Inocar, puis la solidarité du président Noboa envers les « frères panaméens ».
POINTS CLES
ANALYSE
Quito, 10 octobre 2026. Pour les médias équatoriens, le séisme de magnitude 7,7 survenu vendredi 9 octobre à 12h56 heure locale au Panama est d'abord un événement qui a touché le littoral national. Expreso rapporte que la secrétaire à la Gestion des risques, Carolina Lozano, a annoncé sur X à 14h03 : « Cancelada alerta de tsunami para las Costas Ecuatorianas ». L'Instituto Oceanográfico y Antártico de la Armada (Inocar) avait auparavant publié son bulletin n° 3 levant l'alerte pour les côtes continentale et insulaire. El Comercio recense les pays concernés par l'avis du système américain, parmi lesquels le Chili et le Salvador, qui ont eux aussi annulé l'alerte.
La presse décrit ensuite l'effet sur le quotidien. Expreso montre la péninsule de Santa Elena, où le début du long week-end férié du 9 octobre s'est déroulé « avec normalité » : un touriste de Salinas assure qu'il « savait qu'il ne se passerait rien », tandis que les autorités demandent de respecter les drapeaux en raison de la houle. El Comercio et El Universo suivent aussi les vols : l'aéroport de Tocumen, fermé temporairement, a repris ses opérations, et deux vols de Copa Airlines à destination de Panama se sont posés à Guayaquil.
Sur les dégâts, les titres reprennent les dépêches d'EFE et de l'AFP. Primicias évoque des hôtels et édifices effondrés, quatre personnes retrouvées prises au piège dans un hôtel de Tonosí et secourues par les pompiers, ainsi qu'une localité isolée par la route. El Comercio cite le directeur de l'Institut de géosciences, Néstor Luque, qui compte 107 répliques, et signale que les chiffres de magnitude ont évolué, de 8,0 à 7,6 puis 7,7 : « conviene seguir los datos oficiales ». Aucun décès n'est confirmé dans les premiers bilans.
Le volet politique et consulaire occupe une place nette. Daniel Noboa a écrit : « Ecuador está preparado para brindar ayuda y colaborar en las labores de atención a nuestros hermanos panameños ». La Chancellerie a ouvert deux canaux d'assistance, un numéro au +507 et une adresse électronique, pour les quelque 3 000 Équatoriens résidant au Panama selon les chiffres officiels. Primicias rappelle que Noboa avait rencontré son homologue José Raúl Mulino à Guayaquil le 4 septembre. El Universo cite la présidente de l'Assemblée, Mishel Mancheno, et Carolina Lozano, qui dit être « attentive à l'appel international » du Panama.
Le canal de Panama, où transite entre 3 % et 5 % du commerce mondial selon Primicias, fonctionne normalement. Au total, le récit équatorien privilégie la gestion du risque côtier, la continuité des déplacements et la solidarité diplomatique plutôt que l'analyse des dégâts panaméens.
ANGLE DOMINANT
Madrid mesure le séisme panaméen à l'aune des chiffres de l'USGS et de la série de catastrophes sismiques qui frappent l'Amérique latine depuis juin.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 10 octobre 2026. La presse espagnole traite le séisme panaméen à partir de dépêches, en ouvrant sur les données de l'USGS. HuffPost España et Expansión rapportent qu'un séisme de magnitude 7,7 a secoué vendredi 9 octobre le sud-est du Panama, à 10 kilomètres de profondeur, selon le Service géologique des États-Unis. L'épicentre se situe à 12 kilomètres de la localité de Tonosí, à environ 239 kilomètres de la capitale. La secousse a eu lieu à 12 h 56 heure locale (17 h 56 GMT). Estimée d'abord à 7,6, la magnitude a été relevée à 7,7 par l'USGS.
HuffPost España précise que le système d'alerte aux tsunamis des États-Unis a émis une alerte pour la côte pacifique de la Colombie, de l'Équateur, du Guatemala et du Nicaragua quelques minutes après la secousse, puis qu'elle a été annulée. Des répliques de magnitude 6,1, 6,0 et 5,3 ont été ressenties.
Sur les dégâts, le récit reste mesuré. À Panama, plusieurs immeubles de l'ancien quartier bancaire ont été évacués à titre préventif, comme l'a constaté l'agence Efe. Selon HuffPost España, les médias panaméens signalent des dégâts dans au moins un bâtiment de Penonomé, capitale de la province de Coclé, à environ 150 kilomètres de la capitale. Aucun bilan humain ne figure dans ces textes, qui s'en tiennent aux évacuations préventives et aux premiers dégâts signalés dans la province de Coclé.
Le cadrage est surtout comparatif. Les deux médias rappellent la série récente de séismes en Amérique latine. Au Venezuela, deux secousses de magnitude 7,2 et 7,5 le 24 juin ont provoqué une destruction massive à La Guaira, à une trentaine de kilomètres de Caracas. Le dernier rapport du gouvernement vénézuélien, daté du 24 août, fait état d'au moins 6 509 morts, de 14 239 logements modérément touchés et de 11 001 gravement endommagés. En Colombie, un séisme de magnitude 7,4 le 10 août a touché 500 municipalités de 16 départements, avec 335 morts et 4 516 blessés selon les autorités colombiennes.
Ce choix replace le Panama dans une chaîne de catastrophes régionales. Les déclarations des autorités panaméennes, l'état du canal et la situation des secours ne sont pas abordés dans ces deux articles. Expansión reprend la même base factuelle, sans l'alerte tsunami ni les répliques détaillées par HuffPost España.
ANGLE DOMINANT
Helsinki décrypte le séisme panaméen par le prisme du risque sismique : magnitude corrigée, géographie de l'alerte au tsunami et rareté du phénomène, plus que le bilan humain.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 10 octobre 2026. La presse finlandaise traite le séisme du vendredi 9 octobre comme une dépêche d'agence mise à jour en continu, adossée à l'USGS américain. Yle, Helsingin Sanomat, Iltalehti et MTV Uutiset situent l'épicentre près de Pitaloza Arriba, à environ 10 kilomètres de profondeur, et s'appuient sur Reuters, AFP et AP.
Les chiffres varient d'un titre à l'autre. Yle, HS et Iltalehti retiennent une magnitude de 7,6, MTV de 7,7. Yle et Iltalehti rappellent que l'USGS avait d'abord annoncé 8 avant de corriger. Iltalehti précise que la secousse a été enregistrée à 19 h 56, heure de Finlande ; HS la situe « vendredi soir, heure de Finlande » et la juge « très forte ».
Le volet tsunami occupe une place centrale. Yle énumère les côtes visées par le centre d'alerte américain : Costa Rica, Équateur, Pérou, Nicaragua, Guatemala, Salvador, Mexique, ainsi qu'Hawaï, et note que l'institut hydrographique chilien a émis sa propre alerte. HS indique que l'avertissement a ensuite été levé, selon Reuters.
Les dégâts sont décrits avec retenue. Yle cite l'électricien Naturgy : le courant est coupé dans au moins six provinces ; la télévision panaméenne montre des habitants quittant les immeubles ; l'aéroport international et deux lignes de métro de la capitale sont interrompus par précaution. HS évoque des bâtiments endommagés ou effondrés à Penonomé et Chitré, et souligne que la capitale, à plus de 200 kilomètres de l'épicentre, a connu la panique alors que les secousses y sont rares. MTV rappelle que de tels séismes sont « rares » au Panama et que le canal a fonctionné normalement.
Le bilan humain reste hors champ : HS écrit qu'il n'y a « pour l'instant » aucune information sur d'éventuels blessés. Les quatre textes, publiés dans les premières heures, ne mentionnent ni le président Mulino ni l'organisation des secours ; la lecture dominante est celle du risque sismique et de la mécanique de l'alerte. Yle ajoute que le séisme a aussi été ressenti au Costa Rica et en Colombie, selon des témoins et les médias locaux, et que de nombreuses répliques ont été signalées, la plus forte atteignant 6 ; son article, signé de la mention « Reuters, AFP, AP », reste en cours de mise à jour.
ANGLE DOMINANT
Paris pèse le bilan humain du séisme panaméen au fil des dépêches : panique dans la capitale, bâtiments effondrés dans le centre, deux blessés et aucun mort annoncé, avec un bilan encore provisoire.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 10 octobre 2026. La presse française suit le séisme de magnitude 7,7 qui a frappé le Panama vendredi 9 octobre, à 12 h 56 heure locale (19 h 56 à Paris), à travers les dépêches de l'AFP, relayées par BFMTV, Le Monde, 20 Minutes, Sud Ouest ou France 24. Selon l'USGS, l'épicentre se trouvait à dix kilomètres de Pitaloza Arriba, dans la province de Herrera (centre-sud). L'agence américaine avait d'abord annoncé une magnitude de 8, corrigée à 7,6 puis à 7,7.
Les premiers récits insistent sur la panique : à Panama, « des centaines de personnes ont évacué les immeubles », les cours sont suspendus dans tous les établissements scolaires. Le bilan préliminaire, donné par René García, chef du Centre des opérations d'urgence, fait état de deux blessés piégés par l'effondrement de bâtiments à Veraguas et d'aucune personne tuée « jusqu'à présent ». Des journalistes de l'AFP ont observé plusieurs édifices effondrés et une cathédrale endommagée à Penonomé, dans la province de Coclé, ainsi que des dégâts dans le village de pêcheurs de Santa Catalina.
La voix des habitants tient une grande place. Juana Alveo, caissière à Penonomé, raconte : « C'était horrible, nous n'avions jamais vécu ça. Ma fille est restée coincée à l'école. » Luis Poveda, employé d'usine à Santiago de Veraguas, dit être « sous le choc » et n'avoir pu joindre sa famille. Le professeur Ariel Apolayo décrit une secousse de plus en plus forte : « Les voitures tanguaient ».
Les titres divergent sur l'ampleur. Ouest-France cite le président José Raul Mulino, qui évoque des bâtiments « totalement effondrés » et plus d'une centaine de secousses. RFI, par la voix de son correspondant, rapporte que Mulino a déploré un « grand désastre » tout en appelant à ne pas propager de fausses informations, et juge les dégâts matériels limités, en comparant avec le séisme de Colombie du 10 août, qui avait fait au moins 321 morts.
L'alerte au tsunami émise dans l'est du Pacifique et le sort du canal sont traités comme des éléments secondaires : l'Autorité du canal indique que les opérations se poursuivent « normalement » et que les installations sont inspectées. La presse rappelle enfin que les séismes sont inhabituels dans la capitale et surviennent surtout dans la province de Chiriquí, à l'ouest.
ANGLE DOMINANT
Israël retient surtout le visage humain du séisme panaméen : des habitants apeurés dans des maisons fissurées, un canal épargné, une alerte au tsunami finalement levée.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, 10 octobre 2026. La presse israélienne couvre le séisme panaméen par deux canaux très différents : une dépêche détaillée du Jerusalem Post, et une brève d'alerte d'Arutz Sheva (Israel National News), publiée dans l'urgence.
Le Jerusalem Post, s'appuyant sur l'USGS, décrit un séisme de magnitude 7,7 survenu vendredi 9 octobre près de la côte sud du Panama, à 12,6 kilomètres de profondeur. L'épicentre se trouvait près de la communauté rurale de La Pitaloza, dans une zone peu peuplée de la province de Herrera, sur le littoral pacifique. Le journal souligne que des séismes de cette ampleur sont rares dans le pays et que des bâtiments ont été endommagés, mais que le canal de Panama, voie commerciale jugée critique, n'a pas été touché.
Le récit s'attache aux habitants. Les images de télévision montrent des personnes âgées en larmes dans la rue pendant les répliques. Ricardo Brown, 74 ans, joint par téléphone depuis Las Minas, dans la province de Herrera, confie : « Nous avons peur. Nous ne sommes que deux vieux ici. La maison s'est fissurée, et nous craignons qu'elle ne nous tombe dessus. » Le patron de la protection civile, Omar Smith, a indiqué à Telemetro Reporta que Chitré, capitale de Herrera, et la côte de la province de Los Santos avaient subi des impacts.
Le journal relaie aussi des vidéos de La Prensa : à Penonomé, ville située à mi-chemin entre l'épicentre et la capitale, la tour d'un bâtiment historique s'est effondrée, de même que plusieurs balcons d'un immeuble résidentiel. À Panama, deux lignes du métro ont été suspendues temporairement par précaution, et le ministère de l'Éducation a ordonné la fermeture des écoles dans tout le pays. Les secousses ont été ressenties jusqu'à San José, au Costa Rica, selon un témoin de Reuters.
Sur la menace de tsunami, le Jerusalem Post note que, après les craintes initiales, le système d'alerte américain a fini par indiquer qu'aucune alerte, veille ou menace n'était en vigueur.
Arutz Sheva, de son côté, a diffusé une brève selon laquelle un séisme de magnitude 7,6 avait frappé Panama City, la capitale, et que les autorités américaines mettaient en garde contre un possible tsunami le long des côtes du Panama et de la Colombie. Cette brève ne contient ni bilan ni détail sur les dégâts.
ANGLE DOMINANT
Rome retient l'urgence en direct : la presse italienne retient les immeubles endommagés, la panique et les services coupés, et l'assistance aux ressortissants via la Farnesina.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 10 octobre 2026. La presse italienne couvre le séisme du vendredi 9 octobre au Panama dans le registre de l'urgence en direct, à partir des dépêches de l'USGS et de l'AFP. ANSA et La Repubblica rapportent un séisme de magnitude 7,6, localisé à 14 kilomètres au sud-ouest de Pitaloza Arriba, suivi d'une seconde secousse de magnitude 6 selon la télévision panaméenne RPC.
Les premières heures sont décrites par des scènes de panique. La Repubblica évoque des centaines de personnes sorties de chez elles et, d'après les images des médias locaux, plusieurs immeubles aux façades effondrées à Penonomé, ville d'environ 20 000 habitants, chef-lieu de la province de Coclé, présentée comme l'une des zones les plus touchées. ANSA mentionne des bâtiments fissurés et des gravats dans les rues. Aucune victime n'est signalée à ce stade dans les trois articles.
Les services essentiels occupent une place notable. L'aéroport international a suspendu ses activités par précaution, les écoles sont fermées, les pompiers vérifient la solidité des bâtiments à Coclé, Veraguas et Azuero. La Repubblica ajoute des coupures d'électricité et indique que l'organisme de l'eau, l'Idaan, signale que la principale usine de potabilisation de la capitale fonctionne à 20 % de ses capacités, situation répétée dans d'autres installations du pays.
Sur le plan politique, ANSA cite le président José Raúl Mulino, qui a demandé un rapport aux ministres et appelé au calme : « Il n'y a aucune raison d'utiliser l'événement pour générer alarme et désordre ». Les autorités invitent la population à ne pas saturer les lignes téléphoniques afin de laisser la place aux secours.
L'alerte au tsunami forme un second temps du récit. Le système américain avait signalé une menace potentielle pour neuf pays du Pacifique oriental, de l'Équateur au Mexique, avant de la retirer ; le titre d'ANSA retient que les États-Unis excluent le risque de tsunami.
L'angle proprement italien vient d'Adnkronos : la Farnesina et l'ambassade d'Italie à Panama surveillent la situation, le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani suit les développements, et les numéros de l'ambassade et de l'Unité de crise sont publiés à l'intention des ressortissants. Les articles ne traitent ni du canal ni d'un bilan humain au-delà de l'absence de victimes signalée.
ANGLE DOMINANT
Mexico mesure le séisme panaméen à l'aune de l'alerte tsunami qui incluait ses côtes et de la protection de ses ressortissants, plus que des dégâts sur place.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, 10 octobre 2026. Dans la presse mexicaine, le séisme du vendredi 9 octobre est d'abord une affaire de mesures et d'alertes. El Financiero rappelle que l'USGS avait annoncé une magnitude de 8,0 avant de la ramener à 7,6, puis à 7,7, avec une profondeur de 10 kilomètres. Vanguardia relève que l'Institut de géosciences de l'Université du Panama avait de son côté fait état de 7,2, chiffre que reprend aussi la mention du pont Centenario dans Reforma. L'épicentre est situé tantôt près de Tonosí, tantôt près de Pitaloza Arriba, à environ 239 kilomètres de la capitale. El Financiero précise que la secousse s'est produite à 12 h 56 heure locale, suivie d'une réplique de 6,9 révisée à 6,6.
Le second fil est le tsunami, car le Mexique figurait parmi les pays visés. Vanguardia indique que le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique avait évoqué de possibles « vagues dangereuses » du Costa Rica au Mexique, en passant par l'Équateur, le Pérou et le Guatemala. El Informador détaille les avis du Salvador, avec une heure d'arrivée estimée à 14 h 37, et du Chili, qui a placé l'île de Pâques en état de précaution. Selon Vanguardia, le centre a ensuite jugé que le risque était passé environ une heure après.
Le troisième fil est consulaire. La SRE a exprimé sa solidarité avec le peuple et le gouvernement panaméens et affirmé qu'aucun Mexicain n'était affecté à ce stade. Elle a communiqué le numéro d'urgence de l'ambassade, le 6705-6215, que reprennent El Financiero et Vanguardia.
Les dégâts sont traités plus brièvement, surtout par les dépêches. El Norte, citant l'AFP, rapporte que le président José Raúl Mulino parle d'un « desastre grande », avec des immeubles effondrés et des routes coupées, sans victime signalée. El Siglo de Torreón cite l'Institut de géosciences, qui compte environ 107 répliques, ainsi que la protection civile : au moins deux blessés et une personne retrouvée vivante sous les gravats d'une église. Le quotidien note aussi que la secousse a été ressentie dans tout le pays.
Le récit humain passe par l'anecdote : El Financiero consacre un article aux présentateurs sportifs de l'émission A La Candela, qui ont quitté le plateau à Santiago de Veraguas en plein direct. Le journal conclut en rappelant que des séismes majeurs ont déjà frappé l'Amérique latine ces derniers mois, avec le Venezuela cité.
ANGLE DOMINANT
Oslo décrypte le séisme panaméen d'abord par sa mesure scientifique et la logique de l'alerte au tsunami, avec un sismologue norvégien en caution, avant le bilan des dégâts.
POINTS CLES
ANALYSE
Oslo, 10 octobre 2026. La presse norvégienne couvre le séisme du Panama avec un repère temporel propre : la secousse a frappé vers 20 h, heure norvégienne, vendredi 9 octobre. Aftenposten rappelle que la magnitude a d'abord été mesurée à 8, puis abaissée à 7,6, avant d'être remontée à 7,7 selon l'USGS. Le quotidien insiste sur ces révisions et sur l'alerte lancée dans la foulée.
Le journal s'appuie sur Volker Oye, directeur de recherche à la fondation Norsar, cité par l'agence NTB : « Un séisme de magnitude 7,6 est très puissant. Je comprends qu'une alerte au tsunami ait été émise. » Aftenposten précise que le foyer se trouvait à environ 10 kilomètres de profondeur près de Pitaloza, à quelque 300 kilomètres au sud-ouest de la ville de Panama, et qu'une réplique de magnitude 6,6 a suivi. Un intertitre signale que le phénomène était « visible sur les stations norvégiennes ».
L'alerte du système américain visait le Costa Rica, l'Équateur, le Pérou, le Nicaragua, le Guatemala, le Salvador et le Mexique, avec des vagues de 1 à 3 mètres au-dessus du niveau de la marée possibles sur certaines côtes panaméennes. VG indique que l'avis, qui couvrait aussi la Colombie, a été levé à minuit, dans la nuit de vendredi à samedi.
Sur le terrain, VG rapporte les mots du président José Raúl Mulino : « Nous faisons face à une grande catastrophe ». Certaines routes se sont « effondrées complètement » et le bilan pourrait évoluer dans les heures ou les jours à venir, mais aucun mort n'était signalé. Le ministre de la Santé, Fernando Boyd, désigne Herrera, Coclé et Los Santos comme les zones les plus touchées et cherche un moyen d'y accéder par avion, Los Santos n'étant plus joignable par la route habituelle. L'aéroport international de la capitale a été fermé temporairement, puis rouvert. La Colombie, l'Équateur et le Guatemala ont proposé une aide d'urgence.
VG replace l'événement dans une série régionale, d'après l'agence AP : au moins quatre séismes de magnitude supérieure à 7 en Amérique latine cette année. En juin, deux secousses de 7,2 et 7,5 au Venezuela ont fait plus de 6 500 morts, avec au moins 190 bâtiments effondrés dans l'État de La Guaira. En août, le séisme de magnitude 7,4 en Colombie a tué au moins 280 personnes, le plus fort du pays depuis le début du siècle. Les deux titres s'en tiennent aux faits et aux sources officielles, sans commentaire éditorial.
ANGLE DOMINANT
Lima mesure le séisme panaméen à l'aune du bilan humain et de ses propres ressortissants : blessés, évacués, écoles touchées, puis assistance consulaire et fin de l'alerte pour le littoral péruvien.
POINTS CLES
ANALYSE
Lima, 10 octobre 2026. Les médias péruviens couvrent le séisme du vendredi 9 octobre au Panama sous trois angles : le bilan matériel et humain, la menace de tsunami sur le Pacifique et l'assistance aux ressortissants.
Selon l'USGS, cité par Andina, le séisme de magnitude 7,7 a eu son épicentre à 10 kilomètres de Pitaloza Arriba, dans la province de Herrera, à 12 h 56 heure locale. Il a été ressenti environ une minute à Panama, où des milliers de personnes ont quitté les immeubles ; l'agence mentionne l'effondrement de certains bâtiments dans le centre du pays. Gestión et Correo, qui citent l'EFE, notent l'évacuation préventive d'immeubles de l'ancien quartier bancaire. Plusieurs textes situent l'épicentre près de Tonosí, à 239 kilomètres de la capitale, et rappellent que la magnitude initiale de 8,0 ou 7,6 a été corrigée en 7,7.
RPP publie le bilan le plus détaillé, d'après la Protection civile (Sinaproc) : 27 blessés légers, environ 300 évacués et plus de 400 édifices touchés, dont 142 logements, 188 établissements scolaires, 13 églises, sept hôtels et neuf ponts. Aucun mort ni disparu n'est signalé. L'Institut de géosciences panaméen a ramené la magnitude à 7,5, avec plus d'une centaine de répliques. Correo signale la fermeture temporaire de l'aéroport de Tocumen.
Le volet tsunami occupe une place importante. La Direction d'hydrographie de la Marine de guerre a écarté tout danger pour le littoral : « No genera tsunami en litoral peruano ». Correo rappelle que l'alerte américaine visait les côtes de Colombie, d'Équateur, du Guatemala et du Nicaragua, et que le Chili a levé la précaution pour l'île de Pâques après la correction de 8,0 à 7,7 par le centre d'alerte du Pacifique.
Enfin, la presse relaie les réactions. La chancellerie péruvienne exprime « ses sentiments de solidarité », surveille la situation et publie le téléphone et le courriel du consulat général à Panama. Le président José Raúl Mulino a remercié le Pérou parmi d'autres pays, selon Correo. El Comercio cite le président colombien Abelardo de la Espriella : « ¡Panamá no está sola! ». Correo rapporte aussi les messages de Rubén Blades, de Sech et de Farruko, qui proposent leur aide.
ANGLE DOMINANT
Manille mesure le séisme panaméen à ses effets sur les infrastructures et le commerce : coupures d'électricité, aéroport fermé, canal épargné, pertes évaluées par l'USGS jusqu'à 10 % du PIB.
POINTS CLES
ANALYSE
Manille, 10 octobre 2026. La presse philippine rend compte du séisme de magnitude 7,7 qui a frappé le Panama vendredi 9 octobre, et retient d'abord ses conséquences matérielles et économiques.
GMA News titre sur un séisme qui « endommage des bâtiments, perturbe l'électricité et le trafic aérien ». Selon l'USGS, la secousse s'est produite à 12,6 km de profondeur et des victimes étaient possibles. Plus d'une dizaine de répliques ont suivi. Le journal cite Ricardo Brown, 74 ans, dans la province de Herrera : « Nous avons peur. Nous ne sommes que deux vieux ici. La maison s'est fissurée, et nous craignons qu'elle nous tombe dessus. »
Le volet économique occupe une place centrale. Le canal de Panama, à environ 203 km de l'épicentre, fonctionnait normalement, précise GMA News. Environ 90 navires, vraquiers, pétroliers et porte-conteneurs, attendaient aux deux extrémités pour transiter ou accoster, selon les données de LSEG. L'USGS estime que les pertes économiques pourraient représenter 1 % à 10 % du PIB panaméen. Le fournisseur Naturgy signale une coupure d'électricité dans six provinces, et l'aéroport international de Tocumen, plaque tournante régionale, a suspendu ses vols.
L'explication scientifique est brève. Nestor Luque, directeur de l'institut de géosciences du Panama, attribue le séisme au système de failles d'Azuero Sona, qui accumulait des contraintes de longue date : « un système de failles actives qui, de temps en temps, libèrent cette quantité d'énergie ». GMA rappelle que les séismes majeurs sont rares dans le pays.
L'Inquirer, qui reprend des dépêches d'agence, décrit depuis Penonomé des immeubles et des routes effondrés au centre du pays, sans bilan de victimes dans l'immédiat. Selon le Système national de protection civile, la secousse, peu profonde, a duré environ une minute et a été ressentie dans ce pays d'environ 4,5 millions d'habitants. À Panama, à quelque 200 km de l'épicentre, des habitants ont évacué en panique les gratte-ciel de la ville.
Une autre dépêche de l'Inquirer situe l'épicentre à environ 10 km au sud-ouest de Pitaloza Arriba, dans la province de Herrera, à 10 km de profondeur. L'USGS avait d'abord annoncé une magnitude de 8, révisée à 7,6 puis à 7,7. Le séisme a aussi été ressenti en Colombie voisine.
ANGLE DOMINANT
Islamabad pèse le séisme panaméen à l'aune de ses retombées sur le commerce : le canal et l'aéroport de Tocumen y comptent plus que les dégâts dans les provinces du centre.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 10 octobre 2026. Les médias pakistanais relaient presque tous la même matrice : un séisme de magnitude 7,7 a frappé le sud du Panama vendredi 9 octobre, à environ 12,6 km de profondeur selon l'USGS, mais le pays « semble avoir échappé » à une destruction généralisée. ARY News, reprenant Reuters, titre sur un séisme qui secoue la nation « sans destruction majeure », et note que plus de 40 répliques ont suivi.
Le volet commercial occupe la première place. Selon ARY, le canal de Panama et la mine de cuivre de Cobre Panama ont déclaré des opérations normales, et l'aéroport international de Tocumen a levé sa suspension des vols. Geo News précise que le canal, à environ 203 km de l'épicentre, fonctionnait normalement, avec une quarantaine de navires en attente à chaque extrémité d'après les données de LSEG, soit environ 90 au total. Le média cite aussi l'USGS, qui évalue les pertes économiques possibles entre 1 % et 10 % du PIB panaméen.
Le dégât humain est traité de façon plus sobre. Geo News et Business Recorder rapportent le témoignage de Ricardo Brown, 74 ans, à Las Minas (province de Herrera) : « La maison s'est fissurée, et nous avons peur qu'elle s'écroule sur nous. » Business Recorder mentionne la tour d'un bâtiment historique effondrée à Penonomé, des balcons tombés, deux lignes du métro de Panama suspendues et la fermeture des écoles décidée par le ministère de l'Éducation. Geo ajoute une coupure d'électricité dans six provinces, selon le fournisseur Naturgy.
L'explication scientifique vient du directeur de l'institut de géosciences, Nestor Luque : le système de failles actives d'Azuero-Sona accumule des contraintes et « libère occasionnellement cette quantité d'énergie ». Business Recorder relève que les séismes de cette ampleur sont rares au Panama.
La comparaison régionale structure aussi le récit d'ARY : les séismes jumeaux du Venezuela en juin ont tué plusieurs milliers de personnes, celui de Colombie en août plus de 300. L'USGS estime à 43 000 le nombre de Panaméens exposés à une secousse au moins sévère, contre près de 1,4 million au Venezuela.
Daily Times, au contraire, rédige une brève plus précoce centrée sur l'alerte au tsunami : le système américain visait le Panama, la Colombie, le Costa Rica, l'Équateur, le Pérou, le Nicaragua, le Guatemala, le Salvador et une partie du Mexique, avec une alerte pour Hawaï, et ne signalait alors « aucun rapport immédiat de victimes ou de dégâts ». Aucun des quatre textes fournis ne rapporte le bilan humain définitif ni ne mentionne de réaction pakistanaise.
ANGLE DOMINANT
Varsovie jauge le séisme panaméen à l'aune des chiffres et de l'alerte au tsunami : magnitude révisée de 8,0 à 7,7, neuf pays menacés, puis alerte levée, avec peu de bilan humain à ce stade.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 10 octobre 2026. Les médias polonais traitent le séisme du vendredi 9 octobre comme un événement d'abord mesuré, puis constaté. Rzeczpospolita et RMF24 rapportent qu'il a frappé à 12h56, heure locale (19h56 en Pologne), avec une magnitude que l'USGS a d'abord donnée à 8,0 avant de la ramener à 7,7. Gazeta Prawna et Rzeczpospolita ajoutent que l'Institut des sciences de la Terre de l'Université du Panama l'estime à 7,2. Les localisations varient d'un titre à l'autre : à 12 km ou 14,5 km au sud-ouest de Pitaloza Arriba, à une profondeur de 12,6 km, de 33 km, ou de 10 km selon la source.
L'alerte au tsunami occupe une place centrale, jusque dans les titres. Gazeta Prawna énumère les côtes visées par le système américain : Panama, Colombie, Costa Rica, Équateur, Pérou, Nicaragua, Guatemala, Salvador et Mexique, avec des vagues attendues « dans les trois heures ». RMF24 mentionne aussi Hawaï et précise que la menace est écartée « moins de deux heures plus tard ». Rzeczpospolita note que le Chili et le Salvador avaient émis leurs propres avertissements, également levés.
Sur le terrain, les premiers récits viennent de la télévision panaméenne TVN, citée par plusieurs titres : un hôtel s'est effondré à Penonomé, dans le centre du pays, une église et le siège des autorités locales sont endommagés. Les protocoles d'évacuation des bâtiments ont été activés, y compris dans la capitale, et le ministère de l'Éducation a annulé les cours de l'après-midi. Rzeczpospolita compte plus de 45 répliques, la plus forte à 6,4.
La dimension logistique est relevée sans commentaire : l'aéroport international de Tocumen a suspendu ses activités pour évaluer la sécurité, des vols ont été déroutés, notamment vers la Colombie, et l'administration du canal de Panama indique que cette voie « clé pour le commerce maritime » fonctionne normalement.
La prudence domine sur le bilan : RMF24, Gazeta Prawna et Rzeczpospolita écrivent qu'aucun mort, blessé ou piégé sous les décombres n'est signalé à ce stade, et Rzeczpospolita souligne que l'ampleur des destructions n'est pas confirmée. Le récit polonais reste ainsi factuel, tiré des agences et des médias locaux, sans reportage propre sur place ni citation du président Mulino.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne égrène le bilan du séisme panaméen au fil des dépêches de l'USGS et de la Protection civile, en retenant les évacuations, les dégâts des provinces centrales et la levée de l'alerte au tsunami.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 10 octobre 2026. La presse portugaise traite le séisme panaméen comme une séquence d'alertes, au fil des dépêches. SAPO Notícias ouvre avec « Sismo de magnitude 7.7 abala Panamá. Há risco de tsunamis » : le tremblement a eu lieu l'après-midi de vendredi 9 octobre, à environ 12,6 km de profondeur selon son premier texte, près de Pitaloza Arriba, d'après l'USGS américain. La secousse a été ressentie avec intensité dans la capitale, à quelque 200 kilomètres de l'épicentre, où des centaines de personnes ont quitté les immeubles.
Le récit se précise avec la réplique. RTP Notícias et SAPO titrent sur le « novo sismo de magnitude 6,6 », survenu quelques heures après le premier, dont la magnitude a été révisée de 7,6 à 7,7. Les deux médias rapportent que l'épicentre se situe dans la région centre-sud, à 10 km de profondeur, avec des évacuations massives et des dégâts matériels, sans victime confirmée à ce stade. Ils citent l'USGS : au moins cinq secousses secondaires de magnitude supérieure à 5, dont une de 5,8 au sud d'El Cacao. L'institut local de géosciences compte plus de dix fortes répliques, certaines proches de 6, et des sismologues de l'Université du Panamá plus de 45 au total.
Le détail des dégâts vient de la Protection civile. Son représentant Omar Smith, cité par SAPO d'après la chaîne Telemetro Reporta, situe les dommages dans les provinces centrales de Veraguas, Herrera et Los Santos. Il évoque plusieurs blessés, dont une personne touchée par les gravats d'une structure en partie effondrée à Penonomé, à environ 150 km de la capitale, ainsi qu'un effondrement partiel et des fissures à la cathédrale de la place principale. La capitale, connue pour ses centaines de gratte-ciel, n'a signalé aucun dégât.
SAPO ajoute que l'aéroport international est fermé et que l'électricité a été coupée provisoirement dans six provinces. Le président José Raúl Mulino a appelé au calme sur les réseaux sociaux. RTP précise que l'USGS avait lancé une alerte au tsunami dans le Pacifique oriental ; SAPO note que le risque a ensuite été levé.
Observador, de son côté, intitule son bulletin radio de 2 h : « Registado segundo sismo de magnitude 6,6 no Panamá poucas horas após o primeiro de 7,7 ». Le texte, transcrit automatiquement, s'ouvre sur l'actualité politique nationale. Aucun des articles ne mentionne de ressortissant portugais touché, ni d'analyse des causes tectoniques ou des conséquences économiques.
ANGLE DOMINANT
Bucarest décrypte le séisme panaméen par sa mécanique : magnitude, faible profondeur et alerte au tsunami, avec une prudence marquée sur l'ampleur réelle des dégâts.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 10 octobre 2026. La couverture roumaine du séisme survenu au Panama vendredi 9 octobre repose sur deux textes de presse, ceux de Mediafax et de G4Media, qui reprennent largement des dépêches internationales. Le ton est factuel et prudent, centré sur les paramètres du phénomène plus que sur ses conséquences humaines.
Mediafax parle d'un séisme de magnitude 7,7 qui « a avarié des bâtiments » et déclenché une alerte au tsunami pour plusieurs pays de la région, dont la Colombie, le Costa Rica, le Chili et le Mexique. Le média précise que « l'ampleur des dégâts et l'éventuel bilan des victimes ne sont pas connus ». Il cite l'USGS, selon laquelle environ 4,6 millions de personnes ont ressenti des secousses d'intensité modérée à forte, et situe l'épicentre à environ 10 kilomètres de Pitaloza Arriba, dans le centre-sud du pays, à 12 kilomètres de profondeur. Le texte ajoute une explication pédagogique : les séismes peu profonds peuvent causer davantage de dégâts en surface, car les ondes atteignent plus vite bâtiments et infrastructures.
Sur les images, Mediafax reste réservé. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux semblent montrer des bâtiments effondrés à Penonomé et à Soná, mais elles n'ont pas été vérifiées de façon indépendante par la BBC, si bien que l'étendue des destructions « reste incertaine ». Le texte mentionne aussi la panique dans la capitale, à environ 200 kilomètres de l'épicentre, où, selon l'AFP, de nombreuses personnes ont été évacuées d'immeubles.
G4Media, plus bref, donne une magnitude de 7,6 à 10 kilomètres de profondeur près de la côte sud, selon l'USGS qui, d'après Reuters, a révisé à la baisse une première estimation de 8. Le média indique qu'aucun dégât immédiat n'avait été signalé au Panama, avec des images de télévision montrant des gens quittant les immeubles. Il relaie, via Agerpres, l'alerte du système américain pour une large part de la côte pacifique d'Amérique centrale, ainsi que pour la Colombie et l'Équateur. La secousse a été ressentie à Panama et jusqu'à la capitale du Costa Rica, selon un témoin de Reuters.
Les deux textes divergent donc sur la magnitude (7,7 contre 7,6), la profondeur (12 contre 10 kilomètres) et la liste des pays menacés. Ni l'un ni l'autre ne mentionne les réactions des autorités panaméennes, le canal ou la levée de l'alerte, ce qui reflète un état d'information très précoce.
ANGLE DOMINANT
Stockholm décrypte le séisme panaméen au rythme des révisions de l'USGS et des alertes de la NOAA, avec le tsunami levé et le canal intact au premier plan.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 10 octobre 2026. La presse suédoise couvre le séisme panaméen sur le mode de l'alerte en direct, au fil des révisions de l'USGS et de la NOAA. Svenska Dagbladet ouvre un fil continu : le séisme, d'abord évalué à une magnitude de 8,0, a été ramené à 7,7 par l'institut géologique américain, à 10 kilomètres de profondeur, près de Pitaloza Arriba. L'alerte est arrivée « strax innan klockan 20.00 svensk tid », vendredi 9 octobre.
Le volet tsunami occupe la place centrale. Svenska Dagbladet détaille les hauteurs de vagues annoncées par la NOAA : 1 à 3 mètres au-dessus du niveau de la mer sur la côte panaméenne, 0,3 à 1 mètre en Équateur, moins de 0,3 mètre pour le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, le Nicaragua et le Pérou. Vers 22 h 30 heure suédoise, la NOAA retire l'alerte. Sveriges Radio titre sur un tsunami « dans dix pays » avant de préciser que l'alerte est levée et que le canal de Panama, à 200 kilomètres de l'épicentre, fonctionne comme d'habitude, selon Reuters.
Les premiers comptes rendus restent prudents sur le bilan humain. Svenska Dagbladet écrit d'abord qu'il n'existe « aucune information » sur des personnes blessées et signale une réplique de magnitude 6,6 vers 22 h 30. Dagens Nyheter, derrière son accès payant, relève que le séisme a coupé le courant dans six régions et que, selon Reuters, des secousses aussi fortes sont inhabituelles dans le pays. Aftonbladet s'appuie sur des vidéos des réseaux sociaux montrant des immeubles de Panama qui tremblent et des habitants évacués dans la rue.
Dans un second temps, le récit glisse vers le terrain et la parole politique. Svenska Dagbladet et Aftonbladet reprennent la même dépêche : le président Mulino parle d'une « stor katastrof » tout en appelant au calme. Son message sur X, cité : ce qui s'est passé ne doit pas être utilisé pour créer inquiétude et chaos. D'après l'AFP, des témoins décrivent des infrastructures détruites et des bâtiments effondrés ; le sort d'éventuelles victimes reste incertain. À Panama, à environ 200 kilomètres de l'épicentre, Salomon Andion, évacué d'un immeuble de 15 étages, décrit des secousses « très fortes » et longues.
Le traitement est celui de la dépêche : peu d'analyse, pas de correspondant sur place, des chiffres de magnitude et de vagues repris des agences et des services américains. Les articles ne précisent pas les provinces touchées ni les dégâts patrimoniaux, et la localisation de l'épicentre varie entre « sud » et « centre » du pays selon les versions.
ANGLE DOMINANT
Ankara pèse les chiffres du séisme panaméen : une magnitude révisée de 8,0 à 7,6, une alerte tsunami étendue à neuf pays et un bilan encore à établir.
POINTS CLES
ANALYSE
Ankara, 10 octobre 2026. Dans la presse turque, le séisme qui a frappé le Panama vendredi 9 octobre est d'abord traité comme un événement scientifique dont les chiffres bougent d'heure en heure. Bianet rappelle que l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS) avait d'abord annoncé une magnitude de 8,0 à 33 kilomètres de profondeur, avant de la ramener à 7,6 et à 10 kilomètres. Daily Sabah, qui s'appuie sur l'Associated Press, titre lui aussi sur une magnitude de 7,6 et situe l'épicentre à environ 10 kilomètres au sud-ouest de la localité isolée de Pitaloza Arriba, dans la province de Herrera.
Bianet souligne un écart entre institutions : l'Institut de géosciences de l'Université du Panama a mesuré 7,2, puis signalé une réplique de 6,0. Le média indique que le séisme s'est produit à 12 h 56 heure locale (20 h 56 en Turquie) et qu'il a été ressenti sur une large partie du pays.
L'alerte au tsunami occupe une place centrale. Selon Bianet, le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique a évoqué des vagues dangereuses sur les côtes du Panama, du Costa Rica, de la Colombie, de l'Équateur, du Pérou, du Nicaragua, du Guatemala, du Salvador et du Mexique, certaines pouvant être atteintes dans les trois heures. Daily Sabah cite pour sa part une alerte du Service météorologique américain pour cinq pays.
Sur le terrain, Daily Sabah donne la parole à Rosendo Domínguez, 60 ans, habitant de Herrera : « Nous l'avons ressenti très fort », dit-il, en évoquant des objets renversés et la peur de tous. Le journal relaie les images de télévisions locales montrant une cathédrale catholique qui s'effondre et la façade d'un hôtel tombée sur une voiture à Penonomé, dans la province de Coclé. Omar Smith, de la Protection civile, situe les dégâts dans les provinces de Veraguas, Herrera et Los Santos, sans dommage signalé dans la capitale et ses gratte-ciel.
Les deux titres insistent sur l'absence de victimes dans les premières heures. Daily Sabah cite le président José Raúl Mulino, qui appelle au calme sur X : ce qui s'est passé « ne doit pas être utilisé pour semer l'alarme ou le désordre ». Le journal replace l'événement dans la « ceinture de feu » du Pacifique, arc de 40 000 kilomètres de volcans et de failles. Les enjeux du canal, de l'aéroport de Tocumen ou la gestion politique de la crise n'apparaissent pas dans les textes retenus, qui s'en tiennent au risque sismique et à l'information en temps réel.
ANGLE DOMINANT
Washington décrypte le séisme panaméen à travers les mesures de l'USGS et du centre d'alerte aux tsunamis, avec les consignes aux ressortissants américains comme second fil.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 10 octobre 2026. Les grands médias américains traitent le séisme du vendredi 9 octobre d'abord par ses mesures, que fournit l'Institut d'études géologiques des États-Unis. NBC News écrit qu'un séisme de magnitude 7,7 a secoué la côte centrale du Panama, « according to the U.S. Geological Survey », à 13 h 56 heure de l'Est. Fox News précise que l'USGS avait d'abord évalué la secousse à 8,0 avant de la ramener à 7,7. Les trois chaînes situent l'épicentre près de la communauté isolée de Pitaloza Arriba.
Le récit suit ensuite les répliques. NBC et CBS mentionnent une seconde secousse de magnitude 6,6, environ trois heures plus tard selon NBC, deux heures et demie selon CBS, avec un épicentre à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Río Grande, sur la côte Pacifique. NBC ajoute que des sismologues de l'université du Panama ont enregistré plus de 45 répliques, dont beaucoup trop faibles pour être ressenties.
Le volet tsunami occupe une place importante. Fox News détaille les prévisions du centre d'alerte : des vagues de 3 à 10 pieds au-dessus du niveau de la marée étaient possibles sur certaines côtes panaméennes, de 1 à 3 pieds en Équateur, moins d'un pied en Colombie, au Costa Rica, au Salvador, au Guatemala, au Mexique, au Nicaragua et au Pérou. CBS note que le centre a ensuite jugé la menace écartée.
Sur les dégâts, CBS et NBC citent Omar Smith, de la Protection civile panaméenne : ils sont concentrés dans les provinces de Veraguas, Herrera et Los Santos, avec plusieurs blessés, dont une personne touchée par des débris d'une structure partiellement effondrée à Penonomé, et une cathédrale fissurée. À Panama City, les immeubles ont tremblé et les habitants sont sortis dans la rue, sans dégât signalé. Le témoignage de Rosendo Domínguez, 60 ans, est repris : « Everyone is outside, scared. » CBS rapporte l'appel du président José Raúl Mulino à ne pas utiliser l'événement pour « causer alarme ou désordre ». Fox précise que le bilan humain n'était pas encore connu.
Un dernier fil est national : l'ambassade des États-Unis au Panama a indiqué sur X évaluer les dégâts potentiels et chercher à localiser ses ressortissants, et invite les Américains à s'inscrire au programme STEP du Département d'État. Le sujet du canal n'apparaît pas dans les articles fournis.
ANGLE DOMINANT
Montevideo mesure le séisme panaméen à l'aune de la solidarité diplomatique et de la protection des ressortissants : appel d'Orsi à Mulino, numéros d'urgence consulaires, aucun Uruguayen touché.
POINTS CLES
ANALYSE
Montevideo, 10 octobre 2026. La presse uruguayenne aborde le séisme du Panama d'abord par le prisme de la diplomatie et de l'assistance aux ressortissants. El Observador et Subrayado rapportent que le président Yamandú Orsi a joint son homologue José Raúl Mulino pour lui exprimer la solidarité de l'Uruguay après la secousse de magnitude 7,7 survenue vendredi 9 octobre. Selon la Cancillería, il s'est « mis à disposition pour aider dans cette première phase d'urgence ». Le ministère précise qu'« aucun Uruguayen » n'est, à ce stade, signalé comme touché.
Montevideo Portal se concentre sur le volet pratique : le ministère des Relations extérieures a diffusé trois numéros, une garde diplomatique, une assistance à l'étranger et un portable d'urgence du consulat à Panama, pour les Uruguayens sur place ou leurs proches restés au pays. Le média relève aussi des mesures divergentes : l'Institut de géosciences de l'Université du Panama a enregistré une magnitude de 7,2 à 4 kilomètres de profondeur, tandis que l'USGS a donné 7,6 à 10 kilomètres. Il décrit des centaines de personnes évacuant des immeubles et des lignes téléphoniques saturées.
Sur les dégâts, les articles reprennent des dépêches d'agence. L'épicentre est situé à 10 km de Pitaloza Arriba, dans la province de Herrera ; une partie d'un hôtel s'est effondrée à Penonomé, une église a subi de sérieux dommages, une route est fissurée dans le Veraguas. Des ouvriers cités par l'AFP, à Santiago de Veraguas, racontent être sortis en courant, les lignes électriques oscillant. La protection civile panaméenne évalue les dégâts à Herrera, Azuero, Veraguas et Los Santos ; les médias parlent de blessés, sans chiffres officiels.
El Observador élargit le cadre en titrant que ce séisme est « le troisième de grande magnitude dans la région en quatre mois ». Il rappelle les deux secousses de 7,2 et 7,5 du 24 juin au Venezuela, à La Guaira, et le bilan communiqué le 24 août par Caracas : au moins 6.509 morts, 14.239 logements modérément touchés et 11.001 gravement endommagés. Le journal signale aussi l'alerte tsunami du système américain pour les côtes de Colombie, d'Équateur, du Guatemala et du Nicaragua, ainsi que la précaution décrétée par la marine chilienne pour l'île de Pâques. Le même article cite des répliques de 6,1, 6,0 et 5,3.
Les comptes rendus restent factuels et sobres, sans éditorialisation, et placent l'Uruguay en position d'appui potentiel plutôt que de témoin concerné.
ANGLE DOMINANT
Caracas rapproche le séisme panaméen de ses propres secousses de juin : la presse retient l'offre d'aide de Delcy Rodríguez et la mémoire d'un bilan national de 6 509 morts.
POINTS CLES
ANALYSE
Caracas, 10 octobre 2026. Les médias vénézuéliens couvrent le séisme de magnitude 7,7 qui a frappé le Panama vendredi 9 octobre à 12 h 56 (heure locale) en le replaçant dans une série régionale. Efecto Cocuyo et Contrapunto rappellent que deux secousses de 7,2 et 7,5 ont dévasté La Guaira le 24 juin, à une trentaine de kilomètres de Caracas, et que le dernier bilan officiel, daté du 24 août, fait état d'au moins 6 509 morts, ainsi que d'un séisme de 7,4 en Colombie le 10 août (335 morts selon les autorités colombiennes).
Sur les faits, El Nacional s'appuie sur des dépêches d'Efe depuis Penonomé, capitale de la province de Coclé : une des deux tours de la cathédrale San Juan Bautista s'est effondrée alors que l'évêque Edgardo Cedeño et des prêtres s'y trouvaient, un flanc du siège de la gouvernance s'est écroulé et l'arrière de l'hôtel Dos Continentes est tombé sur des véhicules, les occupants ayant eu le temps de sortir. Lors du reportage d'Efe avec les secours, ni morts ni blessés n'étaient signalés. À Panama, des immeubles de l'ancien quartier bancaire ont été évacués, deux lignes de métro suspendues et les cours annulés dans tout le pays, selon Analitica.
Les magnitudes varient d'un titre à l'autre (7,2, 7,6, puis 7,7 après révision de l'USGS, après des estimations initiales de 8,0), et l'épicentre est situé près de Tonosí, à 239 km de la capitale. El Nacional et Contrapunto détaillent la levée de la menace de tsunami par le système américain moins de trois heures après son émission, pour neuf pays du Pacifique. Descifrado et Contrapunto signalent la fermeture temporaire puis la reprise des opérations à l'aéroport de Tocumen, et Copa Airlines a rouvert ses vols avec changements sans frais jusqu'au 31 octobre.
Le président José Raúl Mulino a demandé le calme : « no se debe usar lo sucedido para generar alarmas y desorden ». Le volet politique vénézuélien est plus marqué : la présidente par intérim Delcy Rodríguez a écrit « ¡Panamá no está sola! » en offrant son assistance sans préciser sa nature, et El Nacional rappelle que la gestion gouvernementale après La Guaira avait été jugée insuffisante par Transparencia Venezuela. El Pitazo relaie le message de solidarité de María Corina Machado, hébergée au Panama, et Contrapunto l'annonce par Marco Rubio d'une mobilisation de moyens américains à la demande de Panama.
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