ANGLE DOMINANT
Oslo décrypte le séisme panaméen d'abord par sa mesure scientifique et la logique de l'alerte au tsunami, avec un sismologue norvégien en caution, avant le bilan des dégâts.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon l'USGS, le séisme de magnitude 7,7 avait son foyer à environ 10 à 12 kilomètres de profondeur près de Pitaloza Arriba, suivi d'une réplique de magnitude 6,6.
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Le président Mulino parle d'une « grande catastrophe » et de routes « effondrées complètement » ; aucun mort n'était signalé, mais le bilan pouvait changer (VG).
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L'alerte au tsunami, émise pour neuf pays dont le Panama, a été levée à minuit dans la nuit de vendredi à samedi (VG).
ANALYSE
Oslo, 10 octobre 2026. La presse norvégienne couvre le séisme du Panama avec un repère temporel propre : la secousse a frappé vers 20 h, heure norvégienne, vendredi 9 octobre. Aftenposten rappelle que la magnitude a d'abord été mesurée à 8, puis abaissée à 7,6, avant d'être remontée à 7,7 selon l'USGS. Le quotidien insiste sur ces révisions et sur l'alerte lancée dans la foulée.
Le journal s'appuie sur Volker Oye, directeur de recherche à la fondation Norsar, cité par l'agence NTB : « Un séisme de magnitude 7,6 est très puissant. Je comprends qu'une alerte au tsunami ait été émise. » Aftenposten précise que le foyer se trouvait à environ 10 kilomètres de profondeur près de Pitaloza, à quelque 300 kilomètres au sud-ouest de la ville de Panama, et qu'une réplique de magnitude 6,6 a suivi. Un intertitre signale que le phénomène était « visible sur les stations norvégiennes ».
L'alerte du système américain visait le Costa Rica, l'Équateur, le Pérou, le Nicaragua, le Guatemala, le Salvador et le Mexique, avec des vagues de 1 à 3 mètres au-dessus du niveau de la marée possibles sur certaines côtes panaméennes. VG indique que l'avis, qui couvrait aussi la Colombie, a été levé à minuit, dans la nuit de vendredi à samedi.
Sur le terrain, VG rapporte les mots du président José Raúl Mulino : « Nous faisons face à une grande catastrophe ». Certaines routes se sont « effondrées complètement » et le bilan pourrait évoluer dans les heures ou les jours à venir, mais aucun mort n'était signalé. Le ministre de la Santé, Fernando Boyd, désigne Herrera, Coclé et Los Santos comme les zones les plus touchées et cherche un moyen d'y accéder par avion, Los Santos n'étant plus joignable par la route habituelle. L'aéroport international de la capitale a été fermé temporairement, puis rouvert. La Colombie, l'Équateur et le Guatemala ont proposé une aide d'urgence.
VG replace l'événement dans une série régionale, d'après l'agence AP : au moins quatre séismes de magnitude supérieure à 7 en Amérique latine cette année. En juin, deux secousses de 7,2 et 7,5 au Venezuela ont fait plus de 6 500 morts, avec au moins 190 bâtiments effondrés dans l'État de La Guaira. En août, le séisme de magnitude 7,4 en Colombie a tué au moins 280 personnes, le plus fort du pays depuis le début du siècle. Les deux titres s'en tiennent aux faits et aux sources officielles, sans commentaire éditorial.
